scholarly journals Diversité des formes de transition travail-retraite dans une cohorte de Canadiens âgés de 50 à 64 ans1

2008 ◽  
Vol 36 (1) ◽  
pp. 49-83 ◽  
Author(s):  
Stéphane Crespo

Résumé Nous assistons depuis quelques décennies à un profond bouleversement de la transition du travail vers la retraite. Cette transition s’est « déstandardisée » à l’instar des autres étapes du parcours de vie : de plus en plus les statuts de travailleur et de retraité se combinent ou alternent dans des formes variables. Dans la présente étude, nous dégageons onze formes de transition travail-retraite au moyen d’analyses de séquences relatives à l’activité sur le marché du travail et aux sources et niveaux de revenus d’une cohorte de Canadiens âgés de 50 à 64 ans. Nous avons constaté une variabilité des formes qui s’exprime par des différences dans la propension à maintenir un emploi dans le cadre d’une retraite partielle, à maintenir ou à reprendre une activité sur le marché du travail après la cessation d’un emploi, et enfin par une inégalité dans les sources et niveaux de revenu. Nous avons également identifié des caractéristiques personnelles et professionnelles associées à ces formes de transition. Les résultats interpellent la question de l’inégalité des personnes âgées face au maintien ou à la reprise de l’activité et à l’adéquation des sources et des niveaux de revenu à l’orée de la retraite dans le cadre de préoccupations de politiques sociales.

Author(s):  
M. Miszkurka ◽  
C. Steensma ◽  
S. P. Phillips

Introduction La connaissance des corrélats personnels et interpersonnels de la violence chez les aînés canadiens est limitée. Cette étude établit les corrélats de la violence actuelle et passée infligée par un conjoint ou un membre de la famille chez les aînés canadiens résidant dans la collectivité, en tenant compte des conditions défavorables dans l’enfance. Méthodologie Nous avons procédé à une analyse de régression logistique des données de base d’une étude longitudinale sur des personnes de 65 à 74 ans résidant dans la collectivité à Kingston (Ontario) et à Saint-Hyacinthe (Québec). La violence familiale a été mesurée avec l’outil d’évaluation du risque Frapper-Insulter-Menacer-Crier (FIMC) (Hurt-Insult-Threaten-Scream, HITS). Les rapports de cotes (RC) ont été établis avec un intervalle de confiance (IC) à 95 %. Résultats Dix-huit pour cent des sujets de l’échantillon ont déclaré subir de la violence de nature psychologique. Les femmes présentaient un risque plus élevé que les hommes de subir ou d’avoir subi de la violence de la part d’un membre de leur famille (violence actuelle : RC ajusté ¼ 1,83; IC à 95 % : 1,02 à 3,30) et de la part d’un conjoint au cours de leur vie (RC ajusté ¼ 2,48; IC à 95 % : 1,40 à 4,37). Les facteurs de risque accumulés au cours de la vie associés systématiquement à la violence actuelle et passée sont d’avoir été témoin de violence domestique dans l’enfance (violence au cours de la vie infligée par un membre de la famille : RC ajusté ¼ 9,46; IC à 95 % : 5,11 à 17,52) ainsi que des relations de mauvaise qualité avec le conjoint, la famille et les amis. Conclusion Notre recherche documente les conséquences à long terme de conditions défavorables dans l’enfance sur la violence conjugale et familiale au Canada. Nos résultats isolent certains facteurs évitables associés à la violence psychologique actuelle et passée chez les personnes âgées résidant dans la collectivité au Canada.


Author(s):  
David De la Croix ◽  
Johan Lepers

Pour ne plus faire peser le financement de la sécurité sociale uniquement sur le facteur travail, l’instauration d’une cotisation sociale généralisée (CSG) est souvent proposée. Une alternative, suggérée par la note du gouvernement fédéral sur les fins de carrière, est de rendre la pension plus sensible au nombre d’années travaillées, en introduisant un malus fonction du nombre d’années de préretraite. Cette mesure est sensée réduire le coût lié aux prépensions et ainsi rendre le financement du système plus aisé. Nous avons simulé ces deux options politiques dans un modèle d’équilibre général calculable afin d’en comparer les conséquences non seulement pour la sécurité sociale mais aussi pour la croissance et le bien-être des différentes générations. La CSG revient à introduire un impôt supplémentaire sur tous les revenus (comme des centimes additionnels), c’est-à-dire sur le travail mais également le capital, les allocations familiales, les pensions et les allocations de chômage. Lorsque nous parlons aujourd'hui de la CSG en Belgique, un taux de 1,5 % est souvent prononcé. Nous simulerons une CSG de 5 % afin de faire ressortir des effets plus significatifs. Rappelons qu’en France le taux actuel de la CSG est de 7,5 %. Concernant le malus pension, nous supposons que les travailleurs se retirant anticipativement de la vie professionnelle verraient leur pension diminuer de 4 % par année de départ anticipé. Un travailleur qui partirait ainsi à 60 ans verrait donc ses allocations de pension allégées de 5 fois 4 %. Dans cette simulation, la pension reste non-cumulable avec un salaire, au contraire de la proposition de Sneessens et Van der Linden. Les simulations nous montrent que ces deux mesures sont à même de retarder l’âge effectif de la retraite d’un an en moyenne, ce qui est modestement bénéfique pour le financement des dépenses de l’Etat. Nous avons néanmoins constaté que la CSG a comme gros désavantage de réduire le capital productif (fuite des capitaux), ce qui n’est pas favorable à la croissance. Le malus pension s'est avéré pour sa part très ciblé sur les individus âgés. Bien que très différentes, ces deux mesures affectent négativement les personnes âgées au bénéfice des plus jeunes et des générations futures. Nous avons confronté ces mesures "classiques" à une politique alternative de notre cru, qui consiste à diminuer de moitié la taxation du travail pesant sur les travailleurs âgés (58-65 ans). Leur taux moyen d’imposition (incluant les cotisations sociales) passe de 48 % à 24 %. Concrètement, l’abattement pour charges professionnelles pourrait être majoré à partir de 58 ans de manière à obtenir la réduction du taux moyen d’imposition désirée. En agissant de la sorte, on incite les travailleurs à ne pas accepter une sortie prématurée du marché du travail. Dans nos simulations, cette politique s'est révélée être une mesure très bénéfique. L’âge effectif de la retraite augmente de 4 ans en moyenne (passant de 59 ans à 63 ans), ce qui a pour effet d’accroître la base taxable et de réduire les dépenses de prépension. Ces effets sont tels que la mesure s'autofinance complètement. Des effets positifs sur le PNB par habitant ont également pu être dégagés. La diminution de la taxation du travail des travailleurs âgés profite à toutes les générations d'individus actuellement en vie, ainsi qu'aux générations futures. Sachant qu'en ce moment même, le gouvernement fédéral planche sur l'évaluation de mesures afin de refinancer la sécurité sociale, il nous paraît utile de mettre en avant les effets bénéfiques d'une réduction massive de la taxation sur les travailleurs de plus de 58 ans. C’est aussi une alternative intéressante pour accroître le taux d’activité des travailleurs âgés sans requérir un démantèlement du régime des prépensions.


Author(s):  
David De la Croix ◽  
Johan Lepers

Pour ne plus faire peser le financement de la sécurité sociale uniquement sur le facteur travail, l’instauration d’une cotisation sociale généralisée (CSG) est souvent proposée. Une alternative, suggérée par la note du gouvernement fédéral sur les fins de carrière, est de rendre la pension plus sensible au nombre d’années travaillées, en introduisant un malus fonction du nombre d’années de préretraite. Cette mesure est sensée réduire le coût lié aux prépensions et ainsi rendre le financement du système plus aisé. Nous avons simulé ces deux options politiques dans un modèle d’équilibre général calculable afin d’en comparer les conséquences non seulement pour la sécurité sociale mais aussi pour la croissance et le bien-être des différentes générations. La CSG revient à introduire un impôt supplémentaire sur tous les revenus (comme des centimes additionnels), c’est-à-dire sur le travail mais également le capital, les allocations familiales, les pensions et les allocations de chômage. Lorsque nous parlons aujourd'hui de la CSG en Belgique, un taux de 1,5 % est souvent prononcé. Nous simulerons une CSG de 5 % afin de faire ressortir des effets plus significatifs. Rappelons qu’en France le taux actuel de la CSG est de 7,5 %. Concernant le malus pension, nous supposons que les travailleurs se retirant anticipativement de la vie professionnelle verraient leur pension diminuer de 4 % par année de départ anticipé. Un travailleur qui partirait ainsi à 60 ans verrait donc ses allocations de pension allégées de 5 fois 4 %. Dans cette simulation, la pension reste non-cumulable avec un salaire, au contraire de la proposition de Sneessens et Van der Linden. Les simulations nous montrent que ces deux mesures sont à même de retarder l’âge effectif de la retraite d’un an en moyenne, ce qui est modestement bénéfique pour le financement des dépenses de l’Etat. Nous avons néanmoins constaté que la CSG a comme gros désavantage de réduire le capital productif (fuite des capitaux), ce qui n’est pas favorable à la croissance. Le malus pension s'est avéré pour sa part très ciblé sur les individus âgés. Bien que très différentes, ces deux mesures affectent négativement les personnes âgées au bénéfice des plus jeunes et des générations futures. Nous avons confronté ces mesures "classiques" à une politique alternative de notre cru, qui consiste à diminuer de moitié la taxation du travail pesant sur les travailleurs âgés (58-65 ans). Leur taux moyen d’imposition (incluant les cotisations sociales) passe de 48 % à 24 %. Concrètement, l’abattement pour charges professionnelles pourrait être majoré à partir de 58 ans de manière à obtenir la réduction du taux moyen d’imposition désirée. En agissant de la sorte, on incite les travailleurs à ne pas accepter une sortie prématurée du marché du travail. Dans nos simulations, cette politique s'est révélée être une mesure très bénéfique. L’âge effectif de la retraite augmente de 4 ans en moyenne (passant de 59 ans à 63 ans), ce qui a pour effet d’accroître la base taxable et de réduire les dépenses de prépension. Ces effets sont tels que la mesure s'autofinance complètement. Des effets positifs sur le PNB par habitant ont également pu être dégagés. La diminution de la taxation du travail des travailleurs âgés profite à toutes les générations d'individus actuellement en vie, ainsi qu'aux générations futures. Sachant qu'en ce moment même, le gouvernement fédéral planche sur l'évaluation de mesures afin de refinancer la sécurité sociale, il nous paraît utile de mettre en avant les effets bénéfiques d'une réduction massive de la taxation sur les travailleurs de plus de 58 ans. C’est aussi une alternative intéressante pour accroître le taux d’activité des travailleurs âgés sans requérir un démantèlement du régime des prépensions.


2012 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 1-12
Author(s):  
L McLaren ◽  
M Zarrabi ◽  
DJ Dutton ◽  
MC Auld ◽  
JCH Emery

Introduction Depuis quelques décennies, deux tendances marquées s'observent au Canada comme ailleurs : une hausse de la prévalence de l'excès de poids et de l'obésité chez les enfants, et une proportion à la hausse des femmes (dont les mères) sur le marché du travail et des besoins en matière de garde d'enfants. Même si une association entre la garde des enfants et leur indice de masse corporelle (IMC) est plausible et aurait une importance sur le plan des politiques, ni son existence ni sa nature n'ont été établies au Canada. Méthodologie Au moyen des données de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, nous avons examiné l'exposition à trois types de garde à 2-3 ans (garde par une personne non apparentée, garde par un membre de la parenté, garde dans une garderie) et sa relation avec le changement de percentile d'IMC (continu et catégorique) entre 2-3 ans et 6-7 ans, et avons tenu compte des corrélats sanitaires et socio-démographiques. Résultats La garde par une personne non apparentée était associée à une hausse du percentile d'IMC entre 2-3 ans et 6-7 ans chez les filles vivant dans un ménage à faible revenu et chez les garçons. Conclusion Vu les bienfaits potentiels d'une garde structurée de grande qualité pour toute une série de résultats de nature sanitaire et sociale et vu les effets néfastes possibles de certains types de garde non structurée relevés dans notre étude et d'autres, nos résultats font ressortir la nécessité de poursuivre les recherches concernant les répercussions de divers types de garde sur un ensemble de résultats, dont ceux liés au poids.


1986 ◽  
Vol 1 (4) ◽  
pp. 318-328
Author(s):  
L. Waintraub

RésuméDepuis 1975, 15 nouveaux antidépresseurs ont été commercialisés en France. Nous avons voulu étudier leurs caractéristiques pharmacocinétiques et les comparer à celles des antidépresseurs plus anciens.Il faut tout d'abord noter que, bien que de structure chimique plus hétérogène que leurs prédécesseurs, ces produits possèdent tous une ou plusieurs méthodes de dosage dans le plasma, en général chromatographique.D’un tableau regroupant les caractéristiques pharmacocinétiques, après dose unique, et après doses répétées de ces antidépresseurs de deuxième génération, nous concluons qu’ils sont peu différents à ce point de vue des antidépresseurs de première génération. Nous remarquons seulement la plus grande rapidité d‘absorption et la demi-vie plus brève de certains nouveaux produits.De l'ensemble des études portant sur des populations particulières (personnes âgées, insuffisants rénaux, malades déprimés), il est possible de déduire quelques informations importantes concernant l‘utilisation pratique de ces produits.


Author(s):  
Agnès d’Arripe ◽  
Alexandre Oboeuf ◽  
Cédric Routier

Cet article montre pourquoi nous avons fait le choix d’une approche inductive dans une recherche interdisciplinaire effectuée au sein d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Nous indiquons les conditions qui ont impliqué le recours à cette approche et son intérêt. Cinq facteurs sont discutés : l’interdisciplinarité, la flexibilité du travail collaboratif, la dimension « action » de la recherche, notre proximité avec l’interactionnisme symbolique et notre ancrage communicationnel. Nous montrons enfin comment les résultats de ce travail reflètent notre démarche inductive.


2011 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
pp. 90-111 ◽  
Author(s):  
Éric Gagnon ◽  
Pierre Moulin ◽  
Béatrice Eysermann

Le mot « accompagnement » s’est largement diffusé et popularisé au cours dernières années pour qualifier des pratiques d’intervention auprès de publics variés, dans des secteurs les plus divers — malades, sans-abri, élèves en difficultés, immigrants, etc.. À partir d’entrevues réalisées en France auprès d’intervenants oeuvrant dans quatre secteurs — soins palliatifs, soins aux personnes âgées, éducation, insertion au travail —, nous avons cherché à savoir ce que le mot accompagnement désigne et à dégager ce que ces pratiques ont en commun et ce qui les distingue. Nous avons ainsi mis en évidence le socle idéologique commun à des pratiques d’accompagnement par ailleurs très différentes. Cela nous a également permis de clarifier quelques-uns des enjeux posés par les transformations actuelles de l’intervention psychosociale.


2008 ◽  
Vol 63 (4) ◽  
pp. 261-271 ◽  
Author(s):  
P. Rérat ◽  
E. Piguet ◽  
R. Besson ◽  
O. Söderström

Abstract. La question de l’attractivité résidentielle des villescentres se pose aujourd’hui avec une acuité renforcée par le succès du modèle de la ville compacte comme alternative à l’étalement urbain. Le rôle que pourraient jouer les personnes âgées dans un éventuel «retour en ville» a souvent été évoqué sans faire jusqu’ici l’objet d’analyses spécifiques. S’insérant dans le prolongement de ces réflexions, cette contribution étudie la mobilité résidentielle selon les classes d’âge dans 14 villes-centres de Suisse entre 1995 et 2000. Un double effet de l’âge est mis en évidence: sur le degré de mobilité d’une part, sur la direction des migrations d’autre part. Si les villes attirent les jeunes, elles perdent des habitants dans les autres classes d’âge. L’hypothèse d’un retour en ville des seniors qui souhaiteraient bénéficier des aménités urbaines est ainsi rejetée pour la période considérée.


Author(s):  
Saskia N. Sivananthan ◽  
Malcolm Doupe ◽  
Margaret J. McGregor

RÉSUMÉMalgré l'augmentation de la population des personnes âgées au Canada, et la variation de stratégies de soins de longue durée (SLD) que les provinces ont mis en place, peu de recherches ont porté sur la compréhension de la mesure dans laquelle l'approvisionnement de lits des SLD résidentiels financés par l'État varient parmi les provinces, ou les facteurs influençant cette variation. Notre étude a porté sur une analyse dans laquelle nous avons examiné l'association de trois caractéristiques juridictionnelles sélectionnés avec la fourniture des lits LTC: la démographie de l'âge de la population, les ressources économiques des provinces, et les investissements provinciaux dans les soins à domicile. On n'a pas trouvé de l'écologie interjuridictionelle importante ni d'interrelation entre la variation de l'approvisionne-ment de lits des SLD avec aucune des variables étudiées. La variation entre les provinces pour le disponibilité de lits n'a également pas influencé statistiquement du jour à l'autre le niveau de soins spécifiques pour l'attente des SLD, ce qui suggère que ces jours ne sont pas influencés simplement par des différences dans l'approvisionnement de lits des SLD, et que d'autres facteurs au niveau provincial étaient en jeu.


Author(s):  
Leeann Donnelly ◽  
Michael I. MacEntee

RÉSUMÉCette étude a exploré d’une manière qualitative comment les résidents des maisons de soins de longue durée (SLD) pensent et s’adaptent aux soins qu’ils reçoivent. Nous avons interrogé et observé un groupe délibérément choisi parmi des personnes âgées dans sept etablissements qui prétendent fournir des soins centrés sur la personne. Les descriptions interprétatives de la part de 43 entrevues personnelles avec 23 participants correspondaient a une réponse à la question: Comment les habitants perçoivent-ils les soins rendus dans les établissements de SLD qui se présentent comme offrant des soins centrés sur la personne? Trois thèmes dominants sont ressortis: (1) l’environnement bienveillant; (2) la préservation de la dignité; et (3) le maintien de l’autonomie personnelle. Les participants étaient sensibles à la charge de travail du personnel infirmier, mais se sentaient éloignés du personnel. Les participants ont donné des exemples de mauvais soins et une manque d’empathie, des indignités humains et des violations de l’autonomie personnelle causées par les politiques institutionnelles qu’ils se sentaient inhibiter leur capacité à recevoir des soins selon leurs propres préférences. En général, ils ont contesté les allégations de soins centrés sur la personne, mais ils s’y sont adaptés pour faire face à un environnement qui menace leur dignité et leur autonomie.


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