John Steinbeck et la censure : le cas de The Moon is Down traduit en français pendant la Seconde Guerre mondiale

2004 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 191-202 ◽  
Author(s):  
Jean-Marc Gouanvic

Résumé John Steinbeck et la censure: le cas de The Moon is Down traduit en français pendant la Seconde Guerre mondiale. Prenant la notion de censure dans le sens restreint où un texte appartenant au champ littéraire est manipulé selon des enjeux du champ politique dans une société à une période donnée de son histoire, nous analysons le cas de la présumée censure de The Moon is Down dans deux traductions françaises effectuées pendant la Seconde Guerre mondiale: celle publiée aux éditions Marguerat à Lausanne en 1943 dans une traduction de Marvède-Fischer et celle publiée aux éditions de Minuit à Paris en 1944 dans une traduction d’Y. Desvignes (pseud. d’Yvonne Paraf). Selon les éditions de Minuit, les éditions Marguerat auraient produit une version censurée du texte de Steinbeck, et c’est à ce titre qu’elles s’autorisent à retraduire le texte. L’examen attentif du roman publié aux éditions Marguerat montre que cette traduction n’est pas censurante, en tous cas pas dans le sens indiqué dans la préface à la traduction des éditions de Minuit et qui fait entre autres état de prétendues «coupures» et «altérations» du texte original. La traduction des éditions Marguerat est, à la rigueur, une traduction que l’on pourrait dire «hypertextuelle», après Berman, du texte de Steinbeck, ce qui est sans doute l’une des raisons pour lesquelles les éditions de Minuit se sont méprises sur la nature de cette traduction.

1992 ◽  
Vol 64 (3) ◽  
pp. 617
Author(s):  
Kevin Hearle ◽  
Donald V. Coers
Keyword(s):  

1996 ◽  
Vol 61 (1) ◽  
pp. 152
Author(s):  
Donald R. Noble ◽  
Donald V. Coers ◽  
Tetsumaro Hayashi
Keyword(s):  

2003 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 31-47 ◽  
Author(s):  
Jean-Marc Gouanvic

Résumé Cet article traite de l’éthique du texte littéraire traduit et du traducteur littéraire du point de vue d’une sociologie de la traduction, inspirée par les notions appliquées par Pierre Bourdieu aux productions symboliques appartenant aux champs littéraires. Il aborde tout d’abord la théorie éthique de la traduction proposée par Antoine Berman et en fait la critique dans le reste de l’article. Est analysé en quoi consiste la déontologie professionnelle de la traduction par un bref examen du cas du code déontologique de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) et en quoi la déontologie professionnelle se distingue de l’éthique générale de la traduction. Pour penser l’éthique générale de la traduction, il importe d’abord de définir l’objet « traduction » d’un point de vue traductologique. Puis l’article envisage les textes appartenant aux genres dits « paralittéraires » (la science-fiction, les romans de la Série Noire) et littéraires (les romans réalistes) en plaçant l’éthique de la traduction dans la problématique de la signifiance des textes traduits par rapport à la signifiance des textes source. Il apparaît ainsi que l’éthique de la traduction est fondée sur une construction d’homologies à partir de la signifiance des textes source et cible. L’article examine a contrario le cas d’une traduction non éthique de The Grapes of Wrath de John Steinbeck au cours de la Seconde Guerre mondiale (Grappes d’amertume de Karin de Hatker et Albert Debaty). On constate que la traduction est placée sous l’égide du régime d’occupation nazie de la Belgique et que cette traduction est absolument révisionniste, contrairement aux visées éthiques de la traduction. Il apparaît que l’image que le texte traduit offre de lui-même est éthique lorsque les textes source et cible sont dans une relation de communauté de destins. Puis est analysé en quoi consisterait une éthique du traducteur. Nous l’illustrons à l’aide du cas de Boris Vian, traducteur en particulier de la science-fiction d’Alfred E. van Vogt. Dans ses traductions, Vian modifie le registre de langue, procédant à une oralisation française du texte original; en outre, il effectue une implicitation et une fictionnalisation du discours de la science qui préserve la signifiance du texte source. Vian se place dans la position du réviseur du texte source, en plein accord avec les visées de l’auteur. L’effet des traductions de Vian est une « suspension volontaire du doute » (« willing suspension of disbelief ») accrue, ce qui contribue à une adhésion plus complète du lecteur à l’illusio (Bourdieu) du texte traduit et du genre auquel il appartient.


1966 ◽  
Vol 25 ◽  
pp. 373
Author(s):  
Y. Kozai

The motion of an artificial satellite around the Moon is much more complicated than that around the Earth, since the shape of the Moon is a triaxial ellipsoid and the effect of the Earth on the motion is very important even for a very close satellite.The differential equations of motion of the satellite are written in canonical form of three degrees of freedom with time depending Hamiltonian. By eliminating short-periodic terms depending on the mean longitude of the satellite and by assuming that the Earth is moving on the lunar equator, however, the equations are reduced to those of two degrees of freedom with an energy integral.Since the mean motion of the Earth around the Moon is more rapid than the secular motion of the argument of pericentre of the satellite by a factor of one order, the terms depending on the longitude of the Earth can be eliminated, and the degree of freedom is reduced to one.Then the motion can be discussed by drawing equi-energy curves in two-dimensional space. According to these figures satellites with high inclination have large possibilities of falling down to the lunar surface even if the initial eccentricities are very small.The principal properties of the motion are not changed even if plausible values ofJ3andJ4of the Moon are included.This paper has been published in Publ. astr. Soc.Japan15, 301, 1963.


1962 ◽  
Vol 14 ◽  
pp. 441-444 ◽  
Author(s):  
J. E. Geake ◽  
H. Lipson ◽  
M. D. Lumb

Work has recently begun in the Physics Department of the Manchester College of Science and Technology on an attempt to simulate lunar luminescence in the laboratory. This programme is running parallel with that of our colleagues in the Manchester University Astronomy Department, who are making observations of the luminescent spectrum of the Moon itself. Our instruments are as yet only partly completed, but we will describe briefly what they are to consist of, in the hope that we may benefit from the comments of others in the same field, and arrange to co-ordinate our work with theirs.


1962 ◽  
Vol 14 ◽  
pp. 415-418
Author(s):  
K. P. Stanyukovich ◽  
V. A. Bronshten

The phenomena accompanying the impact of large meteorites on the surface of the Moon or of the Earth can be examined on the basis of the theory of explosive phenomena if we assume that, instead of an exploding meteorite moving inside the rock, we have an explosive charge (equivalent in energy), situated at a certain distance under the surface.


1962 ◽  
Vol 14 ◽  
pp. 149-155 ◽  
Author(s):  
E. L. Ruskol

The difference between average densities of the Moon and Earth was interpreted in the preceding report by Professor H. Urey as indicating a difference in their chemical composition. Therefore, Urey assumes the Moon's formation to have taken place far away from the Earth, under conditions differing substantially from the conditions of Earth's formation. In such a case, the Earth should have captured the Moon. As is admitted by Professor Urey himself, such a capture is a very improbable event. In addition, an assumption that the “lunar” dimensions were representative of protoplanetary bodies in the entire solar system encounters great difficulties.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document