Participation sociale et déficience physique
La participation sociale des personnes en situation d’exclusion constitue la finalité principale des politiques sociales adoptées depuis une dizaine d’années en Occident. Au Québec, les centres de santé et de services sociaux (CSSS), en raison de la place centrale qu’ils occupent dans le système public de santé, sont appelés à promouvoir des interventions novatrices, adaptées aux personnes ayant des besoins particuliers et qui s’accordent avec cet objectif. Les CSSS doivent proposer des pratiques d’intervention sollicitant la capacité d’agir de la personne. Pour cela, la subjectivité de la personne, mais aussi son environnement, doit être considérée dans l’évaluation et tout au long du processus d’intervention. Dans le programme Déficience physique (DP), parce qu’elles sont maintenues dans un modèle de compensation des incapacités, les pratiques psychosociales apparaissent incapables de soutenir les personnes-usagères dans l’atteinte d’un objectif de participation sociale. C’est pourquoi il est nécessaire de fournir aux intervenants psychosociaux de première ligne un cadre d’analyse et des outils capables de promouvoir des pratiques allant en ce sens.