scholarly journals Prévention chômage

2006 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 106-113
Author(s):  
Jacques Limoges

Résumé Après avoir brièvement défini la santé mentale et les retombées du travail, l'auteur aborde les préventions primaire, secondaire et tertiaire du chômage, en s'attardant d'une façon particulière à la prévention primaire. Il poursuit en démontrant comment le chômage affecte tout le monde et nous concerne tous : chômeurs, travailleurs, étudiants, réseaux naturels de chômeurs et, enfin, les intervenants en santé communautaire et mentale. Il conclut avec un plaidoyer pour une approche intégrée et concertée en prévention-chômage, ce qui ne pourrait se faire sans la collaboration des experts de la dynamique individu-étude-travail.

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S5-S5
Author(s):  
M. Willard

Les problèmes psychosociaux dans le monde de l’entreprise sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves. L’augmentation continue du nombre de suicides au travail, dont les médias se font régulièrement l’écho, en témoigne. La France est l’un des pays les plus touchés. Pourtant, les réponses proposées dans le monde de l’entreprise restent limitées à la gestion du stress, semblant ignorer l’existence de réels troubles de l’humeur d’origine professionnelle. Il est vrai que la plupart des intervenants au sein des entreprises n’ont pas de formation psychiatrique. Il existe d’authentiques dépressions professionnelles qui surviennent suite à des difficultés dans le monde du travail et s’expriment principalement au travail. Ces dépressions représentent la majeure partie des dépenses médicales occasionnées par les problèmes de santé mentale. La dépression des dirigeants d’entreprise, souvent méconnue, est un facteur causal de certaines faillites. La sémiologie est spécifique, les éléments de prise en charge et de prévention primaire, sont très différents de ceux du stress professionnel. De la même façon, le cadre législatif est surprenant. La dépression n’existe pas dans le tableau des maladies professionnelles, et sa reconnaissance hors tableau est difficile, avec en particulier, une absence de présomption d’origine. Au contraire, le suicide est désormais fréquemment reconnu comme accident du travail. Notre intervention, après avoir rappelé la sémiologie spécifique des troubles de l’humeur d’origine professionnelle, fera le point sur les aspects de prévention spécifique et sur les éléments de prise en charge. Nous présenterons, pour conclure, la prise en charge que nous avons mise en place dans un établissement bancaire français.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S147-S147
Author(s):  
M.A. Birem

Les recherches sur le calciférol (vitamine D) apportent sans cesse leur lot de nouvelles découvertes, et les troubles de santé pouvant résulter d’une carence en vitamine D sont légion : diabète de type II, maladies cardiaques, ostéoporose, maladies auto-immunes, maladie de Parkinson, fibromyalgie, cancers, etc. Le cerveau aussi n’est pas en reste, il est l’un des principaux organes du corps humain à ressentir une carence en vitamine D. Au cours des 25 dernières années, un nombre croissant d’études a permis de documenter l’implication de la vitamine D dans le fonctionnement du cerveau, notamment : la découverte du « récepteur VDR et de la 1-hydroxylase » dans les neurones cérébraux. Il est maintenant évident que la vitamine D est nécessaire au maintien d’une bonne santé mentale tout au long de la vie. En effet, des études récentes ont découvert un lien entre le taux de vitamine D et le développement précoce du cerveau, la dépression chez les enfants et les adultes, la schizophrénie et le déclin des fonctions cognitives chez les adultes plus âgés. Ce qui démontre l’importance d’un taux de vitamine D adéquat pour maintenir la santé mentale, son développement et son fonctionnement. Les recommandations actuelles sont une concentration sanguine minimale au-dessus de 30 ng/mL de vitamine D, indiquent les chercheurs. Et près de 55 % de la population mondiale sont à des niveaux inférieurs à ce seuil. De plus, les niveaux adéquats ont chuté au cours des deux dernières décennies, soulignent-ils. Cette chute marquée coïncide avec une hausse de certains troubles psychiatriques. Nous allons passer en revue les données qui incitent à penser que la carence en vitamine D pourrait être un cofacteur important de l’apparition et/ou de l’évolution de certaines maladies neuro-dégénératives ou psychiatriques. Et mettre ainsi en lumière l’importance de la supplémentation aux stades de la prévention primaire et secondaire.


2006 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 80-89
Author(s):  
Michel Mongeon

Résumé Dans cet article nous exprimons un point de vue sur la prévention en santé mentale et cela par le biais de trois questions : 1. comment les concepts utilisés dans le domaine de la prévention en santé mentale peuvent-ils devenir suffisamment opérationnels pour donner lieu à des stratégies qui soient applicables? 2. pourquoi est-il nécessaire de faire référence à des modèles conceptuels de nature inter-causale dans la mise sur pied de stratégies de prévention en santé mentale? 3. où se situe l'utilité d'opérer une distinction entre une intervention de prévention en santé mentale et un programme de prévention en santé mentale? Nous verrons que les principaux obstacles liés à la prévention ne sont pas uniquement la société ou les individus qui la composent; ces obstacles viennent également des professionnels de la santé qui ont souvent une vision ambiguë de ce qu'est la prévention en santé mentale et comment celle-ci pourrait s'effectuer.


2006 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 101-112
Author(s):  
Luc Granger

Menaçante et aliénante pour certains, libératrice et enrichissante pour d'autres, l'approche behaviorale occupe une place de plus en plus importante au Québec dans tous les secteurs où l'on s'intéresse de près ou de loin à la solution de problèmes humains. Née au début du siècle en Europe et aux États-Unis, cette approche s'est surtout développée au cours de vingt dernières années en Amérique du Nord à la suite des travaux et écrits de gens tel Eysenck, Skinner et Wolpe. Contrairement à ce que plusieurs continuent de croire elle présente une vision positive de l'humain (il n'est jamais trop tard pour intervenir et solutionner une situation problème), et accorde une grande importance à la participation active de la personne à sa propre évolution. Nous tenterons au cours des quelques lignes qui vont suivre de présenter brièvement cette approche pour ensuite faire ressortir les avantages qu'elle peut présenter au niveau de l'intervention en santé mentale.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 618-619
Author(s):  
P. Guezennec ◽  
J.-L. Roelandt

La santé mentale ne se limite pas au seul champ de la psychiatrie, mais concerne autant tous les secteurs d’activité que la population générale elle-même.Le champ des professionnels intervenant dans le champ de la santé mentale est cloisonné et dispersé. Organiser des niveaux cohérents de prise en charge, permettre la compréhension des troubles psychiques, fluidifier les parcours, lutter contre la stigmatisation, voici l’enjeu des conseils locaux de santé mentale (Clsm), exemple de démocratie sanitaire de territoire. C’est en effet un lieu de concertation et de coordination co-construit entre les élus locaux, la psychiatrie publique, les usagers, les aidants et tous les services sanitaires et sociaux. L’objectif est de définir en commun des politiques locales et des actions permettant l’amélioration de la santé mentale de la population.La psychiatrie publique a un rôle essentiel mais pas unique, dans la participation pleine et active aux actions en faveur de la santé mentale des populations. C’est le changement de paradigme, passer des soins aux personnes aux actions de prévention pour un territoire pensé comme lieu de vie de citoyens. Le Clsm conduit les acteurs à penser une réponse collective aux problèmes de santé mentale, ce qui implique de :– demander aux élus de piloter les actions pour leurs concitoyens;– faire participer tous les acteurs (soins, social, éducation.) aux orientations de la politique locale de santé mentale;– considérer l’hospitalisation comme une alternative aux soins dans la cité, en passant des services de psychiatrie publique hospitaliers, à des services territoriaux, organisant les soins au plus près des citoyens afin d’éviter les hospitalisations, par le déploiement systématique d’équipes mobiles et des hospitalisations à domicile;– renforcer les actions de santé communautaire en reconnaissant l’expertise des usagers et leur participation effective et concrète à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une politique de santé mentale.


2017 ◽  
Vol 42 (2) ◽  
pp. 39-56 ◽  
Author(s):  
Anne-Marie Laflamme

Le travail constitue un puissant vecteur d’intégration sociale pour les personnes souffrant de troubles de santé mentale, en plus de leur procurer des bénéfices thérapeutiques. Pourtant, celles-ci demeurent encore largement exclues du marché du travail. Les obstacles à leur pleine participation résident dans les préjugés dont elles sont victimes et la nécessité d’adapter le travail à leurs besoins et à leurs capacités. Au Canada, l’approche des droits fondamentaux et, en particulier, l’obligation d’accommodement raisonnable sont bien ancrées dans la jurisprudence depuis le milieu des années 1980. De nature constitutionnelle, cette obligation de portée étendue n’est limitée que par la preuve d’une contrainte excessive. Elle force ainsi les milieux de travail à prendre en compte la réalité des personnes handicapées, notamment celle des personnes souffrant de troubles mentaux. À partir d’une étude de la jurisprudence québécoise, cet article explore les potentialités de cette obligation d’accommodement afin de favoriser l’accès et le maintien en emploi des personnes souffrant de troubles mentaux. Selon cette étude, l’obligation d’accommodement impose une démarche novatrice qui tient compte de la situation particulière de la personne handicapée et qui implique la participation de toutes les parties prenantes. Par la mise en place de mesures visant la modification de l’environnement psychosocial du travail, elle ouvre la voie à des pratiques favorisant la prévention primaire des troubles de santé mentale, au bénéfice de tous.


2013 ◽  
Vol 54 (2-3) ◽  
pp. 389-411 ◽  
Author(s):  
Anne-Marie Laflamme ◽  
Maude Bégin-Robitaille

Le travail constitue un puissant vecteur d’intégration sociale pour les personnes souffrant de troubles de santé mentale, outre qu’il leur procure des bénéfices thérapeutiques. Pourtant, celles-ci demeurent encore largement exclues du marché du travail. Les obstacles à leur pleine participation résident dans les préjugés dont elles sont victimes et la nécessité d’adapter le travail à leurs besoins et à leurs capacités. L’approche des droits fondamentaux et, en particulier, l’obligation d’accommodement raisonnable à l’égard des travailleurs handicapés pourraient constituer la clef de voûte afin de forcer les milieux de travail à prendre en compte leur réalité. Elle ouvre la voie à la prévention primaire au bénéfice de tous.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document