scholarly journals Contribution à l’histoire postglaciaire de la végétation en Gaspésie méridionale, Québec

2007 ◽  
Vol 46 (3) ◽  
pp. 273-284 ◽  
Author(s):  
Hélène Jetté ◽  
Pierre J. H. Richard
Keyword(s):  

RÉSUME Quatre sites de la Gaspésie méridionale sont présentés dans le but de reconstituer l'histoire de la colonisation et de l'évolution végétale postglaciaire au nord de la baie des Chaleurs. La région a connu une période non-arboréenne suivie de l'afforestation par le peuplier et l'épinette aux environs de 10 000 ans BP. Par la suite, une formation forestière à grande composante d'aulne crispé, formation semblable à celle de la sapinière à épinette noire observée de nos jours à l'étage subalpin de la Gaspésie, s'établit jusqu'à environ 7000 ans BP. Le maintien de cette formation végétale pendant environ 3000 ans semble traduire un délai dans la migration végétale, délai qui pourrait être relié à un climat régional relativement froid et humide attribuable à la présence de l'Inlandsis laurentidien au nord du Saint-Laurent. La végétation évolue ensuite vers la sapinière ou l'érablière. Entre 7000 ans et 4000 ans BP, les représentations maximales des courbes polliniques de certaines espèces thermophiles décidues et du pin blanc traduisent la réponse de la végétation à un maximum climatique. On note ensuite le déclin graduel de ces espèces, ce qui, depuis 4000 ans, traduirait un refroidissement graduel du climat. L'examen des sédiments supérieurs de certains sites permet de reconnaître la période de colonisation européenne : mise en culture des terres et coupe sélective.

2005 ◽  
Vol 20 (50) ◽  
pp. 347-365 ◽  
Author(s):  
Serge Payette
Keyword(s):  

Le présent travail se rapporte à la description et à la cartographie des sous-zones et des domaines écoclimatiques de l'Hémi-arctique, situés entre la mer d'Hudson et la baie d'Ungava au Nouveau-Québec. Les subdivisions écologiques de ce territoire ont été faites grâce à la distribution différentielle des trois espèces arborescentes dominantes (épinette blanche, épinette noire et mélèze) et des principales formations conifériennes. L'ensemble des observations suggère que les conditions climatiques actuelles et historiques sont responsables de la nature et du patron géographique des limites écologiques proposées.


2019 ◽  
Vol 143 (2) ◽  
pp. 18-32
Author(s):  
Pierre-Luc Couillard ◽  
Serge Payette ◽  
Martin Lavoie ◽  
Jason Laflamme
Keyword(s):  

Nous avons documenté les caractéristiques physiographiques, climatiques et écologiques du domaine bioclimatique de la pessière noire à mousses le long d’un transect longitudinal de 1 000 km, de l’Abitibi à la Basse-Côte-Nord. Dans la portion ouest du domaine, le climat continental et plus sec favorise les feux. Les pessières à épinette noire et celles à épinette noire et à pin gris constituent les peuplements dominants. Les pessières à épinette noire et sapin baumier augmentent en importance dans la portion centrale du domaine, tandis que sur la Côte-Nord, les feux moins fréquents et le climat plus humide favorisent les sapinières perturbées par les épidémies d’insectes. C’est dans cette région que la proportion de forêts âgées de plus de 100 ans est la plus élevée. Les pessières à lichens et les lichénaies sont aussi plus abondantes à l’est de Sept-Îles. L’ampleur des changements observés montre qu’il est primordial de considérer le gradient longitudinal pour expliquer la répartition des formations végétales de la forêt boréale, au même titre que le gradient latitudinal qui, lui, est beaucoup plus souvent étudié.


2005 ◽  
Vol 81 (4) ◽  
pp. 516-524 ◽  
Author(s):  
Marcel Prévost ◽  
Daniel Dumais ◽  
André P Plamondon

We present the 10-year results of a forest drainage experiment conducted in a pre-mature uneven-aged black spruce (Picea mariana [Mill.] BSP) stand, in Bas-Saint-Laurent, Québec, Canada. The set up included 20, 30, 40, 50 and 60 m ditch spacings, and the data were pooled in three diameter classes, ≤ 4 cm (small stems), 6–10 cm (medium-size stems) and ≥ 12 cm (large stems), in order to take into account stand structure in the analysis. The diameter growth of large stems (dominant cover, height ~ 8–12 m) was not improved by drainage. Medium-size stems (intermediate story, ~ 4–8 m) showed a better growth at a 5–10 m distance from the ditches, while small stems (understory ~ 1–4 m) reacted well to drainage, proportionally to ditch closeness. Generally, growth and gain attributable to drainage increased with the live crown ratio, from one third of the total tree height. We did not detect any effect of drainage or distance from the nearest ditch on the nutrient content of the current year foliage of the large stems. For small stems, even the individuals located at 25–30 m from the ditches showed a growth increase compared to the control, although the understory did not benefit from full light conditions. Results suggest that drainage aiming at correcting watering-up following harvesting could permit a rapid growth increase of advance growth. Key words: diameter growth, foliar analysis, forest drainage, black spruce, Picea mariana, forested peatland


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