scholarly journals Gestion intégrée des îles habitées de l’estuaire du Saint-Laurent (Québec) et développement territorial : l’expérience de la mise en œuvre d’un comité de  gestion intégrée à l’Isle-aux-Coudres

VertigO ◽  
2006 ◽  
Author(s):  
Steve Plante ◽  
Johanne Boisjoly ◽  
Julie Guillemot
Author(s):  
Philippe Cecchi

Les appellations de 152 pièces d’eau d’un bassin-versant du centre du Burkina Faso ont été répertoriées par l’autorité en charge de la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau, dans l’objectif d’établir les bases d’une nomenclature du réseau hydrographique. 125 de ces pièces d’eau portent un nom en langue vernaculaire (en mòoré), dont le sens est indiqué en français dans le rapport technique qui synthétise les résultats de l’enquête. L’échantillon offre la possibilité de comparer le sens des noms attribués aux éléments naturels (les « cours d’eau ») et aux éléments artificiels (les « étendues d’eau » ou « petits barrages » comme on les dénomme localement). Les deux catégories ne partagent pas totalement les mêmes dénominations : les noms de l’eau varient, comme varient les perceptions et représentations qu’en ont leurs riverains. Des intuitions en lien avec l’appropriation plus ou moins revendiquée des réservoirs artificiels et les modalités de leurs mises en valeur peuvent être avancées.


Author(s):  
Claire Dupaquier ◽  
Annie Desbrosse ◽  
Pierre Maurel ◽  
Laure-Elise Ruoso ◽  
Roelof Plant ◽  
...  

Dans le contexte actuel de gestion intégrée du littoral, la croissance démographique et l'augmentation de la pression foncière sur le bassin de Thau font de ce territoire un enjeu important, se répercutant sur l'occupation du sol. Pour faire face à ces enjeux, les collectivités territoriales du territoire de Thau ont confié au SMBT à partir de 2006 l'élaboration conjointe de plusieurs instruments de planification afin de mener une approche intégrée du développement territorial au travers du SCoT, du SAGE et d'une procédure Natura 2000. L'objectif de cette contribution est de présenter la méthodologie opérationnelle développée pour cartographier l'occupation du sol initiale 2012/2013 à partir d'images Pléiades sur le bassin de Thau. Cette cartographie constituera une donnée d'entrée pour nourrir l'observatoire du territoire de Thau et sera adaptée à la mise en œuvre des instruments de planification. La méthodologie a été scindée en deux parties, une première partie de photo-interprétation pour cartographier les espaces artificialisés et leurs évolutions sur plusieurs années et une seconde partie sur une approche par télédétection avec la réalisation d'une classification orientée-objet sur les espaces agricoles et les milieux naturels. La démarche procure un état actualisé de l'occupation du sol selon une typologie à 4 niveaux adaptée de Corine Land Cover et sera mise à jour tous les deux ans pour produire des indicateurs de suivi et d'évaluation du territoire de Thau.


2011 ◽  
Vol 66 (1) ◽  
pp. 9-29 ◽  
Author(s):  
Alice Ingold

RésuméCet article analyse comment s’élabore le gouvernement des eaux courantes dans la première moitié du XIXe siècle, en combinant leur inscription dans la catégorie des choses communes, une extension du droit de police de l’administration et des garanties nouvelles apportées aux usages. L’enquête porte sur la tentative des ingénieurs des Ponts et Chaussées de concevoir une « gestion intégrée » des eaux d’une vallée. Comment cette politique ouvret- elle une réflexion sur le droit qui pourrait la soutenir, sur le rôle de l’administration dans sa mise en oeuvre et sur les savoirs qui pourraient la fonder ? La conflictualité de cette politique est observée à partir de l’analyse d’une controverse scientifique et technique qui se déploie en Roussillon puis enrôle l’Académie des sciences et la Société centrale d’agriculture. On y observe comment l’administration tente de faire prévaloir une définition unifiée du cours d’eau, visant à la fois à hiérarchiser les différents acteurs d’un bassin, particulièrement les anciens usagers et les nouveaux entrants, et à défendre un espace d’intervention indépendant de celui de la justice. La mesure des eaux occupe une place centrale, au travers de la discussion de la notion de pénurie, et engage des conflits entre administration et justice pour la régulation des eaux. Les savoirs déployés par les ingénieurs, savoirs naturalistes et savoirs de la mesure, renvoient à leur capacité à rendre compatibles des usages, des pratiques et des savoirs concurrents de la rivière. Ils se heurtent en même temps à la capacité pratique du droit à trancher des conflits.


2006 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 104-116 ◽  
Author(s):  
Priscilla Gareau ◽  
Laurent Lepage

Alternatives aux politiques publiques sectorielles et réglementaires de la protection de l’environnement, les expériences de gestion intégrée se sont rapidement multipliées depuis les années 1990. Ces lieux de concertation regroupent des acteurs diversifiés à qui l’on prête la capacité de définir un intérêt général. Cet article analyse les facteurs qui influencent la mise en oeuvre de la gestion intégrée et le fonctionnement des lieux de concertation sur le Saint-Laurent, soit les comités ZIP. À travers deux études de cas, menées à l’enseigne de la sociologie des organisations, nous examinons plus particulièrement les obstacles à une action collective pour protéger l’environnement.


2018 ◽  
Vol 61 (174) ◽  
pp. 469-488
Author(s):  
Geneviève CLOUTIER ◽  
Marc-André DEMERS

Le Comité Rivière a été mis en place à Saint-Raymond, Portneuf (Canada) à la suite d’une inondation par embâcle survenu en 2014. Composé de résidents et de représentants municipaux, ce comité se présente comme un espace de concertation en phase avec les principes de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant. La mise en place du comité, son animation par l’organisme de bassin versant (OBV) et sa mise en relation avec des experts en hydrologie sont des facteurs favorables à une transformation de la manière de problématiser le risque, d’organiser les ressources pour y faire face et d’élaborer des solutions qui se distinguent des solutions traditionnelles, réactives et à court terme. Ce processus correspond à une expérimentation de gouvernance en émergence. Reprenant les moments-clés de cette émergence, l’article éclaire à la fois le potentiel des expérimentations de gouvernance locale et les obstacles à la mise en oeuvre d’une gestion intégrée du risque d’inondation.


2004 ◽  
Vol 47 (132) ◽  
pp. 389-411 ◽  
Author(s):  
Jean-François Bibeault

Résumé La gestion intégrée de l’eau au Québec, qui a récemment fait l’objet d’une consultation publique, a soulevé une diversité d’enjeux qui met en question la capacité des institutions d’y faire face de manière optimale. Les préoccupations notées lors de cette consultation ont abouti à un certain nombre de constats qui avaient déjà été émis lors d’un autre exercice de consultation réalisé il y a plus de trente ans (commission Legendre en 1970, voir CEPJE, 1971) et, surtout, à une première expérimentation de gestion par bassin versant au Québec : le plan d’aménagement du bassin de la rivière Yamaska, un projet qui, pour une bonne part, a été oublié dans la foulée des multiples projets et innovations institutionnels des années 1960 et 1970. Le présent texte constitue une analyse rétrospective visant à rappeler le contexte d’émergence de la gestion intégrée de l’eau au Québec et les difficultés de mise en oeuvre d’une telle politique. On pourra dès lors établir certains parallèles avec les enjeux actuels sur le plan de la capacité d’action des acteurs institutionnels.


2011 ◽  
Vol 66 (1) ◽  
pp. 69-104 ◽  
Author(s):  
Alice Ingold

RésuméCet article analyse comment s’élabore le gouvernement des eaux courantes dans la première moitié du XIXesiècle, en combinant leur inscription dans la catégorie des choses communes, une extension du droit de police de l’administration et des garanties nouvelles apportées aux usages. L’enquête porte sur la tentative des ingénieurs des Ponts et Chaussées de concevoir une « gestion intégrée » des eaux d’une vallée. Comment cette politique ouvret- elle une réflexion sur ledroitqui pourrait la soutenir, sur le rôle de l’administrationdans sa mise en oeuvre et sur lessavoirsqui pourraient la fonder ? La conflictualité de cette politique est observée à partir de l’analyse d’une controverse scientifique et technique qui se déploie en Roussillon puis enrôle l’Académie des sciences et la Société centrale d’agriculture. On y observe comment l’administration tente de faire prévaloir une définition unifiée du cours d’eau, visant à la fois à hiérarchiser les différents acteurs d’un bassin, particulièrement lesanciens usagerset lesnouveaux entrants, et à défendre un espace d’intervention indépendant de celui de la justice. La mesure des eaux occupe une place centrale, au travers de la discussion de la notion depénurie, et engage des conflits entre administration et justice pour la régulation des eaux. Les savoirs déployés par les ingénieurs, savoirs naturalistes et savoirs de la mesure, renvoient à leur capacité à rendre compatibles des usages, des pratiques et des savoirs concurrents de la rivière. Ils se heurtent en même temps à la capacité pratique du droit à trancher des conflits.


2021 ◽  
Vol 29 (2) ◽  
pp. 213-222
Author(s):  
Christian Ducrot ◽  
Maria Belen Barrio ◽  
Alain Boissy ◽  
François Casabianca ◽  
Marie-Hélène Pinard-van der Laan ◽  
...  

L’article présente le retour d’expérience sur la conduite de l’interdisciplinarité dans 14 projets d’un programme sur la gestion intégrée de la santé des animaux. Les difficultés rencontrées portent sur l’acculturation et l’équilibre entre disciplines, l’animation scientifique et les publications. Le degré d’interdisciplinarité des projets va de la juxtaposition à l’intégration des disciplines. Les recommandations proposées aux porteurs de projet sont notamment le décentrage des questions disciplinaires pendant la phase de conception, une mise en œuvre basée sur une animation agile, et, pendant la phase de bilan, une analyse de l’apport de l’interdisciplinarité à la question initiale. Pour renforcer l’interdisciplinarité, le pilotage des programmes interdisciplinaires devrait donner la priorité à l’acculturation des chercheurs à l’interdisciplinarité, apporter un appui à la conception de projets et analyser le degré d’intégration des disciplines atteint dans les projets.


2020 ◽  
Vol 96 (02) ◽  
pp. 90-99
Author(s):  
Anne Bernard ◽  
Nancy Gélinas ◽  
Louis Bélanger

Le concept de gestion intégrée des ressources et du territoire (GIRT) apparaît dans le premier article de la Loi sur l’aménagement durable des forêts du Québec. La GIRT reste néanmoins un concept très abstrait en raison des nombreuses interprétations qui peuvent en être faites. Afin de faire un bilan de la mise en œuvre de la GIRT au Québec, différents résultats ont été analysés soit les constats faits lors d’un colloque intitulé Où en sommes-nous 30 ans après le colloque « L’utilisation polyvalente de la forêt, une utopie? » qui s’est tenu le 10 mai 2018 dans le cadre de la 86e édition de l’ACFAS et les résultats d’entrevues avec des experts impliqués dans la mise en œuvre de la GIRT. Bien que plusieurs changements se soient opérés au cours des trente dernières années, les résultats démontrent que des mises à jour sont toujours nécessaires pour atteindre les objectifs fixés dans le régime forestier de 2013. Ces changements devraient principalement s’opérer par une prise en compte des acteurs et des communautés ancrées sur le territoire, et ce, grâce à des approches de gouvernance participative.


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