scholarly journals Le droit de l'enfant à la représentation par un avocat en matière de protection de la jeunesse

2005 ◽  
Vol 37 (4) ◽  
pp. 971-994 ◽  
Author(s):  
Anne Fournier

Le présent article constitue une réflexion sur la représentation d'un enfant par un avocat dans le contexte de l'application de la Loi sur la protection de la jeunesse. L'auteure entend notamment souligner les difficultés d'application de quelques principes et droits prévus par la loi. L'auteure discute de la représentation de l'enfant au stade de l'intervention sociale et judiciaire. Dans ce dernier cas, il est essentiellement traité de l'accessibilité au système judiciaire et du mandat de l'avocat de l'enfant dans un régime contradictoire. Certaines limites liées à l'exercice du mandat de l'avocat de l'enfant âgé de moins de 14 ans sont également portées à l'attention du lecteur.

Author(s):  
Eve Pouliot ◽  
Marie-Christine Saint-Jacques

Résumé Depuis quelques années, les auteurs de plusieurs disciplines affirment que l’engagement paternel doit être facilité par l’accès à des services sociaux adaptés aux besoins des pères. Bien que le rôle du père soit de plus en plus démystifié, les chercheurs et les cliniciens sont toutefois loin d'être tous convaincus de l'utilité de sa présence dans l'intervention. Étant donné les enjeux inhérents au contexte de la protection de la jeunesse, le présent article est consacré à la question suivante : « Dans quelle mesure les intervenants impliquent les pères dans les pratiques en protection de la jeunesse? ». Afin de répondre à cette question, cet article brosse d’abord un tableau des connaissances empiriques sur la question de l’intervention auprès des pères, tout en insistant sur la spécificité du contexte de la protection de la jeunesse. Ensuite, les résultats obtenus à la suite d’une recherche menée auprès de 229 intervenants qui travaillent dans un contexte de protection de la jeunesse sont présentés et discutés.


2011 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 99-113 ◽  
Author(s):  
Christiane Guay ◽  
Sébastien Grammond

Le présent article vise à déterminer dans quelle mesure le processus d’adoption de la « loi 125 » (modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse du Québec) a permis de tenir compte du point de vue autochtone. Deux organismes autochtones ont présenté des mémoires à la commission parlementaire chargée d’étudier ce projet de loi. Ils ont dénoncé la méconnaissance des réalités autochtones par les acteurs du système des services sociaux et les effets néfastes du « projet de vie à long terme », pierre angulaire de la « loi 125 », sur les communautés autochtones. Ils ont aussi réclamé une plus grande autonomie des peuples autochtones dans la gestion de leurs services de protection de la jeunesse. Or, les députés, sans nier l’existence d’un problème, n’en comprenaient pas vraiment la nature, les causes et les conséquences. Ils se sont contentés d’affirmer qu’il faudrait faire preuve de « flexibilité » dans l’application de la loi aux Autochtones, tout en se montrant méfiants à l’égard des affirmations de la différence autochtone dans les méthodes d’intervention sociale et de la revendication d’une plus grande autonomie. En définitive, le projet de loi n’a pas été modifié pour tenir compte des préoccupations des Autochtones. L’obligation de l’État de consulter les peuples autochtones avant d’adopter des mesures législatives qui les affectent n’a pas été respectée.


2011 ◽  
Vol 57 (1) ◽  
pp. 31-48 ◽  
Author(s):  
Simon Lapierre ◽  
Isabelle Côté

À la lumière de développements récents dans le champ de la protection de l’enfance, il s’avère important d’examiner comment les différents acteurs dans le système de protection conceptualisent les situations de violence conjugale. Le présent article aborde précisément cette question, s’appuyant sur les résultats d’une étude de cas réalisée dans un centre jeunesse du Québec. La méthodologie qualitative combinait une analyse documentaire des politiques et des entrevues individuelles réalisées auprès de différents acteurs dans le système de protection de l’enfance, soit des intervenants sociaux, des cadres intermédiaires, des cadres supérieurs et un réviseur. Dans l’ensemble, les résultats de cette étude révèlent que tous les participants reconnaissent que les intervenants en protection de la jeunesse sont confrontés à des situations de violence conjugale dans le cadre de leur travail et que de telles situations peuvent nécessiter l’intervention des services de protection de la jeunesse, du moins dans certaines circonstances. Selon les données recueillies, ces circonstances relèvent principalement des conséquences pour les enfants et des capacités parentales de leur mère. Par ailleurs, les résultats présentés ci-dessous semblent indiquer que les différents acteurs dans le système de protection de la jeunesse ne mettent pas l’accent sur la violence des hommes et sur la victimisation des femmes, mais bien sur l’exposition à la violence conjugale et sur ses conséquences pour les enfants. Ils sont préoccupés par la situation des femmes dans la mesure où cela met en cause leur capacité à assurer la sécurité et le développement de leurs enfants. Les femmes victimes de violence sont donc perçues comme une partie du problème, voire même comme la source du problème.


2005 ◽  
Vol 38 (4) ◽  
pp. 769-804
Author(s):  
Dominique Goubau ◽  
Claire O’Neill

L'adoption contemporaine connaît une remise en question dans la plupart des pays occidentaux. Outil privilégié de protection de la jeunesse ou mécanisme de substitution de la filiation, penchant entre ces deux pôles, l'adoption a connu des changements importants dans un contexte de dénatalité et d'internationalisation des rapports sociaux. À l'heure où certains s'interrogent sur l'essence même de cette institution, le présent article remonte aux origines de l'adoption légale au Québec afin de mettre en lumière les débats idéologiques qui ont, à l'époque, opposé l'Église et l'État sur la question. Notre étude illustre, une fois de plus, que ce sont généralement les enfants qui font les frais des querelles d'adultes et elle tend, incidemment, à dégager de cette analyse historique certains éléments de réflexion utiles aux débats sur l'avenir de l'adoption.


2019 ◽  
Vol 48 (1) ◽  
pp. 1-21
Author(s):  
Doris Chateauneuf ◽  
Catherine Arseneault ◽  
Marie-Ève Bedard Nadeau

Malgré la promotion et la valorisation des données probantes dans les domaines de la santé et des services sociaux, l’utilisation d’outils d’évaluation systématique en intervention sociale demeure un sujet de recherche peu exploré au Québec. Le présent article s’intéresse aux enjeux entourant l’implantation et l’utilisation d’un outil d’évaluation systématique en contexte d’intervention en protection de la jeunesse, le Protocole d’évaluation familiale (PEF). À partir des points de vue de 37 acteurs directement concernés par l’utilisation de ce protocole (intervenants, gestionnaires et familles), cette étude se penche plus spécifiquement sur les enjeux qui interviennent dans le processus d’implantation de l’outil et qui influencent son utilisation. Les résultats indiquent que le contexte organisationnel, les propriétés des questionnaires, les caractéristiques des acteurs, ainsi que les perceptions de ces derniers à l’égard de la pertinence clinique de l’outil sont les principaux facteurs soulevés par les participants pour expliquer les conditions d’implantation et le niveau d’utilisation du PEF.


2005 ◽  
Vol 43 (3) ◽  
pp. 41-57
Author(s):  
Richard Côté

Au cours des dernières années, la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) a fourni un cadre légal aux intervenants sociaux travaillant en CPEJ. Les intervenants se sentent souvent coincés entre leur rôle d'aidant et leur mandat légal. Cette situation est encore plus difficile en évaluation de signalement en protection de la jeunesse. Le présent article propose un modèle d'évaluation en contexte de protection, avec l'approche de réseaux, pour les jeunes qui présentent des troubles de comportement. Ce modèle vise à faire participer, de façon active, la famille dans le processus d'évaluation/orientation d'un signalement retenu.


2003 ◽  
Vol 34 (4) ◽  
pp. 219-226 ◽  
Author(s):  
Bart Duriez ◽  
Claudia Appel ◽  
Dirk Hutsebaut

Abstract: Recently, Duriez, Fontaine and Hutsebaut (2000) and Fontaine, Duriez, Luyten and Hutsebaut (2003) constructed the Post-Critical Belief Scale in order to measure the two religiosity dimensions along which Wulff (1991 , 1997 ) summarized the various possible approaches to religion: Exclusion vs. Inclusion of Transcendence and Literal vs. Symbolic. In the present article, the German version of this scale is presented. Results obtained in a heterogeneous German sample (N = 216) suggest that the internal structure of the German version fits the internal structure of the original Dutch version. Moreover, the observed relation between the Literal vs. Symbolic dimension and racism, which was in line with previous studies ( Duriez, in press ), supports the external validity of the German version.


Author(s):  
Odile Husain

Le présent article tente d’effectuer un rapprochement entre un article européen de Rossel et Merceron et un livre américain de Reid Meloy, tous deux consacrés à l’analyse des organisations psychopathiques. Si tous les auteurs s’entendent sur l’économie narcissique du psychopathe, le choix de la population d’étude diffère quelque peu, en raison de l’approche structurale des premiers et de l’approche symptomatique du second. Tandis que l’étude suisse ne retient que des psychopathes du registre des états-limites, l’étude américaine inclut également des psychopathes de niveau psychotique. Par contre, la mésentente règne au niveau des outils d’analyse du discours psychopathique: analyse statistique et échelles validées chez Meloy; approche qualitative chez Rossel et Merceron. Aux premiers, l’on reprochera un certain réductionisme et appauvrissement du discours, prix à payer pour le respect de la standardisation et de la cotation. Aux seconds, l’on reprochera l’absence de toute quantification qui pose problème lorsque l’on aborde la question de la validité des données. Néanmoins, Européens et Américains s’entendent sur la notion d’un fonctionnement psychopathique. La relation d’objet est marquée par la pulsion agressive et ses dérivatifs, par la recherche de pouvoir et de contrôle. La lutte contre la dépendance est déduite chez Meloy de l’absence de réponse de texture et chez Rossel et Merceron de l’absence de contenus de dépendance. La qualité narcissique des représentations d’objet est mise en évidence, chez Meloy, par le biais de l’investissement du paraître, chez Rossel et Merceron par l’importance du processus d’externalisation. La dévalorisation des objets est aussi décrite. Ni les uns ni les autres ne font réellement référence à l’angoisse car cette angoisse qualifiable d’anaclitique s’exprime justement sous des manifestations tout à fait opposées. Le vide intérieur est déduit, chez Meloy, à partir de l’ennui que vit le psychopathe et, chez Rossel et Merceron, à partir de la survalorisation de la référence au réel. Une grande convergence existe entre les deux écrits au sujet des mécanismes de défense. Tous les auteurs s’accordent sur la prépondérance du clivage et du déni, un déni par le mot et l’acte chez Meloy, un déni hypomaniaque chez Rossel et Merceron. De part et d’autre de l’Atlantique, on s’accorde également pour attribuer une place importante à l’identification projective et à l’identification à l’agresseur. Par ailleurs, Rossel et Merceron démontrent comment à travers les caractéristiques de l’énonciation et les nuances de la verbalisation du psychopathe, il est possible d’inférer son non-investissement de la mentalisation et du savoir au profit d’un surinvestissement de l’agir. La complémentarité, voire la similarité, des commentaires dans les deux ouvrages devrait réconforter certains cliniciens, désarmés devant le fossé qui semble parfois régner entre la littérature des deux continents et confirmer, qu’indépendamment du type de méthodologie et de validation choisi, l’observation clinique du psychologue expérimenté demeure la pierre angulaire de toute recherche en psychopathologie.


2011 ◽  
pp. 4-15
Author(s):  
A. Belyanin ◽  
I. Egorov

The paper is devoted to Maurice Allais, the Nobel prize winner and one of the most original and deep-thinking economist whose centenary is celebrated this year. The authors describe his contributions to economics, and his place in contemporary science - economics and physics, as well as his personality and philosophy. Scientific works by Allais, albeit translated into Russian, still remain little known. The present article aims to fill this gap and to pay tribute to this outstanding intellectual and academic, who deceased last year, aged 99.


Author(s):  
Somboon Watana, Ph.D.

Thai Buddhist meditation practice tradition has its long history since the Sukhothai Kingdom about 18th B.E., until the present day at 26th B.E. in the Kingdom of Thailand. In history there were many well-known Buddhist meditation master teachers, i.e., SomdejPhraBhudhajaraya (To Bhramarangsi), Phraajarn Mun Puritatto, Luang Phor Sodh Chantasalo, PhramahaChodok Yanasitthi, and Buddhadasabhikkhu, etc. Buddhist meditation practice is generally regarded by Thai Buddhists to be a higher state of doing a good deed than doing a good deed by offering things to Buddhist monks even to the Buddha. Thai Buddhists believe that practicing Buddhist meditation can help them to have mindfulness, peacefulness in their own lives and to finally obtain Nibbana that is the ultimate goal of Buddhism. The present article aims to briefly review history, and movement of Thai Buddhist Meditation Practice Tradition and to take a case study of students’ Buddhist meditation practice research at the university level as an example of the movement of Buddhist meditation practice tradition in Thailand in the present.


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