Fertilisation azotée et phosphatée dans la production du bleuet nain sauvage au Québec

2011 ◽  
Vol 91 (3) ◽  
pp. 535-544 ◽  
Author(s):  
Jean Lafond ◽  
Noura Ziadi
2005 ◽  
Vol 18 (4) ◽  
pp. 231-240 ◽  
Author(s):  
J.L. PEYRAUD ◽  
L. DELABY

Les prairies et le pâturage devraient constituer à l’avenir la base des systèmes laitiers durables. L’herbe pâturée est le fourrage le moins coûteux pour alimenter les vaches laitières et constitue un mode d’alimentation qui réduit l’impact environnemental des systèmes très intensifs tout en conférant une image plus «naturelle» aux systèmes laitiers. L’utilisation efficace de l’herbe au pâturage nécessite la mise au point de méthodes qui permettent de maximiser l’ingestion journalière d’herbe tout en assurant la production d’une quantité importante d’une herbe de qualité durant toute la saison de pâturage. Les opportunités d’accroître la part de l’herbe pâturée dans l’alimentation des vaches laitières existent en allongeant la saison de pâturage au printemps et/ou en automne et en pratiquant le report d’herbe sur pied en été. A ce titre, l’introduction de légumineuses, trèfle blanc notamment, dans les prairies doit être favorisée. Les possibilités de moduler la saisonnalité de la croissance de l’herbe existent au travers de la sélection fourragère, de la stratégie de fertilisation azotée ou des pratiques de pâturage. L’intérêt d’une réduction du chargement visant à maximiser les performances individuelles reste limité compte tenu des effets cumulatifs défavorables sur la qualité de l’herbe et sa valorisation. Par contre, l’accroissement de la proportion de feuilles grâce à des pratiques de pâturage appropriées au printemps permet d’accroître l’ingestion et de maintenir une hauteur résiduelle faible qui facilite la gestion du pâturage. Il reste à en évaluer les conséquences durant toute la saison de pâturage et son influence sur les performances annuelles par hectare. Dans un futur proche, le développement de méthodes et d’outils d’aide à la gestion du pâturage à la fois pour le rationnement des vaches laitières et pour la gestion des parcelles devrait donner confiance aux éleveurs et favoriser le retour du pâturage dans l’alimentation des vaches laitières.


Agronomie ◽  
1981 ◽  
Vol 1 (7) ◽  
pp. 549-558 ◽  
Author(s):  
Jean BOIFFIN ◽  
Jacques CANEILL ◽  
Jean-Marc MEYNARD ◽  
Michel SEBILLOTTE

2019 ◽  
Vol 28 ◽  
pp. 2 ◽  
Author(s):  
Hubert de Bon ◽  
Laure Brun-Diallo ◽  
Jean-Michel Sène ◽  
Serge Simon ◽  
Mamadou Abdoulaye Sow

Les rendements en agriculture biologique font l’objet de controverses et sont considérés comme plus faibles qu’en agriculture conventionnelle. En Afrique, l’agriculture biologique recouvre une grande diversité de pratiques et les rendements présentent de fortes incertitudes. Les analyses des rendements et des itinéraires techniques en agriculture biologique sont présentées pour trois cultures maraîchères au Sénégal. Les résultats sont ensuite comparés aux rendements usuels de l’agriculture conventionnelle. Deux types de données sont utilisés, provenant de parcelles d’agriculteurs : i) suivi de champs conduits selon des itinéraires techniques d’agriculture biologique vs. itinéraires techniques conventionnels ; ii) résultats issus des actions de l’organisation non gouvernementale ENDA-PRONAT, suivant un cahier des charges copié sur celui de l’agriculture biologique. Les suivis comparatifs de parcelles de chou pommé et de tomate en saison des pluies mettent en évidence des ratios de rendement agriculture biologique/conventionnelle de 74 et 40 % respectivement. Ces valeurs confirment la tendance générale des résultats de la littérature. Elles sont expliquées par une fertilisation azotée plus faible et l’absence de mesures de protection efficace contre les maladies et ravageurs des cultures. Les rendements en oignon des parcelles d’agriculture biologique chez les producteurs sont très variables : en moyenne de 19,4 t/ha à 11,0 t/ha suivant les années dans la zone des Niayes, 21,0 t/ha dans le Bassin arachidier et seulement 8,6 t/ha dans la vallée du fleuve Sénégal. Les rendements de la culture d’oignon au Sénégal observés dans la littérature varient aussi dans de grandes proportions, de 10,7 à 32 t/ha. Dans certains cas, les rendements en agriculture biologique sont supérieurs à ceux des itinéraires techniques de l’agriculture conventionnelle. Ce constat, déjà observé dans la littérature scientifique, montre que l’agriculture biologique est une voie de développement de l’agriculture à ne pas écarter en Afrique.


1986 ◽  
Vol 66 (3) ◽  
pp. 795-799 ◽  
Author(s):  
LUC COUTURE ◽  
DANIEL ISFAN

The effect of nitrogen fertilizers applied as urea or ammonium nitrate at doses of 0, 40, 80, 120, and 160 kg ha−1 on scald in spring barley (Hordeum vulgare) grown on two different soils was examined during 2 yr. A strong significant positive correlation was found between nitrogen dose and severity of scald during the 2 yr. Nitrogen influenced disease severity the same way in both soils although the absolute level of disease was higher in plots set up in sandy loam than in clay soil. Disease severity was approximately the same in barley fertilized with urea or ammonium nitrate.Key words: Nitrogen fertilizer, nitrogen form, barley, Hordeum vulgare, scald, Rhynchosporium secalis


2009 ◽  
Vol 22 (1) ◽  
pp. 69-78 ◽  
Author(s):  
Naïma Bettahar ◽  
Abdelkader Ali Benamara ◽  
Ahmed Kettab ◽  
Abdelkader Douaoui

Résumé L’agriculture est l’activité dominante dans la vallée du moyen Cheliff occidental (Nord algérien). Les cultures principales sont l’arboriculture et le maraîchage, ce dernier est un grand consommateur de fertilisants minéraux de type azoté. La présente étude montre, dans une première étape, l’évolution spatiale des nitrates à travers une carte établie par krigeage ordinaire pour l’année 2004 en période de hautes eaux. Il apparaît, d’après cette carte, que les zones les plus affectées sont celles pour lesquelles le niveau d’intensification de la fertilisation azotée (zones de maraîchage) est le plus fort sous les sols les plus perméables situés sur les bordures de la vallée. Ces mêmes zones sont reconnues par des pratiques d’élevage importantes. Au contraire, les teneurs sont plus faibles sous les sols de texture fine couvrant la partie centrale de la vallée. L’infiltration assez faible, caractérisant en général les zones semi-arides, semble aussi jouer un rôle important dans ce sens. Dans une seconde étape, cette étude permet d’estimer, pour l’année 2004, l’apport total en azote sur les sols de la vallée. L’apport par l’agriculture constitue 86 % du total, dont 97 % est attribué aux fertilisants azotés utilisés d’une manière intensive dans les cultures maraîchères, la pomme de terre en particulier. Rapporté à la surface totale irriguée, cet apport est évalué à 238 kg•ha‑1 pour cette année. Les conditions pédoclimatiques semblent favoriser des pertes d’azote par volatilisation et par dénitrification en parallèle avec un apport faible d’azote naturel par minéralisation. Au contraire, les pertes par lessivage en profondeur sont très faibles.


2000 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 61-72
Author(s):  
J.L. PEYRAUD

La nouvelle réglementation européenne et la prise en compte des effets négatifs des systèmes de production intensifs sur l’environnement peuvent motiver une réduction de la fertilisation azotée des prairies. L’objectif de cette revue bibliographique est de quantifier les conséquences d’une plus faible fertilisation azotée des prairies sur la nutrition des vaches laitières.A même âge de repousses, la réduction de la fertilisation azotée tend à diminuer la digestibilité de la matière organique (MO) de 0,02 point, mais les sites de la digestion de cette MO et leur part respective ne sont pas modifiés. Malgré une teneur en matières azotées totales (MAT) plus faible sur prairies peu fertilisées, la quantité d’azote non ammoniacal entrant dans l’intestin n’est diminuée que de 5 % environ. En effet, l’efficacité des synthèses microbiennes n’est pas affectée par la réduction de fertilisation azotée tandis que la dégradation ruminale des protéines est un peu diminuée. La réduction de la fertilisation azotée peut donc réduire la valeur énergétique de 0,02 à 0,04 UFL/kg MS et la valeur PDIE de 5 à 12 g/kg MS. Cet effet modéré peut être attribué au fait que la réduction de la teneur en MAT est compensée par un accroissement proportionnel de la teneur en sucres solubles, totalement digestibles et qui constituent une source d’énergie disponible pour la protéosynthèse ruminale. En revanche, la teneur en parois végétales n’est pas modifiée par la fertilisation azotée. En moyenne, la fertilisation azotée n’a pas d’effet sur les quantités de MS volontairement ingérées par l’animal à l’auge. Mais, au pâturage, l’ingestion peut être limitée si la réduction de fertilisation altère la préhensibilité de l’herbe du fait d’une réduction importante de la biomasse de feuilles vertes par hectare. La réduction de la fertilisation azotée des prairies est un moyen efficace pour réduire les rejets azotés des vaches laitières. Les conséquences possibles sur la nutrition des vaches laitières sont finalement discutées.


1997 ◽  
Vol 10 (1) ◽  
pp. 55-65 ◽  
Author(s):  
M. MAHIEU ◽  
G. AUMONT ◽  
Y. MICHAUX ◽  
G. ALEXANDRE ◽  
H. ARCHIMÈDE ◽  
...  

Les performances animales et les productions par unité de surface de cinq systèmes d’exploitation de prairies irriguées de pangola (Digitaria decumbens) ont été étudiées durant deux années en Martinique (FWI) : agneaux ou agnelles "Martinik" en croissance pâturant seuls, génisses Brahman en croissance pâturant seules, agneaux ou agnelles associés aux bovins. Les charges en poids métabolique (PM=PV0,75) ont été identiques entre les systèmes et ont varié entre 488 et 536 kgPM/ha. L’association de bovins avec des ovins a permis une augmentation de la croissance des ovins, en particulier pour les mâles (+ 13 %). L’association avec des ovins a également conduit à une augmentation (non significative) de 10 % de la croissance des génisses. L’association des bovins et ovins a augmenté la production de viande à l’hectare de 18 à 25 %. Cette augmentation de la production a pu être reliée à une diminution de l’infestation parasitaire des ovins (en particulier pour les agneaux) par Haemonchus contortus, une diminution de la biomasse fourragère sur les parcelles et une amélioration de la qualité du disponible fourrager (ratio feuilles/tiges). Les bilans de production fourragère ont montré que l’association des bovins et des ovins au pâturage permet de limiter les pertes d’azote dans la biomasse inutilisée. Cependant, la maîtrise de la fertilisation azotée reste une des contraintes majeures pour l’optimisation des systèmes pâturés intensifs en milieu tropical humide.


2011 ◽  
Vol 24 (5) ◽  
pp. 411-414
Author(s):  
M. DOREAU ◽  
R. BAUMONT ◽  
J.M. PEREZ

Les impacts environnementaux liés aux productions animales sont pris en considération depuisau moins deux décennies. Mais jusqu’à une date récente, ils étaient considérés comme des «dommagescollatéraux» résultant de la nécessité de nourrir la planète. Depuis le rapport de la FAO«Livestock’s long shadow» (Steinfeld et al 2006), les préoccupations environnementales liées enparticulier aux gaz à effet de serre (GES) ont pris une importance croissante auprès des acteursdes filières animales et des décideurs politiques. Elles sont désormais au centre de la réflexion surle développement de l’élevage. En témoignent des documents dépassant le cadre de l’agriculturecomme la publication des propositions du «Grenelle 2» par le gouvernement français, ou la feuillede route de l’Union Européenne pour une baisse drastique des émissions de gaz carbonique àl’échéance de 2050. En fait, le problème est planétaire, car la consommation mondiale de produitsanimaux augmente, tendance appelée à se poursuivre en raison de l’évolution démographiqueet de l’accroissement de la part des produits animaux dans l’alimentation dans les pays endéveloppement et émergents (Gerber et al 2011). La revue INRA Productions animales a publié depuis plusieurs années de nombreux articlesrelatifs aux relations entre élevage et environnement, analysées sous divers angles. Récemmentdes articles relatifs aux polluants ou aux aspects environnementaux plus globaux ont été publiésdans le cadre de trois numéros thématiques : «Porcherie verte» avec notamment des articles surles éléments à risque et les émissions gazeuses lors de la gestion des effluents (Bonneau et al2008a, b), «Les nouveaux enjeux de la nutrition et de l’alimentation du porc» avec un article surles relations entre nutrition et excrétion de polluants (Dourmad et al 2009), et «Elevage en régionschaudes» avec un article consacré aux impacts et services environnementaux (Blanfort et al2011). Des articles ont également été publiés sur la quantification des émissions de méthane parles animaux d’élevage en France (Vermorel et al 2008) et sur la modélisation des émissions deméthane chez les ruminants (Sauvant et al 2009). Enfin, les moyens de réduire les rejets porcinset avicoles par la génétique ont été analysés (Mignon-Grasteau et al 2010). A signaler aussi lenuméro spécial «Elevage bio» en 2009, qui analysait les systèmes d’élevage biologique sans toutefoisdiscuter leurs avantages au plan environnemental. La réduction des émissions de GES par l’élevage est devenue un enjeu majeur des recherchessur les systèmes d’élevage et en nutrition animale. Ce dossier composé de quatre articles estconsacré aux GES en élevage bovin en mettant l’accent sur le méthane. En effet dans la plupartdes systèmes laitiers et à viande, le méthane est le gaz à effet de serre qui contribue le plus auxémissions, exprimées en équivalent gaz carbonique, comme le montre le premier article (Dollé etal 2011) qui replace les émissions de méthane dans l’ensemble des émissions de gaz à effet deserre. Un travail considérable a été réalisé pour évaluer et comparer les systèmes français, et lesINRA Productions Animales, 2011, numéro 5situer dans un contexte plus global : depuis quelques années les émissions induites par des systèmesd’élevage très divers sont étudiées dans le monde, principalement en Europe. Le deuxièmearticle (Sauvant et al 2011) analyse les relations étroites entre la production de méthane et les fermentationsdans le rumen selon la nature du régime alimentaire, puis discute la précision des principaleséquations empiriques de prévision de la production de méthane, ainsi que des modèlesmécanistes qui ont été développés. Des voies d’amélioration sont proposées. Dans un troisièmearticle (Popova et al 2011), les mécanismes de production de méthane dans le rumen sont analysés.Un intérêt particulier est porté au rôle des Archaea méthanogènes, microorganismes qui constituentun domaine spécifique du règne vivant et qui sont les seuls à produire du méthane à partirde l’hydrogène. La compréhension des mécanismes est un élément majeur pour prévoir les effetspossibles d’une ration, d’un additif, d’une biotechnologie sur la production de méthane. Laconnaissance actuelle de ces effets est présentée dans un quatrième article (Doreau et al 2011),centré sur les résultats obtenus in vivo. Il est en effet important de confronter les annonces faitesà partir d’essais in vitro, ou d’un seul essai in vivo mené sur le court terme, aux résultats d’étudesapprofondies reposant sur une base expérimentale solide. Ce dossier dresse un bilan des recherches et de l’état des connaissances sur le méthane entérique,et mentionne les principaux leviers d’action pour réduire les émissions des trois principauxgaz à effet de serre. Une vision plus large nécessiterait le développement d’aspects complémentaires.En premier lieu, celui des émissions de méthane et de protoxyde d’azote liées aux effluents.Elles sont toutefois très mal connues et éminemment variables, comme l’ont souligné Hassounaet al (2010) qui ont développé une méthode permettant de les évaluer en bâtiments. En deuxièmelieu, l'impact des nombreuses voies permettant de réduire les émissions de protoxyde d'azote auchamp doit être évalué. Ainsi, serait nécessaire une analyse portant sur les différents moyens permettantde limiter la fertilisation azotée minérale (fertilisation «de précision», recours aux légumineuses,inhibition des réactions de nitrification/dénitrification dans les sols, meilleure gestiondu pâturage…) qui sont seulement évoqués dans le texte de Dollé et al (2011). Enfin, la séquestrationde carbone par les prairies doit être prise en compte dans l’analyse de la contribution desélevages de ruminants au réchauffement climatique. Les valeurs actuellement retenues sont probablementsous-estimées (Soussana et al 2010), mais les résultats récents mettent en évidence unetrès grande variabilité de ce stockage de carbone, liée non seulement au type de végétation et auxconditions pédologiques, mais aussi, entre autres, au type d’exploitation par les animaux et auxaléas climatiques (Klumpp et al 2011). Le réchauffement climatique est actuellement considéré par les médias et les décideurs politiquescomme l’urgence en termes de protection de notre environnement. Cela ne doit pas faireoublier qu’il est nécessaire de prendre en compte simultanément l’épuisement de certaines ressourcescomme l’énergie fossile et les phosphates, la raréfaction des réserves en eau, la compétitionpour les surfaces agricoles, et la pollution de l’air, des sols et de l’eau par différentes moléculesminérales et organiques. L’analyse des impacts environnementaux, en tant que composantede la durabilité des systèmes d’élevage, doit donc être multifactorielle et prendre également encompte les services environnementaux et sociétaux de l’élevage, une activité qui fait vivre plusd’un milliard d’habitants de notre planète.


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