scholarly journals Les pourridiés des arbres : un secret bien gardé

2005 ◽  
Vol 86 (1) ◽  
pp. 37-42 ◽  
Author(s):  
Gaston Laflamme

Les pourridiés des arbres sont des maladies qui engendrent des caries de racines et/ou des attaques du cambium au niveau du collet. Bien que la fin soit catastrophique pour l’arbre, une grande partie du cycle de vie des champignons demeure invisible. Au Québec, les données de pertes ligneuses dues aux pourridiés sont fragmentaires. Un rapport du Service canadien des forêts estime que les décroissances par les maladies et les insectes des arbres au Québec sont respectivement de 36 % et 64 %, sans aucune perte par les pourridiés. Par comparaison, en Ontario où les pourridiés ont été étudiés, le pourcentage de perte par les maladies se situe à 65 %, soit la situation inverse par rapport au Québec. Et même en Ontario, les pertes occasionnées par les pourridiés seraient sous-estimées car souvent attribuées à d’autres causes comme des insectes défoliateurs ou les chablis. Les interventions en forêt augmentent parfois l’impact de ces agents pathogènes. Ainsi, le dégagement de la régénération de conifères a favorisé les attaques par des champignons sur les arbres résiduels avec un résultat contraire à celui escompté. Aussi, la coupe des arbres crée une niche écologique qui n’existe pas naturellement en forêt : les souches. Celles-ci sont colonisées par un grand nombre de champignons dont certains sont pathogènes; ainsi, les éclaircies dans les pinèdes rouges favorisent la colonisation par Heterobasidion annosum si les souches ne sont pas traitées. Les épinettes peuvent subir l’attaque d’Inonotus tomentosus si ces arbres sont en état de stress à cause de la densité du peuplement ou de la qualité du site. Enfin, la présence de l’armillaire commun sur des souches de feuillus peut anéantir les conifères plantés en périphérie.

1987 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 77-101 ◽  
Author(s):  
Richard Wall

Le focus de cet article est centré sur le processus selon lequel les enfants quittaient la maison paternelle et s'il existait chez les filles une tendance à partir plus tôt et en plus grand nombre que chez les garçons. Des résultats détaillés sont exposés quant aux caractéristiques du cycle de vie dans deux communautés agricoles et deux communautés proto-industrielles, recensées à des dates variant entre 1599 et 1801. Une enquête plus large indique qu'il était assez rare, quant aux habitudes anglaises, que les fils restent dans leurs maisons paternelles plutôt que les filles. Par rapport aux filles, et à partir du dix-huitième siècle, plus de garçons restent dans la maison paternelle que ne l'était le cas précédemment.


2016 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
Author(s):  
Tanguy Habrand

En prenant appui sur les travaux de Jacques Dubois (L’Institution de la littérature, 1978) et de Bernard Mouralis (Les Contre-littératures, 1975), l’article propose une typologie de la production située en dehors de l’institution éditoriale. Ce modèle dynamique porte sur la production éditoriale dans un double sens : il s’agit autant de prendre en considération des conditions de production que des classes de produits, aspects liés par un grand nombre de déterminations réciproques : on peut admettre en effet que le journal intime est plutôt du ressort d’un cadre domestique, alors que la thèse, le livre-accordéon et le tract anticapitaliste ont d’autres environnements de prédilection. Après avoir isolé la production relative à la « littérature grise » et à certaines « sphères professionnelles », de même que les « écritures domestiques » et les « loisirs créatifs », le modèle propose de circonscrire quatre espaces spécifiques : « édition sauvage » (piratage et contrefaçon, édition clandestine, brochures et zines), « édition parallèle » (autopublication, édition à compte d’auteur, autoédition), « édition sécante » (édition artiste, édition de livre-objet, édition en contexte) et « édition proscrite ». Chacun de ces mondes, « outsider » au sens d’Howard S. Becker, présente un type de transgression spécifique en regard des conventions de l’institution éditoriale. Afin de donner une assise objective à ce classement, la « norme institutionnelle » a été formalisée au départ des critères posés par les instances officielles de l’aide à l’édition (Centre national du livre en France, Promotion des Lettres en Belgique). Ainsi apparaît-il qu’édition sauvage, parallèle, sécante et proscrite, sont respectivement liées à des ruptures juridique, économique, commerciale et éditoriale.


Behaviour ◽  
1979 ◽  
Vol 71 (3-4) ◽  
pp. 291-320 ◽  
Author(s):  
Michel Kreutzer

AbstractCette étude du chant des Bruants zizi porte sur la structure, la dimension et la répartition géographique du répertoire spécifique. 1. Un chant est constitué par la répétition monotone d'un même motif. 2. Les différents types de motifs qui composent le répertoire de l'espèce peuvent être classés en catégories à partir de critères d'identité ou de ressemblance des formes obtenues par l'analyse réalisée au sonagraph. Dans sa majorité le répertoire de l'espèce est constitué par des types stables avec discontinuité entre eux. 3. Notre échantillon nous a permis d'estimer la dimension du répertoire de l'espèce à environ 80 types. 4. Le répertoire individuel est généralement constitué par 3 types de chants, mais ce nombre peut varier de 1 à 6. 5. Un répertoire individuel de grande dimension ne constitue pas pour son propriétaire un moyen sûr pour posséder des chants en commun avec d'autres individus d'une même localité. On constate en effet que des individus qui possèdent un répértoire moins riche en types partagent cependant des chants avec un grand nombre d'autres individus. 6. Les motifs sont constitués à partir "d'unités discrètes", les invariants dont les combinaisons créent une grande diversité de types. Ces "unités" sont réparties aléatoirement entre les répertoires individuels. Cette absence de spécialisation confère à chacun des potentialités qui rendent certainement plus aisée la reconnaissance spécifique, puisque chaque individu possède ainsi une gamme étendue des invariants de l'espèce. 7. L'existence de chants interspécifiques entre Bruants jaunes et Bruants zizi spatialement voisins semble être le résultat d'une "erreur" d'apprentissage, même si secondairement cette "convergence" peut se révéler un facteur de compétition avec des individus de passage. 8. On constate qu'à travers les différents types de chants, les variabilités relatives respectives des fréquences hautes ou basses (Δ f/F moyenne) sont constantes. La perception des variations de fréquences étant de type différentiel chez les oiseaux, cette relation est la preuve indirecte qu'un contrôle des vocalisations existe, soit chez l'adulte soit chez le jeune lors de l'établissement de son répertoire. 9. Une relation lie la durée des différents types de motifs et celle des silences qui y sont respectivement attachés. Il en résulte que la gamme des rythmes possibles chez cette espèce se trouve ainsi réduite. La tradition orale qui véhicule les modèles spécifiques joue donc un rôle important dans le déterminisme des rythmes spécifiques en "fixant" la plasticité structurelle. 10. Au vu des échantillons recueillis, les différences géographiques et locales dans la répartition du répertoire spécifique ne sont pas suffisantes pour permettre de parler de dialectes ou de variations géographiques. Cette absence de spécialisation pourrait avoir pour fonction d'assurer une bonne reconnaissance spécifique à partir d'un répertoire local large et varié. Au contraire une spécialisation locale trop grande (dialecte) diminuerait le nombre des modèles spécifiques et engendrerait des ambiguités chez certains bruants zizi pour différencier les chants spécifiques de ceux de certains bruants jaune. 11. Dans une localité les distances qui séparent les individus possédant des chants identiques sont généralement supérieures à celles qui séparent les individus qui possèdent des chants différents. Ceci constitue peut être le signe révélateur d'une compétition plus grande entre les individus qui ont des points communs à leur répertoire.


2001 ◽  
pp. 39-45
Author(s):  
Thierry Chiappa ◽  
Jean-Loup Deniau
Keyword(s):  

2012 ◽  
Vol 15 (5) ◽  
pp. 479-497
Author(s):  
Dhaker Abbes ◽  
André Martinez ◽  
Gérard Champenois ◽  
Jean Paul Gobert

2012 ◽  
Vol 17 (4) ◽  
pp. 119-140
Author(s):  
Diana Penciuc ◽  
Marie-Hélène Abel ◽  
Didier Van Den Abeele
Keyword(s):  

2013 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 103-128
Author(s):  
Benjamin Bertin ◽  
Vasile-Marian Scuturici ◽  
Jean-Marie Pinon ◽  
Emmanuel Risler

2015 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 37-76 ◽  
Author(s):  
Gilianne Kern ◽  
Sandra Holgado ◽  
Michel Cottin
Keyword(s):  

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