scholarly journals Traumatisme et trouble de la personnalité limite

2007 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 177-187 ◽  
Author(s):  
Joel Paris

RÉSUMÉ Le présent article passe en revue Timportant corpus de preuves empiriques amassées au sujet du rapport qu'il est possible d'établir entre certaines expériences traumatiques subies durant l'enfance et l'installation des troubles de la personnalité dite limite ou « borderline » chez l'adulte. Les connaissances accumulées à ce jour nous indiquent qu'un traumatisme subi durant l'enfance est l'un des nombreux facteurs de risque à l'égard des personnalités limites, mais qu'il ne saurait en être le principal facteur étiologique.

2012 ◽  
Vol 37 (1) ◽  
pp. 135-155
Author(s):  
Dominick Gamache ◽  
Louis Diguer

S’il est généralement admis que le traitement des troubles de la personnalité constitue une entreprise souvent parsemée d’embûches, les connaissances sur les défis et obstacles de l’intervention associés au traitement des troubles du groupe A du DSM demeurent limitées. Le présent article se propose d’illustrer ces difficultés à partir de l’étude du suivi d’un patient présentant un trouble de personnalité schizoïde, qui a bénéficié pendant plus d’un an d’un traitement psychodynamique. Les vicissitudes de ce suivi permettront d’explorer les angoisses relationnelles profondes qui peuvent compliquer le traitement de ce trouble, et comment ces angoisses doivent être prises en considération dans les interventions. Les enjeux contre-transférentiels puissants suscités par ces patients seront approfondis, en particulier ceux générés par les silences prolongés et la gestion constante de la distance thérapeutique optimale. L’article propose également une réflexion sur les limites de la conceptualisation actuelle du trouble par les modèles catégoriels comme celui du DSM, et fait ressortir comment une compréhension dynamique qui fait appel aux notions d’angoisse et d’ambivalence relationnelle peut enrichir le traitement.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 36-36
Author(s):  
J.-D. Guelfi

Les troubles de la personnalité figurent dans deux sections distinctes de la classification. Dans la section II, on retrouve la définition générale des 10 troubles de la personnalité selon le DSM-IV TR, avec les critères diagnostiques inchangés et, pour chaque trouble, des considérations actualisées sur : les caractéristiques cliniques principales, les caractéristiques associées, les chiffres de prévalence, l’évolution, les facteurs de risque connus, les considérations culturelles et selon le genre, le diagnostic différentiel enfin. Dans la section III, un chapitre consacré à un modèle alternatif pour les troubles de la personnalité inclut de nouveaux critères diagnostiques généraux. Les principaux changements concernent les critères obligatoires A et B. Le critère A concerne le fonctionnement de la personnalité. Le critère B concerne les traits de personnalité pathologique dans cinq dimensions : l’affectivité négative, le détachement, l’antagonisme, la désinhibition et le psychoticisme. Au sein de ces dimensions, figurent 25 facettes cliniques distinctes. Sont ensuite envisagés six troubles spécifiques de la personnalité, définis par des altérations typiques du fonctionnement psychique (critère A) et par des traits de personnalité pathologique (critère B). De nouveaux critères sont proposés pour les personnalités antisociales, évitantes, borderline, narcissiques, obsessionnelles compulsives et schizotypiques. Pour les sujets répondant aux critères généraux mais pas à ceux des troubles spécifiques, le diagnostic de trouble de personnalité spécifié par les traits est retenu pour autant que le critère B soit rempli. Le chapitre suivant est consacré aux différents traits de personnalité. Il est inspiré principalement par le modèle des cinq facteurs. Le questionnaire recommandé pour évaluer les cinq dimensions et les 25 facettes cliniques est le PID-5 de R Krueger (en accès libre pour l’instant sur Internet). Suivent des considérations sur l’utilité clinique de l’évaluation du fonctionnement en 5 niveaux et une définition précise des 25 facettes. La section III a repris les principales recommandations du groupe de travail publiées (et largement critiquées !). Celles-ci seront commentées.


2017 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 3-20 ◽  
Author(s):  
Solène Fourdain ◽  
Catherine-Marie Vanasse ◽  
Nancy Poirier ◽  
Lionel Carmant ◽  
Anne Gallagher

Les cardiopathies congénitales (CC) sont les malformations les plus fréquentes chez le nouveau-né. La littérature des dernières décennies a mis en évidence des retards développementaux fréquents dans cette population, notamment sur le plan de la motricité, du fonctionnement intellectuel global, du langage, de la mémoire, de l’attention et des fonctions exécutives. Le présent article propose une revue de littérature concernant la physiopathologie de ces retards et les facteurs susceptibles d’en augmenter les risques. Les profils neuropsychologiques associés à la présence d’une CC, ainsi que leur impact sur les acquisitions scolaires, l’adaptation comportementale et la qualité de vie seront présentés.


2014 ◽  
Vol 34 (1) ◽  
pp. 55-95
Author(s):  
Débora Poncelet ◽  
Dominique Lafontaine

Tous les élèves sont affectés d’une manière ou d’une autre par le passage du primaire au secondaire. La recherche suggère que l’échec scolaire constitue un des explicateurs les plus puissants du décrochage scolaire. Le décrochage scolaire est un phénomène multidimensionnel dont les différents facteurs explicatifs sont interdépendants. En plus des facteurs individuels, différentes études ont mis en évidence la relation qui existe entre certaines caractéristiques familiales et le risque de décrochage scolaire : niveau socio-économique, soutien parental, engagement, supervision, valeurs et attentes scolaires sont autant d’éléments issus du monde familial susceptibles d’apporter un éclairage dans la compréhension du décrochage scolaire. Le présent article s’intéresse plus particulièrement à l’étude des perceptions des élèves à l’égard de différents aspects inhérents au milieu familial, à l’école ainsi qu’à différents facteurs de risque associés au jeune durant la période de la transition primaire-secondaire. Il s’agit également de voir comment ces différents facteurs s’influencent mutuellement pour une période scolaire donnée mais aussi de façon longitudinale sur trois années scolaires. Nous recourons à un modèle en pistes causales pour prédire le risque de décrochage scolaire au départ des différents facteurs mesurés. Nos résultats mettent en évidence le rôle central joué par trois variables individuelles dans l’explication directe et indirecte de nos critères : le sentiment du jeune par rapport à l’école et à sa scolarité ainsi que les résultats scolaires. Au vu de nos résultats, il ressort que le comportement social, les méthodes de travail et l’intégration sociale interviennent de façon significative dans le processus d’accrochage scolaire.


2008 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 123-134
Author(s):  
B.S. Leclerc ◽  
C. Bégin ◽  
E. Cadieux ◽  
L. Goulet ◽  
N. Leduc ◽  
...  

Dans les études longitudinales, il devient diffi cile de déterminer les facteurs de risque de chutes, car l’exposition varie durant la période de suivi et les sujets peuvent subir un événement plus d’une fois. Or, les analystes font peu de cas de ces considérations et n’utilisent pas nécessairement les bonnes méthodes statistiques. En règle générale, on se concentre sur la proportion des personnes ayant fait une chute ou le temps écoulé jusqu’à la première chute. Dans un cas comme dans l’autre, on fait abstraction de l’hypothèse fondamentale de l’indépendance des événements et on écarte par le fait même des données pertinentes. Dans le présent article, nous examinons les méthodes en usage actuellement et nous proposons une extension du modèle de risques de Cox. Nous illustrons cette version étendue du modèle par une étude des facteurs de risque susceptibles d’être associés à des chutes parmi un groupe de 959 personnes âgées. Enfi n, nous comparons les résultats obtenus avec la méthode de Wei, Lin et Weissfeld (ci-après désignés WLW) et ceux obtenus avec plusieurs autres méthodes. Les facteurs d’exposition étudiés qu’ils soient fixes ou variables dans le temps comprennent les caractéristiques socio-démographiques, l’indice de masse corporelle (IMC), le risque nutritionnel, la consommation d’alcool, les dangers de l’environnement domiciliaire, la démarche et l’équilibre, et la consommation de médicaments. Notre étude révèle que les méthodes utilisées couramment pour analyser les facteurs de risque de chutes sont inadéquates, car elles créent un biais appréciable comparativement au modèle de WLW, qui utilise des covariables dépendantes du temps. Les résultats de notre étude montrent également qu’il peut être vain de modéliser la première survenue d’un événement, étant donné que le risque de survenue varie entre les chutes.


2003 ◽  
Vol 34 (4) ◽  
pp. 219-226 ◽  
Author(s):  
Bart Duriez ◽  
Claudia Appel ◽  
Dirk Hutsebaut

Abstract: Recently, Duriez, Fontaine and Hutsebaut (2000) and Fontaine, Duriez, Luyten and Hutsebaut (2003) constructed the Post-Critical Belief Scale in order to measure the two religiosity dimensions along which Wulff (1991 , 1997 ) summarized the various possible approaches to religion: Exclusion vs. Inclusion of Transcendence and Literal vs. Symbolic. In the present article, the German version of this scale is presented. Results obtained in a heterogeneous German sample (N = 216) suggest that the internal structure of the German version fits the internal structure of the original Dutch version. Moreover, the observed relation between the Literal vs. Symbolic dimension and racism, which was in line with previous studies ( Duriez, in press ), supports the external validity of the German version.


Praxis ◽  
2003 ◽  
Vol 92 (5) ◽  
pp. 168-178
Author(s):  
Baumgartner ◽  
Georgiadis

Ce travail de revue présente la prévention secondaire des accidents vasculaire cérébraux par le traitement des facteurs de risque vasculaire, les inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire, l'anticoagulation ou les thérapies endovasculaires. Deux études publiées récemment (PROtection aGainst Recurrent Stroke Study (PROGRESS) et la Heart Protection Study (HPS) ont pour la première fois pu démontrer l'efficacité d'un traitement contre l'hypertension et par statines dans la prévention secondaire après un accident vasculaire cérébral. PROGRESS a montré que la combinaison de perindopril et d'indapamide permet de réduire de 43% la survenue d'accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques chez les patients hypertendus ou normotendus alors que HPS a mis en évidence une diminution de 20% des accidents vasculaires cérébraux ischémiques chez les patients avec des taux sériques normaux ou élevés de cholestérol. Les sténoses carotidiennes symptomatiques avec un resserrement distal > ou égal à 70% sont opérées par endartérectomie; en cas de sténose distale de 50–69% une décision individuelle est prise; une endartérectomie n'est pas indiquée en cas de sténose < 50%. Les patients chez lesquels une source cardiaque d'embolie est mise en évidence doivent être anticoagulés (INR 2.5, intervalle: 2–3) à l'exception des myxomes cardiaques et des endocardites bactériennes. Si aucune intervention chirurgicale sur une artère cérébrale n'est indiquée ou si le patient ne doit pas être anticoagulé, on traite par un inhibiteur de l'agrégation plaquettaire: 100 mg d'aspirine ou la combinaison d'aspirine et de dipyridamol sont le traitement de choix. En cas de récidive d'ischémie sous aspirine ou d'intolérance à l'aspirine, le clopidogrel est prescrit. Comme alternative au clopidogrel en cas de récidive d'ischémie, une anticoagulation (INR 2.0, intervalle: 1.5–2.5) peut être prescrite.


Praxis ◽  
2020 ◽  
Vol 109 (1) ◽  
pp. 9-12
Author(s):  
Martin Preisig ◽  
Marie-Pierre F. Strippoli ◽  
Caroline L. Vandeleur

Résumé. PsyCoLaus, comportant une investigation de la santé mentale et du fonctionnement cognitif, vise à déterminer la prévalence et l’évolution des troubles mentaux et à étudier les mécanismes qui sous-tendent l’association entre ces troubles et les maladies cardiovasculaires. Cette investigation a mis en évidence un taux de prévalence vie-entière très élevé de 43,6 % pour les troubles dépressifs majeurs à Lausanne. Nous avons également observé que l’association entre la dépression et les facteurs de risque cardio-métaboliques est essentiellement attribuable au sous-type de dépression atypique, caractérisé par une augmentation de l’appétit, une lourdeur dans les membres, une hypersomnie et une réactivité affective conservée. Les patients présentant ce type de dépression ont un risque élevé de développer du surpoids, du diabète et un syndrome métabolique et méritent une attention particulière au niveau métabolique.


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