scholarly journals La consultation publique et les limites de la participation des citoyens aux affaires urbaines

2005 ◽  
Vol 40 (3) ◽  
pp. 435-466 ◽  
Author(s):  
Pierre Hamel

Ces dernières années, le statut de la participation aux affaires urbaines a changé. Au-delà des limites qui la caractérisent, cette participation alimente une nouvelle culture politique. C'est du moins l'hypothèse servant ici de point de départ à l'examen des audiences - et de la position des principales catégories d'acteurs - qui ont contribué à l'élaboration de la politique de consultation publique définie par la Ville de Montréal en 1988 de même que sa révision en 1995 à la suite de l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle formation politique. En acceptant de participer à la définition de la politique de consultation publique sur la scène municipale, les acteurs de la société civile, en particulier les représentants du milieu communautaire et des mouvements sociaux, se sont engagés dans une double démarche : un processus de confrontation avec les pouvoirs publics et un processus de reconnaissance de leur propre identité.

Revista Trace ◽  
2018 ◽  
pp. 50
Author(s):  
Philippe Schaffhauser

A lo largo de sus 20 años de existencia, de 1942 a 1964, el programa Bracero se tradujo en la firma de 4 646 199 contratos de trabajo e involucró a cerca de 1.5 millones de trabajadores; los que inicialmente fueron empleados en la construcción de vías férreas y en la agricultura, y después de la Segunda Guerra Mundial, sólo en el sector agrícola. Este movimiento también es cuestión de generaciones y una historia de géneros. Dicha articulación hace de esta lucha social “un asunto de familia” que se desarrolla principalmente en el medio rural mexicano, cuyo vector principal de expresión es la comunidad a su alrededor. El tema del bracero refleja también la actualidad de la cultura política mexicana, ya que recoge experiencias colectivas e individuales heredadas de los movimientos sociales de la segunda mitad del siglo pasado.Abstract: Throughout 20 years, from 1942 to 1964, the Mexican Farm Labor Program represented the signature of about 4 464 199 contracts for 1.5 million of workers who were initially employed in the construction of railways and in agriculture and after the World War II only in the agricultural sector. This movement is also a question of generations and of gender history. This articulation makes this social struggle «a family affair» that is taking place principally in the mexican rural context for what the main expression vector is the community and its surrounding area. The theme bracero also reflects today « mexican political culture » because it includes collective and individual experiences of social movements inherited from the second half of the last century.Résumé : Au cours de ses vingt-deux ans d’existence, de 1942 à 1964, le programme Bracero s’est traduit par la signature de 4 646 199 contrats de travail pour environ 1.5 million de travailleurs. Ceux-ci furent d’abord employés pour la construction des chemins de fer et pour l’agriculture puis, après la Seconde Guerre mondiale, seulement pour l’agriculture. Ce mouvement est aussi une question de générations et d’histoire du genre. Cette articulation fait de cette lutte sociale « une affaire de famille » qui se déroule principalement dans le milieu rural mexicain dont le vecteur d’expression principal est la communauté et ses environs. Le sujet bracero reflète aussi ce qu’on le pourrait appeler l’actualité de la « culture politique mexicaine » issue des expériences collectives et individuelles héritées des mouvements sociaux de la seconde moitié du siècle dernier.


2005 ◽  
Vol 17 (2) ◽  
pp. 126-143
Author(s):  
Louis Favreau

La mondialisation de la dernière décennie et donc l’interdépendance accrue entre les nations de la planète tout entière font de la période actuelle une période de profondes mutations qui représentent des menaces, mais aussi des opportunités. Malgré la déroute des projets de grande envergure (socialiste et tiers-mondiste) et même si la mondialisation néolibérale représente indiscutablement une tendance forte et durable, le rapport des forces en présence n’est pas à sens unique pour autant. La conjoncture internationale est en effet incertaine et instable. Les mouvements sociaux peuvent tirer parti d’une situation moins polarisée et cristallisée qu’à l’époque de la guerre froide. Comme en témoignent la mobilisation des organisations non gouvernementales internationales (ONGI) lors des nombreux sommets et conférences organisés par l’ONU (Rio, Beijing, Copenhague…) ou la forte participation lors des forums sociaux mondiaux, la société civile se fait à nouveau entendre aujourd’hui sur la scène mondiale. Cet article cherche à dégager les lignes de force de cette nouvelle situation dans laquelle des mouvements sociaux ont aujourd’hui une part active après avoir été longtemps sur la défensive.


2005 ◽  
Vol 38 (4) ◽  
pp. 1101-1104
Author(s):  
Jean-Sébastien Langelier

Altermondialisation, économie et coopération internationale, Louis Favreau, Gérald Larose et Abdou Salam Fall (sous la direction de), Sainte Foy : Presses de l'Université du Québec, 2004, 384 p.Six ans se sont écoulés depuis les manifestations de Seattle. Le mouvement altermondialiste, à l'origine uni par le refus d'une mondialisation néolibérale, en est maintenant à une étape cruciale de son développement, car il doit désormais proposer plus concrètement des mesures et des projets permettant de réaliser une mondialisation plus équitable, plus juste et plus démocratique. L'ouvrage Altermondialisation, économie et coopération internationale est issu d'une conférence intitulée Le Sud … et le Nord dans la mondialisation : quelles alternatives? Tenue à Gatineau en septembre 2003, elle a réuni des chercheurs et des acteurs d'organisations de la société civile, de groupes et associations communautaires, ainsi que des représentants des milieux syndicaux et de groupes de femmes qui sont impliqués dans des projets de coopération internationale. L'ouvrage répertorie un ensemble d'initiatives et d'innovations relevant de la solidarité socioéconomique Nord-Sud qui s'inscrivent dans un mouvement visant à offrir un “ nouveau ” modèle de développement. On peut distinguer deux catégories de contributions au volume; celles qui relatent des pratiques et expériences issues d'organisations de coopération internationale (OCI) et celles, plus analytiques, qui présentent, dans leur contexte, l'évolution des mouvements sociaux et politiques ou qui offrent une réflexion sur les débats et les défis auxquels ces mouvements sont confrontés.


2005 ◽  
Vol 23 (2-3) ◽  
pp. 11-43 ◽  
Author(s):  
Marie-Josée Massicotte

Résumé Cet article analyse l’Alliance sociale continentale (ASC) et son opposition au projet de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). L’ASC est un « réseau transnational d’action » qui regroupe des leaders sociaux représentant des ONG et des mouvements populaires locaux, nationaux, régionaux et sectoriels, issus de tout le continent. Ce réseau d’acteurs de la société civile conteste les accords de commerce et d’investissement qui permettent de consolider les politiques néolibérales. Utilisant un cadre théorique qui s’inspire de l’approche néo-gramscienne et des études culturelles, cet article examine en particulier le discours, les stratégies d’action et les pratiques démocratiques mises de l’avant par l’ASC. L’analyse d’un cas spécifique de construction d’un réseau transnational entre des forces d’émancipation au sein des Amériques cherche à démontrer l’importance politique de tels réseaux en tant que lieux de production et d’échange de connaissances, qui prennent racine dans une diversité de pratiques et de cultures des mouvements sociaux. Ces forces d’émancipation créent de nouveaux espaces au sein desquels les citoyens peuvent faire l’expérience de la démocratie participative et de ses nombreuses difficultés. Ce faisant, cette analyse remet en question l’idée de plus en plus répandue selon laquelle il y aurait consolidation d’une société civile mondiale et progressiste, unifiée autour d’un projet politique commun qui puisse remplacer le capitalisme néolibéral.


2010 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 35-56 ◽  
Author(s):  
Luc Turgeon

Ce texte propose une ré-interprétation de la Révolution tranquille qui puisse permettre de comprendre l’appui relativement massif de la population québécoise aux réformes du gouvernement Lesage. En se basant sur une théorie de la société civile comme espace public d’interaction, ce texte tend à démontrer que la Révolution tranquille constitue l’aboutissement d’une réorganisation de la société civile durant le règne duplessiste. Les modifications de la société civile à cette époque se présentent sous plusieurs aspects qui anticipent les grandes transformations des années 1960 : décléricalisation des institutions, renouvellement du discours, et mise en place d’une nouvelle culture politique basée sur les notions d’autonomie et de participation.


2003 ◽  
Vol 22 (1) ◽  
pp. 105-135 ◽  
Author(s):  
Tshikala K. Biaya

Résumé RÉSUMÉ Le pouvoir ethnique. Concept. lieux de pouvoir et pratiques contre l'État dans la modernité africaine. Analyse comparée des Mourides ISénégal) et Luba (Congo-Zaïre) La crise multiforme africaine est avant tout une crise de l'État moderne et exogène comme matrice d'individualisation. Analysée sous l'angle des pratiques et d'une rationalité endogènes, elle révèle la mise en place d'une formalité des pratiques et l'existence d'une culture politique ethnique. Dès la colonisation, ces deux phénomènes, en s'étayant l'un sur l'autre, ont construit et renforcé le pouvoir ethnique, ses structures organisationnelles et ses pratiques, un contre-pouvoir étatique dans la société postcoloniale. Les études de cas des pouvoirs mouride (Sénégal) et luba (Congo-Kinshasa) indiquent combien le modèle weberien de l'État moderne n'est pas une panacée et que son paradigme « État - société civile » et sa conceptualisation actuelle empêchent de penser autrement l'état et les réalités politiques et historiques en Afrique dans l'histoire universelle et la globalisation. Mots-clés : Biaya. ethnicité. contre-pouvoir. État moderne, société civile, mourides. Luba


2014 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 27-43
Author(s):  
David-Antoine Malinas

Depuis la crise des années 1990, une des transformations les plus importantes du Japon concerne le rôle de la société civile. Si de nombreuses études ont été réalisées pour analyser et réfléchir à la montée du bénévolat, peu de recherches ont analysé la dimension proprement politique de ce renouveau. Plus exactement, les travaux qui traitent de la dynamique des mouvements sociaux au Japon insistent surtout sur son déclin continu. Comment rendre compte alors du mouvement des sans-abri des années 1990, du très médiatique « haken mura(village des intérimaires) » de 2008, ou plus récemment encore d’actions de protestations localisées, mais intégrées au mouvement international des « indignés » ?Le recours à l’analyse spatiale permet de mettre en évidence que, même en période de faible activisme, certains sites peuvent être particulièrement politisés et assurer le maintien et le renouvellement de l’engagement. La mobilisation autour de la question de la pauvreté, si elle semble débuter au début des années 1990, possède ainsi toute une histoire, celle d’une fraction de la nouvelle gauche jusqu’alors oubliée.


2006 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 201-205
Author(s):  
Marie-Joie Brady

Petites sociétés et minorités nationales. Enjeux politiques et perspectives comparées., Jacques L. Boucher et Joseph Yvon Thériault (dir.), Sainte-Foy : Presses de l'Université du Québec, 2005, 398 p.La diversité culturelle qui meuble et module les sociétés du monde s'exprime par plusieurs moyens, tels la politique de l'identité, la mobilisation de mouvements sociaux, l'élaboration des politiques publiques qui la gèrent ou le développement d'un discours des droits auquel les politiciens et les tribunaux font écho. Elle fait l'objet d'une attention soutenue dans le contexte des petites sociétés et des minorités nationales, qui sont constamment confrontées à leur condition minoritaire ou précaire de par leur position géopolitique ou de par leur diversité interne en conséquence de mouvements migratoires, de conquêtes, de colonisations ou de partitions. La mondialisation complique encore les choses, en provoquant une transformation des rapports de pouvoir, un repositionnement territorial de ceux-ci et une transformation du rôle de l'État et de la société. Tel est le contexte de la discussion proposée dans le recueil de Jacques L. Boucher et Joseph Yvon Thériault, intitulé Petites sociétés et minorités nationales. Enjeux politiques et perspectives comparées. Le volume rassemble une série de textes, eux-mêmes présentés lors d'un congrès tenu à Ottawa et Gatineau, à l'été 2002, tel qu'on nous le rappelle dans les détails bibliographiques. Démontrant une multidisciplinarité utile à la compréhension des nombreux enjeux propres aux petites sociétés, le volume propose une discussion de ces enjeux à partir de la situation du Québec et des communautés minoritaires ailleurs au Canada, ainsi que de celle de sociétés d'Europe et d'Asie. La mondialisation représente la trame de fond principale des débats, car elle transforme les capacités des petites sociétés, les forums vers lesquels elles se tournent pour faire entendre leurs revendications et la nature même de ces revendications. De plus, la mondialisation entraîne une restructuration de leur société civile et par conséquent l'apparition de nouveaux lieux et formes de conflits.


Théologiques ◽  
2017 ◽  
Vol 23 (2) ◽  
pp. 229-252
Author(s):  
Pamela Chrabieh

Bien que les pratiques de réconciliation connaissent une longue histoire au Liban, celles-ci se diversifient à partir des années 1990. Elles constituent un important objet d’étude pour de nombreux académiciens et académiciennes ainsi que chercheurs et chercheuses ; elles sont devenues la cause commune d’une pléthore d’organismes non-gouvernementaux, d’associations civiles, de mouvements sociaux et d’artistes. Le thème de la réconciliation des Libanais et Libanaises sert aussi de cadre pour le discours politique. Cet article présente un état des lieux de ces pratiques en traitant premièrement de la relation de la réconciliation au dialogue interreligieux puis de la relation de la réconciliation à la mémoire nationale. Il présente par la suite certains exemples au sein de la société civile et identifie en conclusion quelques pistes de réflexion.


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