CONFIRMATIONS EXPERIMENTALES DU POTENTIEL DU COMPLEXE BACILLUS THURINGIENSIS ET CHITINASE POUR LA REPRESSION DE LA TORDEUSE DES BOURGEONS DE L’EPINETTE, CHORISTONEURA FUMIFERANA (LEPIDOPTERA: TORTRICIDAE)

1977 ◽  
Vol 109 (3) ◽  
pp. 351-358 ◽  
Author(s):  
W.A. Smirnoff

RésuméDes études intensives et systématiques qui ont été conduites en laboratoire en tenant compte de l’âge et de l’état physiologique de l’insecte, ainsi que des conditions de température, ont démontré que Bacillus thuringiensis Berliner non cristallogène ainsi que Bacillus cereus Frankland et Frankland étaient aussi pathogènes pour les larves de Choristoneura fumiferana Clemens que la souche de B. thuringiensis cristallogène testé. Ainsi, à 20°C, B. thuringiensis var. kurstaki provoquait chez les larves de 3e âge de C. fumiferana une lente septicémie causant la mortalité de 90% des larves en 27 jours. Dans des conditions expérimentales identiques, une souche de B. thuringiensis non cristallogène (n° 17) et deux souches de B. cereus entomopathogènes isolées chez C. fumiferana et chez un tachinidé causaient également une lente septicémie chez C. fumiferana et provoquaient 90% de mortalité des larves de 3e âge après une période de 30 à 32 jours.Les expériences ont démontré par ailleurs que l’addition de quantités minimes de chitinase, soit l’équivalent de 10,000 UN/ha augmentait considérablement l’efficacité des préparations commerciales de B. thuringiensis contre C. fumiferana. Ainsi, la préparation bacillaire Sandoz-Wander (E.U.) 26B, dispersée à raison de 16.8 × 109 IU/ha, n’entraînait pas plus de 80% de mortalité des larves de 3e et de 4e âges après 30 jours, tandis que, avec l’addition de chitinase N.B.C., la mortalité était de 100% entre 9 et 27 jours selon les conditions expérimentales. Des résultats similaires ont été obtenus avec la préparation Dipel 36B; un taux de 100% de mortalité chez les larves de 3e âge a été atteint en 9 jours avec l’addition de chitinase et en 24 jours sans l’apport de cet enzyme. Dans un programme de lutte contre C. fumiferana à l’aide de B. thuringiensis, l’addition de chitinase s’avère donc essentielle.

1979 ◽  
Vol 111 (3) ◽  
pp. 305-308 ◽  
Author(s):  
W.A. Smirnoff ◽  
J.R. Valero

RésuméNos recherches ont démontré que l’action de Bacillus thuringiensis chez la tordeuse des bourgeons de l’épinette est le résultat d’une septicémie entérotoxicose liée aux possibilités de pénétration des spores dans l’hémolymphe de l’insecte. Comme certains chercheurs persistent à affirmer que le rôle du cristal (endotoxine) de B. thuringiensis est prépondérant et provoque seul, par toxémie, la mortalité de Choristoneura fumiferana Clem., nous avons entrepris une nouvelle étude afin de démontrer clairement le rôle de la spore dans l’infection de cet insecte. Des tests d’infection ont été réalisés avec des souches de B. thuringiensis habituellement utilisées, irradiées, non-cristallogènes ou non sporogènes, avec des préparations purifiées et semi-purifiées de cristaux et une préparation de spores seules de B. thuringiensis ainsi qu’avec une souche de Bacillus cereus entomopathogène. Le résultat de ces tests indiquent que les souches non-cristallogènes de B. thuringiensis et B. cereus infectent C. fumiferana avec plus de succès que les préparations purifiées ou semi-purifiées de cristaux.


2006 ◽  
Vol 72 (2) ◽  
pp. 1569-1578 ◽  
Author(s):  
Alexei Sorokin ◽  
Benjamin Candelon ◽  
Kévin Guilloux ◽  
Nathalie Galleron ◽  
Natalia Wackerow-Kouzova ◽  
...  

ABSTRACT We used multilocus sequence typing (MLST) to characterize phylogenetic relationships for a collection of Bacillus cereus group strains isolated from forest soil in the Paris area during a mild winter. This collection contains multiple strains isolated from the same soil sample and strains isolated from samples from different sites. We characterized 115 strains of this collection and 19 other strains based on the sequences of the clpC, dinB, gdpD, panC, purF, and yhfL loci. The number of alleles ranged from 36 to 53, and a total of 93 allelic profiles or sequence types were distinguished. We identified three major strain clusters—C, T, and W—based on the comparison of individual gene sequences or concatenated sequences. Some less representative clusters and subclusters were also distinguished. Analysis of the MLST data using the concept of clonal complexes led to the identification of two, five, and three such groups in clusters C, T, and W, respectively. Some of the forest isolates were closely related to independently isolated psychrotrophic strains. Systematic testing of the strains of this collection showed that almost all the strains that were able to grow at a low temperature (6°C) belonged to cluster W. Most of these strains, including three independently isolated strains, belong to two clonal complexes and are therefore very closely related genetically. These clonal complexes represent strains corresponding to the previously identified species Bacillus weihenstephanensis. Most of the other strains of our collection, including some from the W cluster, are not psychrotrophic. B. weihenstephanensis (cluster W) strains appear to comprise an effectively sexual population, whereas Bacillus thuringiensis (cluster T) and B. cereus (cluster C) have clonal population structures.


2010 ◽  
Vol 105 (2) ◽  
pp. 171-175 ◽  
Author(s):  
Clelton A. Santos ◽  
Gislayne T. Vilas-Bôas ◽  
Didier Lereclus ◽  
Marise T. Suzuki ◽  
Elisangela A. Angelo ◽  
...  

1964 ◽  
Vol 96 (1-2) ◽  
pp. 152-152
Author(s):  
W. A. Smirnoff

Parmi les espèces de bactéries comprises dans le groupe “cereus”, il en existe une très pathogène pour certaines espèces d'insectes, c'est le Bacillus thuringiensis Berliner. Ce bacille produit des spores et des cristaux toxiques dans la cellule et excrète diverses substances toxiques dans son milieu de culture. L'action du B. thuringiensis varie avec les espèces d'insectes; chez certaines il provoque une septicémie typique, chez d'autres il cause une intoxication, alors que quelques espèces sont réfractaires à ses attaques. Depuis quelques années notre laboratoire envisage la possibilité d'utiliser le B. thuringiensis et d'autres espèces proche parentes dans la lutte à certains insectes forestiers fort nuisibles tels que la tordeuse des bourgeons de l'épinette (Choristoneura fumiferana (Clem.)), l'un des plus graves ravageurs des forês de conifères dans l'est de l'Amérique du Nord. En laboratoire avec une suspension contenant 200 gr. du pathogène par gallon d'eau, toutes les chenilles en expérience sont mortes de septicémie typique dans l'espace de 8 jours. Lors d'expériences conduites dans un peuplement hébergeant une forte population de I'insecte et dans des conditions climatiques optimales, 84 pour 100 de la population larvaire fut détruite en dedans de 24 jours après l'application d'une suspension contenant 80 gr. du pathogène par gallon d'eau. Ces premiers résultats nous incitérent à rechercher une lignée du B. thuringiensis plus pathogène pour le C. fumiferana surtout aux basses températures, et capable de résister à l'action bactéricide et bactériostatique de certaines substances produites par le feuillage du sapin et de l'épinette.


1977 ◽  
Vol 109 (9) ◽  
pp. 1239-1248 ◽  
Author(s):  
O. N. Morris

AbstractBacillus thuringiensis (Dipel® 36B) mixed with a sublethal concentration of acephate (Orthene®) (O, S-dimethyl acetylphosphoramidothioate), an organophosphorous insecticide, was applied at 2.35–14 l./ha to white spruce (Picea glauca) and balsam fir (Abies balsamea) trees infested with spruce budworm, Choristoneura fumiferana (Clem.). The treatment rate was 20 Billion International Units of B. thuringiensis (B.t.) activity with or without 42 g of active ingredient of acephate/ha.The ground deposit of the standard Dipel wettable powder formulation was 12% of emitted volume compared with 21–32% for the Dipel 36B flowable. The viability of B.t. spores was drastically reduced after 1 day of weathering but a high level of biological activity by the spore–crystal complex persisted for up to 20 days post-spray due probably to crystal activity.The addition of about 10% of the recommended operational rate of acephate to the B.t. suspension increased larval mortality by 34% when applied at 4.7 l./ha. Reductions in budworm populations were 97–99% in B.t. + acephate plots and 86–90% in B.t. alone plots.Plots with moderate budworm densities of up to 27 larvae/100 buds on white spruce and 36/100 on balsam fir were satisfactorily protected from excessive defoliation in the year of spray by B.t. with or without acephate. Plots with higher population densities were not satisfactorily protected based on the branch sample examination but aerial color photographs indicated good protection to the top third of the trees. Population declines were greater and defoliation and oviposition were lower in the treated plots than in the untreated checks 1 year later without further treatment. Two years later the larval population densities in all plots were low but the density was twice as high in the untreated check as in the treated plots, indicating long term suppression by the treatments. Defoliation was negligible in all plots.The treatments had no deleterious effect on spruce budworm parasitism. The data indicate that the integrated approach using Bacillus thuringiensis – chemical pesticide combinations is a viable alternative to the use of chemical pesticides alone in spruce budworm control. Large scale testing is now warranted.


1994 ◽  
Vol 126 (4) ◽  
pp. 1061-1065 ◽  
Author(s):  
Kees van Frankenhuyzen

AbstractThe relationship between temperature and pathogenesis of Bacillus thuringiensis Berliner var. kurstaki in infected larvae of the eastern spruce budworm, Choristoneura fumiferana Clem., was investigated to determine if more rapid death of larvae with an increase in temperature could be accounted for by enhanced bacterial growth. Cumulative mortality of larvae force-fed with a lethal dose of HD-1-S-1980 peaked within 2 days at 25 °C, 3 days at 19 °C, 7 days at 16 °C, and 21 days at 13 °C. The progress of bacterial growth in the larvae was followed from spore germination to cell lysis, and was completed within 4 days at 25 °C, 6 days at 22 °C, 12 days at 19 °C, 14 days at 16 °C, and > 28 days at 13 °C. Peak abundance of vegetative cells in the larvae was observed after 1 day at 25 °C, 2 days at 22 °C, 3 days at 19 °C, 7 days at 16 °C, and 21 days at 13 °C, and thus coincided almost exactly with the time required for maximum larval mortality. This correlation suggests that the observed effect of temperature on progression of larval mortality was due to its effect on the proliferation of vegetative cells in the infected larvae, and that bacterial septicemia makes an important contribution to death.


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