scholarly journals Le rétablissement du patriarcat latin de Jérusalem en 1847 et la Custodie de Terre Sainte

Chronos ◽  
2019 ◽  
Vol 21 ◽  
pp. 35-72
Author(s):  
Paolo Pieraccini
Keyword(s):  
De Se ◽  

Cet article porte sur le rétablissement du patriarcat latin de Jérusalem dans la première moitié du XIXe siècle, après plus de quatre siècles d'absence. Il traite surtout de la législation canonique du Saint Siège, du régime de I'Église patriarcale hiérosolymitaine et des rapports du patriarche avec la Custodie. En l'abordant, nous avons aussi tracé le profil historique des deux principales institutions religieuses catholiques de la Palestine, au cours d'une période sensible de leur existence. Nous avons mis en évidence les causes de leur conflit endémique, ainsi que les éléments qui allait permettre au patriarcat latin de se doter d'un clergé et d'une hiérarchie ecclésiastique presque exclusivement autochtones. L'originalité de cette analyse historique est qu'elle repose sur des sources jusque-là très marginalement exploitées, principalement les archives de la Congrégation de la Propaganda Fide, celles de la Curie Généralice des Frères mineurs et de la Custodie de Terre Sainte.

Çédille ◽  
2008 ◽  
Vol 4 ◽  
pp. 253 ◽  
Author(s):  
Antonio J. De Vicente-Yagüe Jara

Entre Rousseau et Chateaubriand, Loaisel de Tréogate (1752-1812) est un de ces romanciers sentimentaux et moralisateurs de la seconde moitié du XVIIIe siècle qui cultivent le sentiment et la sensibilité. Nous avons considéré intéressant d’étudier l’œuvre et le personnage de Loaisel de Tréogate, où on peut voir des traits précurseurs qui ont aidé à formuler le Romantisme du XIXe siècle. Grâce à l’analyse des différents récits des Soirées de mélancolie (1777), ouvrage représentatif de cette période, nous prouvons que Loaisel de Tréogate mérite d’être connu comme écrivain «romantique», à côté des grands auteurs romantiques du XIXe siècle.


1975 ◽  
Vol 30 (2-3) ◽  
pp. 402-430 ◽  
Author(s):  
Bartolomé Bennassar ◽  
Joseph Goy

Le texte présenté ci-dessous n'est pas tout à fait identique à celui du rapport qui fut donné, oralement, à la séance du 4 octobre 1973 du 2e Congrès national des historiens économistes français. Nous avons tenu cependant à lui conserver le ton du discours oral. Il a été enrichi des éléments précieux et souvent très importants qui ont été fournis par les participants lors de la discussion générale et il est suivi, grâce à la généreuse hospitalité des Annales mais dans les limites du nombre de pages que pouvait offrir la revue, du texte très considérablement abrégé de quelques-unes seulement des nombreuses contributions apportées à cette enquête ; avec le concours du comité de rédaction des Annales et compte tenu des divers problèmes traités au cours de l'enquête, il a été procédé à un choix qui pourrait paraître arbitraire. Que personne ne se sente exclu ! La publication des actes complets de la « Section Consommation » du congrès, conformément au voeu du Président Pierre Léon qui nous soutint, constamment, de ses encouragements et de sa fidèle amitié, interviendra avant la fin de l'année 1975.


2005 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 61-93
Author(s):  
Marc Lemieux

Le texte qui suit étudie les dispositions du Code civil du Québec relatives aux contrats d'adhésion, et plus particulièrement l'article 1437 de celui-ci qui permet aux tribunaux de réduire ou d'annuler les obligations résultant des clauses abusives de semblables contrats. Dans la première partie, l'auteur s'intéresse au phénomène de l'abus dans les contrats en France et au Québec à la fin du xixe siècle. Il est vrai que le Code civil du Bas Canada et le Code civil français ne mettaient à la disposition des tribunaux et des justiciables que des moyens limités pour combattre ces abus. Cependant, le législateur français n'a pas jugé utile de modifier le Code civil français en réaction au phénomène des abus dans les contrats d'adhésion, et il est permis de se demander si l'adoption d'un régime d'exception dans le Code civil du Québec constituait une réponse inévitable au même phénomène en droit civil québécois. La deuxième partie du texte porte sur ce qui expliquerait que le Code civil du Québec ne combatte les clauses abusives que si elles se trouvent dans un contrat d'adhésion (ou de consommation). Le fondement juridique de cette solution n'est pas clair. Il semble plutôt que le législateur ait retenu cette solution à titre de compromis, pour introduire une plus grande part d'équité dans le contrat, sans menacer indûment la stabilité des transactions commerciales. Dans la troisième partie, l'auteur se penche sur quelques controverses relatives à la mise en application de l'article 1437 du Code civil du Québec, qui divisent la doctrine et la jurisprudence. Trois questions sont plus particulièrement discutées : 1) un contrat peut-il être qualifié de « contrat d'adhésion » si l'adhérent n'est pas en position de faiblesse à l'égard du rédacteur ? 2) l'article 1437 peut-il priver d'effet une clause raisonnable produisant une solution jugée abusive par le tribunal dans les circonstances d'un cas donné ? 3) l'article 1437peut-il priver d'effet une clause d'exonération de responsabilité dont le caractère exécutoire serait établi, dans les circonstances d'un cas donné, par l'article 1474 ?


2008 ◽  
Vol 49 (2) ◽  
pp. 223-245 ◽  
Author(s):  
Louis Rousseau
Keyword(s):  

RÉSUMÉ Cette note critique poursuit le débat que nous avons engagé avec René Hardy à propos du réveil religieux du XIXe siècle. Elle pose comme hypothèse que l'enjeu principal ne réside pas dans le choix à faire entre les termes de « réveil » ou de « renouveau », mais se situe dans la question centrale de la recherche et dans le modèle conceptuel ayant servi à la construction de l'objet historique. Aux divergences provenant des théories de la religion et de la culture s'ajoutent des différences liées aux données plus anciennes et plus variées utilisées par notre groupe de recherche. Des illustrations sont données à propos de la communion pascale, des vocations féminines et masculines, et des associations volontaires paroissiales.


2016 ◽  
Vol 17 ◽  
pp. 27-47
Author(s):  
Sylvain Wagnon

Représentation d’un groupe d’élèves, la photo de classe est devenue depuis le milieu du XIXe siècle un “rituel scolaire”, une tradition et un usage qui mérite d’être étudié. Point aveugle de la recherche, source à l’interface de l’institution scolaire, des enseignants, des élèves et des parents, nous avons fait l’hypothèse que la photo de classe n’était pas seulement un témoin culturel mais un outil pour la compréhension des usages et des pratiques scolaires.Notre objectif est, en nous basant sur le corpus abondant des photos de classe du XIXe siècle à nos jours, d’utiliser l’analyse historique de la photo de classe non pas comme une illustration d’un contexte mais comme un élément de compréhension même de l’histoire de l’école Pour préciser notre réflexion nous proposons trois axes. Le premier nous amène à définir cet objet singulier qu’est la photo de classe. Dans un second temps nous nous attacherons à établir les contours juridique et symbolique de ce rituel scolaire fortement codifié depuis 1927. Dans un troisième temps nous nous interrogerons sur l’analyse même de cette photo pour comprendre si au-delà de la mise en scène photographique, l’institution scolaire a fait de la photo de classe un reflet voire un modèle de l’école. 


Author(s):  
Alain Bouvier

On ne peut prétendre évoquer le futur sans d'abord plonger dans les racines du sujet abordé. Or l'histoire de l'école est longue, fort longue même. Je laisse aux spécialistes le soin de dire s'il y eut des civilisations sans école et comment se firent les évolutions au cours des siêcles, voire des millénaires. Ce propos serait d'ampleur, sans commune mesure avec les éléments de prospective que nous avons en vue dans ce texte. Nous nous en tiendrons donc à  un passé récent, postérieur au siêcle des Lumiêres et plus particuliêrement relatif à  ces derniêres décennies. En un peu plus de deux siêcles, dans les pays développés, l'école est devenue un bien public, une Institution, protégée, construite autour de valeurs (en France, l'école laïque, gratuite et obligatoire), porteuse d'une certaine idée de la démocratie (on parle, dans l'Hexagone, « d'école républicaine ») et chargée de la transmettre à  la jeunesse (par exemple en termes « d'éducation à  la citoyenneté »). La transmission de valeurs, humanistes notamment, est l'une des missions importantes de l'école, ou tout au moins l'était encore il y a peu, même si, nous le verrons, les évolutions actuelles soulêvent cruellement cette question. Si l'école n'existait pas et que l'on envisageait de la créer, nul ne peut imaginer que le choix s'arrêterait sur le modêle en place aujourd'hui. Selon l'expression employée par les sociologues, elle est prisonniêre de la « forme scolaire » inspirée d'institutions religieuses, certes quelque peu différentes suivant les époques, les pays et les cultures. Elle est figée depuis le XIXe siêcle. L'école s'exerce dans une unité de lieu, la classe. Elle combine un groupe d'élêves, un programme et l'action d'un enseignant qui doit enseigner ce programme à  ces élêves (on dit même à  « ses » élêves). Les variations que l'on peut noter, ici o๠là , sont toujours à  la marge et préservent, jusqu'à  présent et sauf cas exceptionnel, ces trois piliers. Or Antoine Prost (1997) fait remarquer : « on ne voit pas s'annoncer avec précision un nouveau type d'école : celle du XIXe siêcle est morte, mais celle du XXIe siêcle se cherche encore ». Alors o๠en est l'école en ce début de XXIe siêcle ? Peut-on discerner les changements auxquels elle doit se préparer ? Sous la pression de quelles forces ? Dans quelle perspective ? Pour fixer les idées, quelles sont les principales hypothêses d'évolution dans un avenir à  la fois proche et un peu éloigné, 2030 ?


1975 ◽  
Vol 30 (2-3) ◽  
pp. 537-552
Author(s):  
Cécile Dauphin ◽  
Pierrette Pézerat
Keyword(s):  

Nos recherches sur les consommations en milieu ouvrier au xixe siècle nous ont conduites à ne retenir comme sources que les monographies de familles de Le Play et ses disciples. Les nombreuses enquêtes sur la « condition ouvrière », du type de celles de Villermé, Adolphe Blanqui ou Louis Reybaud n'offraient pas en effet les mêmes possibilités d'analyse qualitative et quantitative. Il s'en faut de beaucoup.Renonçant à l'étude des seules consommations « prolétaires », nous avons tenté de cerner des types de comportements populaires en matière de consommation à travers les monographies de familles publiées dans la collection Les ouvriers des deux mondes.


2004 ◽  
Vol 44 (3) ◽  
pp. 455-473 ◽  
Author(s):  
Ollivier Hubert
Keyword(s):  
De Se ◽  

Résumé Est-il possible de faire une histoire des manières « populaires » de se raconter pour les périodes antérieures à la démocratisation de l’écrire ? Sans traces substantielles, l’exercice est à tout le moins ardu. En revanche, l’historien dispose de représentations de soi sophistiquées produites par certains individus lettrés issus de milieux modestes. L’analyse d’une partie de la production littéraire d’un représentant de cette catégorie, Antoine Gérin-Lajoie, permet de suivre le travail qui consiste à passer d’une narration autobiographique à une réflexion d’ordre sociologique. Elle montre que c’est justement l’expérience des problèmes liés à l’acquisition d’une culture savante et à la mobilité sociale qui fonde, en partie, ces écritures de soi et du monde.


2005 ◽  
Vol 1 ◽  
pp. 89
Author(s):  
Eugénie Drakopoulou
Keyword(s):  

<p>L'image de Constantinople, liée à son mythe et au mythe du dernier empereur, apparaît après la chute de la ville, dans l'iconographie tant occidentale qu'orthodoxe, sur des icônes portatives, des manuscrits et des fresques dans les églises et les demeures patriciennes.</p><p>L'événement même de la prise de la ville, en tant que représentation indépendante ou incorporée à des cycles iconographiques existants, est représenté plusieurs fois, entre les premières années après la chute et le XIXe siècle, dans la peinture de l'Occident et de l'Orient orthodoxe. L'image de la ville de Constantinople, dans les années suivant sa chute, devient symbole de la supériorité et de la victoire du christianisme, symbole d'opulence, de prospérité et de vie cosmopolite, symbole de la libération de l'hellénisme asservi, mais aussi de la coexistence des mondes orthodoxe et musulman.</p><p>Dans ce travail, nous avons voulu repérer les différents messages, ethno-culturels, politiques et religieux dont sont chargées, selon les époques et les besoins, les représentations de Constantinople dans la peinture après sa prise par les Turcs.</p><p> </p>


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