scholarly journals Contribution de l'imagerie Pléiades à la cartographie rapide des dégâts suite à des catastrophes majeures: retours d'expériences après deux ans d'actions de cartographie rapide localisées en Asie, en Afrique, en Europe et aux Caraïbes

Author(s):  
Hervé Yésou ◽  
Pierre Chastanet ◽  
Jérôme Maxant ◽  
Claire Huber ◽  
Stephen Clandillon ◽  
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Le lancement des deux satellites Pléiades 1A et 1B fin 2011 et 2012 a permis à la France de se doter de nouvelles capacités d'acquisition d'images optiques à très haute résolution, dans le domaine particulier de la gestion des crises mais aussi plus largement dans différentes thématiques d'Observation de la Terre. Les capacités et spécificités techniques de la Constellation Pléiades ouvrent de réelles opportunités pour la cartographie des dégâts suite à une catastrophe. Depuis 2012, le CNES, Airbus Defence and Space Geo-Intelligence et le SERTIT, ont combiné leurs efforts à plusieurs reprises pour assister les acteurs internationaux de la gestion de crise, optimisant les programmations des satellites Pléiades et analysant les images acquises. Différentes actions de cartographie réactive ont ainsi été menées, exploitant le potentiel de la Constellation Pléiades: inondations à Krymsk en Russie (07-2012), tremblement de terre dans la province iranienne d'Azerbaïdjan oriental (08-2012), inondations au Niger (08-2012), cyclone Sandy en Haïti (11-2012), typhon Bopha aux Philippines (12-2012), cyclone Evan à Wallis et Futuna (12-2012), cyclone Haruna à Madagascar (02-2013), inondations au Sénégal (08-2013), le cyclone Bejisa sur l'île de la Réunion (01-2014). Les premiers retours d'expérience sont plus que positifs, démontrant que les le système Pléiades est particulièrement adapté à la gestion de crise dans sa phase d'urgence. La très haute résolution spatiale permet une cartographie précise essentielle dans les zones critiques telles que les paysages urbains ou les infrastructures sensibles, la possibilité d'acquisition journalière et la livraison rapide des données constituent des atouts majeurs pour les applications spatiales, notamment pour la gestion des risques.

1901 ◽  
Vol 32 (127) ◽  
pp. 138-139
Author(s):  
E. Odier ◽  
G. Moynier
Keyword(s):  

Vous vous souvenez, sans doute, que la dernière Conférence des sociétés de la Croix-Rouge, réunie à Vienne eu 1897, avait chargé le Comité international de provoquer la réunion en 1902 d'une nouvelle Conférence internationale (la VIIe). Soucieux de se conformer à ces instructions, le Comité international a estimé qu'il n'était pas trop tôt de s'occuper, dès le début de la présente année, de l'accomplissement de la mission qui lui avait été ainsi confiée. Considérant, d'autre part, que la Russie était la seule des grandes puissances européennes chez laquelle la Croix-Rouge n'eût pas encore tenu ses grandes assises internationales et qui parût être à même de se charger actuellement du soin d'organiser cette Conférence, il a fait dans ce sens, au mois d'avril dernier, des ouvertures au Comité ceutral de Saint-Pétersbourg.


Author(s):  
Nathalie Boyer ◽  
Pierre Todoroff ◽  
Louis Paulin ◽  
Agnès Bégué

Cet article présente une méthode de prévision de récolte de canne à sucre à partir d'images satellites à haute résolution spatiale Spot, adaptée à des zones de production de canne à sucre composées d'une multitude de petites parcelles. Cette étude est réalisée sur l'exemple de l'île de La Réunion. Elle est basée sur l'ajustement d'une relation empiriqueentre l'indice de végétation NDVI (Normalized Difference Vegetation Index), mesuré au maximum de développement du couvert végétal, et le rendement en biomasse fraiche à la récolte. Le rendement est traduit en production à différentes échelles (centre de réception, bassin de production, sucrerie, à le entière) par produit avec la surface des parcelles. Le modèle est appliqué en mode relatif pour estimer les variations de production d'une année à l'autre. Les variations de production estimées, ajoutées à la production mesurée de l'année précédente, permettent d'estimer la production de l'année à venir. La précision des prévisions de récolte ainsi réalisée est évaluée à partir des résultats de récolte desannées 2008 et 2009. Les résultats sont très satisfaisants, avec une précision atteignant 6,6 % à l'échelle des centres de réception et 1,5 % à l'échelle de l'île entière. Ils démontrent l'intérêt économique et technique d'une telle méthode dans le cas de zones de production disposant de peu d'informations sur les conditions de culture de la canne (état végétatif denombreuses parcelles, météorologie contrastée).


1888 ◽  
Vol 19 (73) ◽  
pp. 9-10
Keyword(s):  

Le Comité central allemand nous fait espérer, comme très prochaine, la publication du compte rendu sténographié de la Conférence de Carlsruhe, mais, en attendant, il a eu la bonne pensée de faire imprimer les protocoles sommaires des séances, tels qu'ils avaient été rédigés par Messieurs les secrétaires. Ce document, qui se trouve depuis le milieu de novembre entre les mains des membres de la Conférence, permet de se rendre compte de la physionomie de la réunion et des décisions qui y ont été prises.


Author(s):  
Christophe Révillion ◽  
Erwan Lagadec ◽  
Gildas Le Minter ◽  
Nadine Dessay ◽  
Vanina Guernier ◽  
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Connaître la distribution des espèces vectrices de zoonoses est fondamentale pour comprendre les dynamiques épidémiologiques et caractériser les zones à risque. Cette distribution peut être appréhendée à différentes échelles : régionalement, l'aire de répartition de ces espèces définit les limites d'occurrence de la transmission d'agents pathogènes et, localement, leurs niches déterminent l'aléa. Cette dernière échelle requiert une connaissance très précise des milieux qui peut être acquise par l'analyse d'images satellite à très haute résolution spatiale. Dans le cadre d'un projet de recherche sur la leptospirose à La Réunion (LeptOI), cette étude propose de mesurer le potentiel d'utilisation d'une image Pléiades (pixels de 50 cm) pour caractériser la distribution locale de différents petits mammifères terrestres autour de l'Etang de Saint-Paul. Trois campagnes de piégeage ont permis la capture de 134 animaux appartenant à quatre des cinq espèces présentes à La Réunion (Rattus rattus, R. norvegicus, Suncus murinus et Tenrec ecaudatus). Une analyse orientée-objet de l'image Pléiades a permis de discriminer dix classes d'occupation des sols avec une précision totale de 83,6%. Des indices paysagers ont été calculés à partir de cette classification autour de chacun des pièges (distances les plus courtes aux classes d'occupation, densité de contours et pourcentages de surface des classes au sein de zones tampon de 50 et de 100 mètres). Trois zones (« humide », « anthropisée » et « sèche ») sont clairement discriminées par ces variables, qui pourront être utilisées comme déterminants écologiques de différents profils épidémiologiques : la zone humide étant propice à la leptospirose et la zone anthropisée étant un lieu de co-occurrence des quatre espèces et ainsi potentiellement une zone d'échanges de pathogènes.


2020 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 58-65
Author(s):  
Sophie Bretesché ◽  
Gilles Montavon ◽  
Alexis Martin
Keyword(s):  

La transition écologique contemporaine impose de se pencher sur les conséquences sanitaires et environnementales du passé industriel des territoires. Le projet de recherche « Traces, Transfert, Patrimoine », dont il est question ici, s’inscrit précisément dans cette réflexion, en s’intéressant au devenir des anciennes mines d’uranium françaises. La notion de radioactivité naturelle renforcée consécutive à la post-exploitation de l’uranium rend nécessaire une compréhension de la dynamique des territoires et des contaminants, afin de contribuer à une gestion des risques plus intégrée et plus anticipatrice. Le projet s’appuie sur une démarche conduite pour appréhender le risque environnemental dans sa dimension physique et sociale. Issu d’un programme de recherche conduit entre la sociologie et la radiochimie, il vise à caractériser l’empreinte de l’uranium au travers des traces, des processus de transfert et de la qualification du patrimoine.


Author(s):  
Arnaud Le Bris ◽  
Cyril Wendl ◽  
Nesrine Chehata ◽  
Anne Puissant ◽  
Tristan Postadjian
Keyword(s):  
A Priori ◽  
De Se ◽  

La fusion d'images multispectrales à très haute résolution spatiale (THR) avec des séries temporelles d'images moins résolues spatialement mais comportant plus de bandes spectrales permet d'améliorer la classification de l'occupation du sol. Elle tire en effet le meilleur parti des points forts géométriques et sémantiques de ces deux sources. Ce travail s'intéresse à un processus d'extraction automatique de la tache urbaine fondé sur la fusion tardive de classifications calculées respectivement à partir d'images satellitaires Sentinel-2 et SPOT-6/7. Ces deux sources sont d'abord classées indépendamment selon 5 classes, respectivement par forêts aléatoires et réseaux de neurones convolutifs. Les résultats sont alors fusionnés afin d'extraire les bâtiments le plus finement possible. Cette étape de fusion inclut une fusion au niveau pixellaire suivie d'une étape de régularisation spatiale intégrant un terme lié au contraste de l'image. Le résultat obtenu connaît ensuite une seconde fusion afin d'en déduire une tache urbaine : une mesure a priori de se trouver en zone urbaine est calculée à partir des objets bâtiments détectés précédemment et est fusionnée avec une classification binaire dérivée de la classification originale des données Sentinel-2.  


Author(s):  
Thibault Catry ◽  
Alain Besnard

Avec une population de plus de 800 000 habitants sur un territoire de 2500 km2, la Réunion connaît depuis une vingtaine d'années une urbanisation importante au détriment des espaces agricoles et naturels. Ce phénomène d'urbanisation s'inscrit dans une problématique plus large d'aménagement du territoire insulaire contraint où les enjeux de l'occupation de l'espace sont importants et où l'évolution de la tâche urbaine doit être suivie dans le temps. Cette étude présente les résultats préliminaires de suivi de la tâche urbaine sur la ville de Saint-Denis, obtenus à partir d'images satellite Pléaides, acquises dans le cadre de la RTU pléiades 2013, pour la période 2008-2013. Les premières cartographies réalisées montrent qu'en plus de la très haute résolution spatiale fournie par les images Pléiades, l'intérêt de ces données réside dans la répétitivité des acquisitions qui permettront dans les années à venir une mise à jour annuelle des cartes d'étalement urbain à La Réunion ainsi que la modélisation de son évolution à long terme.


Author(s):  
Rémi Andreoli ◽  
Benoît Ducarouge ◽  
Jonathan Maura ◽  
Audrey Leopold ◽  
Pierre-Nicolas Mougel ◽  
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La Nouvelle-Calédonie est un archipel situé dans le sud-ouest de l'océan Pacifique. Il concentre les principales particularités des pays insulaires du Pacifique:à®les entourées par un lagon fermé par des récifs coralliens et couvertes par une végétation typique; exposées à aux risques littoraux majeurs (ouragan, tsunami, changement climatique et élévation du niveau marin) (Mimoura 1999). Les données de télédétection à partir de satellites d'observation de la Terre constituent l'une des principales sources d'information sur l'environnement. Au cours des 40 dernières années, la qualité, la précision, la couverture et la répétitivité des données de télédétection ont été constamment améliorés. La constellation Pléiade offre depuis 2012 la possibilité de recueillir des données mutlispectrales tri-stéréoscopiques à 70 cm de résolution dont le potentiel pour fournir des informations utiles aux décideurs en Nouvelle-Calédonie a été évalué sur le suivi des mangroves, la cartographie de l'érosion des sols et la vulnérabilité aux aléas cyclonique et tsunami. Le défi majeur est donc de fournir aux décideurs la bonne information au bon moment et d'une manière conviviale à partir de ce type de données. Le Geospatial Cloud Computing de QëhnelöTM permet le développement de plateformes Web capables de se connecter à des bases de données distribuées, exploiter les données, exécuter des processus distants d'analyse et de modélisation. Il permet ainsi la combinaison de données de télédétection avec des données distribuées dans des outils d'analyse spatiale pour suivre l'environnement soumis aux contraintes sociales et industrielles pour une prise de décision efficace par des non-spécialistes.


2012 ◽  
Vol 67 (1) ◽  
pp. 122-146 ◽  
Author(s):  
Christine Vidal-Gomel ◽  
Youcef Rachedi ◽  
Antoine Bonnemain ◽  
Déborah Gébaï

Résumé Dans cet article, nous analysons l’activité de travail d’opérateurs en situation de handicap, en prenant en compte leur santé, leur sécurité, leurs compétences professionnelles et les activités de médiation des moniteurs d’atelier qui les encadrent, avec l’objectif de préciser des caractéristiques de ce que pourraient être des situations capacitantes pour ces opérateurs. Nous présentons deux études ergonomiques réalisées dans des ateliers de travail protégé en France, au sein d’un établissement et service d’aide par le travail (ESAT). La notion « d’environnement capacitant » nous sert de fil directeur pour aborder les conditions de travail des personnes en situation de handicap mais aussi les situations d’apprentissage qui leur sont proposées. Nous avons ainsi identifié des postes de travail et du matériel qui conduisent à des postures inadaptées et dangereuses ; des stratégies de travail qui permettent aux opérateurs de se préserver mais qui sont aussi limitées et insuffisantes, et des difficultés qui leur font courir des risques. Nous soulignons également des difficultés d’apprentissage en situation. Les moniteurs d’atelier ont un rôle central. Leurs activités de médiation sont un déterminant du développement possible des opérateurs handicapés : d’une part, parce que leur rôle pédagogique est important et, d’autre part, parce qu’ils prennent en charge une partie de la gestion des risques des opérateurs. Ils ont donc une véritable activité de prévention des risques d’atteinte à la santé de ces opérateurs. Toutefois, leurs propres conditions de travail, leur manque de connaissances sur les handicaps et leur faible accès à des formations limitent leurs apports à la fois sur le plan pédagogique et sur le plan de la prévention des risques. Concevoir des situations capacitantes pour des opérateurs en atelier protégé passe par l’amélioration des conditions de travail des opérateurs handicapés, mais aussi par l’amélioration des conditions de travail et d’accès à des formations des moniteurs.


Author(s):  
Nicolas Baghdadi ◽  
Soizic Moinet ◽  
Pierre Todoroff ◽  
Rémi Cresson

L'objectif de cette étude est d'examiner le potentiel de l'imagerie radar TerraSAR-X (en bande X) pour le suivi de la croissance de la canne à sucre sur l'île de la Réunion. Des données TerraSAR-X multi-temporelles acquises à différents angles d'incidence (31°, 37°, 47°) et polarisations (HH, HV, VV) ont été analysées pour étudier le comportement du signal radar en fonction de la hauteur de canne à sucre. Le potentiel de TerraSAR-X pour cartographier la récolte de canne à sucre a également été étudié. Notre étude démontre que le signal radar rétrodiffusé augmente rapidement avec la hauteur de la canne jusqu'à une hauteur de seuil, qui dépend de l'angle d'incidence et de la polarisation. Au-delà de ce seuil, le signal augmente légèrement, reste constant, voire diminue. La hauteur de seuil est légèrement plus élevée avec la polarisation croisée et aux forts angles d'incidence (47° en comparaison à 31°). Les résultats ont aussi montré que les polarisations parallèles (HH et VV) étaient bien corrélées. Des données TerraSAR-X ont montré qu'après des fortes pluies, la contribution du sol à la rétrodiffusion des parcelles de canne à sucre peut être conséquente pour des hauteurs de cannes inférieures à 50cm. Cette augmentation du signal radar après des fortes pluies pourrait impliquerune ambiguïté d'identification entre des cannes jeunes et des cannes matures à cause de la haute sensibilité du signal radar à l'humidité superficielle du sol. Finalement, les données TerraSAR-X à haute résolution spatiale se montrent utiles pour suivre la coupe de canne à sucre lorsque les champs sont de petites tailles et que la date d'acquisition de l'image est proche de la date de coupe. La comparaison entre les incidences de 37° et 47° montre que la première est plusappropriée pour suivre la récolte de canne à sucre. La coupe est facilement détectable sur des images TerraSAR-X pour des données acquises moins de deux ou trois mois après la coupe. Le signal radar diminue de 5 dB pour des images acquises quelques jours après la coupe et de 3 dB pour des données acquises deux mois après la coupe (VV-37°). La différence dans le signal radar devient négligeable (< 1 dB) entre les cannes à sucre matures et les champs récoltés depuis trois mois ou plus.


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