Le trouble des conduites : une question paradigmatique pour penser l'avenir des dispositifs de l'enfance

2008 ◽  
Vol 40 (3) ◽  
pp. 58 ◽  
Author(s):  
Pierre Delion
2015 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 26-48
Author(s):  
Myriam Laventure ◽  
Mélanie Lapalme ◽  
Caroline Temcheff ◽  
Michèle Déry

La présente étude vise à (1) décrire la consommation de psychotropes chez les préadolescents présentant des troubles extériorisés et à (2) identifier les caractéristiques personnelles, familiales et sociales qui permettent de différencier ceux s’étant initiés aux psychotropes de ceux qui ne consomment pas de psychotropes. L’échantillon est composé de 194 enfants (54 filles) âgés de 9 à 11 ans qui reçoivent des services psychosociaux en milieu scolaire pour des problèmes de comportement extériorisés. À l’entrée dans l’étude, 30,4 % présentaient un trouble des conduites (TC), 56,2 % un trouble de l’opposition avec provocation (TOP) et 80,4 % un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Les résultats indiquent que 41,2 % des jeunes qui présentent des troubles extériorisés se sont initiés à l’un ou l’autre des psychotropes et un sur dix s’est initié à plus d’un psychotrope avant l’âge de 12 ans. Comparés aux jeunes abstinents, les jeunes qui se sont initiés aux psychotropes présentent davantage de symptômes associés à la violation des règles et à l’anxiété. Les filles s’étant initiées précocement aux psychotropes présentent certaines caractéristiques tempéramentales que sont l’activité, l’intensité et la distractivité. Sur le plan familial, ces jeunes proviennent de milieux familiaux où les parents sont plus nombreux à abuser ou à dépendre des drogues et à présenter des conduites antisociales. Enfin, sur le plan social, si les enfants qui se sont initiés aux psychotropes ont un réseau composé d’un nombre plus élevé d’amis, ces amis s’avèrent aussi plus nombreux à être également initiés à la cigarette, à l’alcool et au cannabis. À la lumière de ces résultats, dès l’école primaire, l’intervention auprès des jeunes qui présentent des troubles de comportement extériorisés devrait inclure un processus de dépistage systématique et des actions préventives qui proposent des modèles sociaux positifs.


2007 ◽  
Vol 19 (2) ◽  
pp. 62-75 ◽  
Author(s):  
Denis Lafortune

L’INSERM a publié en France un rapport, Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent, qui est ici abordé comme un cas type. Nous faisons une hypothèse selon laquelle le modèle biopsychologique véhiculé dans ce rapport représente bien les nouveaux paramètres nord-américains de recherche, explication et traitement des troubles mentaux. Il accorde un rôle central aux éléments suivants : troubles définis et diagnostiqués à partir de constellations de symptômes, susceptibilité génétique, déficits neurocognitifs, tempérament, environnement familial et social conçu comme des « stresseurs », dépistage à grande échelle à partir d’instruments simples et traitements multimodaux incluant thérapies cognitivo-comportementales et médicaments psychotropes.


2013 ◽  
Vol 8 (2) ◽  
pp. 7-16 ◽  
Author(s):  
Marcel Trudel ◽  
Cynthia Blais ◽  
Raphaëlle Marceau

L’objectif de la recherche est de mettre en évidence, auprès d’un échantillon d’élèves à risque, l’évolution longitudinale des profils d’intégration sociale en lien avec les variations des mesures de santé mentale relevées au début de la scolarisation. L’étude aborde également l’analyse des trajectoires sociométriques des filles et des garçons en lien avec les indices de santé mentale. Quatre évaluations ont été effectuées lors des deux premières années du primaire. Les résultats mettent en évidence que les garçons manifestant un trouble des conduites et un trouble d’opposition au début de la scolarisation sont rejetés et évalués négativement par les pairs au cours des deux premières années de scolarisation. Toutefois, chez les filles, on ne retrouve pas de trajectoires aussi déterminantes liant la santé mentale et l’intégration sociale.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 101-101
Author(s):  
R. Van Wijnendaele

La question de l’apparition d’idées suicidaires sous traitement antidépresseur est débattue dans la littérature [2], principalement chez les jeunes.Cas cliniqueIl s’agit dune femme de 30 ans, hospitalisée pour un trouble des conduites alimentaires de type mixte (avec restriction, et crises de boulimie), et un état dépressif majeur secondaire. Elle bénéficie alors d’un traitement à base de 10 mg d’escitalopram et quitte la clinique améliorée. Quatre mois après sa sortie, elle garde des moments très dépressifs, et, suspectant une réponse partielle à l’escitalopram, je décide de l’augmenter à 15 mg. Après une brève amélioration, son état devient alors plus instable, avec des fluctuations thymiques marquées (alternance de moments euphoriques et plus dépressifs), et l’apparition d’image de suicide (elle se voit se jeter par la fenêtre). Elle décrit que ces images lui sont comme étrangères, et l’envahissent, et qu’elle ne s’y reconnaît pas mais a cependant peur de passer à l’acte. Elle diminue son escitalopram à 10 mg, ce qui permet la disparition des idées suicidaires. Elle reste cependant instable, et nous décidons d’arrêter progressivement le traitement médicamenteux. Pendant plusieurs mois, elle ira alors mieux, et retrouvera une certaine stabilité thymique. Une difficulté de vie causera une rechute boulimique six mois après cet épisode. La patiente reprendra d’elle-même de l’escitalopram et présentera rapidement un état anxieux, avec agitation et insomnie. Nous arrêterons à nouveau l’antidépresseur, et l’hospitaliserons quelques jours, avec une couverture de lormétazépam, ce qui permettra une amélioration de son état.ConclusionCe cas clinique illustre le risque d’apparition d’idées suicidaires sous antidépresseur, mêlé à d’autres éléments suggérant une intolérance psychique à ce produit (labilité thymique, insomnie, agitation), ainsi que le risque à le reprendre chez un patient ayant déjà vécu ce type d’intolérance. Il illustre également le caractère égo-dystonique que peut prendre ce type d’idées suicidaires [1].


2015 ◽  
Vol 22 (11) ◽  
pp. 1163-1166
Author(s):  
C. Azzoulai ◽  
J. Djeddi ◽  
V. Chapoy ◽  
B. Boudailliez ◽  
E. Bovin ◽  
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