scholarly journals L’aménagement de la Corniche de Rabat (Maroc) face au défi de l’environnement et du développement durable : quand la société civile prend le devant de la scène publique*

2009 ◽  
pp. 11-28 ◽  
Author(s):  
Hicham Mouloudi
2020 ◽  
Author(s):  

Les opportunités pour un tel changement n’ont jamais été aussi claires et urgentes. En améliorant la collaboration avec les organisations autochtones et la société civile ainsi que leurs alliés, les gouvernements, le secteur privé et la communauté internationale pourraient débloquer le changement d’ampleur dont on a urgemment besoin. Alors que les gouvernements prennent des mesures pour relancer leurs économies suite à la pandémie de Covid-19, nombre d’entre eux reviennent sur les protections sociales et environnementales en place, tout en subventionnant les industries et les infrastructures, mettant en péril les droits et les moyens de subsistance des populations locales ainsi que les terres et les forêts qu’elles gèrent, ce qui rend les actions en faveur de la garantie de leurs droits d’autant plus essentielles et pressantes. Garantir les droits des populations locales et des femmes en particulier, et faire de leur rôle dans le développement durable une priorité représentent un des moyens les plus sûrs pour éradiquer la pauvreté, renforcer l’équité et apporter à tous une prospérité résiliente aux changements climatiques.


2021 ◽  
Author(s):  
Jenny Maggi ◽  
Dame Sarr

Depuis la crise alimentaire mondiale, les associations de migrants sénégalais s’engagent en faveur du développement agricole des localités d’origine, en impulsant grâce à leurs projets une dynamique transnationale caractérisée par la circulation de biens, d’innovations et de compétences entre espaces d’accueil et d’origine. Dans cet ouvrage, l’attention est focalisée sur l’analyse d’une série de projets associatifs initiés par des migrants sénégalais établis dans trois pays européens, la France, la Suisse et l’Italie. Ces pays se différencient en termes de politiques visant à soutenir et à reconnaître les associations de migrants dans leur rôle d’acteurs de la coopération. La comparaison se révèle significative pour comprendre si les facteurs propres à chaque contexte d’accueil ont un impact sur les dynamiques associatives et sur les caractéristiques des projets en termes de développement agricole durable. Une telle analyse s’avère instructive aussi pour d’autres pays d’accueil et d’origine des migrants. Elle permet d’avancer des considérations qui visent à enrichir le débat actuel sur les liens entre migration et développement, qui a lieu du global au local auprès de chercheurs, d’organismes internationaux, d’acteurs étatiques et d’organisations de la société civile-ONG, ainsi que d’associations de migrants/diasporas. Jenny Maggi est chargée de cours et collaboratrice scientifique à l’Institut de recherches sociologiques (IRS), Département de Sociologie de l’Université de Genève. Ses recherches récentes portent sur les migrations transnationales, les liens entre migration et développement, la citoyenneté ainsi que sur l’analyse des politiques publiques. Dame Sarr, collaborateur de projet, a été associé à une série d’études sur les migrations transnationales sénégalaises à l’Institut de recherches sociologiques (IRS), Département de Sociologie de l’Université de Genève, et à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


2018 ◽  
Author(s):  
Youssef Filali-Meknassi

Prenant conscience de la réalité des perturbations climatiques dans les années 1990, les chefs d’Etat ont décidé d’initier une politique de lutte contre le réchauffement planétaire. C’est en 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio, qu’ils ont reconnu la nécessité d’agir dans le cadre d’un « partenariat mondial » avec l’adoption de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC), puis avec le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005 et la stratégie de réduction des gaz à effet de serre (GES). Cette stratégie remettant en cause les choix de développement du Nord et du Sud et posait en particulier la question cruciale de l’énergie. Mais, ces textes ont montré leurs limites ; en effet le Protocole de Kyoto n’a pas été ratifié par les Etats-Unis. Quant à la convention de l’ONU, elle n’a pas de caractère contraignant. Le présent ouvrage, publié par le Bureau Multipays de l’UNESCO à Rabat, dévoile l’état des lieux et les perspectives du changement climatique dans la région du Maghreb (Algérie, Maroc, Mauritanie et Tunisie), présenté par différents experts du domaine. Ce livre s’adresse à tous les acteurs gouvernementaux, mais aussi aux experts internationaux et régionaux du changement climatique, aux collectivités locales et régionales, aux ONG qui oeuvrent dans cette région et à la société civile. Il vise à informer sur les données climatologiques existantes dans la région et leur fiabilité, à présenter la situation du Maghreb face aux aléas climatiques, et à exposer les stratégies mises en oeuvre pour lutter contre le changement climatique et favoriser le développement durable socio-économique des pays de la Région. Ainsi, cet ouvrage, en proposant des éléments de réflexion, veut lancer et prolonger le débat sur la problématique du changement climatique versus le développement durable afin de conforter les plaidoyers des pays du Maghreb vis-à-vis de la problématique du changement climatique. Change Climate


2014 ◽  
Vol 7 ◽  
pp. a1-a15
Author(s):  
André Donzel

Cet article s’interroge sur les conditions de la transition écologique dans les villes méditerranéennes. Après avoir précisé la genèse de la notion de « ville en transition », il en décrit les déclinaisons institutionnelles à Barcelone (Espagne), Marseille (France) et Sfax (Tunisie). Il en examine l’application dans leurs grandes opérations urbaines en cours (22@barcelona, Euroméditerranée, Taparura). Enfin, il analyse les formes d’appropriation de l’enjeu du développement durable parmi les professionnels de l’urbain et au sein de la société civile locale.


2014 ◽  
Vol 7 ◽  
pp. a83-a98
Author(s):  
Ali Bennasr ◽  
Taoufik Megdiche ◽  
Eric Verdeil

Les initiatives réalisées au nom du développement durable sont souvent critiquées pour leur prise en compte insuffisante des avis et des enjeux locaux, et accusées de se contenter de reproduire des bonnes pratiques décontextualisées. C’est particulièrement le cas dans les pays arabes à régime autoritaire. Cet article revient sur l’expérience de la Stratégie de développement du Grand Sfax (SDGS), considérée comme un succès par plusieurs acteurs internationaux, tunisiens et sfaxiens, afin d’identifier les facteurs de cette réussite relative, tout en soulignant les limites de cette expérience. L’article présente d’abord les débats sur le développement urbain durable dans les pays arabes et notamment dans le contexte tunisien. Puis il analyse l’expérience de Sfax en soulignant le rôle initiateur des institutions internationales, la nature des interactions entre les participants à l’élaboration de cette stratégie et en particulier le rôle des acteurs locaux issus de la société civile, et l’argumentation utilisée qui a permis l’établissement d’un consensus. À travers deux projets issus de cette stratégie, l’article considère l’inscription dans l’histoire locale du développement comme une condition essentielle de la poursuite de ce processus. Toutefois, en s’attachant aux évolutions de ces projets jusqu’à la période actuelle marquée par le changement politique, l’article souligne aussi les limites du consensus atteint, et notamment les tensions qui surviennent autour de l’enjeu social.


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