scholarly journals La PME, terrain d'innovations salariales ?

Author(s):  
Franck Brillet

Le développement actuel de la recherche en PME fait émerger de nouveaux champs d’analyse à même d’enrichir les études en ressources humaines. L’intérêt des chercheurs en GRH porte principalement sur les pratiques de recrutement, de formation ou de gestion des compétences. Peu d’études françaises sont consacrées au management des rémunérations en contexte PME. C’est l’une des raisons pour laquelle cet article s’intéresse aux relations qui existent entre la taille de l’entreprise et les pratiques salariales observées. La question centrale de l’étude peut être posée de la façon suivante : existe- t-il des particularités propres aux PME en matière de gestion des rémunérations ? Quelles sont les pratiques salariales retenues par ces entreprises ? L’effet taille est-il le seul élément d’identité ayant une influence dans la mise en oeuvre de pratiques salariales ? La conduite de cette recherche s'appuie sur une démarche hypothético- déductive qui consiste, après une revue de la littérature des principales variables de l'étude, à présenter le cadre théorique et conceptuel de l'analyse. Ce cadre conceptuel, appliqué sur la pratique d'individualisation des rémunérations et sur deux mécanismes de participation financière (intéressement et actionnariat), est ensuite validé empiriquement par une étude statistique auprès d'entreprises françaises et par deux études approfondies de PME. Les analyses et les résultats proposés attestent l'influence de l'effet taille dans le management des rémunérations en PME ainsi que celle du secteur d'activité. Les résultats font également ressortir des variables d'action qui exercent des influences significatives sur le management des rémunérations en PME.

2013 ◽  
Vol 17 ◽  
pp. 98-112 ◽  
Author(s):  
Christine Naschberger ◽  
Sana Guerfel-Henda

Dans cette publication nous souhaitons aborder la question de la diversité sous l’angle d’une petite et moyenne entreprise (PME). Il est souvent évoqué que les démarches diversité dans des PME sont différentes de celles des grandes entreprises. L’objectif de cet article est tout d’abord de montrer que les PME s’engagent également et que leurs approches ne sont pas aussi éloignées de celles des grands groupes. D’un point de vue théorique, nous souhaitons démontrer à travers une étude empirique, que l’intégration de la diversité peut emmener les entreprises de petite et moyenne taille d’une approche traditionnelle en ressources humaines (RH) vers une approche renouvelée dite stratégique.


2010 ◽  
Vol 5 (1) ◽  
pp. 27-69 ◽  
Author(s):  
Mustapha Bettache

Sommaire Cet article s’appuie sur les résultats d’une enquête sur la dynamique des relations patronales-syndicales au Québec. Les résultats révèlent l’expression d’une volonté manifeste des acteurs de renforcer leur dialogue pour améliorer l’efficacité économique des établissements et le bien- être des travailleurs, dans un contexte marqué par de nouvelles exigences de compétitivité et une prise de conscience de l’importance d’une gestion conjointe des changements. Il est notamment mis en exergue un élargissement des échanges entre les parties, que ce soit à titre informationnel, consultatif ou décisionnel, et ce, à travers divers mécanismes de concertation mis en place dans les établissements : comités, accords et lettres d’entente, rencontres patronales-syndicales, dialogue continu, etc. L’établissement d’un lien de confiance entre les parties apparaît notamment comme un facteur important de développement de la concertation patronale-syndicale, auquel peut s’ajouter le partage de l’information, voire une vision commune du développement de l’organisation, alors qu’un climat économique négatif, des conséquences drastiques liées aux changements technologiques ou en matière de gestion des ressources humaines sont susceptibles de l’entraver. Il est aussi mis en évidence l’existence d’un lien positif entre un bon climat de concertation dans les établissements et la mise en oeuvre de pratiques de mobilisation des employés.


Author(s):  
Robert Leckey

RésuméL'auteur, à partir de l'exemple de la pratique des grandes entreprises de payer à leurs employés des primes basées sur leur performance, fait état de deux types de contraintes s'appliquant aux employeurs: d'une part, les règles imposées par la loi; d'autre part, les recommandations des manuels de gestion des ressources humaines. Le droit considère les primes à travers le prisme étroit et traditionnel des règles portant sur les modalités de rémunération dans le cadre de la relation contractuelle avec l'employé. À l'opposé, la science de la gestion les traite comme une forme de communication avec l'employé et établit des recommandations concernant la conception et la mise en œuvre de programmes de primes qui révèlent une certaine notion d'équité administrative. L'auteur s'interroge sur les liens que cette notion d'équité administrative entretient avec le principe d'équité procédurale du droit public. Les différences entre ces deux conceptions de l'équité suggèrent que, contrairement à l'hypothèse mimétique, les entreprises qui adoptent des pratiques se voulant équitables ne font pas que reproduire les normes issues du contexte gouvernemental. Au contraire, l'équité administrative semble s'auto-générer à l'intérieur du champ social semi-autonome des entreprises. S'inspirant des travaux de Teubner sur les systèmes autopoïetiques, l'auteur considère comment le système juridique peut faciliter cette auto-régulation tout en conservant une certaine capacité d'intervention.


2020 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 39-51 ◽  
Author(s):  
Baptiste Motte ◽  
Grégory Aiguier ◽  
Dominique Van Pee ◽  
Jean Philippe Cobbaut

Contexte :  Mal gérée ou mal tolérée, l’incertitude en médecine a des conséquences néfastes pour le patient et/ou le praticien. Dans la littérature, il n’existe pas de modèle explicatif global des différentes dimensions de l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés dans le soin, sur lequel fonder une démarche pédagogique. But : L’objet de notre travail est d’élaborer un modèle pour penser l’incertitude en tant qu’objet d’apprentissage en médecine générale. Méthode : Nous effectuons une revue de la littérature des différentes définitions de l’incertitude dans la base de données PubMed, en présentons une synthèse chronologique et sélectionnons une taxonomie qui catégorise les multiples variétés de l’incertitude médicale. Nous confrontons ensuite cette taxonomie aux résultats d’une étude sociologique réalisée par Bloy qui décrit les différentes attitudes des médecins généralistes face à l’incertitude. À l’aide de cartes conceptuelles itératives, nous construisons un modèle explicatif de la gestion de l’incertitude médicale et en explorons les concepts clés. Résultats : Il ressort de notre analyse que la nature même de la médecine en tant que pratique soignante génère des incertitudes complexes. Gérer ces incertitudes requiert une meilleure compréhension du rapport des soignants aux savoirs et à leurs mises en œuvre dans la pratique. Former à la gestion de l’incertitude devrait favoriser l’exploration et l’enrichissement des épistémologies personnelles et pratiques. Conclusion : Nous discutons l’impact des concepts clés de notre modèle sur la pédagogie médicale et argumentons la pertinence de l’approche pragmatiste dans cette perspective. Nous proposons des pistes pour sa mise en œuvre.


Author(s):  
Thérèse Albertini ◽  
Thierry Fabiani

La mise en oeuvre d’une démarche marketing traditionnelle, les prestations de conseils en management et a fortiori en mercatique entraînent très souvent une certaine réticence de la part des dirigeants de très petites entreprises (TPE). Pourtant, savoir apprécier son marché, apprendre à parler couramment le langage du client, procéder à l’évaluation de sa propre offre avec les yeux du client afin d’optimiser la proposition en fonction des segments de clientèle visés nous paraît essentiel. Cet article se propose de mettre à plat les mécanismes de compréhension des attentes clients afin de construire les réponses les plus appropriées et d’atteindre une performance durable. La présentation de la méthode du « parler courant client » (PCCL) est ici exposée par les deux auteurs sur la base de leurs expériences au contact de nombreuses PME et TPE. La revue de la littérature viendra souligner les attentes des TPE dans le domaine marketing. L’étude empirique permettra, quant à elle, d’illustrer et de vérifier la pertinence du PCCL face aux attentes exprimées (accessibilité, transférabilité, simplicité, fidélisation de la clientèle existante). Afin d’argumenter le propos, les auteurs s’appuieront ici sur trois exemples « fil rouge » (dont une TPE agroalimentaire installée en région Corse) et sur une enquête menée auprès des managers de TPE ayant suivi la formation PCCL dans le but d’instruire deux aspects : la présentation de la méthode PCCL ainsi que ses retombées (intérêt du chef d’entreprise pour cette méthode et mise en application de cette dernière). Nous verrons que le présent dispositif nécessite une approche méthodique autour de quatre étapes clés et qu’il existe de véritables avantages pour les entreprises qui sauront mettre en place ce dispositif.


1987 ◽  
Vol 2 (5) ◽  
pp. 319-333
Author(s):  
S. Criquillion-Doublet ◽  
P. Boyer ◽  
S. Lancrenon ◽  
B. Samuel-Lajeunesse

RésuméL’individualisation nosographique au sein des états délirants aigus des bouffées délirantes aiguës, des schizophrénies chroniques avec troubles thymiques, psychoses maniaco-dépressives bipolaires et des états schizophreniques aigus, est, depuis les travaux de Magnan, une particularité de la psychiatrie française ; elle n’a été étayée, jusqu’à présent, que par des appréciations anamnestiques, symptomatiques et évolutives subjectives.La revue de la littérature a mis en évidence la multiplicité des appellations diagnostiques et le polymorphisme des tableaux cliniques correspondant à ces états délirants aigus. Si la symptomatologie dans un premier temps a permis d’établir cette classification diagnostique, il semble actuellement que ce soit, pour beaucoup d’autres, l’étude de l’anamnèse et du mode évolutif de la maladie, qui pourrait permettre de fixer le diagnostic.Afin de caractériser ces éléments anamnestiques, socio-démographiques et symptomatiques, une étude statistique a été effectuée à partir d’une population de 471 patients hospitalisés à la Clinique des Maladies Mentales et de l’Encàphale entre 1979 et 1985 se ràpartissant, selon la classification INSERM, de la façon suivante :Groupe 1 : bouffées délirantes aiguës (BDA) : 53 sujets catégories 041, 042 et 049.Groupe 2 : schizophrénies avec troubles thymiques (Sch. T) : 109 sujets, états de dépression ou d’excitation atypiques, catégorie 024.Groupe 3 : psychoses maniaco-dépressives bipolaires (PMD) accès mélancolique et maniaque : 290 sujets, catégories 010, 011, 012, 019.Groupe 4 : schizophrénies aiguës ou états délirants aigus, probablement schizophréniques (Sch. A), catégorie 040, 19 sujets.L’ensemble de cette population a été systématiquement évalué à partir de deux instruments d’évaluation quantifiée : l’échelle abrégée d’antécédents psychiatriques (BPHF/F69) et une échelle de psychopathologie générale (BPRS, forme à 18 items, Pichot P., Overall J. E. 1967). 3 types d’analyse ont été réalisés :•une analyse descriptive, unidimensionnelle des caractéristiques socio-démographiques et des antécédents pathologiques de chacun des 4 groupes diagnostiques (BPHF).•une analyse en composantes principales avant et après rotation varimax de la BPRS, permettant d’établir la structure factorielle de chacune des catégories diagnostiques et de les comparer entre elles.•une analyse discriminante de la BPRS (analyses discriminante et canonique) destinée à mettre en évidence les items différenciant le mieux ces 4 groupes diagnostiques et à comparer le classement théorique des sujets sur chacune des fonctions discriminantes avec le classement réel initial.Les résultatsIl ne semble pas exister de profil anamnestique et socio-démographique particulier dans les quatre catégories diagnostiques analysées (BDA, Sch. I , PMD, Sch. A) : en particulier, l’absence de facteurs déclenchants de type d’antécédents familiaux propres à l’un ou l’autre des groupes diagnostiques, de corrélation significative entre une pathologie donnée et le lien de parenté avec le ou les membres de la famille atteints d’une affection psychiatrique. Par contre, l’installation des troubles survient significativement plus tôt chez les Sch. T et Sch. A que chez les DBA et PMD ; seules les BDA et Sch. A ont des accès inférieurs à 6 mois, et des hospitalisations antérieures deux fois moins nombreuses (tableaux 1 et 2).L’analyse factorielle de la BPRS après rotation varimax permet de retrouver un profil factoriel proche pour les BDA et Sch. A. Le premier facteur est en effet composé de nombreux items communs (désorientation, désorganisation, retrait affectif, émoussement affectif), mais l’item comportement hallucinatoire n’est retrouvé que dans les BDA (avec la saturation la plus élevée des items). Le deuxième facteur comporte aussi des items communs (tension, excitation). Le troisième facteur est de nature thymique dépressive dans les deux groupes (tableau 4).L’analyse factorielle des Sch. T et des PMD après rotation individualise une structure factorielle propre à ces deux catégories diagnostiques. Néanmoins, le profil factoriel du sousgroupe PMD accès maniaque est assez proche de celui des Sch. T. Chez les Sch. T, le premier facteur est de nature psychotique (méfiance, hostilité, désorganisation conceptuelle, non coopération, pensées inhabituelles, maniérisme). Le deuxième facteur bipolaire est de nature thymique. Le troisième facteur regroupe des items de type négatif (retrait et émoussement affectifs). Il n’apparaît donc pas clairement de facteur général thymique chez les Sch. T. Les PMD se caractérisent par un premier facteur de nature psychotique, un deuxième facteur bipolaire thymique pur dans le sous-groupe accès mélancolique, et de type “négatif” dans le sous-groupe accès maniaque. Le troisième facteur est commun aux deux sous-groupes : il est de nature thymique dépressive (tableau 4).L’analyse discriminante a permis de définir une première fonction discriminante centrée sur un axe psychotique, une deuxième fonction centrée sur un axe “retrait bizarrerie”, et une troisième centrée sur un axe “anergie”. Le reclassement des sujets par rapport à leur groupe d’origine après analyse discriminante confirme l’autonomie du groupe des PMD puisque 92.4 % des sujets sont bien classés ; les Sch. T sont classés à part égale soit dans le groupe des Sch. T, soit dans celui des PMD. Quant aux BDA, si plus de la moitié des sujets (56.6 %) est correctement classée, le reste de l’effectif est éclaté entre les trois autres groupes diagnostiques restant.Les Sch. A se répartissent principalement après reclassement, à la fois dans leur groupe d’origine (42.1 %) et dans celui des BDA (36.8 %) ; ceci confirme l’absence d’autonomie de ces deux dernières catégories diagnostiques et la nécessité de compléter cette étude par une analyse portant sur une population plus importante, et comportant un sous-groupe de schizophrénies paranoïdes (analyse en cours) (tableaux 6 et 7).


Author(s):  
Hervé Kéradec

L’évaluation des professeurs dans le système éducatif français est souvent critiquée, néanmoins les pratiques d’évaluation ont peu changé depuis 1972. Cet article interroge la dimension politique et la dimension de gestion des ressources humaines de cette évaluation. Il montre que l’évaluation des professeurs est d’abord une question politique, qu’au-delà des quelques travaux de recherche, des divers rapports et des circulaires officielles, les choix actuels résultent d’un compromis entre les forces syndicales et ministérielles en présence. Plusieurs pistes sont proposées pour rendre l’inspection plus efficace, mettre en place un vrai développement professionnel des professeurs et de l’encadrement, valoriser les meilleurs professeurs et accompagner les enseignants en difficulté ; sachant que seule une volonté politique forte permettra la mise en œuvre effective de tels changements.


Author(s):  
Josué Pierre-Louis

Les relations entre la société civile et l’Etat dans le monde oscillent entre le pôle anglo-saxon où la société civile prédomine par rapport à un Etat qui doit justifier son rôle en permanence, et celui des Etats-Nations qui ont façonné le sentiment national dans des pays du continent européen. Cependant, au fil de l’histoire contemporaine des convergences se dessinent entre ces deux modèles, d’abord dans les relations entre les administrations et les administrés, ensuite lorsque la société civile participe à des politiques publiques sensibles, par exemple la protection de l’environnement. En premier lieu, la reconnaissance des droits de l’usager-client-citoyen a inspiré en réponse des dispositifs préventifs de contentieux mis en place par la plupart des administrations publiques : une codification des règles opposables, des simplifications, des informations ciblées et individualisées, l’institution de médiateurs. S’inscrivant dans cette orientation, Haïti a institué dans sa Constitution l’Office de Protection du Citoyen(OPC) après la chute de la dictature Duvalier. En second lieu, à la fin du XXème siècle et au début du XXIème siècle, la société civile a apporté sa valeur ajoutée à la mise en œuvre, ou à la critique, de politiques publiques dans des domaines spécifiques, par exemple l’aide au développement, la protection de l’environnement, le partenariat public-privé, des transitions politiques post-conflits. Haïti est également partie prenante de ce mouvement historique transnational. Cependant, l’insuffisance des ressources humaines et des moyens financiers dans l’un des pays les plus pauvres du monde périodiquement victime de catastrophes naturelles, a incité les responsables administratifs à aller au-delà, en associant la société civile haïtienne de l’élaboration du Programme de Modernisation de l’Etat PME-2023 à sa mise en œuvre alors que jusqu’à présent, la société civile était écartée des plans de réforme administrative qui se sont succédés en Haïti. Au-delà des procédures, au-delà des contributions ponctuelles à telle ou telle action ou politique publique, cette participation active de la société civile à la modernisation de l’État est une innovation en termes de méthode. La société civile exerce ainsi un droit de regard, juridiquement fondé par des arrêtés du Premier ministre, sur les activités des administrations, en particulier leurs fonctions d’accueil du public. Ce positionnement nouveau de la société civile incite à l’émulation entre services pour améliorer leurs prestations respectives. Les responsables haïtiens de la société civile et de la fonction publique sont disponibles pour échanger avec leurs homologues d’autres pays des retours d’expériences comparables.


2013 ◽  
Vol 36 (2) ◽  
pp. 59-78
Author(s):  
Laine Chanteloup

Le village inuit d’Arviat, situé au sud-ouest du Nunavut, est aujourd’hui au coeur d’un programme de développement touristique communautaire mené par le Nunavut Tunngavik Inc. et la région de Kivalliq. Ce programme vise à développer les services touristiques de la communauté qui se limitent pour le moment à du tourisme de chasse. Cet article analyse les dynamiques développées par ce programme de tourisme de découverte de l’environnement et décrit ses principaux enjeux. La recherche se fonde sur une revue de la littérature concernant le tourisme au Nunavut, complétée par une enquête de terrain qualitative (entretiens semi-directifs et observations) menée à Arviat en mai 2011. Suite à une présentation du tourisme de chasse, la mise en oeuvre de nouveaux services touristiques est discutée. Le programme tend notamment à renforcer les capacités d’adaptation de la communauté à un système socio-écologique en constante évolution. L’article se termine sur les réalisations du programme et les enjeux futurs.


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