scholarly journals Le cas de la poésie mise en discours dans un roman : Le nez qui voque de Réjean Ducharme

Urgences ◽  
1990 ◽  
pp. 7
Author(s):  
Richard Duchaine ◽  
Louise Milot ◽  
Dominique Thibault
Keyword(s):  
2003 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 113-125
Author(s):  
Pascal Caron
Keyword(s):  

Résumé L’hiver de force occupe une place particulière dans l’oeuvre de Réjean Ducharme. La pléthore de noms propres, marques, enseignes, etc., peut être interprétée comme l’intrusion d’une réalité circonstancielle, d’un contexte socio-historique donné, à l’intérieur du texte. Mais celui-ci n’est pas réductible à la peinture du Québec des années soixante-dix. L’adaptation théâtrale de Lorraine Pintal et la présentation de la pièce au Québec et en France permettent de prendre la mesure des changements idéologiques qu’une volonté de motivation historique et politique peut provoquer. La transformation, soumise aux exigences de la représentation, montre en retour que la singularité esthétique de L’hiver de force ne réside pas dans le témoignage univoque d’une lutte pour l’identité culturelle.


2017 ◽  
Vol 53 (1) ◽  
pp. 133
Author(s):  
Élisabeth Nardout-Lafarge
Keyword(s):  

1975 ◽  
Vol 11 (3-4) ◽  
pp. 247
Author(s):  
Gilles Marcotte
Keyword(s):  

2011 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 121-129
Author(s):  
Élisabeth Nardout-Lafarge

Le rire est l’une des stratégies anti-littéraires de l’oeuvre romanesque de Réjean Ducharme. Mais l’humour des narrateurs, plus ridicule que drôle, se caractérise par le recyclage des plaisanteries les plus banales, par le soulignement de mots d’esprit laborieux souvent désamorcés par leur explication, et la mise en scène d’une obligation de rire qui frise l’absurde. Dans le dérèglement de la langue, les romans produisent une usure du rire et exacerbent le dispositif pragmatique de l’humour dans une relation paradoxale avec le lecteur, à la fois invité à rire et empêché de le faire. Ce traitement du rire est analysé à partir d’exemples tirés de L’avalée des avalés, Le nez qui voque, La fille de Christophe Colomb, L’hiver de force et Les enfantômes.


2006 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 334-350
Author(s):  
Brigitte Seyfrid
Keyword(s):  

Résumé À partir d'un bref fragment représentatif (une diatribe de Bérénice), cet article se propose de cerner la dimension polémique de L'Avalée des avalés de Réjean Ducharme. La technique argumentative bérénicienne concilie en effet les deux stratégies constitutives de la polémique : elle allie en permanence la persuasion au discours disqualifiant, le « raisonnement » à un lyrisme du refus, de la révolte et de la négation. L'analyse montre, dans un premier temps, comment la disqualification de la cible, du « Titan » dévorant que constitue le corps social, se fait par l'exploitation de la réfutation, ainsi que par l'emploi d'injures, de menaces et de métaphores dévalorisantes. Puis elle s'intéresse à la constitution des valeurs béréniciennes, qui se mettent en place par le biais du marquage et du renversement axiologiques, également typiques du discours polémique. Enfin, elle fait ressortir la dimension dialogique particulière du monologue bérénicien. Ce dialogisme est en même temps présent et désavoué : l'Autre, convoqué dans le discours, est aussitôt déprécié : « la doxa », retournée en para-doxe. Le paradoxe (dans tous les sens de ce terme) est sans doute l'une des techniques privilégiées de la rhétorique bérénicienne. Il permet de caractériser la figure même de la narratrice, avaleuse et avalée tout à la fois, être clivé par excellence chez qui s'unissent les contraires.


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