scholarly journals La Révolution française et la gauche allemande dans le premier XIXe siècle : les cas de Ludwig Börne et Bruno Bauer

Astérion ◽  
2021 ◽  
Author(s):  
Stéphanie Roza
2005 ◽  
Vol 10 (2-3) ◽  
pp. 373-387
Author(s):  
Christine Piette-Samson

L'étude des idéologies au XIXe siècle revêt un intérêt particulier en raison de l'affrontement violent qui oppose libéraux et ultramontains. La révolution française voit s'épanouir en Europe un courant de liberté face auquel nous retrouvons les adversaires du progrès vite appuyés par les autorités religieuses. Les catholiques de partout se tournent alors vers Rome et se regroupent dans le mouvement ultramontain, partisan d'un retour en arrière. À l'autre pôle, champions de la liberté politique et individuelle : les libéraux. La lutte idéologique qui s'engage touche l'Europe entière et passe, presque intégralement, en Amérique. Au Canada français, en effet, se retrouvent les mêmes tendances. En tète de l'une, l'évêque de Montréal, Mgr Bourget, avec à sa suite la majorité du clergé et de la population s'opposent au petit groupe libéral formé autour de l'Institut canadien en 1844 et du journal l'Avenir en 1847. De ce noyau Louis-Antoine Dessaulles est certainement l'un des types les plus représentatifs. Le but de cette étude est la présentation de l'idéologie de Louis-Antoine Dessaulles, dont la carrière est une excellente illustration du libéralisme canadien-français pour lequel il lutta en tant qu'homme politique, journaliste et polémiste. Une brève évocation de cette carrière sera suivie de la présentation de l'idéologie elle-même regroupée autour de deux thèmes émanant du libéralisme lui-même : libertés individuelles et libertés publiques. Dans ces deux domaines, nous tenterons de dégager les principes de Dessaulles inséparables de ses polémiques. Nous limitons cependant cette étude à la pensée de Dessaulles au moment où il est rédacteur du journal le Pays, du 1er mars 1861 au 24 décembre 1863.


2002 ◽  
Vol 57 (6) ◽  
pp. 1521-1557 ◽  
Author(s):  
Alain Cottereau

RésuméL’émancipation ouvrière, à la suite de la Révolution française, loin d’être une formule creuse, a donné lieu à des exigences efficaces de bon droit et s’est traduite en pratiques jurisprudentielles locales. L’article décrit un double phénomène: la mise en œuvre de cette émancipation, puis sa dénégation soudaine durant les années 1880-1890, un « coup de force dogmatique » tenant pour nulles et non avenues neuf décennies de droit des ouvriers, pour lui substituer le « droit du travail ». Au lieu du principe de bilatéralité des volontés libres, s’instaura un principe de protection en contrepartie d’une subordination industrielle impérative.


2003 ◽  
Vol 20 (2) ◽  
pp. 59-83 ◽  
Author(s):  
Fanny Colonna

Résumé Un regard aveuglé Anticléricalisme par excès d'humanisme universaliste en Algérie II s'agit ici de réfléchir sur l'extrême difficulté, qui semble particulière au champ français, à penser l'islam, depuis sa rencontre en Algérie, au début du XIXe siècle. L'hypothèse centrale de cette confrontation est que le statut singulier de la religion en France depuis la Révolution française, plus précisément les liens très complexes que la naissance des sciences sociales au XIXe siècle entretient avec elle, obscurcit la vision de l'islam depuis ce moment et jusqu'à aujourd'hui. On s'est concentré plus particulièrement sur un modèle qui paraît rendre compte des oscillations du savoir/non-savoir sur l'islam, depuis le premier tiers du XIXe siècle : euphémiser, minimiser (ou éradiquer) l'islam en Afrique du Nord fut plutôt le projet bien intentionné des républicains et des indigènophiles que celui des colons ou de la droite. On retrouve un surgeon de cela durant la guerre d'Algérie : le mythe d'un FLN laïque ne fut-il pas d'abord le produit d'une relation en miroir entre celui-ci et une gauche (chrétienne) encore marquée par son histoire récente avec le PCF (1940-1945). On a tenté de montrer que les racines de cette méconnaissance répétitive se trouvaient sans doute dans un anticléricalisme tenace, de nature plus cognitive qu'idéologique, qui renvoie à trois peurs : le rejet de l'Ancien Régime ; les périls que la religion ferait encourir à l'État ; le refus enfin de la croyance, de l'émotion et du non-rationnel en général, qui fonde la tyrannie du positivisme scientifique. Mots clés : Colonna, anticléricalisme, islam, chrétiens de gauche, acteurs


1968 ◽  
Vol 23 (5) ◽  
pp. 965-986 ◽  
Author(s):  
Albert Soboul

Pour éclairer le débat qui s'est instauré sur la nature de la société d'Ancien Régime (société d'ordres ou société de classes ?), et donc sur la signification profonde de la Révolution française, il ne nous paraît pas inutile d'aborder le problème des survivances féodales dans la société rurale française au XIXe siècle.La féodalité abolie totalement et définitivement par le décret de la Convention du 17 juillet 1793, des survivances persistèrent cependant durant le premier XIXe siècle, parfois jusqu'à l'aube du xxe . Elles affectèrent essentiellement les pays de petite culture et de métayage, France de l'Ouest et du Sud-Ouest, où la « révolution agricole » s'affirmait difficilement.


1990 ◽  
Vol 10 (x) ◽  
pp. 65-83
Author(s):  
Jacques Palard

La Révolution française de 1789 représente sans conteste un facteur majeur de déstabilisation et de réaménagement des rapports entre l’Eglise et l’Etat hérités de l’Ancien Régime mais aussi entre l’Eglise catholique de France et la papauté. Conséquence apparemment paradoxale de la période révolutionnaire et post-révolutionnaire. le prestige de la papauté se trouve notablement réhaussé au début du XIX siécle. Alors que l’Eglise gallicane a perdu, avec la monarchie, son appui principal et proprement constitutif, le pape apparaît aux yeux d’unc part croissantc des catholiques comme le symbole du principe d’ordre et d’autoritl face aux forces politiques issues de la Révolution. L’attitude adoptée par le Directoire puis par Napoléon à l’égard de Pie VI et de Pie VII n’a évidemment pas peu contribué au développement de la popularité du chef de la catholicité.


The Gleaner ◽  
2011 ◽  
Vol 28 ◽  
pp. 211
Author(s):  
Εμμ. Ν. Φραγκίσκος

<br />INVESTIGATIONS DANS LA CORRESPONDANCE DE CORAY<br /><br />1.    Lieux communs dans la correspondance de Coray du début du XIXe siècle et dans sa brochure intitulée Dialogue entre deux Grecs (1805).<br />On repère dans les deux textes des passages de contenu commun et aux termes presque identiques, qui se réfèrent à trois sujets : 1. les conséquences graves de la défaite militaire russe face aux armées de Napoléon sur la question politique de la Grèce, les Russes étant devenus ainsi incapables de mettre fin à l’Empire ottoman ; 2. l’opinion inébranlable de Coray, pour qui la Grèce asservie au joug des Turcs gagnerait sa liberté pacifiquement et, dans un avenir lointain, par les armes de l’éducation et de la culture ; 3. la nécessité de répartir la richesse matérielle et spirituelle des nations selon les principes de la justice sociale.<br /><br />2.    «Metakenosis» : aspects linguistiques et interprétatifs.<br />On examine l’origine du terme «metakenosis», utilisé pour la première fois en 1811 par Coray dans sa correspondance, et on propose une interprétation fondée sur des données grammaticales ainsi que sur l’opinion courante que les lettres et les arts cultivés et développés en Europe avaient leur source dans l’Antiquité grecque. Dès lors, il fallait revenir de nouveau vers la Grèce moderne afin de contribuer à sa régénération culturelle.<br /><br />3.    La correspondance de Coray avec Félix Malzac, médecin à Castres, pendant la Révolution française.<br />On a essayé d’identifier un certain Malzac, médecin à Castres, mentionné pour la première fois en 1795 comme correspondant de Coray, avec la personne de Félix Malzac, docteur en médecine de l’université de Montpellier où il avait probablement connu Coray pendant son séjour là-bas, et de révéler les raisons qui ont animé leur amitié.<br /><br /><br />EMM. N. FRANGHISKOS<br />


2005 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 275-297 ◽  
Author(s):  
Philippe Sylvain

Le dix-neuvième siècle est le siècle du libéralisme. Sous sa forme laïciste, le libéralisme dérive directement de la Révolution française qui a d'abord reconnu la non-confessionnalité de l'État, puis laïcisé les services publics et, enfin, proclamé la séparation de l'État et des Églises. En dépit de l'opposition acharnée de l'Église catholique, ces mouvements allaient se répercuter, à des dates et à des degrés différents suivant les pays, dans les nations qui, jusque-là, avaient vécu en un climat de chrétienté. C'est ce que André Latreille exprime par ces lignes d'une rare densité : « Il y a eu, écrit l'éminent historien, entre 1789 et 1799, une nation, la France, où ils ont en quelque sorte explosé tous à la fois, de sorte qu'en l'espace de cinq ou six années seulement on a passé à un régime de totale laïcisation. (...) À ces trois mouvements (...), l'Église s'est opposée avec une persévérance, avec une sorte d'intransigeance passionnée, dès 1789 et pendant tout le XIXe siècle, — le moment le plus dramatique du conflit avec les sociétés « modernes » se situant sous le pontificat de Pie IX, entre 1850 et 1880. » Cette lutte qui dressa l'Église contre les libéraux européens et sud-américains ne fut pas moins violente au Canada français. C'est une histoire qui reste à écrire. Pour l'instant, je m'en tiendrai aux années qui vont de 1848 à 1862, étape cardinale durant laquelle ultramontains et libéraux définissent leurs positions et engagent un combat à outrance dont les péripéties se succéderont à un rythme passionné tout le reste du siècle.


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