scholarly journals L’approche behaviorale et la santé communautaire

2006 ◽  
Vol 3 (1) ◽  
pp. 101-112
Author(s):  
Luc Granger

Menaçante et aliénante pour certains, libératrice et enrichissante pour d'autres, l'approche behaviorale occupe une place de plus en plus importante au Québec dans tous les secteurs où l'on s'intéresse de près ou de loin à la solution de problèmes humains. Née au début du siècle en Europe et aux États-Unis, cette approche s'est surtout développée au cours de vingt dernières années en Amérique du Nord à la suite des travaux et écrits de gens tel Eysenck, Skinner et Wolpe. Contrairement à ce que plusieurs continuent de croire elle présente une vision positive de l'humain (il n'est jamais trop tard pour intervenir et solutionner une situation problème), et accorde une grande importance à la participation active de la personne à sa propre évolution. Nous tenterons au cours des quelques lignes qui vont suivre de présenter brièvement cette approche pour ensuite faire ressortir les avantages qu'elle peut présenter au niveau de l'intervention en santé mentale.

2006 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 80-89
Author(s):  
Michel Mongeon

Résumé Dans cet article nous exprimons un point de vue sur la prévention en santé mentale et cela par le biais de trois questions : 1. comment les concepts utilisés dans le domaine de la prévention en santé mentale peuvent-ils devenir suffisamment opérationnels pour donner lieu à des stratégies qui soient applicables? 2. pourquoi est-il nécessaire de faire référence à des modèles conceptuels de nature inter-causale dans la mise sur pied de stratégies de prévention en santé mentale? 3. où se situe l'utilité d'opérer une distinction entre une intervention de prévention en santé mentale et un programme de prévention en santé mentale? Nous verrons que les principaux obstacles liés à la prévention ne sont pas uniquement la société ou les individus qui la composent; ces obstacles viennent également des professionnels de la santé qui ont souvent une vision ambiguë de ce qu'est la prévention en santé mentale et comment celle-ci pourrait s'effectuer.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 618-619
Author(s):  
P. Guezennec ◽  
J.-L. Roelandt

La santé mentale ne se limite pas au seul champ de la psychiatrie, mais concerne autant tous les secteurs d’activité que la population générale elle-même.Le champ des professionnels intervenant dans le champ de la santé mentale est cloisonné et dispersé. Organiser des niveaux cohérents de prise en charge, permettre la compréhension des troubles psychiques, fluidifier les parcours, lutter contre la stigmatisation, voici l’enjeu des conseils locaux de santé mentale (Clsm), exemple de démocratie sanitaire de territoire. C’est en effet un lieu de concertation et de coordination co-construit entre les élus locaux, la psychiatrie publique, les usagers, les aidants et tous les services sanitaires et sociaux. L’objectif est de définir en commun des politiques locales et des actions permettant l’amélioration de la santé mentale de la population.La psychiatrie publique a un rôle essentiel mais pas unique, dans la participation pleine et active aux actions en faveur de la santé mentale des populations. C’est le changement de paradigme, passer des soins aux personnes aux actions de prévention pour un territoire pensé comme lieu de vie de citoyens. Le Clsm conduit les acteurs à penser une réponse collective aux problèmes de santé mentale, ce qui implique de :– demander aux élus de piloter les actions pour leurs concitoyens;– faire participer tous les acteurs (soins, social, éducation.) aux orientations de la politique locale de santé mentale;– considérer l’hospitalisation comme une alternative aux soins dans la cité, en passant des services de psychiatrie publique hospitaliers, à des services territoriaux, organisant les soins au plus près des citoyens afin d’éviter les hospitalisations, par le déploiement systématique d’équipes mobiles et des hospitalisations à domicile;– renforcer les actions de santé communautaire en reconnaissant l’expertise des usagers et leur participation effective et concrète à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une politique de santé mentale.


2006 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 106-113
Author(s):  
Jacques Limoges

Résumé Après avoir brièvement défini la santé mentale et les retombées du travail, l'auteur aborde les préventions primaire, secondaire et tertiaire du chômage, en s'attardant d'une façon particulière à la prévention primaire. Il poursuit en démontrant comment le chômage affecte tout le monde et nous concerne tous : chômeurs, travailleurs, étudiants, réseaux naturels de chômeurs et, enfin, les intervenants en santé communautaire et mentale. Il conclut avec un plaidoyer pour une approche intégrée et concertée en prévention-chômage, ce qui ne pourrait se faire sans la collaboration des experts de la dynamique individu-étude-travail.


Praxis ◽  
2020 ◽  
Vol 109 (1) ◽  
pp. 9-12
Author(s):  
Martin Preisig ◽  
Marie-Pierre F. Strippoli ◽  
Caroline L. Vandeleur

Résumé. PsyCoLaus, comportant une investigation de la santé mentale et du fonctionnement cognitif, vise à déterminer la prévalence et l’évolution des troubles mentaux et à étudier les mécanismes qui sous-tendent l’association entre ces troubles et les maladies cardiovasculaires. Cette investigation a mis en évidence un taux de prévalence vie-entière très élevé de 43,6 % pour les troubles dépressifs majeurs à Lausanne. Nous avons également observé que l’association entre la dépression et les facteurs de risque cardio-métaboliques est essentiellement attribuable au sous-type de dépression atypique, caractérisé par une augmentation de l’appétit, une lourdeur dans les membres, une hypersomnie et une réactivité affective conservée. Les patients présentant ce type de dépression ont un risque élevé de développer du surpoids, du diabète et un syndrome métabolique et méritent une attention particulière au niveau métabolique.


2020 ◽  
Vol 59 (3) ◽  
pp. 248-255
Author(s):  
Jean-Marc Guilé ◽  
Nicolas Benard ◽  
Olivier Bourdon ◽  
Yann Griboval ◽  
Hélène Lahaye ◽  
...  

Une intervention psychothérapeutique protocolisée a été mise au point par Stanley et associés pour aider à prévenir de futurs comportements suicidaires chez les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide. Le plan de sécurité (PS) fournit aux suicidants une planification écrite, personnalisée, étape par étape, des stratégies de protection et d’adaptation (coping) à mettre en œuvre en cas de crise suicidaire. Le PS comprend six éléments informatifs : (1) les signes avant-coureurs liés à une augmentation des impulsions suicidaires; (2) les stratégies d’adaptation internes que l’individu est capable de mettre en œuvre par lui-même; (3) les stratégies d’adaptation à mettre en œuvre avec le soutien d’amis et de parents; (4) les moyens qu’il/elle peut employer pour contacter les personnes significatives au sein de son réseau de soutien social; (5) les professionnels de la santé mentale et les services d’assistance téléphonique à éventuellement contacter en cas d’urgence suicidaire; et (6) les stratégies pour obtenir un environnement plus sûr au domicile. Les PS sont élaborés avec les suicidants au décours de la crise suicidaire. Les suicidants sont encouragés à partager le SP avec un proche de leur réseau de soutien. Ceci est obligatoire avec un suicidant mineur. Le parent ou le responsable légal doit être impliqué dans la préparation et le suivi du PS. Afin d’évaluer en permanence le risque suicidaire de l’individu, les PS sont revus tout au long du suivi thérapeutique. Le SP est une brève intervention, facile à mettre en œuvre à la suite d’une tentative de suicide. On dispose de résultats de recherche prometteurs concernant son efficacité dans la prévention des récidives de conduites auto-agressives.


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