scholarly journals Le marché parallèle du médicament en milieu rural au Sénégal

2007 ◽  
Vol 30 (3) ◽  
pp. 219-230 ◽  
Author(s):  
Carine Baxerres ◽  
Jean-Yves Le Hesran

Résumé La naissance d’un marché dit « parallèle » du médicament remonte aux débuts des années 1980. Depuis, il ne cesse de se développer dans les pays du Sud. Au-delà du problème majeur de santé publique qu’il constitue, il représente un mode de recours aux soins largement pratiqué par les populations. Il importe donc de décrire son fonctionnement et de comprendre le rôle qu’il joue auprès d’elles. Pour cela, durant la saison des pluies 2002, nous avons réalisé une enquête ethnographique (observations directes et participantes, entretiens semi-directifs et informels) auprès des vendeurs de médicaments d’une zone rurale sénégalaise où la disponibilité et l’accessibilité des médicaments distribués dans les structures officielles sont problématiques. La description détaillée des différents acteurs de la vente permet de comprendre l’organisation spécifique de ce marché parallèle qui propose un accès optimal des médicaments aux populations et, dans certains cas, des conseils thérapeutiques. Ce marché présente de nombreux avantages, tant économiques que culturels et sociaux, et s’adapte parfaitement au mode de vie des populations. Bien qu’elle constitue des risques sanitaires certains, il est primordial – lors de la définition de politiques de santé – de réfléchir aux atouts de cette offre de soins populaire.

2016 ◽  
Vol 28 (3-4) ◽  
pp. 145-154 ◽  
Author(s):  
N. Sougou ◽  
G. Boëtsch

Cette étude est consacrée aux pratiques alimentaires, à la croissance et à la santé d'enfants vivant dans une zone sahélienne aride avec des conditions de vie semi-nomade et dans le contexte d'un processus de changement du mode de vie lié à l'implantation de la Grande muraille verte, projet de restructuration écologique. Pour cette étude, on s'est focalisé sur les pratiques de diversification alimentaire et leur impact sur les mesures anthropométriques de l'enfant. Étaient inclus dans l'étude des enfants âgés de 0 à 59 mois résidant dans la zone de Widou Thiengoly. Les mesures anthropométriques ainsi que l'âge de l'enfant ont été relevés chez 150 enfants, dont 149 enfants sont d'origine peule. Dans cette population enfantine, nous avons trouvé une relation entre l'état de nutrition et la pratique alimentaire de diversification. De manière générale, la pratique de la diversification alimentaire telle que préconisée par les politiques et normes au Sénégal diffère de celle observée à Widou. Ainsi, on note que l'aliment de diversification le plus utilisé est le lait de vache (67,5 % des enfants en reçoivent précocement) avec un âge moyen d'introduction de 6,81 mois. Par ailleurs, on note une introduction tardive et une sous-consommation des protéines animales (viande, poisson) et des fruits et légumes. Les populations ont des comportements alimentaires qui répondent à des codes culturels bien établis et ne suivent pas les recommandations normatives émises par les politiques de santé publique, sauf lorsque ces dernières intègrent les codes culturels locaux, ce qui est très rarement le cas. Ainsi, bien que la croissance des enfants de Widou se fasse sur une tendance linéaire, on note une prévalence élevée de malnutrition chez ces enfants de 25 %, taux qui est légèrement plus élevé que celui de la population sénégalaise du même âge. Les courbes de croissance des enfants de Widou se distribuent en deçà des courbes de croissance de l'OMS à l'exception de celles du périmètre crânien. Par ailleurs, on note que l'état de malnutrition de la mère n'impacte pas sur celui de l'enfant, ce qui n'est pas le cas des maladies digestives telles que la diarrhée, dont la survenue est fortement corrélée à celle de l'insuffisance pondérale (p < 0,01).


Author(s):  
Taryn Orava ◽  
Steve Manske ◽  
Rhona Hanning

Introduction Les agences provinciales, nationales et internationales de santé publique reconnaissent l’importance des politiques en matière de nutrition en milieu scolaire, qui contribuent à instaurer des environnements sains respectant les recommandations en matière d’alimentation saine à l’intention des jeunes. Le soutien à l’échelle de l’école d’un mode de vie sain reposant sur les piliers de l’approche globale de la santé en milieu scolaire (milieux social et physique; enseignement et apprentissage; politique de santé en milieu scolaire; partenariats et services) a été positivement associé à des améliorations encourageantes des comportements des élèves en matière de santé. Notre étude a utilisé l’approche globale de la santé en milieu scolaire pour classifier, comparer et décrire le soutien à une alimentation saine lors de la mise en oeuvre de la Politique de l’Ontario concernant les aliments et les boissons dans les écoles (N P/P 150). Méthodologie Nous avons recueilli des données provenant d’écoles élémentaires et secondaires consentantes d’une zone peuplée de l’Ontario à deux reprises, en 2012-2013 (période I) et en 2014 (période II). Des représentants des écoles ont rempli l’enquête Planificateur des écoles en santé ainsi qu’un document d’analyse environnementale de l’alimentation, qui ont fait l’objet d’une attribution de scores et d’analyses de contenu. Le soutien de chaque école en faveur d’une alimentation saine a été classé comme relevant de la phase « lancement », « prise de mesures » ou « maintenance » du continuum des écoles en santé pour les deux périodes, et comme étant « élevé/en hausse », « modéré », « faible/en baisse » entre la période I et la période II par rapport aux piliers de l’approche globale de la santé en milieu scolaire. Résultats Ont pris part à l’enquête 25 représentants scolaires (8 écoles élémentaires et 17 écoles secondaires). La plupart des écoles sont demeurées dans la catégorie « prise de mesures » (n = 20) au cours des deux périodes, avec des niveaux divers de soutien aux piliers de la santé en milieu scolaire. Le milieu physique a fait l’objet du soutien le plus élevé (100% de soutien « élevé/en hausse »), le milieu social a fait l’objet du soutien le plus faible (68 % de soutien « faible/en baisse »). Seules deux écoles ont atteint la plus haute note (maintenance) au cours de la période II. Les soutiens respectant la N P/P 150 semblent avoir été influencés par l’adhésion de l’administration, le soutien des intervenants et la pertinence du contexte local. Conclusion Une aide supplémentaire est nécessaire pour maintenir une alimentation saine dans les environnements alimentaires des écoles ontariennes.


2005 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 239-272 ◽  
Author(s):  
Agnès Adjamagbo ◽  
Philippe Antoine ◽  
Valérie Delaunay

Au Sénégal, mariage et procréation demeurent fortement associés dans les représentations sociales. Avec le recul de l’âge au premier mariage, la maternité en période de célibat est une réalité de plus en plus fréquente. À partir d’une comparaison entre deux populations contrastées, celle de la capitale (Dakar) et celle d’une région rurale (Niakhar), nous avons cherché à mieux comprendre les mécanismes d’entrée en vie conjugale et maternelle chez les femmes au Sénégal, et à déterminer les facteurs des naissances prémaritales. À Niakhar, l’expérience urbaine s’avère déterminante pour le risque de devenir mère célibataire. À Dakar, le fait d’avoir grandi en milieu rural renforce le risque de mettre un enfant au monde avant de se marier, particulièrement pour les jeunes filles qui travaillent comme domestiques. C’est certainement durant cette période de vie prémaritale, où les statuts individuels sont fragiles, que les enjeux dans le domaine des politiques de santé de la reproduction sont les plus forts.


Author(s):  
Darren R. Brenner ◽  
Tiffany R. Haig ◽  
Abbey E. Poirier ◽  
Alianu Akawung ◽  
Christine M. Friedenreich ◽  
...  

Introduction La consommation modérée ou élevée d’alcool constitue un facteur de risque de mortalité toutes causes confondues et de cancer. Nous disposons de données transversales grâce aux enquêtes nationales, mais jusqu'à présent aucunes données sur la consommation d’alcool en Alberta n'étaient disponibles pour une grande cohorte prospective. Notre objectif est de définir, à la lumière des lignes directrices de prévention du cancer, les niveaux de consommation d’alcool des adultes ayant pris part à l’Alberta’s Tomorrow Project. Nous avons également analysé les liens entre la consommation d’alcool et certains autres comportements à risque, en particulier à risque élevé. Méthodologie Entre 2001 et 2009, 31 072 hommes et femmes de 35 à 69 ans ont participé à l’Alberta’s Tomorrow Project, une grande étude de cohorte provinciale. Des données concernant la consommation d’alcool dans les 12 derniers mois ont été obtenues pour 26 842 participants ayant répondu à des questionnaires autoadministrés sur la santé et sur le mode de vie. Nous avons effectué des analyses transversales sur la consommation d’alcool quotidienne et les lignes directrices de prévention du cancer en matière de consommation d’alcool en lien avec des facteurs sociodémographiques. Nous avons aussi examiné la prévalence combinée de la consommation d’alcool, du tabagisme, de l’obésité et de diverses comorbidités. Résultats Environ 14 % des hommes et 12 % des femmes ont déclaré consommer davantage d’alcool que ce que préconisent les recommandations en matière de prévention du cancer. Une consommation plus importante d’alcool a été rapportée chez les plus jeunes, les citadins, les personnes à revenu plus élevé et celles consommant davantage de viande rouge. En outre, le volume de consommation quotidienne d’alcool était positivement associé au tabagisme, tant chez les hommes que chez les femmes. De manière générale, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de correspondre aux profils comportementaux à risque modéré et élevé ainsi que de consommer quotidiennement de l'alcool. Conclusion Malgré les messages de santé publique à propos de l’impact négatif de la consommation d’alcool, une proportion considérable de participants de l’Alberta’s Tomorrow Project consommait davantage d’alcool que ce que préconisent les recommandations en matière de prévention du cancer. Des stratégies durables en faveur d'une consommation d’alcool à faible risque auprès de ceux qui choisissent de boire pourraient avoir une influence sur le risque de maladie chronique au sein de cette population.


2013 ◽  
Vol 44 (2) ◽  
pp. 197-225 ◽  
Author(s):  
Gabriel Blouin Genest

RésuméCette note de recherche examine les politiques de santé publique et de sécurité sanitaire mises en place au Canada lors de la pandémie de H1N1 de 2009-2010 afin de les replacer dans le cadre plus large de la gouvernance globale de la santé. En nous intéressant aux critiques et aux recommandations exprimées par rapport à l’expérience canadienne de la pandémie de H1N1, nous cherchons à analyser les réponses politiques du Canada au regard de la gestion de cette crise sanitaire. Nous établissons à cette fin un parallèle entre les évaluations canadiennes de la gestion de cette pandémie et celles effectuées par d’autres pays et organisations. Nous appuyant sur une analyse des rapports d’évaluation canadiens de cette crise, et en les replaçant dans le contexte des critiques internationales portées à l’oms, nous soutenons que le Canada, dans un contexte de mondialisation des risques sanitaires et de multiplication des acteurs internationaux, n’a pas été en mesure de prendre en compte adéquatement le rôle du secteur privé dans les politiques de santé publique ainsi que ses conséquences pour la nature de la gouvernance sanitaire.


Author(s):  
Joseph Morison Kungu ◽  
Charles Masembe ◽  
Michael Apamaku ◽  
Joyce Akol ◽  
Winfred Christine Amia ◽  
...  

Les systèmes rudimentaires d’élevage de porcs, non orientés vers le marché, ont été impliqués dans la persistance de la cysticercose a Taenia spp., maladie endémique présentant un grave problème de santé publique en Ouganda. Nous avons étudié la seroprevalence et les principaux facteurs prédisposant de la maladie à Moyo et à Lira, deux districts producteurs de porcs au nord du pays. Des enquêtes sérologiques transversales ont été menées dans 428 élevages porcins (Moyo, 262 ; Lira, 166). Deux porcs adultes étaient gardés en moyenne par troupeau. En milieu rural ils étaient souvent attachés, la divagation étant occasionnelle. Le confinement en enclos était observé en milieu périurbain. Les animaux étaient principalement alimentés avec des résidus de culture et des fourrages pendant la saison des pluies, et des restes d’aliment des ménages et les résidus de culture en saison sèche. La majorité des éleveurs de l’enquête étaient des femmes (55 %) âgées de plus de 45 ans ; 51 % des éleveurs avaient le niveau de l’école primaire. Au total 723 échantillons sériques porcins ont été prélevés (Moyo, 403 ; Lira, 320). Ils ont été analysés pour la détection des antigènes de Taenia spp. en utilisant le test B158C11A10/B60H8A4 Elisa-antigène. La séroprevalence animale totale de l’antigène sérique de Taenia spp. était de 10,4 % (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 4,9–17,6). Elle a été la plus élevée à Moyo avec 13,2 % (IC a 95 % : 7,1–21,2) vs 6,9 % (IC à 95 % : 2,9–13,9) à Lira. La seroprevalence au niveau du troupeau a été estimée à 13,7 % (CI 95 % : 9,8– 18,5) à Moyo vs 11,4 % (CI 95 % : 7,0–17,2) à Lira. Parmi les 12 variables explicatives évaluées pour l’association avec la seroprevalence observée, seul le district d’origine était significatif (p = 0,01). Les porcs originaires de Lira étaient un facteur protecteur contre la cysticercose a Taenia spp. (odds ratio : 0,54). Ces résultats ont souligné le besoin urgent de mettre en place des mesures de lutte pour minimiser le risque de transmission aux consommateurs de porc dans ces districts.


2021 ◽  
Vol 47 (3) ◽  
pp. 174-180
Author(s):  
Margaret Haworth-Brockman ◽  
Yoav Keynan

Les Centres de collaboration nationale (CCN) en santé publique (CCNSP) ont été établis en 2005 dans le cadre de l’engagement du gouvernement fédéral à renouveler et à renforcer la santé publique à la suite de l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Ils ont été mis sur pied pour appuyer l’application des connaissances en vue d’une utilisation plus opportune de la recherche scientifique et d’autres connaissances dans les pratiques, les programmes et les politiques de santé publique au Canada. Six centres composent les CCNSP, dont le Centre de collaboration nationale des maladies infectieuses (CCNMI). Le CCNMI collabore avec des professionnels de la santé publique pour trouver, comprendre et utiliser des recherches et des données probantes sur les maladies infectieuses et les déterminants de la santé associés. Le CCNMI a pour mandat de forger des liens entre ceux qui génèrent et ceux qui utilisent les connaissances sur les maladies infectieuses. À titre de premier article d’une série sur le CCNSP, nous décrivons notre rôle dans le courtage de connaissances et les nombreuses méthodes et produits que nous avons élaborés. De plus, nous illustrons comment le CCNMI a été en mesure de travailler avec la santé publique pour générer et échanger des connaissances pendant la pandémie du coronavirus de 2019 (COVID-19).


2021 ◽  
Vol 30 ◽  
pp. 42
Author(s):  
Alain Ratnadass ◽  
Péninna Deberdt

Une revue bibliographique récente montre que les pratiques de protection agroécologique des cultures (PAEC) contre les ravageurs, pathogènes et adventices, réduisent généralement les risques zoonotiques viraux en santé publique et vétérinaire, alors que les pratiques conventionnelles (à base agrochimique) tendent à les augmenter. Nous avons analysé la littérature scientifique pour déterminer si ces conclusions pouvaient être élargies aux infections bactériennes, avec focus sur les agroécosystèmes tropicaux. En santé publique et vétérinaire, les principales infections bactériennes impactées par des pratiques de protection des cultures sont celles ayant pour réservoirs des rongeurs (avec arthropodes vecteurs, comme la peste, ou pas, comme la leptospirose), et les maladies à entérobactéries (e.g., Salmonella) et autres bactéries opportunistes (e.g., Pseudomonas). La problématique d’antibiorésistance en santé publique est peu affectée par les pratiques de protection des cultures conventionnelles. Des pratiques relevant de la substitution aux intrants de synthèse (variétés résistantes aux attaques de rongeurs ou à la colonisation par des entérobactéries ; pesticides minéraux; solarisation) peuvent se traduire par une réduction plus importante du risque sanitaire que certaines pratiques relevant de la reconception des agroécosystèmes (push-pull ; intégration agriculture-élevage). Toutefois, vu ses effets vertueux en termes de réduction des pollutions, conservation de la biodiversité et résilience climatique, la PAEC, basée sur la reconception, contribue, à des échelles spatiotemporelles supérieures, à la réduction du risque sanitaire lié aux infections bactériennes. Les impacts des pratiques de protection des cultures, basées sur l’amélioration de l’efficience des pratiques conventionnelles, sur la substitution ou sur la reconception, sur les risques d’infection bactérienne en santé publique et vétérinaire, sont sensiblement différents de ceux observés avec les risques zoonotiques viraux. Des recherches sont encore nécessaires pour concilier, dans une perspective « Une seule santé », les trois types de pratiques, afin de réduire les risques sanitaires liés aux maladies infectieuses autant à bactéries qu’à virus, parasites (protozoaires et vers) ou champignons.


Author(s):  
Nathalie Auger ◽  
Subha Ramanathan ◽  
Lucien Lemieux ◽  
Marianne Bilodeau-Bertrand ◽  
Amadou Diogo Barry ◽  
...  

Introduction On sait que les intervalles courts comme les intervalles longs entre les grossesses sont associés à des issues périnatales défavorables, comme des fausses couches et des accouchements prématurés, mais les différences culturelles à ce sujet sont mal connues. Repérer les inégalités culturelles dans les intervalles entre les grossesses est nécessaire afin d'améliorer les résultats relatifs à la santé de la mère et de l’enfant. Nous avons ainsi évalué les intervalles entre les grossesses chez les anglophones et les francophones du Québec. Méthodologie Nous avons obtenu les dossiers de naissance de tous les enfants nés au Québec entre 1989 et 2011. Nous avons recensé 571 461 femmes ayant eu au moins deux naissances et déterminé l’intervalle entre leurs grossesses. Les intervalles courts entre les grossesses (moins de 18 mois) ont été définis comme étant le 20e percentile de la distribution, et les intervalles longs (60 mois ou plus), comme le 80e percentile. À l’aide de régressions quantiles, nous avons évalué l’association entre la langue et les intervalles courts et longs, ajustés en fonction des caractéristiques de la mère. Nous avons évalué les différences au fil du temps et selon l’âge de la mère pour les groupes défavorisés, qui ont été définis par l’absence de diplôme d’études secondaires, la résidence en milieu rural et le fait de vivre dans un quartier défavorisé matériellement. Résultats Dans les modèles de régression ajustés, les anglophones sans diplôme d’études secondaires avaient des intervalles plus courts de 1,0 mois (intervalle de confiance [IC] à 95 % : −1,5 à −0,4) par rapport à leurs homologues francophones au 20e percentile de la distribution et plus longs de 1,9 mois (−0,5 à 4,3) au 80e percentile. Les résultats étaient similaires pour les anglophones des régions rurales et des quartiers matériellement défavorisés. Les tendances se sont maintenues au fil du temps, et se sont révélées plus fortes chez les femmes de moins de 30 ans. Aucune différence n’a été relevée entre les francophones favorisées et les anglophones favorisées. Conclusion Au Québec, les anglophones défavorisées étaient plus susceptibles d’avoir des intervalles courts ou des longs entre leurs grossesses que les francophones défavorisées. Les interventions de santé publique visant à améliorer la santé périnatale devraient donc cibler les intervalles sous-optimaux chez les anglophones défavorisées de la province.


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