scholarly journals Antiquité et Révolution française dans la pensée et les lettres allemandes à la fin du xviiie siècle

Author(s):  
Lucien Calvié
2005 ◽  
Vol 3 (3) ◽  
pp. 347-360
Author(s):  
Claude Galarneau

La loi de 1791 introduisit au Canada français les institutions parlementaires britanniques. Ce nouveau régime avait été demandé par les marchands anglais du Canada alors que les seigneurs canadiens et le clergé lui étaient peu favorables. Quant aux habitants des campagnes et aux artisans des villes, on peut supposer qu'ils n'avaient point d'opinion sur la question et qu'ils ne possédaient aucun élément qui leur permît de porter un jugement. À Londres, la demande des marchands attendait depuis 1788 lorsque Pitt l'inscrivit aux débats des Communes en 1791. C'est le danger des répercussions de la Révolution française sur les rives du Saint-Laurent qui semble avoir poussé Pitt à donner cette constitution aux Canadiens. Cette loi, comme chacun sait, divisait le Canada en deux provinces, pourvues de leur chambre d'assemblée respective, composée de députés élus dans des comtés et des bourgs et selon des règles assez semblables à celles qui prévalaient en Angleterre à ce moment. Les premières élections furent tenues en 1792. Comme les Canadiens français ne connaissaient pas le régime parlementaire, ce sont les Anglais établis au Canada depuis 1763 qui implantèrent le régime britannique et qui initièrent les Canadiens à la vie politique. Pour cette raison, il est de souveraine importance de connaître les conditions de la vie politique en Angleterre au XVIIIe siècle, afin de bien comprendre dans quel état ce régime parlementaire et électoral britannique s'est implanté chez nous. C'est le jeu des institutions plus que leurs principes et les rouages politiques plus que les constitutions qui retiendront notre attention au cours de cette analyse.


Author(s):  
Mercedes Boixareu

El objeto de este estudio se centra en el análisis del personaje de Fígaro, basado en un esbozo de los rasgos literarios más distintivos en la consideración de la “figura criado”, sin olvidar el momento de la historia cultural y político de la historia de la Francia en la que surge (siglo XVIII). Dicho estudio pretende asimismo incidir en los recursos del género cómico, pues la comedia se presta más al sarcasmo y a la burla para fines reivindicativos. Las obras de Beaumarchais, por mediación de personaje de Fígaro, denuncian los abusos de poder contra la clase más desprotegida y el ataque a la dignidad humana que la aristocracia, sociedad establecida sobre unos privilegios de clase, se cree con el derecho de ejercer. Fígaro es el criado subversivo que sustituye al criado arribista. Adquirirá fuerza propia en el contexto sociopolítico de la época, en vísperas de la Revolución Francesa. A pesar de los escándalos que llega a originar y el acoso de la censura, este personaje traspasa inmediatamente las fronteras culturales y logra convertirse en un mito en el que se inspirarán célebres compositores del género operístico que son los que mayormente contribuirán a su divulgación. A lo largo de “su carrera”, Fígaro es objeto de inevitables transformaciones, liberándose de su condición de criado, recuperando su intimidad e independencia, para llegar a convertirse en el portavoz subversivo de unas injusticias denunciadas sin reparos. En la literatura de viajes y partiendo del contexto de ficción en el que Fígaro se crea, o sea en España, este proporciona un material apreciado para el desarrollo de la temática que se inspira de dicho lugar (abuso del clérigo, Inquisición, hipocresía social, etc.). En esta dirección se funda el primer periódico del Fígaro, satírico y antirromántico, en tiempos de la Restauración Francesa. Así pues, el Fígaro de Beaumarchais, heredero de los esclavos servidores de la comedia clásica, seguidamente enmarcado en el género picaresco e inspirado en los distintos personajes de la comedia del Arte, se convierte en un personaje que existe por sí mismo, para ridiculizar a la nobleza decadente y sobre todo intentar devolver al pueblo su dignidad, por lo que dispone a su vez de los recursos de sus predecesores, como fueron la astucia y la sátira social. 1Cette étude a pour objet, l’analyse du personnage de Figaro –aux fonctions de valet– axée sur les traits distinctifs littéraires et représentatifs des personnages précédents, et de même, comme l’indicateur d’un moment déterminé de l’histoire culturelle en France (XVIIIe siècle). Il s’agit d’une réflexion, qui porte également sur les ressources du genre comique pour faire passer plus librement raillerie et sarcasme. Les œuvres de Beaumarchais, à travers le personnage de Figaro, dénoncent les abus de pouvoir à l’égard de la classe moins privilégiée et l’atteinte contre la dignité humaine que l’aristocratie, société établie sur les privilèges de classe, se croit en droit d’exercer. Figaro est le valet subversif qui prend le relais du valet arriviste. il prend de l’essor dans le contexte sociopolitique de l’époque, à la veille de la Révolution française. Malgré les scandales qu’il suscite et la censure qui le harcèle, ce personnage franchit immédiatement les frontières de la culture et se transforme en un mythe dont s’inspirent les compositeurs célèbres d’opéra qui contribuent, pour une bonne part, à propager l’image du héros. Figaro subit une évolution au cours de sa “carrière”, se dégage rapidement de sa condition de domestique et retrouve son indépendance, pour se transformer tour à tour, en un porte-parole subversif de l’injustice dénoncée. Dans la littérature de voyage et à l’appui du contexte fictionnel dans lequel Figaro prend place –l’Espagne– celui-ci fournit un matériau appréciable pour le développement de la thématique inspirée des lieux (l’abus du clergé, l’Inquisition, l’hypocrisie sociale, etc.). C’est dans cette ligne qu’est fondé, à l’époque de la restauration française, le premier journal du Figaro, satirique et antiromantique. Ainsi, le Figaro de Beaumarchais, l’héritier des esclaves serviteurs de la comédie classique, encadré ensuite dans le genre picaresque, et inspiré des différents personnages de la comédie de l’art, devient un personnage à part entière. Il exploite les atouts de ses prédécesseurs, l’astuce et la satire sociale, pour ridiculiser la noblesse, en déclin, mais surtout, pour essayer de restituer au peuple sa dignité.Precedentes y epígonos del personaje de Fígaro


2015 ◽  
Vol 12 ◽  
pp. 47
Author(s):  
Alexandra Sfoini

<p>Les traductions grecques, liées à l’apprentissage des langues et à un tournant vers la<br />connaissance du monde extérieur, voient leur nombre augmenter au cours du xviiie siècle et<br />leur importance s’accroître progressivement comme véhicules des idées nouvelles venues de<br />l’Europe qui, dans la conscience des Grecs, constitue le lieu des Lumières et de la liberté. La<br />première phase du mouvement de libération grec coïncide avec le retentissement des idées<br />de la Révolution française et s’exprime par le transfert en grec d’ouvrages révolutionnaires,<br />philosophiques mais aussi littéraires qui renforcent chez les Grecs l’idée de la liberté et<br />de la vertu ancestrale, accomplissant ainsi leur “révolution morale”. Cette période de la<br />maturation des Lumières néohelléniques entretient un rapport étroit avec le mouvement des<br />Idéologues, qui demeurent fermement attachés aux principes de liberté et d’égalité. Au cours<br />de la Révolution grecque, au moment où en Europe domine la Sainte Alliance, on traduit<br />des brochures philhellènes ainsi que des textes de constitutions, des ouvrages de politique et<br />de philosophie, qui sont destinés à servir comme modèle à la conduite de la Révolution, aux<br />besoins de l’administration, à l’éducation du citoyen et à la formation future de l’État grec.</p>


2016 ◽  
Vol 71 (02) ◽  
pp. 347-376 ◽  
Author(s):  
Francisco Javier Ramón Solans

Résumé L’objectif de cet article est de réfléchir à la relation entre événement et prophétie à l’époque de la Révolution française à travers le cas de Catherine Théot et son activité prophétique à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Face à une apparente immobilité, nous verrons que ses prophéties étaient en constante transformation et évolution, ce qui eut pour conséquence des discours hybrides et nourris d’influences variées tels que le jansénisme ou les discours révolutionnaires. L’affaire Théot permet de réfléchir à l’interprétation surnaturelle qui a été faite de la Révolution française. Ses prophéties apparaissent dans ce contexte comme une réponse aux besoins émotionnels provoqués par l’instabilité politique, la peur de la guerre, la violence politique et les changements religieux. Finalement, l’article met en évidence l’existence d’un discours religieux en marge de la dialectique entre révolution et contre-révolution bien qu’il y soit intimement lié par le poids des guerres révolutionnaires et de la Terreur.


2002 ◽  
Vol 57 (4) ◽  
pp. 867-888 ◽  
Author(s):  
David A. Bell

RésumésL’article traite de la conception du caractère national que l’on avait au XVIIIe siècle, et de ses implications sur la Révolution française. Il soutient d’abord que la rhétorique révolutionnaire relative àl’« homme nouveau » était souvent centrée sur le concept d’un « peuple neuf », présenté en opposition avec un « ancien peuple » spécifiquement français. Ces vues se fondaient sur une science, née au siècle des Lumières, qui attribuait le caractère national au climat, àla législation et àl’évolution historique, et définissait les Français comme un peuple particulièrement sociable, poli et léger. À la fin de l’Ancien Régime et pendant les premières années de la Révolution, ces traits furent de plus en plus considérés comme des défauts àcorriger et, durant la phase radicale de la Révolution, le caractère national français fut jugé totalement corrompu et nécessitant une « régénération » complète. L’article se termine sur une interrogation: le rejet révolutionnaire de la science du caractère national ne correspondrait-il pas àun rejet de la conception scientifique sociale moderne de l’humanité?


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