scholarly journals Les obstacles à la mixité dans la gestion par projets

2009 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 45-61 ◽  
Author(s):  
Marie-Josée Legault ◽  
Stéphanie Chasserio

Sommaire Il y a peu de femmes chez les professionnels qualifiés des services technologiques aux entreprises, métiers de l’informatique, en Europe comme en Amérique. Le mode d’organisation du travail qu’on y pratique est celui de la gestion par projets, qui a de multiples conséquences en termes de conditions de travail : l’importance des longues heures et la résistance à la réduction du temps de travail, les heures supplémentaires non payées, la très grande flexibilité exigée des employés, les aménagements d’heure ou de lieu de travail sujets à négociation avec le chef de projet, selon des critères arbitraires. Les femmes sont celles que défavorise un tel système, car on observe un lien entre la flexibilité à cet égard et le fait d’avoir la responsabilité principale des enfants.

Author(s):  
Isabelle Hansez ◽  
Laurent Taskin ◽  
Jacques-François Thisse

Dans ce numéro spécial de Regards économiques, trois expertises dialoguent afin d’offrir une compréhension multidisciplinaire du «télétravail» aujourd’hui et demain : D’un point de vue économique, la question clé demeure celle de l’incidence d’une pratique intensive de télétravail à domicile sur la mobilité, les villes et l’économie dans son ensemble. Le gain espéré de productivité au travail sous-tend le développement du télétravail. Souvent déclaré, mais rarement mesuré de façon précise, des rares études montrent néanmoins une relation de cause à effet entre la pratique du travail à domicile et un surcroît de productivité au travail. Mais, qu’en sera-t-il demain sur le long terme ? Et quel impact une pratique plus forte du télétravail peut-elle avoir sur la demande et l’offre immobilières dans les villes et sur les marchés locaux du travail ? Ce sont quelques-unes des analyses développées par Jacques-François Thisse, professeur émérite d’économie à l’UCLouvain. Du point de vue des organisations et du management, la pratique du télétravail a conduit à revisiter les processus de régulation du rapport au travail (tels que le contrôle et l’autonomie au travail, les styles de management, l’identité au travail, la productivité et l’équilibre entre sphères privée et professionnelle). Autre enjeu pour les entreprises ? La gestion de la distance sur les comportements au travail (notamment l’hyper connexion ou l’invisibilisation). Selon Laurent Taskin, professeur en sciences de gestion à l’UCLouvain, le futur verra s’intensifier le télétravail. L’enjeu organisationnel et managérial clé de l’après-covid sera donc de réinventer de nouvelles routines de travail autour de la présence, là où c’était la distance qui était régulée avant la crise covid. C’est cette réflexion qui permettra de préserver et valoriser l’innovation, la créativité et la socialisation. Du point de vue des individus, les recherches sur le télétravail ont identifié de longue date des effets plutôt positifs en termes de satisfaction, de motivation, de bien-être ou de fidélisation, justifiant une demande, de la part des travailleurs, pour ce type d’arrangement. Se basant sur une enquête menée durant le premier confinement en Belgique, Isabelle Hansez, professeure de psychologie à l’ULiège, offre une perspective nuancée des conditions de la pratique du télétravail durant le confinement et des perspectives affichées par les personnes sondées. Plus que jamais, semble-t-il, la dimension du bien-être au travail semble clé dans la valorisation du télétravail par les individus et montre aussi les disparités de situations (familiale, professionnelle) qui amènent à apprécier différemment la flexibilité offerte par le télétravail.   Ces trois regards se complètent et permettent, in fine, d’identifier les équilibres et les tensions qui caractérisent le développement du télétravail. Et donner des pistes qui pourront satisfaire à la fois les travailleurs, les managers, les entreprises et les acteurs qui vivent de la présence des travailleurs sur leur lieu de travail (commerces, services, entretien…) ? Voici les principaux enseignements et recommandations des trois scientifiques : L’accroissement de productivité dû à la pratique du télétravail est lié à sa fréquence : au-delà de deux jours par semaine ou de 50% du temps de travail, l’impact sur la productivité s’atténue ; Le développement du télétravail peut potentiellement modifier la consommation d’espace de bureau (décroissance) et domestique (croissance), dans un mouvement qui risque de dévitaliser les centres urbains et d’affaires ; La pratique plus intensive du télétravail menace l’existence de communautés de travail au sein des organisations, au profit de liens plus formels et instrumentaux avec l’organisation et les collectifs de travail ; Pour les travailleurs, la pratique du télétravail est source de satisfactions (autonomie, flexibilité, par exemple) mais aussi d’inconfort (ergonomie, conflit privé-professionnel, ambiguïté des attentes, par exemple) ; Les politiques publiques doivent d’urgence proposer des solutions de mobilité afin de faciliter l’accès aux centres urbains, pour les travailleurs, et juguler une potentielle désertion de ceux-ci par les quartiers d’affaire—la mobilité étant le premier facteur de choix pour le télétravail ; Les employeurs doivent formaliser la possibilité de télétravail dans des accords collectifs négociés et permettre à leurs salariés d’être dans de bonnes conditions de travail à domicile, a fortiori si le télétravail fait l’objet d’une politique organisationnelle ou de gestion des ressources humaines ; Le management doit réguler la présence des équipes de travail en tenant compte de leurs réalités propres (activités, par exemple) afin de préserver les liens sociaux, garants d’une performance de long terme ; Les travailleurs sont invités à organiser leurs temps et leurs espaces privé et professionnel de sorte à permettre une conciliation harmonieuse.


2002 ◽  
Vol 45 (2) ◽  
pp. 383-392 ◽  
Author(s):  
Jungwha Choi ◽  
Hyang-Ok Lim

Résumé Cet article a pour objectif de passer en revue le marché coréen de la traduction. La première partie étudie la traduction à la pige en se concentrant sur la Korean Society of Conference Interpretation.On traite des conditions de travail, des tarifs de traduction en vigueur et des problèmes qui en découlent. On explique également ce phénomène unique à la Corée qu'est la « draft translation ». La deuxième partie examine le marché des traducteurs salariés. La dernière partie, quant à elle, divise le marché en catégories en s'appuyant sur les divers types de textes. On ne tient pas compte des textes littéraires, car les cabinets ont principalement à travailler sur des textes techniques et le contrôle de la qualité est relativement sévère. Un autre type de texte pour lequel il y a un marché est le matériel audio-visuel. Finalement, sont émises des recommandations sur la façon de corriger la situation dans quelques domaines.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 643-643
Author(s):  
P. Louville

Depuis plusieurs années, une attention grandissante est portée sur des gestes suicidaires qui semblent augmenter en fréquence, commis pendant le temps de travail et sur le lieu de travail, maintenant reconnus comme des accidents du travail, imputables aux contraintes professionnelles stressantes auxquelles sont soumis les salariés.Le suicide d’un collègue de travail est un événement particulièrement stressant et potentiellement traumatogène, notamment si les personnels sont les témoins directs du geste suicidaire sur le lieu de travail. Les deuils à la suite du suicide font partie des événements de vie générateurs d’une grande détresse émotionnelle. Le caractère soudain et inattendu de la mort par suicide d’un proche peut avoir un impact traumatique pour de nombreuses personnes, qui risquent de développer ultérieurement un deuil compliqué, voire un syndrome psychotraumatique.Le caractère stressant et traumatique des situations de deuil à la suite d’un suicide au travail conduit à proposer aux endeuillés récents un débriefing psychologique (ou intervention psychothérapeutique post-immédiate – IPPI). Il existe cependant relativement peu de publications, et notamment d’études randomisées, sur l’utilisation du débriefing dans la postvention. En France, quelques articles rapportent des interventions de cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP) utilisant l’IPPI à la suite de suicides.Les débriefings psychologiques décrits dans la littérature relative à la postvention sont conduits selon des modalités adaptées à cette situation spécifique. En plus des objectifs habituels de cette intervention, qui sont la ventilation émotionnelle, la verbalisation de l’événement, la psychoéducation et la mobilisation du soutien social, l’accent est mis sur la gestion du deuil et la prévention de la contagion suicidaire, en particulier en milieu professionnel.Au-delà des interventions destinées aux salariés endeuillés, la postvention en milieu de travail doit aussi envisager une approche des facteurs organisationnels qui peuvent avoir contribué au geste suicidaire, car celui-ci impacte autant les individus que le collectif de travail.


2006 ◽  
pp. 125-134
Author(s):  
Diane-Gabrielle Tremblay ◽  
Renaud Paquet ◽  
Elmustapha Najem
Keyword(s):  
Il Y A ◽  

L’intensification d’un conflit entre responsabilités personnelles ou familiales et activités professionnelles a été mise en évidence dans un certain nombre de travaux mais certains articles ont aussi questionné ce manque de temps. Comment expliquer cette apparente contradiction ? Les auteurs analysent l’évolution du temps de travail et les aspirations des personnes en emploi, puis confrontent leur analyse aux données d’une grande enquête canadienne (Enquête sur les milieux de travail et les employés). Ils observent qu’entre 1999 et 2002, le degré de stabilité des heures de travail a augmenté. Par contre, en parallèle, il y a eu augmentation du pourcentage de travailleurs de 44 ans et moins travaillant sur des horaires rotatifs. L’amélioration de la stabilité est alors annulée. Sur l’incidence de la semaine réduite de travail, la comparaison 1999-2002 révèle qu’il y a eu diminution de cette pratique. Quant à la semaine comprimée de travail, son incidence augmente pour les moins de 25 ans et les plus de 55 ans, mais diminue pour les autres groupes, soit ceux qui sont le plus susceptibles d’avoir du mal à concilier travail et famille. Les données montrent aussi que plus de gens veulent augmenter leurs heures de travail que les réduire, et que ce phénomène s’est accentué en 2002. La minorité qui aimerait réduire ses heures souhaite surtout augmenter ses temps de loisirs, sauf les 35-44 ans, dont la majorité voudrait ainsi s’acquitter mieux de ses responsabilités familiales.


2005 ◽  
Vol 54 (2) ◽  
pp. 388-410 ◽  
Author(s):  
Isabelle Mimeault ◽  
Myriam Simard

Cet article traite des exclusions légales et sociales qui affectent la main-d’œuvre agricole saisonnière véhiculée quotidiennement au Québec, dont la grande majorité sont des immigrants résidant à Montréal. Une recherche sociale sur le terrain a révélé, sur certaines fermes, un haut roulement de main-d’œuvre et des conditions de travail en deçà du seuil légalement et humainement admissible : non-respect des personnes, du temps de travail, des normes de santé et sécurité, discrimination. À partir des résultats de cette étude, de recherches sur les modifications de l'agriculture québécoise au XXe siècle ainsi que de l'analyse de contenu de mémoires de l'Union des producteurs agricoles (UPA), les auteures mettent en lumière le rôle de l'UPA dans les exclusions légales successives des salariés agricoles et remettent en question son discours sur la pénurie de main-d’œuvre, contredite par la recherche.


1970 ◽  
Vol 17 (4) ◽  
pp. 517-532
Author(s):  
Geneviève Walters Burch

Cet article étudie les anciens-pasteurs d'une confession pro testante sur base de données récoltées au moyen de deux questionnaires et d'une étude par interview. Un échantillon au hasard de pasteurs a servi de contrôle. Plusieurs résultats amènent l'Auteur à examiner l'Eglise comme système professionnel pour les pasteurs. 1) les pas teurs et anciens-pasteurs expriment de la même manière leur insatisfaction envers de nombreux aspects de leur travail ; 2) les anciens-pasteurs se considèrent toujours dans le minis tère ; 3) il y a relativement peu de perte de la foi parmi les anciens pasteurs et 4) les anciens-pasteurs réalisent beaucoup de tâches et de rôles cléricaux dans leur profession. En tant qu'occupation, le pastorat constitue une partie d'un système plus large : l'Eglise. Le pasteur s'efforce de satisfaire ses besoins professionnels par l'intermédiaire du système. Les données laissent penser que l'Eglise est structurée de telle manière que certains besoins des pasteurs ne sont pas satis faits parfaitement. 1) Les séminaires sont oigoureusement dénoncés par les anciens-pasteurs, comme incapables de les bien préparer au pastorat. 2) Les procédures de nomination sont responsables du dé part de 19 des 132 anciens-pasteurs interviewés. La procé dure de changement de travail est trop lente. 3) En ce qui concerne la satisfaction dans le travail, les pasteurs sont davantage satisfaits que les anciens-pasteurs de l'étroite connection de leur travail avec l'Eglise. Cependant ni les uns ni les autres ne sont satisfaits des activités d'organisa tion et d'administration, bien qu'une majeure partie de leur temps passe dans ces activités. 4) Les pasteurs, comme les anciens-pasteurs, sont mécon tents des laïcs et du travail qu'ils accomplissent dans l'Eglise. C'est surtout chez les anciens-pasteurs que le mécontentement est marqué vis-à-vis de la capacité d'initiative des laïcs. 5) Le bas salaire, les pauvres conditions de travail, le man que de possibilité d'avancement contribuent, quoique rare ment, à donner une raison de quitter le ministère. 6) Un sentiment général d'isolement des collègues de tra vail, spécialement en période de conflit, empêche un senti ment professionnel vigoureux ou le sentiment d'être soutenu par les pairs. 7) Le mécontentement général et les sentiments d'isolement entrainent une tension dans la vie familiale et personnelle, qui ne sont pas toujours à même de résister au fardeau extérieur.


2006 ◽  
pp. 1-21 ◽  
Author(s):  
Diane-Gabrielle Tremblay ◽  
Elmustapha Najem ◽  
Renaud Paquet

Résumé Nous intéressant aux mesures de conciliation emploi-famille, nous avons voulu exploiter les données de l’Enquête sur le milieu de travail et les employés (EMTE) pour évaluer la situation globale à cet égard au Canada, à l’aide de données statistiques représentatives. Nos données indiquent que les progrès observés en ce qui concerne le débat social sur la conciliation travail-famille ne se sont pas nécessairement traduits par une amélioration notable des conditions facilitantes dans les milieux de travail et il y a même eu des reculs. On observe que le nombre de jours de travail par semaine s’est légèrement accru, se rapprochant fortement de 5 jours en moyenne pour les hommes et de 4,6 pour les femmes, en 2002. Par ailleurs, un pourcentage important de la main-d’oeuvre canadienne vit des horaires de travail variables et des horaires rotatifs, ce qui a été identifié comme source de difficultés de conciliation. Par contre, une bonne partie des travailleuses et travailleurs canadiens déclare travailler un certain nombre d’heures à domicile, ce qui peut favoriser la conciliation, mais peut aussi être source d’empiètement sur la vie privée. Les données de l’EMTE montrent que les gens travaillent à la maison parce que leur travail l’exige, et non pour des motifs de conciliation. En somme, on assiste ici à un débordement du travail sur la vie personnelle. Par ailleurs, si l’aide à la garde et les services de garde chez l’employeur sont le premier souhait des parents canadiens ayant des enfants de moins de 3 ans, on constate qu’à peine plus du quart des travailleurs canadiens déclarent que leurs employeurs offrent un service à cet égard en 2002. Aussi, on a pu observer que l’offre de services de soins aux aînés ne touche qu’un dixième de travailleuses et de travailleurs canadiens. En ce qui concerne l’impact du nombre d’enfants, il a un effet ambigu sur le temps de travail, les horaires et les aspirations en matière de temps de travail. En ce qui concerne l’intérêt pour la réduction du temps de travail, l’effet est aussi ambigu mais on observe que les personnes ayant un ou deux enfants sont celles qui souhaitent un peu plus une réduction d’heures. Par contre, on note qu’il y a un lien entre le nombre d’enfants et le désir d’heures additionnelles; plus on a d’enfants, moins on veut des heures additionnelles.


2005 ◽  
Vol 35 (1) ◽  
pp. 152-160
Author(s):  
Luc Martineau
Keyword(s):  

Le Conseil a décidé que l'employeur en l'occurrence une banque, avait agi illégalement en octroyant une augmentation de salaire à tous ses employés à l'exception de ceux qui travaillaient dans des succursales pour lesquelles une demande en accréditation avait été agréée par le Conseil ou qui était encore pendante devant celui-ci. Dans cette affaire, l'employeur avait fait connaître sa prise de position antisyndicale en annonçant ladite augmentation et ses réserves quant aux employés mentionnés plus haut, au moyen d'une lettre circulaire qui fut distribuée dans toutes ses succursales. Ces gestes constituent une entrave à la formation et à l'administration du syndicat plaignant quant à ses efforts et dans ses espoirs de réussir à syndicaliser les employés d'autres succursales; en même temps, ils constituent des menaces à peine voilées à l'endroit de ces employés et de la discrimination quant à ceux qui ont voulu exercer leurs droits en vertu du Code. Finalement, il y a modification illégale des conditions de travail des employés travaillant dans des succursales pour lesquelles une requête en accréditation était pendante puisque le consentement du Conseil n'a pas été requis par l'employeur avant de donner effet à ladite augmentation de salaire. Syndicat des employés de banque, sections locales 2104 et 2100, Congrès du Travail du Canada et Banque Canadienne Impériale de Commerce, exerçant ses opérations aux succursales suivantes: rue Niagara et Scott, St-Catharines, Ontario; rue St-Paul et McDonald, St-Catharines, Ontario; Creston, Colombie-Britannique. Dossiers 745-422, 745-426 et 745-427; décision du 30 novembre 1979 (no 202); Panel du Conseil: Me Marc Lapointe, président, MM. Lorne E. Shaffer et Hugh R. Jamieson, membres.


Author(s):  
Dalk Dias Salomão Neto ◽  
Nicole Moreira Faria Sousa ◽  
Carla Viana Dendasck ◽  
Amanda Alves Fecury ◽  
Euzébio de Oliveira ◽  
...  
Keyword(s):  

L’institut de l’esclavage est présent dans l’humanité depuis le début de l’existence de l’être humain. L’esclavage au Brésil a soutenu l’économie pendant des siècles. Des millions d’Africains ont été enlevés de leur patrie et placés dans des conditions de vie et de travail dégradantes. Le processus d’abolition de l’esclavage a été long et graduel. Il y a eu des siècles de lutte et de souffrance pour que le monde commence à réaliser le mal que représente l’esclavage. Même après l’abolition de l’esclavage, il était courant de voir le travailleur pris au piège sur le terrain par des dettes, ou par des lois qui habilitaient les employeurs par rapport à l’employé. L’objectif de cette recherche était d’analyser les conditions de travail analogues à l’esclave dans l’industrie textile brésilienne. Il a été réalisé avec revue bibliographique et analyse qualitative. En raison de ses nouveaux vêtements, le travail des esclaves contemporain est devenu invisible pendant un certain temps. Les facteurs qui rendent possible de commettre ce crime, même si aujourd’hui, il est essentiellement lié à un trépied: l’impunité, la pauvreté et le profit. La situation de misère de la population la plus nécessiteuse les oblige à subir des types de travail dans des conditions sous-humaines. Ces travailleurs du textile sont principalement des immigrants d’Amérique latine voisine et sous-développée. Le Brésil a été l’un des premiers pays au monde à reconnaître ce type de travail, et celui, conjointement avec l’Organisation internationale du Travail (OIT) et les entités ostréicoles non gouvernementales, cherchent à lutter contre ces pratiques criminelles sur leur territoire.


2005 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 69-92
Author(s):  
Ruth Rose

Les aides familiales, presque exclusivement des femmes, sont embauchées pour s'occuper d'enfants ou d'adultes malades, handicapés ou en perte d'autonomie et effectuer du travail ménager dans la résidence privée d'un employeur. Dans le contexte de la lutte de longue haleine de l'Association des aides familiales du Québec pour faire reconnaître ce travail et la qualification professionnelle exigée, la présente recherche a pour objet de mesurer le contenu de la tâche d'un échantillon diversifié de 22 aides familiales dont la plupart sont des immigrantes récentes venant de pays pauvres. Des données sur la formation et l'expérience de travail des aides familiales et sur la durée du temps de travail sont confrontées à l'information obtenue sur les salaires et les conditions de travail pour confirmer l'hypothèse selon laquelle le travail d'aide familiale est sous-évalué.


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