scholarly journals Composition en profondeur, mobilité et montage dans Cabiria (Pastrone, 1914)

2007 ◽  
Vol 10 (1) ◽  
pp. 55-78 ◽  
Author(s):  
Elena Dagrada ◽  
André Gaudreault ◽  
Tom Gunning

RÉSUMÉ Une étude comparative du film Cabiria et de ses chutes (prises de vues exclues de son montage définitif) permet de montrer comment la mise en scène de ce film italien, sorti en 1914, est fondée sur une forme de composition spatiale en profondeur. D'où la tendance notable d'y éviter la fragmentation de l'espace via le montage, comme pour en respecter l'intégrité et mettre en valeur son aspect tridimensionnel. À l'image de la majorité des films européens de la première moitié des années dix, Cabiria réalise ainsi un idéal de représentation spatiale tridimensionnelle « à circularité limitée » qui, tout en permettant au spectateur de se rapprocher de la scène, ne situe jamais l'instance spectatorielle au centre de l'action, un idéal de représentation spatiale au sein de laquelle la mobilité de l'espace scénique est obtenue autrement que par le changement de plan.

1955 ◽  
Vol 21 (05) ◽  
pp. 501-551
Author(s):  
André Huybrechts

Il a paru intéressant, parallèlement à l’étude de la formation des prix des chemins de fer belges, de consacrer une étude assez poussée au cas congolais. On voit sans peine l’intérêt d’une étude comparative des cas de concurrence et de monopole des transports. Nous avons choisi d’examiner la politique de prix du chemin de fer de Matadi à Léopoldville, doyen des réseaux ferrés congolais. L’importance de cette voie, le nombre et la variété de ses problèmes ainsi que le fait de se trouver devant une ligne unique et non devant un réseau hétérogène justifient ce choix.


Reinardus ◽  
2009 ◽  
Vol 21 ◽  
pp. 173-181
Author(s):  
Anna Slerca

La fable ésopique du l’Aigle et du Renard trouve son homologue dans une fable mésopostamienne du XVIIe siècle avant notre ère, en caractère cunéiformes. Il s’agit de la fable de l’Aigle et du Serpent, qui fait partie d’un texte d’une certaine ampleur, la légende d’Etana. L’intérêt d’une étude comparative à ce sujet réside dans le fait que la fable en question traite entre autres quelques motifs qui ne se rencontrent pas chez Ésope dans ce cas-ci, mais qui font partie du contenu du Roman de Renart. Dans le texte mésopotamien, en effet, nous voyons que le serpent, pour se venger de l’aigle qui a rompu le pacte d’amitié, obtient du dieu du Soleil de pouvoir dresser une embûche à son rival. L’aigle est pris au piège, et il adresse à son tour une prière à la divinité, qui lui permet de se libérer. Dans le Roman de Renart, le goupil ayant offensé Isengrin, ce dernier fait un appel à l’autorité, et ce motif est relié à une embûche dont Renard est la victime, avec la complicité du chien Roonel. Bien entendu, il n’est pas question d’établir forcément un rapport direct entre le texte français et la fable orientale. Il s’agit plutôt de mettre en évidence l’appartenance possible à un groupe de contes, à une tradition qui n’est pas très éloignée. D’autres fables antiques traitent quelques-uns des motifs en question: en particulier, les fables ésopiques de l’Aigle et de l’Escarbot et de l’Homme et du Serpent.


2000 ◽  
Vol 10 (PR10) ◽  
pp. Pr10-229-Pr10-235
Author(s):  
A. Knoll ◽  
J. C. Arnault ◽  
E. Smigiel ◽  
N. Broll ◽  
A. Cornet

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