Les ellipses équiprobables : méthode statistique intéressante, utilisable en sciences naturelles
Lorsque sur une « population » d’individus, d’objets ou de faits semblables, on étudie la relation existant entre deux critères x et y, le report dans les coordonnées cartésiennes des mensurations forme un « nuage de points » auquel on peut superposer une famille d’;ellipses concentriques. Tous les points d’une même ellipse possèdent vis-à-vis de la relation générale de x par rapport à y la même probabilité de conformité, d’;où leur nom d’« ellipses équiprobables ». La construction d’une seule de ces ellipses de probabilité quelconque permet de déterminer graphiquement un certain nombre de caractères de la population étudiée. La comparaison par cette méthode graphique d’investigation de populations voisines permet d’en définir l’identité ou la disparité ou encore de pressentir des mélanges ou des métissages. Après avoir exposé une méthode simple de calcul et de construction de ces ellipses, l’auteur donne trois exemples d’application de ce procédé, deux en paléontologie, un en sédimentologie, aux conséquences intéressantes.