Regard de finissants en enseignement sur les finalités de l’école québécoise

Phronesis ◽  
2013 ◽  
Vol 2 (2-3) ◽  
pp. 50-62
Author(s):  
France Lacourse

L’éducation étant un bien collectif, il enrésulte de nombreux débats autour de l’orientationà donner au système éducatif, par voie deconséquence à la formation initiale des enseignants.Comme la mise en oeuvre de ces finalités passe par les futursenseignants, force est de réfléchir à leursperceptions sur les finalités de l’école et de sesdéfis. Nous abordons dans les lignes qui suivent deséléments de la problématique de la réformeéducative et ses enjeux avec nos objectifs de recherche, laméthodologie d’enquête utilisée parl’équipe APECS et quelques référencesconceptuelles. Des résultats partiels d’une enquêtemenée auprès de finissants du baccalauréat enenseignement au préscolaire et primaire (BEPP) puis enenseignement au secondaire (BES) seront présentés. Leursperceptions des défis de l’écolequébécoise et les défis des enseignants serontanalysées. La conclusion ouvrira sur des questions à nepas laisser au hasard.

2018 ◽  
Vol 44 (1) ◽  
pp. 12-39
Author(s):  
Marie-Pierre Fortier ◽  
Isabelle Noël ◽  
Serge Ramel ◽  
Geneviève Bergeron

Le passage de l’intégration scolaire à l’éducation inclusive constitue un défi pour les enseignants et la question de leurs représentations dans sa mise en oeuvre est primordiale. Cet article propose une métasynthèse croisant les résultats de quatre recherches (Suisse, Québec et Nouvelle-Zélande) réalisées à différents moments du développement professionnel des enseignants en se centrant sur leurs représentations pour identifier les facteurs susceptibles de les faire progresser vers l’éducation inclusive. Cette métasynthèse fait apparaitre chez la majorité des futurs ou jeunes enseignants une forme de fixité des représentations sur les besoins particuliers des élèves. L’insertion professionnelle et l’inscription dans une communauté éducative inclusive peuvent faire évoluer ces représentations. Un tel processus transformationnel est facilité lorsqu’il est soutenu par un accompagnement des équipes-écoles et par des politiques inclusives. Cet article propose finalement diverses pistes de réflexion pour prendre en compte les représentations sociales dans la formation initiale et continue des enseignants.


2011 ◽  
Vol 21 (1-2) ◽  
pp. 329-355 ◽  
Author(s):  
Nathalie Piquemal ◽  
Bathélemy Bolivar ◽  
Boniface Bahi

Les écoles francophones du Manitoba connaissent depuis quelques années une augmentation notable du nombre d’immigrants dans leur population scolaire. Ces nouveaux arrivants viennent de divers pays et de divers contextes de migration, qui font varier le profil des élèves, du point de vue tant ethnoculturel que sociolinguistique. Par ailleurs, un regard plus appuyé sur le paysage scolaire montre une tendance migratoire majoritairement africaine et relevant de la catégorie d’immigration dite «humanitaire». La recherche présentée dans cet article est axée autour des deux aspects suivants: connaître les perspectives des enseignants de la communauté francophone de Winnipeg par rapport à l’inclusion des nouveaux arrivants en milieu scolaire; comprendre les expériences qu’ils ont vécues, les défis auxquels ils sont confrontés dans le développement de pratiques pédagogiques inclusives et les divers ordres de facteurs qui caractérisent leurs comportements. En ce qui concerne les facteurs personnels, un sentiment d’accomplissement peut être dégagé; par contre, les enseignants, confrontés à de nombreux défis, avouent ressentir un sentiment d’insuffisance. En ce qui concerne les facteurs contextuels, les enseignants dans leur quasi-totalité décrivent le cadre idéologique et politique relatif à l’inclusion des nouveaux arrivants comme étant un facteur positif; par contre, ils se questionnent quant à la faisabilité d’une intégration scolaire réussie et sont préoccupés par l’isolement social, voire la marginalisation, qu’éprouvent certains jeunes nouveaux arrivants. Les enjeux de leur inclusion sont en effet multidimensionnels, dans la mesure où les discontinuités touchent au social, à l’identitaire, au langage, à l’affectif et au pédagogique. L’article, qui montre que les enseignants ne sont pas, à l’évidence, indifférents en ce qui concerne l’intégration scolaire des nouveaux arrivants, se termine par quelques implications, qui touchent, entre autres, à la mise en oeuvre de la politique d’inclusion, à la formation initiale et continue au personnel enseignant, aux pratiques pédagogiques exemplaires et à la mise sur pied au Manitoba d’un forum sur l’intégration scolaire des élèves immigrants.


2013 ◽  
Vol 40 (2) ◽  
pp. 119-138
Author(s):  
Caroline Raymond ◽  
Nicole Turcotte

Dans la perspective d’exploiter la créativité dans différents contextes scolaires et dans l’apprentissage des disciplines, cet article a pour but de susciter la réflexion à l’égard de pratiques inspirantes en matière d’intégration de la dimension culturelle à l’école québécoise, tout en prenant appui sur les faits marquants qui ont permis au système éducatif québécois d’entrer dans la modernité depuis la parution du rapport Parent au début des années 1960. Il est proposé d’expliciter les rouages du processus d’élaboration du matériel conçu à l’intention des enseignants dans le cadre du Mois de la culture à l’école. Ce matériel vise à soutenir concrètement la mise en oeuvre de pratiques représentatives d’une approche culturelle à l’enseignement que certains chercheurs en éducation ont contribué à définir et à documenter (Chené et Saint-Jacques, 2005; Falardeau et Simard, 2007). Illustrées sous forme de pistes d’activités et de vidéos accessibles dans Internet, ces pratiques constituent des exemples pouvant être réinvestis dans la formation initiale à l’enseignement. Elles contribuent aussi au développement des compétences professionnelles de l’enseignement (MEQ, 2001b), particulièrement celle qui relève de l’agir du passeur culturel. L’exploitation de ce matériel est une avenue créative pour apprivoiser les disciplines scolaires et leur apport culturel dans la formation des jeunes.


2015 ◽  
Vol 43 (3) ◽  
Author(s):  
Adriana Morales Perlaza ◽  
Maurice Tardif

Initiée dans les années 1980 aux États-Unis, la professionnalisation de l’enseignement constitue aujourd’hui un mouvement international (OCDE, 2005). Comment a-t-elle marqué les systèmes de formation initiale des enseignants finlandais et québécois? En Finlande, la formation initiale dure 5 ans, tandis qu’au Québec, elle est de 4 ans après deux années d’études postsecondaires au cégep. Dans les deux contextes, les enseignants ont donc 17 ans de scolarité totale. Mais au-delà de cette durée commune, qu’elles sont les similitudes et différences spécifiques entre les programmes de formation des enseignants en Finlande et au Québec? Afin de répondre à ces questions, cette recherche qualitative documentaire analyse la mise en œuvre de la professionnalisation et son articulation à l’organisation des programmes de formation des enseignants du primaire dans ces deux sociétés.


2014 ◽  
Vol 18 (5-6) ◽  
pp. 387-390 ◽  
Author(s):  
J.-E. Bibault ◽  
F. Denis ◽  
V. Marchesi ◽  
A. Lisbona ◽  
G. Noël ◽  
...  

Phronesis ◽  
2012 ◽  
Vol 1 (4) ◽  
pp. 21-36
Author(s):  
Jean-François Marcel ◽  
Audrey Garcia

Cet article analyse un dispositif de formation initiale des enseignants : le stage de pratique accompagnée. En s’appuyant sur un cadre en deux volets (les théories de l’apprentissage social et une typologie des savoirs professionnels), une étude de cas met au jour les apprentissages professionnels de sept enseignants stagiaires de l’enseignement agricole public français. La démarche d’analyse montre que ce dispositif est propice à la mise en oeuvre d’un apprentissage professionnel spécifique. Elle propose ensuite une modélisation systémique du stage de pratique accompagnée qui l’envisage tour à tour comme un système social, un système d’activités et un système d’apprentissage professionnel.


Author(s):  
Corinne Lejus-Bourdeau ◽  
Nicolas Grillot ◽  
Amélie Trichot ◽  
Paul Rooze

La simulation haute-fidélité est devenue une modalité pédagogique incontournable pour la formation initiale et continue à la gestion des situations critiques mettant en jeu le pronostic vital. Elle trouve tout naturellement sa place pour l’entraînement des professionnels médicaux et paramédicaux exerçant en soins intensifs ou en réanimation, sans risque pour le patient. Son efficacité s’avère supérieure aux méthodes d’apprentissage conventionnelles pour l’amélioration des connaissances et des compétences techniques avec une rétention mémorielle plus prolongée. Elle contribue au développement des compétences non-techniques et en particulier à la communication et au travail en équipe, avec un impact positif sur la qualité de la prise en charge du patient. La formation par la simulation inter-professionnelle d’une équipe constituée de réanimation participe à la mise en place d’une stratégie de gestion de la qualité et du risque. Elle facilite l’adhésion des professionnels médicaux et paramédicaux, renforce la cohésion d’équipe et améliore les conditions de travail. Pour atteindre ces objectifs, la mise en œuvre d’un programme de simulation doit être assurée par des formateurs eux-mêmes formés à cette technique pédagogique et en capacité de faciliter un débriefing réflexif dans une ambiance bienveillante et constructive. Les simulateurs de patients haute-fidélité restent onéreux et fragiles. Si l’implémentation dans les maquettes de formation initiale est acquise, l’accès en formation continue des professionnels médicaux et paramédicaux exerçant dans les réanimations et les unités de soins critiques, à la simulation haute-fidélité est certainement encore insuffisant et doit être développé.


2018 ◽  
Vol 27 (6) ◽  
pp. 563-571
Author(s):  
J. Kerneur ◽  
D. Chauvin ◽  
J. Huntzinger ◽  
I. Le Morillon

Les professionnels du service de réanimation du centre hospitalier Bretagne-Atlantique et de l’institut de formation des professionnels de santé de Vannes ont réalisé une formation relative à la gestion des situations critiques en réanimation et en unité de soins continus (USC). Cette formation a été construite suite aux constats suivants : 1) d’une part, les infirmières exerçant dans ces services ne bénéficient pas, en France, d’une spécialisation qualifiante ; 2) d’autre part, leur formation initiale ne leur permet pas d’être autonomes dans la gestion de l’imprévu dans ces services de haute technicité ; 3) pour autant, une expertise est nécessaire afin d’être performant dans la gestion des situations d’urgence mettant en jeu le pronostic vital du patient. Au regard de cette problématique, des événements critiques issus de la pratique professionnelle ont été scénarisés pour faire l’objet d’une formation en pratique simulée. Les infirmiers du territoire de santé affectés en réanimation et en USC ont ainsi pu expérimenter les situations à travers la simulation en santé. Cette méthode est particulièrement adaptée en matière de développement de compétences spécifiques dans ce contexte, car elle conjugue analyse de la pratique, réflexion sur l’action, apport de connaissances, mise en oeuvre de bonnes pratiques et coordination des actions. L’expérience de cette action de formation et son bilan sont présentés dans cet article.


Author(s):  
Martin St-Amant

En 1990, l'action juridique du canada en matière de commerce international se sera principalement manifestée au GATT, comme le démontre les conflits relativement nombreux dans lesquels le Canada fut impliqué ainsi que l'activité qu'il aura dépolyé cette année là. L'action juridique du Canada se sera en outre révélée en cette année, par l'entremise d'actes unilatéraux et d'accords commerciaux conclus avec d'autres États. La mise en oeuvre de l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis constitue un dernier aspect qui aura préoccupé, par la force des choses, le Canada en cette année 1990.


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