Le grand bazar de l’éducation permanente
À partir d’une évaluation du débat organisé lors de la production d’un numéro de la revue consacré à l’éducation populaire, il s’agit de rompre avec une approche crozérienne qui situerait les effets du mouvement d’éducation permanente comme effets pervers. Dès lors s’ouvre un nouveau champ de questionnement qui, de la réduction du temps de travail à l’impact des nouvelles technologies — tant industrielles que psychologiques — cherchent à resituer ce qui fait défaut au mouvement : une ignorance quant au rôle de plus en plus social de l’éducation permanente que certains voudraient lui voir jouer. Ce rôle social s’intègre parfaitement au discours que les fractions les plus « prospectives » de la bourgeoisie tiennent à propos d’une équation qui associe moins d’État et plus de responsabilisation des communautés locales, l’éducation permanente saura-t-elle trouver une réponse à ce qui constitue l’enjeu principal de nos sociétés : leur devenir démocratique ?