Pour « Une politique globale, précise, cohérente et définitive de développement »
Résumé Cet article analyse la réceptivité des leaders franco-ontariens aux encadrements politiques élaborés par le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau de 1968 à 1984. D’emblée, la réaction à la Loi sur les langues officielles de 1969 s’avère très positive, même si des améliorations sont réclamées. En ce qui concerne les initiatives du Secrétariat d’État, les leaders franco-ontariens s’y montrent favorables, tout en surveillant de près les interventions financières et administratives du ministère. En revanche, pour l’encadrement du multiculturalisme élaboré à partir de 1971, c’est le rejet quasi total, celui-ci étant jugé comme un danger pour la promotion du bilinguisme et du biculturalisme. Enfin, l’encadrement de la Charte des droits et libertés suscite des réactions ambivalentes, les leaders franco-ontariens dénonçant le rejet en novembre 1981 de leurs principales recommandations constitutionnelles pour finalement se prévaloir des dispositions juridiques de la Charte pour protéger et promouvoir leurs droits scolaires et autres.