scholarly journals Réseaux reliques de polygones de tourbe, moyenne et basse Côte-Nord du Saint-Laurent, Québec

2007 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 127-146 ◽  
Author(s):  
Jean-Claude Dionne

RÉSUMÉ Sur la moyenne et la basse Côte Nord du Saint-Laurent, notamment à Blanc-Sablon, île Verte et île Nue de Mingan, existent des réseaux de polygones dans des tapis tourbeux de moins de 100 cm d'épaisseur recouvrant des plages sableuses ou caillouteuses de la mer de Goldthwait entre 4 et 8 m d'altitude. À l'île Verte, les polygones mesurent entre 4 et 17 m de côté et sont séparés par des fissures béantes larges de 25 à 100 cm et jusqu'à 190 cm aux intersections, et profondes de 75 à 90 cm. La tourbe sèche, compacte et ligneuse, est composée de deux espèces dominantes, Empetrum nigrum et Ledum groenlandicum. La température moyenne annuelle de l'air est d'environ 0,50C et il n'existe pas de pergélisol. Il s'agit de polygones de tourbe reliques présentant les mêmes caractéristiques que ceux des zones de pergélisol continu, notamment dans la région de Churchill (Manitoba), sur la côte ouest de la mer d'Hudson. Des diverses hypothèses évoquées pour expliquer l'origine des fissures, celle impliquant une contraction par le froid avec formation de coins de glace est retenue. Les datations au 140C obtenues sur la base du tapis organique indiquent un âge inférieur à 2000 ans en accord avec l'âge d'émersion des niveaux de 4 à 8 m dans le golfe du Saint-Laurent. La matière organique tapissant le fond des fissures béantes a donné un âge plus récent que 500 ans. En conséquence, ce réseau s'est développé au cours du dernier millénaire et probablement au cours du Petit Âge glaciaire. Il témoigne de l'existence ancienne de pergélisol dans l'est du Québec et implique des températures moyennes annuelles de l'air de l'ordre de -40C ou moins. Il met en évidence une fluctuation climatique relativement importante à une époque historique, fluctuation climatique retracée d'ailleurs dans d'autres régions du Québec nordique et les hauts sommets de la Gaspésie.

2007 ◽  
Vol 42 (3) ◽  
pp. 289-301 ◽  
Author(s):  
Jean-Claude Dionne ◽  
Vincent Gérardin

RÉSUMÉ Divers types de buttes organiques de taille décimétrique à métrique, non encore décrites, ont été observés sur la Côte-Nord du golfe du Saint-Laurent entre Sept-Îles et Blanc-Sablon. Les unes sont entièrement organiques, d'autres ont un noyau minéral constitué d'un bloc erratique. Certaines buttes sont composées de débris organiques peu à moyennement décomposés, en particulier des débris d'éricacées et des bryophytes dont principalement des sphaignes. D'autres sont composées d'une "tourbe" ligneuse et sèche. Sur les premières, le couvert végétal comprend Kalmia augustifolia, Rhododendron canadense, Ledum groenlandicum, Vaccinium spp., des sphaignes et des lichens. Sur les secondes, on trouve en surface Empetrum nigrum, Vaccinium spp., Ledum groenlandicum, Rubus chamaemorus et des lichens (Cladonia spp. et Cladina spp.). Les buttes forment tantôt des champs ouverts, tantôt des complexes où elles sont très rapprochées. On les trouve généralement sur des versants de pente faible à modérée, relativement bien drainés. Plusieurs se sont développées directement sur le substrat rocheux; quelques-unes sont sur du till, des plages sablo-graveleuses ou sur des dunes. Les buttes ne sont pas gelées en été et ne ressemblent en rien aux palses. Dans la plupart des sites, elles semblent s'être développées après feu. Le mode de formation paraît lié à l'accumulation différentielle sur place de débris organiques à partir d'îlots de végétation, en particulier des éricacées, dont Kalmia augustifolia. Certaines buttes avec un bloc erratique pourraient résulter en partie du soulèvement de pierres par le gel. D'autres buttes à contenu organique ligneux se seraient développées sur place en raison de l'humidité ambiante. L'âge des buttes est postérieur à 3000 ans BP. Plusieurs se sont développées après 1500 ans. Le taux d'accumulation de la matière organique estimé pour certaines buttes varie de 0,38 à 3 mm par année.


Author(s):  
Adam Rajsz ◽  
Bronisław Wojtuń ◽  
Aleksandra Samecka-Cymerman ◽  
Paweł Wąsowicz ◽  
Lucyna Mróz ◽  
...  

AbstractThis investigation was conducted to identify the content of metals in Calluna vulgaris (family Ericaceae), Empetrum nigrum (family Ericaceae), Festuca vivipara (family Poaceae) and Thymus praecox subsp. arcticus (family Lamiaceae), as well as in the soils where they were growing in eight geothermal heathlands in Iceland. Investigation into the vegetation of geothermal areas is crucial and may contribute to their proper protection in the future and bring more understanding under what conditions the plants respond to an ecologically more extreme situation. Plants from geothermally active sites were enriched with metals as compared to the same species from non-geothermal control sites (at an average from about 150 m from geothermal activity). The enriched metals consisted of Cd, Co, Cu, Fe and Ni in C. vulgaris; Cd, Mn and Ti in E. nigrum; Hg and Pb in F. vivipara; and Cd, Fe and Hg in T. praecox. Notably, C. vulgaris, E. nigrum, F. vivipara and T. praecox had remarkably high concentrations of Ti at levels typical of toxicity thresholds. Cd and Pb (except for C. vulgaris and F. vivipara) were not accumulated in the shoots of geothermal plants. C. vulgaris from geothermal and control sites was characterised by the highest bioaccumulation factor (BF) of Ti and Mn; E. nigrum and F. vivipara by the highest BF of Ti and Cr; and T. praecox by the highest BF of Ti and Zn compared to the other elements. In comparison with the other examined species, F. vivipara from geothermal sites had the highest concentration of Ti in above-ground parts at any concentration of plant-available Ti in soil.


2021 ◽  
Vol 42 ◽  
pp. 15-17
Author(s):  
Anastasiia O. Ponkratova ◽  
Andrei K. Whaley ◽  
Olga A. Balabas ◽  
Sergey N. Smirnov ◽  
Peter Proksch ◽  
...  
Keyword(s):  

1975 ◽  
Vol 53 (23) ◽  
pp. 2776-2795 ◽  
Author(s):  
D. H. Vitt ◽  
P. Achuff ◽  
R. E. Andrus

Three patterned fens in north central Alberta were analyzed to elucidate vegetation patterns in vascular plants and bryophytes. Two flark associations dominated by Menyanthes trifoliata and Carex limosa, both of which had Sphagnum jensenii and Drepanocladus exannulatus phases, were recognized. The strings consist of two associations; one is dominated by Betula glandulosa, Tomenthypnum falcifolium, and Aulacomnium palustre; the second is dominated by Picea mariana, Sphagnum magellanicum, and Ledum groenlandicum. An intensive analysis of one fen reveals that these mires are ‘poor fens’ with a mean pH of 5.2 and Ca2+concentration of 2.3 ppm. The fens occur on low drainage divides and Ca2+ is depleted as water flows through the fens. An ecological series of bryophytes is described in the transitions between flarks and strings.


1979 ◽  
Vol 57 (9) ◽  
pp. 997-999 ◽  
Author(s):  
R. J. Reader

In laboratory freezing trials, cold hardiness of six types of bog ericad flowers differed significantly (i.e., Chamaedaphne calyculata > Andromeda glaucophylla > Kalmia polifolia > Vaccinium myrtilloides > Ledum groenlandicum > Vaccinium macrocarpon) at air temperatures between −4 and −10 °C but not at temperatures above −2 °C. At the Luther Marsh bog in southern Ontario, low temperatures (−3 to −7 °C) would select against May flowering by the least cold hardy ericads. Availability of pollinators, on the other hand, would encourage May flowering by the most cold hardy species. Presumably, competition for insect pollinators has promoted the diversification of bog ericad flowering peaks, while air temperature, in conjunction with flower cold hardiness, determined the order in which flowering peaks were reached.


1973 ◽  
Vol 105 (5) ◽  
pp. 813-815 ◽  
Author(s):  
A. G. Robinson

AbstractTwo new species of aphids are described from Manitoba, Acyrthosiphon assiniboinensis new species from Potentilla fruticosa L., and Masonaphis pinawae new species from Ledum groenlandicum Oeder.


1973 ◽  
Vol 61 (1) ◽  
pp. 289 ◽  
Author(s):  
J. N. B. Bell ◽  
J. H. Tallis
Keyword(s):  

1984 ◽  
Vol 49 (2) ◽  
pp. 634-636 ◽  
Author(s):  
J. KÄPPÄ ◽  
H. KALLIO ◽  
I. PELTONEN ◽  
R. LINK
Keyword(s):  

Author(s):  
T. I. Krivomaz

Abstract A description is provided for Diderma alpinum, a nivicolous myxomycete (slime mould). Some information on its dispersal and transmission and conservation status is given, along with details of its geographical distribution (Morocco, USA (Alaska, California, Colorado, Montana, Utah, Virginia, Washington), Brazil, Macquarie Island, India, Japan, Nepal, Uzbekistan, Australia (Tasmania and Victoria), New Zealand, Austria, Finland, France, Germany, Greece, Italy, Poland, Russia (Moscow oblast), Slovenia, Spain, Switzerland, UK, and Ukraine), hosts (Alnus viridis, Deschampsia alpina, D. cespitosa, Empetrum nigrum, Juncus trifidus, Larix sp., Nardus stricta, Plantae indet., Rubus sp., and Vaccinium myrtillus), and interactions and habitats.


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