scholarly journals Pourquoi, pendant que la locomotive de la productivité se mettait en branle aux États-Unis, l’Europe est-elle restée en gare

2006 ◽  
Vol 81 (1-2) ◽  
pp. 47-74
Author(s):  
Robert J. Gordon

Résumé Après 50 ans de rattrapage du niveau de productivité des États-Unis, l’Europe accumule du retard depuis 1995. En effet, le taux de croissance de la production horaire n’atteignait, sur le Vieux Continent, que la moitié de celui des États-Unis en 1995-2003 et cet écart annuel a ramené le niveau de la productivité européenne de 94 % du niveau des États-Unis à seulement 85 %. Un cinquième du rattrapage européen (de 44 % à 94 %) effectué dans le demi-siècle précédent a été complètement perdu depuis 1995. Des études désagrégées portant sur les secteurs industriels laissent entendre que la principale différence entre l’Europe et les États-Unis se trouve dans les industries ayant recours aux technologies de l’information (TI), notamment le commerce de gros et de détail, de même que le courtage des valeurs mobilières. Le contraste dans la vente au détail attire l’attention sur les barrières réglementaires et l’aménagement du territoire en Europe empêchant le développement des grands magasins de détail du type de ceux qui ont rendu possible une bonne partie des gains de productivité aux États-Unis. Depuis des décennies, les États-Unis et l’Europe ont choisi des directions opposées en matière de politiques publiques ayant une incidence sur le développement urbain. Les États-Unis ont favorisé des zones métropolitaines à basse densité et fortement dispersées en construisant des autoroutes dans les villes et en étranglant le transport public, en accordant des réductions d’impôts à la propriété résidentielle et en permettant aux gouvernements locaux de maintenir une faible densité d’occupation avec l’imposition d’une taille minimale pour les lots résidentiels. Par contre, les Européens ont choisi des politiques tout autres, en encourageant l’occupation résidentielle de haute densité et les districts commerciaux au coeur des villes, tout en décourageant les installations nouvelles en zones suburbaines et « exurbaines », lesquelles conviennent si bien au développement des grands magasins actuels. La partie centrale de cet article s’inspire d’une récente publication de Phelps (2003) selon laquelle le dynamisme économique est d’une part stimulé par des politiques qui favorisent la concurrence et la souplesse du financement par capitaux propres et d’autre part étouffé par des institutions corporatistes, conçues pour protéger les producteurs en place et empêcher les nouveaux venus de se tailler une place. Certaines valeurs culturelles européennes découragent l’ambition et l’indépendance des adolescents et des jeunes adultes, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis. Si la concurrence, le corporatisme et la culture peuvent contribuer à expliquer les divergences transatlantiques dans la croissance de la productivité, elles mettent aussi en lumière, dans les deux continents, des lacunes institutionnelles profondément ancrées et susceptibles de persister. La dernière section de l’article identifie les racines profondes du climat plus favorable à l’innovation aux États-Unis qu’en Europe, notamment le système ouvertement concurrentiel des universités privées et publiques, les subventions gouvernementales accordées aux universités sous la forme d’aide à la recherche en fonction d’une évaluation par les pairs plutôt que par l’entremise de bourses sans conditions libérant les étudiants du premier cycle des droits de scolarité, la prédominance mondiale des écoles de commerce et des sociétés de conseil en gestion des États-Unis, l’excellente protection des brevets, l’infrastructure financière flexible permettant de mobiliser du capital de risque à l’intention des innovations prometteuses, les avantages d’une langue commune, la migration intérieure sans entraves et enfin, un environnement accueillant pour les immigrés hautement qualifiés.

2012 ◽  
Vol 45 (3) ◽  
pp. 635-656 ◽  
Author(s):  
Éric Montpetit ◽  
Martial Foucault

Abstract. Federal systems empower multiple policy actors from different levels of governments. For some scholars, the disagreements arising within such a diverse group of actors create policy stalemates. Others contend instead that new ideas are more likely to arise and diffuse from such a diverse group. This article is a contribution to this scholarly debate, proposing an original contribution on policy agendas. It argues that both perspectives are useful to understanding the dynamic of policy making within federal systems. Looking at change in policy attention in Canadian and British speeches from the throne, the article argues that federalism constrains change immediately following a party turnover in government. In the following years, however, federal arrangements encourage larger changes in policy attention than arrangements where power is centralized.Résumé. Les systèmes fédéraux rassemblent plusieurs acteurs politiques issus de différents niveaux de gouvernement. Pour certains chercheurs, l'existence de potentiels désaccords entre de tels décideurs est susceptible de créer des impasses politiques. D'autres soutiennent au contraire que les nouvelles idées sont plus susceptibles d'émerger et de se diffuser à partir d'un tel groupe diversifié. Cet article s'inscrit dans ce débat sur le fédéralisme et propose une contribution originale en termes de mise à l'agenda des politiques publiques. Il soutient que les deux perspectives sont nécessaires à la compréhension de la dynamique de l'élaboration des politiques au sein des systèmes fédéraux. En mesurant le changement de l'attention politique dans les discours du Trône canadiens et britanniques, l'article affirme que le fédéralisme freine le changement de politique immédiatement après un changement de parti au gouvernement. Au cours d'une législature, toutefois, les institutions fédérales encouragent de plus grands changements dans l'attention des politiques que dans des systèmes unitaires où le pouvoir est centralisé.


2009 ◽  
pp. 207-216
Author(s):  
Audrey Parron

Résumé Le mouvement des politiques publiques en France tend à promouvoir le travail en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap. La filière spécialisée du travail adapté a été redéfinie dans la loi de 2005. L’objet de cet article est d’interroger des parcours d’emploi en milieu ordinaire et dans les filières spécialisées du handicap dans un contexte national qui valorise l’activité professionnelle. Il est basé sur l’étude de trajectoires professionnelles de jeunes adultes en situation de handicap psychique. Nous démontrons que l’ouverture de la filière spécialisée ne garantit pas l’accès ni le maintien d’une activité professionnelle en milieu ordinaire.


2016 ◽  
Vol 34 (1-2) ◽  
Author(s):  
Nathalie GAL

L’évolution des pratiques touristiques et de loisirs est l’occasion de se pencher sur la place du sauvage, réel ou imaginaire, dans nos vi(ll)es : de son invention à sa disparition, jusqu’à sa récente réhabilitation dans l’imaginaire populaire ou du point de vue institutionnel. Cette réhabilitation passe par l’appropriation spontanée de lieux auparavant en marge, qui hébergent la nature sauvage au sein des espaces urbains. Ce faisant, ils incarnent une certaine idée de la nature, libre et sans entrave… et génèrent par conséquent des pratiques fondées sur ces valeurs. Parmi ces lieux, les interstices urbains, le plus souvent soustraits aux regards et délaissés des politiques publiques, sont un terrain d’expression privilégié. Nous examinons dans cet article cet attrait contemporain pour le sauvage, corrélé à de nouvelles formes de promenades à l’intérieur même ou en périphérie des interstices urbains, à l’instar de l’urbex(l’exploration urbaine). Nous nous appuyons sur l’évolution du champ sémantique qui suit le déplacement du sauvage de l’extérieur, où il est « né », vers l’intérieur des espaces habités, pour le retrouver jusque sur les espaces du quotidien. Les pratiques et les lieux qui émergent de cette réflexion nous interrogentin finesur les dimensions sociales et touristiques de ces nouveaux territoires.


2016 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 1-18
Author(s):  
Bastien Quirion
Keyword(s):  

L’objectif de cet article est d’analyser la question de l’internationalisation du contrôle des drogues, en insistant tout particulièrement sur les enjeux et les limites inhérents à la souveraineté des États nationaux en matière de droit pénal et de politiques publiques. Dans un premier temps, nous brossons un portrait du contexte dans lequel s’est développé le régime prohibitionniste sur le plan international. Nous insistons en particulier sur la façon par laquelle la question des drogues fut problématisée dans une perspective mondialisée, justifiant par le fait même la nécessité de se doter de mécanismes de régulation dont la portée soit globale. Nous analysons ensuite les conséquences et les enjeux de cette internationalisation des contrôles, en particulier en ce qui concerne le principe de la souveraineté des États, pour ensuite décrire les principales manifestations de cette apparente mondialisation des mécanismes de contrôle. À la lumière des principaux enjeux soulevés par l’internationalisation du contrôle des drogues, nous constatons que les États nationaux demeurent relativement autonomes en ce qui concerne l’instauration des normes en droit interne. Il s’exerce bien sûr des pressions sur la scène internationale pour que ces pays adhèrent plus intensément au régime prohibitionniste, mais dans les faits le principe de souveraineté les protège contre une ingérence indue des agences internationales de contrôle. Il n’existerait donc pas de mondialisation des mesures de contrôle qui se manifesterait par une multiplication des foyers de production des normes pénales au-dessus des États. On constate plutôt une internationalisation des contrôles qui prendrait davantage la forme de collaborations et d’ententes multilatérales entre les différents acteurs nationaux.


Author(s):  
William Parienté

Quel est l’effet des programmes d’accompagnement des demandeurs d’emploi? Quel est l’impact des politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? L’objectif d’une évaluation d’impact est de répondre de manière rigoureuse à ce genre de questions. Les évaluations aléatoires, qui consistent à comparer la situation de deux groupes tirés au sort, un groupe «traitement» recevant le programme alors que l’autre groupe «contrôle» ne le reçoit pas, connaissent un essor important et deviennent une méthode phare. Elles permettent de mesurer précisément la valeur ajoutée des politiques publiques. Cette mesure est indispensable pour modifier et améliorer les politiques. Selon une étude scientifique récente, les chômeurs flamands (en particulier les moins scolarisés d’entre eux) qui participent à une séance d’information collective obligatoire au courant du mois qui suit leur inscription au VDAB ont plus de chances de trouver rapidement un emploi que ceux qui participent à une telle séance au cours de leur sixième mois d’inoccupation. Cela peut paraître une évidence. Les chercheurs d’emploi qui ont une brève durée d’inoccupation ont de meilleures perspectives de retour à l’emploi que ceux qui sont inoccupés depuis déjà six mois. Attribuer cette différence à une information collective (un programme léger et peu coûteux comme le reconnaissent d’ailleurs les auteurs de l’étude) est donc plus que hasardeux. Mais c’est sans savoir que les chercheurs concernés ont mis en œuvre une méthodologie randomisée avec l’accord du VDAB. Concrètement, l’étude concernait les personnes âgées de 25 à 49 ans et s’inscrivant comme demandeuses d’emploi au VDAB entre les mois de janvier 2014 et 2015. Dès le premier jour de l’inscription, deux groupes ont été tirés au sort : un groupe «traitement» dont les membres étaient invités rapidement à une séance d’information collective et un groupe «contrôle» dont les membres ont été pris en charge moins rapidement que les autres. A la fin du quatrième mois qui suit l’inscription au VDAB, les chômeurs peu scolarisés du groupe de traitement comptent en moyenne 5 jours en emploi de plus que ceux du groupe de contrôle. Les deux groupes ayant été formés au hasard au sein d’une large population, il n’y aucune raison qu’ils aient des caractéristiques différentes quatre mois après leur inscription au VDAB, hormis le fait que les membres du groupe de traitement ont déjà participé à une séance d’information. On peut donc bien attribuer cet effet positif à une prise en charge rapide des demandeurs d’emploi via un programme d’information standard. En Belgique, en matière de politiques d’emploi, il est rare de trouver des mesures qui aient fait l’objet d’une évaluation qui permette réellement de se prononcer sur l’efficacité du dispositif. Nous en faisions déjà le constat dans le numéro 40 de Regards économiques publié en avril 2016. Face à l’ampleur des fonds publics investis dans ce domaine, il est pourtant essentiel d’évaluer le fonctionnement et les effets (bénéfiques ou nuisibles) des mesures mises en oeuvre. Dans ce numéro de Regards économiques, William Parienté présente la méthode de l’évaluation aléatoire et son apport, les conditions de sa mise en œuvre ainsi que son application à différents domaines de l’économie et des politiques publiques. Il discute également de certaines limites et présente les stratégies existantes pour les surmonter. Enfin il conclut sur l’intérêt de la méthode pour l’amélioration des politiques publiques et de son apport à la science économique.


2017 ◽  
Vol 63 (2) ◽  
pp. 5-11
Author(s):  
Lionel Dujol ◽  
Silvère Mercier

La thématique de la médiation numérique s’est développée ces dernières années dans les discours professionnels des bibliothécaires. Il s’agit ici de prendre en compte les changements majeurs apportés par le numérique à la construction et à la diffusion des savoirs et des savoir-faire. La médiation numérique des savoirs vise à favoriser la rencontre entre des informations et des personnes par des dispositifs opérationnels au sein d’une démarche orientée vers ce qui constitue des enjeux de politiques publiques à l’ère du numérique. Parallèlement, dans le secteur culturel, les outils du marketing sont de mieux en mieux connus et appliqués au sein du secteur public. Bien loin de se réduire à la simple fonction publicitaire, le marketing constitue une stratégie visant à ajuster l’offre aux besoins et aux attentes des clients potentiels, à en assurer pertinemment la distribution et la promotion, puis à faire en sorte que cette offre est perçue comme une offre de qualité par les usagers. Est-ce dire alors que la mise en oeuvre d’un dispositif de médiation numérique des savoirs s’inscrit dans une démarche de marketing public ? Quelles sont les différences et les complémentarités entre ces deux concepts opérationnels bien distincts ?


2016 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 129-148
Author(s):  
Anne-Marie Emard ◽  
Sophie Gilbert

L’arrivée d’un enfant dans la vie de parents consommant des drogues – des parents surreprésentés dans les cas de mauvais traitements rapportés aux instances de la protection de la jeunesse – peut être considérée comme un tremplin afin de se sortir de son mode de vie de consommation. Par contre, ce levier, à lui seul, est rarement suffisant pour soutenir un réel changement dans la trajectoire de ces jeunes, marquée par la progressive désinscription sociale et l’actuel risque d’intervention par les services de protection de l’enfance. À partir d’entretiens réalisés dans le cadre d’une recherche de plus grande envergure sur la parentalité chez les « jeunes adultes en difficulté », notre étude a pour objectif de mieux comprendre l’expérience de la parentalité jumelée à la consommation de drogue chez des jeunes vivant en contexte de précarité socioéconomique, en s’intéressant plus particulièrement à la manière dont ces parents investissent leur enfant et leur consommation de drogue. L’analyse par « catégories conceptualisantes » a été utilisée afin de soutenir une modélisation de la place de cet enfant et du rôle de la consommation de drogue dans le parcours de ces jeunes parents. En découlent de nouvelles pistes pour l’intervention auprès de cette clientèle présentant des défis majeurs pour les cliniciens.


Author(s):  
Adam Davey ◽  
Joan E. Norris

RÉSUMÉLa recherche faite pour des motifs de développement sur les normes d'échanges sociaux dans les relations entre adultes est équivoque et bourrée d'incohérences théoriques et méthodologiques. Nous avons étudié l'applicabilité de trois points de vue théoriques à des relations spécifiques qui différaient dans le rapprochement perçu par soi chez trois groupes d'adultes. Les participants étaient des étudiants de première année (n = 37, MÂge = 19.1 années) et de quatrième année (n = 42, MÂge = 22.1) années) du premier cycle, ainsi que des professeurs à la retraite (n = 42, MÂge = 66.8 années). Nous trouvons qu'il y a beaucoup de similitude parmi les trois groupes d'âge sur les normes d'échanges et sur les attentes de réciprocité malgré des différences considérables dans les sources de relations cordiales. Les résultats indiquent qu'il y a plus d'appui pour des échanges fondés sur le besoin plutôt que sur l'équité ou les perspectives d'échanges sociaux; ceci est particulièrement vrai dans le cas des relations très proches. Les adultes plus âgés ont indiqué des relations basées davantage sur des attentes de réciprocité à long terme plutôt qu'à court terme, comparativement aux jeunes adultes. Les résultats de l'étude soulignent l'importance de considérer la variation intra-individuelle dans les normes d'échanges et dans les attentes de réciprocité.


GEOgraphia ◽  
2019 ◽  
Vol 21 (46) ◽  
pp. 91
Author(s):  
Yata Anderson Gonzaga Masullo ◽  
Helen Gurgel ◽  
Anne-Elizabeth Laques

Resumo: A criação das áreas protegidas é considerada como a principal estratégia para preservação e conservação do patrimônio natural e cultural do planeta (Diegues, 2000). Entretanto, Hockings et al. (2006) afirmam que, para alcançar tais objetivos, faz-se necessário efetivar e avançar com o gerenciamento e a administração dessas áreas protegidas. Nesse cenário surgem metodologias e procedimentos técnicos que visam subsidiar o planejamento e a tomada de decisão, ganhando cada vez mais espaço na implementação e na efetivação de políticas públicas, relacionadas à temática socioeconômica e ambiental. Desse modo, o presente estudo analisa as complexidades e os desafios de se implementar áreas protegidas, bem como se busca debater sobre as principais formas e definições conceituais da efetividade das APs e diferentes abordagens sobre a temática. Visa-se dessa forma avançar nas discussões metodológicas de avaliação do nível de efetividade e vulnerabilidade socioambiental desses territórios protegidos, de modo que seja possível analisar a inter-relação das variáveis de forma agregada e transversal.Palavras-chave: Áreas protegidas. Efetividade. Planejamento e gestão. EVALUATION OF THE EFFECTIVENESS OF PROTECTED AREAS: CONCEPTS, METHODS AND CHALLENGESAbstract: The creation of protected areas is considered as the main strategy for preservation and conservation of the natural and cultural heritage of the planet (Diegues, 2000). However, Hockings et al. (2006) state that in order to achieve these objectives, it is necessary to carry out and advance the management and administration of these protected areas. In this scenario, there are technical methodologies and procedures that aim to subsidize planning and decision making, gaining more and more space in the implementation and implementation of public policies related to socioeconomic and environmental issues. Thus, the present study analyzes the complexities and challenges of implementing protected areas, as well as discusses the main forms and conceptual definitions of the effectiveness of PAs and different approaches on the theme. It is intended to advance in the methodological discussions to assess the level of effectiveness and social and environmental vulnerability of these protected territories, so that it is possible to analyze the interrelationship of variables in an aggregated and transversal way.Keywords: Protected areas. Effectiveness. Planning and management. ÉVALUATION DE L’EFFICACITÉ DES AIRES PROTÉGÉES: CONCEPTS, METHODES ET DÉFISReseumé: La création d’aires protégées est considérée comme la principale stratégie de préservation et de conservation du patrimoine naturel et culturel de la planète (Diegues, 2000). Cependant, Hockings et al. (2006) indiquent que pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de mener à bien la gestion et l’administration de ces aires protégées. Dans ce scénario, des méthodologies et des procédures techniques visent à subventionner la planification et la prise de décision, en donnant de plus en plus de place à la mise en œuvre et à la mise en œuvre des politiques publiques relatives aux questions socioéconomiques et environnementales. Ainsi, la présente étude analyse les complexités et les défis de la mise en œuvre des aires protégées, ainsi que les principales formes et définitions conceptuelles de l’efficacité des AP et les différentes approches sur le thème. Il est prévu d’avancer dans les discussions méthodologiques pour évaluer le niveau d’efficacité et la vulnérabilité sociale et environnementale de ces territoires protégés, afin qu’il soit possible d’analyser la corrélation des variables de manière agrégée et transversale.Mots-clés: Aires protégées. L’efficacité. Planification et gestion.


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