scholarly journals Rouge, jaune, vert... noir: l'expérience de la pauvreté d'hommes du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal1

2011 ◽  
Vol 52 (2) ◽  
pp. 255-283 ◽  
Author(s):  
Sophie Dupéré ◽  
Maria De Koninck ◽  
Michel O’Neill

Cet article discute les représentations de la pauvreté recueillies à partir d’un outil d’éducation populaire auprès de 21 hommes en situation de pauvreté fréquentant un centre communautaire à Montréal. En plus de cerner plusieurs dimensions significatives de la pauvreté, les résultats montrent comment les regards de ces hommes sur leur situation peuvent interpeller les représentations sociales couramment véhiculées à leur sujet. Cette recherche qualitative et participative, faisant appel au point de vue de personnes en situation de pauvreté, utilise une approche de plus en plus valorisée tant au Québec qu’à travers le monde.

2014 ◽  
Vol 60 (1) ◽  
pp. 72-89 ◽  
Author(s):  
Chantal Bourassa ◽  
Michel Labarre ◽  
Pierre Turcotte ◽  
Geneviève Lessard ◽  
Nicole Letourneau

Cet article présente les résultats d’une recherche qualitative visant à comprendre comment les intervenants intègrent le concept de paternité dans les groupes de thérapie pour les hommes aux comportements violents. Des groupes de discussion et des entrevues semi-dirigées ont été effectués auprès d’intervenants dans trois organismes au Nouveau-Brunswick et au Québec. Selon l’analyse des données recueillies, la prise en compte de la paternité des hommes représente un défi pour ces intervenants. Les difficultés qu’éprouvent de nombreux hommes (non-reconnaissance de leur violence, expériences de violence lors de l’enfance, frustrations en lien avec les systèmes et problèmes de toxicomanie ou de santé mentale), le manque de temps, d’outils et de formation pour les intervenants, les questions de sécurité, et les normes culturelles et représentations sociales de la violence conjugale, compliquent l’exploration de la paternité dans le cadre des groupes d’intervention.


Author(s):  
Isabelle Marchand ◽  
Anne Quéniart ◽  
Michèle Charpentier

L’objectif de cet article vise à confronter les classifications savantes relatives à la vieillesse aux représentations sociales du vieillissement de femmes âgées de 65 ans et plus. En utilisant la théorie des classifications interactives de Hacking (2006), nous chercherons à cerner de quelle manière les classifications de l’âge, de l’activité et de la fragilité résonne dans les représentations du vieillissement de femmes aînées, interrogées dans le cadre d’une récente recherche qualitative. Les interactions entre ces deux dimensions catégorielles s’expriment en termes de résistance face à la catégorie « femmes aînées/âgées ». La notion de l’activité est utilisée tant pour réfuter la vieillesse que pour assurer cette « continuité de soi » et son engagement dans la vie malgré le processus de fragilisation vécu.


2017 ◽  
Vol 46 (2) ◽  
pp. 209-229
Author(s):  
Émilie Drapeau

Cet article s’appuie sur une recherche qualitative visant à mieux comprendre l’expérience religieuse de jeunes croyants en contexte sécularisé. À partir de douze entretiens semi-dirigés réalisés auprès de jeunes croyants qui adhèrent à différentes traditions religieuses, l’article aborde les défis que posent l’adhésion et l’affirmation religieuse par l’entremise de : 1) la perception des représentations sociales dominantes de la religion du point de vue de jeunes croyants et 2) la perception de la réaction de leur entourage vis-à-vis leur identification en tant que croyants, de même que les stratégies déployées par ces jeunes en réponse aux représentations et réactions estimées. L’article montre que le contexte sécularisé influence de manière significative leur expérience religieuse, les jeunes étant régulièrement amenés à négocier leur identification religieuse et la pratique de leur religion.


2008 ◽  
Vol 67 (2) ◽  
pp. 119-123 ◽  
Author(s):  
Grégory Lo Monaco ◽  
Florent Lheureux ◽  
Séverine Halimi-Falkowicz

Deux techniques permettent le repérage systématique du système central d’une représentation sociale: la technique de la mise en cause (MEC) et le modèle des schèmes cognitifs de base (SCB). Malgré cet apport, ces techniques présentent des inconvénients: la MEC, de par son principe de double négation, et les SCB, de par la longueur de passation. Une nouvelle technique a été développée: le test d’indépendance au contexte (TIC). Elle vise à rendre compte des caractères trans-situationnel ou contingent des éléments représentationnels, tout en présentant un moindre coût cognitif perçu. Deux objets de représentation ont été étudiés auprès d’une population étudiante. Les résultats révèlent que le TIC paraît, aux participants, cognitivement moins coûteux que la MEC. De plus, le TIC permet un repérage du noyau central identique à celui offert par la MEC.


2019 ◽  
pp. 183-188
Author(s):  
Claude Wacjman

Ce travail montre comment les représentations sociales à propos de l’autisme se répandent et gagnent peu à peu de nombreuses strates dans la société. Il s’agit ici de considérer l’influence de l’écologie sur des aspects de la politique internationale portée par la voix d’une lycéenne suédoise auto-proclamée autiste, suivant des mécanismes complexes intra ou extra familiaux faisant penser à des phénomènes d’écriture automatique, tels que nous les avons connus par le passé. Opposée à toute manœuvre favorisant le réchauffement climatique, elle intervient dans différentes instances politiques. C’est un super pouvoir dû à son autisme qui la motive.


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