scholarly journals La question du changement climatique dans le programme français d’éducation à l’environnement pour un développement durable – Nouvelle épistémologie des savoirs scolaires et implications pour la formation des enseignants

Author(s):  
Benoît Urgelli
2008 ◽  
Vol 21 (1) ◽  
pp. 137-144
Author(s):  
P. HERPIN ◽  
B. CHARLEY

La dimension planétaire des problématiques de recherche (développement durable, changement climatique, gestion de la biodiversité, qualité de l’eau, qualité et sécurité de l’alimentation, maladies émergentes, bioénergies), la nécessité d’accroître encore à l’avenir l’offre alimentaire mondiale pour répondre à une démographie galopante, et l’évolution du statut de l’animal replacent les pratiques d’élevage, les animaux et leurs produits au coeur de débats de société. Après un tour d’horizon des grands enjeux auxquels seront confrontés les agronomes de demain, quelques axes de recherche prioritaires sont brièvement esquissés. Ils entrent totalement dans l’objectif d’une recherche agronomique finalisée pour une alimentation adaptée, un environnement préservé et une agriculture compétitive et durable, en lien avec l’ensemble des acteurs publics et privés. Les relations entre l’élevage, ses produits et l’environnement devront être explorées, analysées, modélisées pour faire évoluer nos pratiques et tenter de réconcilier élevage et écologie. L’analyse des grands enjeux qui conditionnent l’évolution de la place des produits animaux dans l’alimentation de l’Homme permettra de revisiter notre dispositif de recherche et d’apporter une dimension intégrative indispensable aux travaux de recherche. Le formidable potentiel de progrès et d’innovation offert par la génomique et la post-génomique devra être exploré. La maîtrise des processus infectieux, émergents ou récurrents, nécessitera la mise oeuvre d’une véritable écologie des maladies, intégrant la dimension environnementale. Pour s’approprier pleinement ces différentes dimensions, les chercheurs en sciences animales devront résolument ouvrir leurs réflexions et leurs projets à d’autres disciplines (écologie, agronomie, nutrition humaine, sociologie, économie de l’élevage et des produits…), et construire leurs questions de recherche en diversifiant leurs partenariats, dans le cadre d’un dialogue renouvelé et constructif avec la société.


2018 ◽  
pp. 11-19 ◽  
Author(s):  
Annabelle Moatty ◽  
Freddy Vinet ◽  
Stéphanie Defossez ◽  
Jean-Philippe Cherel ◽  
Frédéric Grelot

La reconstruction, entendue comme l'ensemble des mesures pour rétablir un fonctionnement acceptable du territoire, est une notion de plus en plus traitée dans la littérature scientifique des risques. Elle peut faire l'objet, sans que cela soit systématique, de stratégies d'adaptation collectives et individuelles, planifiées et spontanées, aux objectifs différents. L'anticipation de la reconstruction est un enjeu majeur pour optimiser le potentiel préventif et pour fluidifier la prise de décision en période post-catastrophe. L'étude des phases du processus par le biais d'un retour d'expérience à moyen et long terme permet d'en dégager des règles et de définir des blocages et leviers d'action au regard des objectifs de la Réduction des Risques de Catastrophe et de l'Adaptation au Changement Climatique pour mettre en œuvre les principes du Développement Durable. Les méthodes d'enquêtes, l'analyse documentaire, et la spatialisation des résultats permettent la collecte des données et leur analyse plusieurs années après la catastrophe. Nous nous appuyons sur l'analyse de 2 reconstructions post-catastrophe : l'Aude (notamment Cuxac-d'Aude) et le Var, suite aux inondations de 1999 et 2010. Des exemples d'adaptations ont été intégrés à la reconstruction mais de manière opportuniste sans véritable stratégie globale. Il ressort que l'événement catastrophique à lui seul ne peut être le déclencheur d'une adaptation au risque et que la mise en œuvre d'une reconstruction préventive ne s'improvise pas : le travail d'anticipation est aussi nécessaire que nécessairement limité par le besoin d'ajustement ad hoc.


Author(s):  
Pascale LE ROY ◽  
Alain DUCOS ◽  
Florence PHOCAS

Les objectifs et méthodes d’amélioration génétique doivent évoluer pour répondre aux enjeux du développement durable des filières d’élevage. Dans toutes les espèces, il s’agit désormais d’améliorer la robustesse des animaux en promouvant leurs capacités d’adaptation, en intégrant dans les objectifs des programmes de sélection de nombreux caractères d’efficience, en particulier de santé et d’adaptation à des ressources alimentaires moins standardisées et de qualité fluctuante, à des environnements changeants et variés, et au changement climatique. Cela amène à considérer les interactions génotype x environnement dans la prédiction des valeurs génétiques et à évaluer les performances des animaux dans des systèmes à moindres intrants, notamment alimentaires et médicamenteux. Depuis la fin des années 2000, la méthode mise en œuvre progressivement dans toutes les filières est la sélection génomique qui, en déconnectant le calcul des valeurs génétiques des candidats à la sélection de l’obtention de phénotypes, facilite la sélection de nouveaux caractères et la prise en compte des interactions génotype x environnement. Dans un futur relativement proche, il sera techniquement possible de mettre en œuvre des stratégies de modification et sélection ciblées des génomes qui pourraient substantiellement accroitre les gains de progrès génétique en comparaison avec ceux obtenus dans les programmes actuels de sélection génomique. Toutefois, l’utilisation de ces nouvelles techniques de sélection animale pose de nombreuses questions, tant sur le plan scientifique, qu’opérationnel, éthique ou politique.


2018 ◽  
Author(s):  
Youssef Filali-Meknassi

Prenant conscience de la réalité des perturbations climatiques dans les années 1990, les chefs d’Etat ont décidé d’initier une politique de lutte contre le réchauffement planétaire. C’est en 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio, qu’ils ont reconnu la nécessité d’agir dans le cadre d’un « partenariat mondial » avec l’adoption de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), puis avec le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005 et la stratégie de réduction des gaz à effet de serre (GES). Cette stratégie remettant en cause les choix de développement du Nord et du Sud et posait en particulier la question cruciale de l’énergie. Mais, ces textes ont montré leurs limites ; en effet le Protocole de Kyoto n’a pas été ratifié par les Etats-Unis. Quant à la convention de l’ONU, elle n’a pas de caractère contraignant. Le présent ouvrage, publié par le Bureau Multipays de l’UNESCO à Rabat, dévoile l’état des lieux et les perspectives du changement climatique dans la région du Maghreb (Algérie, Maroc, Mauritanie et Tunisie), présenté par différents experts du domaine. Ce livre s’adresse à tous les acteurs gouvernementaux, mais aussi aux experts internationaux et régionaux du changement climatique, aux collectivités locales et régionales, aux ONG qui oeuvrent dans cette région et à la société civile. Il vise à informer sur les données climatologiques existantes dans la région et leur fiabilité, à présenter la situation du Maghreb face aux aléas climatiques, et à exposer les stratégies mises en oeuvre pour lutter contre le changement climatique et favoriser le développement durable socio-économique des pays de la Région. Ainsi, cet ouvrage, en proposant des éléments de réflexion, veut lancer et prolonger le débat sur la problématique du changement climatique versus le développement durable afin de conforter les plaidoyers des pays du Maghreb vis-à-vis de la problématique du changement climatique. Change Climate


2020 ◽  
pp. 101-106
Author(s):  
Carole Paplorey

En 2018, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) lançait la préparation concertée d'une nouvelle stratégie internationale en matière d'eau et d'assainissement. La concertation a pris la forme d'une consultation des parties prenantes, dont la Société hydrotechnique de France (SHF). Rapporteur, avec l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et l'Office international de l'eau (OIEau) du collège « Recherche, formation et associations scientifiques et techniques », la SHF s'est nettement positionnée pour que les tensions sur les ressources en eau, les impacts du changement climatique, les besoins de formation et toutes les composantes d'une gestion intégrée des ressources en eau soient traités au bon niveau. La stratégie 2020–2030 ainsi élaborée a été présentée lors d'une réunion de lancement le 24 février 2020 au MEAE en présence du Secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne. Philippe Lacoste, ingénieur des travaux publics de l'État, Directeur du développement durable du MEAE nous en explique les grandes lignes. Propos recueillis par Carole Paplorey, Déléguée Générale de la SHF.


2021 ◽  
Vol 30 ◽  
pp. 3
Author(s):  
Jean-Christophe Castella ◽  
Guillaume Lestrelin

Différents mécanismes d’intervention sont proposés pour transformer les paysages agricoles de manière à ce qu’ils remplissent de multiples fonctions, compatibles avec les objectifs du développement durable. Dans le cas de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, des politiques incitatives et des mécanismes de rémunération des acteurs locaux sont promues dans le cadre des initiatives REDD+. Sur le terrain, ces interventions visent à assurer simultanément la fourniture de services écosystémiques et le maintien, voire l’amélioration, des moyens d’existence locaux. Dans cet article, nous explorons le rôle que peut jouer l’évaluation participative dans la mise en œuvre de paiements pour services environnementaux au sein de communautés rurales d’Indonésie, du Laos, du Vietnam et de Chine. Engagées dans un processus d’intégration rapide à l’économie de marché, ces communautés ont transformé leurs systèmes d’abattis-brûlis traditionnels pour s’orienter vers différentes voies d’intensification agricole au cours des dernières années. L’évaluation positive ou négative de ces évolutions fait nécessairement l’objet de jugements de valeur dans les choix effectués entre différentes options possibles. La formulation de ces options en termes de services écosystémiques rendus permet de comparer les trajectoires paysagères et leur impact sur les conditions de vie locales. Sur ces bases, les communautés peuvent explorer des scénarios de transformation de leurs pratiques agricoles, négocier des compromis entre services écosystémiques et identifier les « gagnants » et les « perdants » potentiels. Ces simulations ont montré l’importance du calendrier de mise en place des programmes REDD+ par rapport aux transformations agraires en cours. Elles pointent le risque de s’éloigner des ambitions initiales d’un impact sur les émissions de carbone pour devenir un instrument supplémentaire de développement durable.


2017 ◽  
Vol 25 (3) ◽  
pp. 285-294 ◽  
Author(s):  
Bernard Hubert ◽  
Florence Jacquet ◽  
Emmanuelle Lemaire ◽  
Jean-Marc Guehl ◽  
Christian Valentin

Le programme Agrobiosphère de l'ANR (2011-2013) visait à étudier les transitions vers des systèmes productifs durables dans un contexte de changement global. Il faisait suite aux programmes ADD (2005-2006) et Systerra (2008-2010) ainsi qu'à l'atelier de réflexion prospective Adage, sur les impacts du changement climatique et les nouvelles stratégies d'adaptation. Il affichait comme prioritaires les questions relatives aux trajectoires d'évolution à long terme des systèmes, à la conception des innovations agroécologiques aux niveaux des territoires et des filières, en interrogeant également les notions de transition, de viabilité et de résilience dans des situations de changement. Nous présentons ici les faits marquants du colloque bilan de ce programme, organisé en novembre 2016, au cours duquel les résultats obtenus par les projets ont été discutés autour de cinq thèmes émergents : adaptation aux changements globaux ; cycles biogéochimiques ; biodiversité fonctionnelle ; modélisation territoriale et accompagnement des acteurs ; relations milieux-systèmes économiques. Ce bilan du programme Agrobiosphère montre que celui-ci a facilité la construction de nouvelles formes de collaborations interdisciplinaires et interinstitutionnelles et a entraîné une participation accrue, par rapport aux programmes précédents, des équipes en écologie et en sciences sociales aux projets, ouvrant ainsi l'espace des recherches agronomiques aux différentes dimensions du développement durable. Il a été fondamental pour approfondir le concept d'agroécologie. L'expérience du programme Agrobiosphère montre l'importance de la programmation thématique pour soutenir une recherche orientée et finalisée.


2011 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 1-9 ◽  
Author(s):  
François Mancebo

Le changement climatique est une préoccupation ayant émergé récemment dans le champ du développement durable. Les espaces urbains jouent un rôle majeur dans l'inclusion des impératifs du changement climatique au coeur de la ville durable, mais le risque, qui commence à se vérifier, est que les politiques urbaines durables se réduisent à la composante climatique, au détriment de questions aussi importantes que les conditions de vie ou les inégalités environnementales, par exemple. Est-il possible de remédier à cette situation et, si oui, selon quelles règles et quels arbitrages?


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