scholarly journals « Une clé confectionnée sans la moindre idée de la serrure où un jour elle pourrait être introduite » : Les Fleurs du mal chez Walter Benjamin

Carnets ◽  
2021 ◽  
Author(s):  
Yoann Loir
AmeriQuests ◽  
2015 ◽  
Vol 12 (1) ◽  
Author(s):  
Ana María Gentile

L’étude des influences et des dialogues littéraires, qui fait l’objet de la littérature comparée, acquiert une nouvelle dimension si nous ajoutons à l’analyse la perspective traductologique, discipline de plus en plus autonome dont les approches enrichissent les points de vue sur les traductions et leur rôle dans un système littéraire et culturel d’accueil. Loin d’une conception de la traduction comme une simple opération de passage opéré entre deux langues, les dernières réflexions, dont une source incontournable est la célèbre préface de Walter Benjamin intitulée « La tâche du traducteur » aux Tableaux Parisiens baudelairiens, remarquent l’aspect créatif et non ancillaire de cette sorte de réécriture productive. C’est dans ce cadre théorique que le présent travail se propose de retracer les traductions de l’oeuvre de Charles Baudelaire en Amérique Latine et de réfléchir sur les rhétoriques et les moules d’écriture qui opèrent dans les versions en espagnol. Plus particulièrement, nous nous demandons sur quelle rhétorique poétique le traducteur crée son poème en espagnol et en même temps quel est le moule d’écriture suggéré par la traduction dans l’invention d’une langue dont l’esthétique oscille entre la sublimation et la cruauté propres au style baudelairien. Pour ce faire, nous prenons le cas de quelques poèmes des Fleurs du Mal et des Tableaux Parisiens.


Author(s):  
Richard Cole

Exploring the connections between public knowledge and public emotion, Chapter 8 considers the question of what counts as intelligible or “common” life in two lyrics from Baudelaire’s Les Fleurs du mal (1868) – ‘Correspondance’ and its re-reading in ‘Obsession’ – and a series of related texts by Paul de Man, Edgar Allan Poe, and Walter Benjamin. Bringing these texts together to produce a genealogy of modern fear, the chapter considers how a Benjaminian “pure poetry” or arresting expressionlessness retrieves and reenacts the differences between representational copies of fear and sensory responses to fear, disclosing a defensive motion in modernity between ideology and affective life.


2007 ◽  
Vol 9 (1) ◽  
pp. 48-63
Author(s):  
Katia Muricy

A visão de modernidade de Baudelaire é encontrada por Walter Benjamin na ótica do procedimento crítico alegórico: a mortificação da obra literária. É pela reciprocidade alegórica entre o poeta e o crítico que se evidenciam as mais ricas implicações dessa visão, que, para Benjamin, não está nos ensaios estéticos mas em Les Fleurs du Mal. Michel Foucault, reconhecendo o caráter alegórico da literatura contemporânea depois de Mallarmé, ignora a obra de Baudelaire. Não assumindo a contrapartida alegórica na sua própria leitura, Foucault perde, nos limites da arqueologia dos anos 1960, a mais rica expressão da modernidade em Baudelaire. Quando, posteriormente, reconhece a importância da concepção de modernidade do poeta, restringe-se a considerar os ensaios estéticos, aqueles que, na opinião de Benjamin, constituem o "ponto mais fraco" desta visão.


AmeriQuests ◽  
2014 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
Author(s):  
Cynthia Harvey

Si une vague fantastique a déferlé en France au cours de la première moitié du XIXe siècle, comme toutes les modes, le fantastique fut bientôt démodé. Néanmoins, il demeura bien vivant, en se transformant, jusqu’à la fin du XIXe siècle et au-delà. Dans Le conte fantastique en France. De Nodier à Maupassant , P.-G. Castex retrace une continuité de la tradition fantastique allant des romantiques de 1830 à Lautréamont, Villers de l'Isle-Adam et Maupassant, le fantastique se modifiant et se reniant d’une génération à l’autre sous diverses influences (le progrès de la psychiatrie et de l'électromagnétisme, le développement du spiritisme ou l’évolution du goût littéraire). Castex ne limite pas le fantastique à un seul genre littéraire ni même à la littérature, le reconnaissant tantôt dans la peinture de Delacroix ou de Boulanger, dans la caricature de Ramelet, dans l’opéra (Robert le Diable), le ballet (La Sylphide), la musique instrumentale (La Symphonie fantastique) et même dans la virtuosité de Paganini. Mais il ne va pas jusqu’à présenter les Fleurs du Mal comme une œuvre fantastique . Au carrefour du romantisme, du Parnasse, du symbolisme, l’auteur des « Correspondances » et de « L’Albatros » suscite une glose abondante, mais l’aspect fantastique de l’œuvre attire peu l’attention. Pourtant, Claude Pichois, dans l’édition de La Pléiade (1975), affirme qu’« un fantastique moderne » naît avec Baudelaire. Quelques critiques, comme Rosemary Lloyd qui s’intéresse à l’influence d’Hoffmann sur Baudelaire, ont abordé l’aspect fantastique de cette œuvre inclassable. D’autres, comme Walter Benjamin, soulignent la parenté de Baudelaire avec Edgar Allan Poe. Mais la question de la spécificité du fantastique baudelairien est loin d’être résolue, notamment en ce qui concerne la modernité de ce fantastique, et surtout la forme qu’il prend dans Les Fleurs du Mal. C’est ce que je me propose d’explorer.


2019 ◽  
Vol 41 (6) ◽  
pp. 145-184
Author(s):  
Ji-man Kim ◽  
Sun-young Lee ◽  
Dae-hyun Lee
Keyword(s):  

1963 ◽  
Vol 2 (1) ◽  
pp. 14-24
Author(s):  
C. A. Burns
Keyword(s):  

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