scholarly journals Les représentations sociales de la ruralité et l’urbanité québécoise contemporaine. Une approche par la cartographie conceptuelle

2012 ◽  
Vol 53 (1) ◽  
pp. 103-131
Author(s):  
Sandrine Jean

Au Québec, les reconfigurations sociospatiales des territoires remettent en question la permanence de la distinction ville-campagne et nous invitent à réétudier les réalités rurales et urbaines. Pour saisir les nouvelles frontières qui se profilent entre les régions rurales et urbaines, cet article vise à faire ressortir les grandes représentations de la ruralité et de l’urbanité contemporaine qui circulent dans l’espace social québécois grâce à la méthode de la cartographie conceptuelle. Ces représentations ont émergé de quatre groupes de discussion avec des jeunes urbains de Montréal et des jeunes ruraux du Bas-Saint-Laurent. Notre étude permet d’identifier le caractère asymétrique des rapports entretenus entre la campagne et la ville. La cartographie conceptuelle montre, de façon générale, une certaine incompréhension des caractéristiques spécifiques de la ruralité de la part des urbains, alors que les réalités urbaines semblent généralement mieux comprises, tant par les urbains que par les ruraux.

2014 ◽  
Vol 60 (1) ◽  
pp. 72-89 ◽  
Author(s):  
Chantal Bourassa ◽  
Michel Labarre ◽  
Pierre Turcotte ◽  
Geneviève Lessard ◽  
Nicole Letourneau

Cet article présente les résultats d’une recherche qualitative visant à comprendre comment les intervenants intègrent le concept de paternité dans les groupes de thérapie pour les hommes aux comportements violents. Des groupes de discussion et des entrevues semi-dirigées ont été effectués auprès d’intervenants dans trois organismes au Nouveau-Brunswick et au Québec. Selon l’analyse des données recueillies, la prise en compte de la paternité des hommes représente un défi pour ces intervenants. Les difficultés qu’éprouvent de nombreux hommes (non-reconnaissance de leur violence, expériences de violence lors de l’enfance, frustrations en lien avec les systèmes et problèmes de toxicomanie ou de santé mentale), le manque de temps, d’outils et de formation pour les intervenants, les questions de sécurité, et les normes culturelles et représentations sociales de la violence conjugale, compliquent l’exploration de la paternité dans le cadre des groupes d’intervention.


2015 ◽  
Vol 32 (1-2) ◽  
pp. 167-186 ◽  
Author(s):  
Oscar Labra ◽  
Anaïs Lacasse

Cet article examine les représentations sociales du VIH/sida de 11 étudiants (six femmes et cinq hommes) de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue ayant participé à deux groupes de discussion stratifiés selon le sexe. Cette étude visait deux objectifs : 1) décrire les représentations sociales du VIH/sida des étudiants, et 2) décrire l’incidence des représentations sociales de ces étudiants sur leur façon de comprendre et d’agir par rapport au VIH/sida. Le discours des participants révèle une attitude positive et une ouverture envers les personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH/sida). Celles-ci sont représentées comme étant des personnes résilientes. Ainsi, cette capacité de résilience nous permet d’affirmer l’hypothèse que les PVVIH/sida peuvent aujourd’hui passer à un nouvel état stable plutôt que de mourir de la maladie comme il y a 30 ans. Cela montre le caractère dynamique de la représentation sociale du VIH/sida dans le temps. Nos résultats montrent aussi chez les participants une différence marquée concernant les mécanismes de prévention. Pour les hommes, cela passe par l’utilisation de préservatifs, pour les femmes, par la confiance en leurs partenaires sexuels. L’étude conclut que les représentations sociales du VIH/sida font partie de la vie quotidienne des étudiants. Elles sont culturellement construites et partagées. L’étude montre la nécessité de concevoir des campagnes de prévention plus assidues avec des messages différenciés selon le sexe chez les jeunes qui pourront mieux prendre en compte la dimension culturelle de ce phénomène.


2010 ◽  
Vol 10 (1) ◽  
pp. 105-124
Author(s):  
Sandrine Jean

Les reconfigurations sociospatiales des territoires québécois nous forcent à réétudier l’urbain et la façon dont il est représenté aujourd’hui. Cet article vise à faire ressortir les grandes représentations de l’urbanité contemporaine qui circulent dans l’espace social québécois grâce à la méthode de la cartographie conceptuelle. Par l’entremise de deux groupes de discussion, une gamme de représentations sociales véhiculées par de jeunes Montréalais et de jeunes Bas-Laurentiens a été répertoriée et mise sous forme de cartes conceptuelles. Des divergences et des similitudes quant aux représentations de la vie en ville sont apparues en confrontant les régimes discursifs des urbains et des ruraux. Les retombées de cette recherche pourraient se traduire par la mise en oeuvre de politiques gouvernementales davantage adaptées aux réalités actuelles de l’urbanité.


2008 ◽  
Vol 67 (2) ◽  
pp. 119-123 ◽  
Author(s):  
Grégory Lo Monaco ◽  
Florent Lheureux ◽  
Séverine Halimi-Falkowicz

Deux techniques permettent le repérage systématique du système central d’une représentation sociale: la technique de la mise en cause (MEC) et le modèle des schèmes cognitifs de base (SCB). Malgré cet apport, ces techniques présentent des inconvénients: la MEC, de par son principe de double négation, et les SCB, de par la longueur de passation. Une nouvelle technique a été développée: le test d’indépendance au contexte (TIC). Elle vise à rendre compte des caractères trans-situationnel ou contingent des éléments représentationnels, tout en présentant un moindre coût cognitif perçu. Deux objets de représentation ont été étudiés auprès d’une population étudiante. Les résultats révèlent que le TIC paraît, aux participants, cognitivement moins coûteux que la MEC. De plus, le TIC permet un repérage du noyau central identique à celui offert par la MEC.


2019 ◽  
pp. 183-188
Author(s):  
Claude Wacjman

Ce travail montre comment les représentations sociales à propos de l’autisme se répandent et gagnent peu à peu de nombreuses strates dans la société. Il s’agit ici de considérer l’influence de l’écologie sur des aspects de la politique internationale portée par la voix d’une lycéenne suédoise auto-proclamée autiste, suivant des mécanismes complexes intra ou extra familiaux faisant penser à des phénomènes d’écriture automatique, tels que nous les avons connus par le passé. Opposée à toute manœuvre favorisant le réchauffement climatique, elle intervient dans différentes instances politiques. C’est un super pouvoir dû à son autisme qui la motive.


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