scholarly journals Évolution des cancers ano-génitaux reliés à l'infection au VPH déclarés au Québec - Incidence et survie

2008 ◽  
Vol 28 (3) ◽  
pp. 111-118
Author(s):  
R. Louchini ◽  
P. Goggin ◽  
M. Steben

Les cancers ano-génitaux (anus, vulve, vagin, verge) associés au virus du papillome humain (VPH) autres que les cancers du col, pour lequel le VPH a été reconnu la cause nécessaire à la cancérogénèse, sont peu documentés en raison de leur incidence plutôt faible. Le but de cette étude est de décrire l'incidence de ces cancers, de 1984 à 2001 et la survie relative qui leur est associée de 1984 à 1998 au Québec (Canada). L'incidence de ces cancers est en augmentation pour le cancer anal chez les femmes et plus récemment (depuis 1993-95) pour le cancer de la vulve. La survie relative à 5 ans a diminué, entre la période 1984-86 et la période 1993-95, chez les hommes de 57 % à 46 % pour le cancer anal et de 75 % à 59 % pour le cancer de la verge. Par contre, pendant la même période chez les femmes, la survie relative à 5 ans s'est améliorée pour le cancer anal, passant ainsi de 56 % à 65 %. Elle est restée stable pour les cancers du col utérin et de la vulve respectivement autour de 74 % et 82 %.

2019 ◽  
pp. 49-52
Author(s):  
A Konaté ◽  
SB Sissoko ◽  
B Coulibaly ◽  
A Sow ◽  
M Keïta ◽  
...  

Introduction : Le cancer du col de l'utérus est, dans 99% des cas, dû à un Virus Papillome Humain à Haut Risque (HR-HPV). Cette étude a été initiée pour déterminer les types d'HPV associés aux lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin à Bamako. Matériel de méthodes : Nous avons mené une étude transversale prospective, entre le 1er Janvier 2016 et le 30 Avril 2017. Les sites étaient d'une part le service d'Anatomie et Cytologie Pathologiques du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) du Point-G (Bamako- Mali) où l'examen histologique des fragments de biopsies et des pièces opératoires, provenant des centres de dépistages, a été réalisé et d'autre part le Centre de Recherche Biomoléculaire Pietro Annigoni (CERBA/LABIOGENE) de Ouagadougou (Burkina Faso), pour le génotypage des HPV des échantillons recueillis. Avec la technique PCR multiplex en temps réel, nous avons recherché 14 génotypes du HR-HPV dans 192 prélèvements de Lésions Intra-Epithéliales de Haut Grade (LIEHG) et de cancers invasifs du col de l'utérus. Les données ont été analysées sur le logiciel SPSS 18.0. Résultats : Seulement 43,2% (83/192) avaient un résultat positif. Le génotypage a révélé la présence de 13 génotypes HR-HPV, les plus fréquents étaient HPV18 (16,3%), HPV45 (16,3%). Les fréquences d'infections uniques et multiples étaient respectivement de 77,1 et 22,9%. La majorité des femmes avec un HPV positif était des multipares avec 30,9%. Le type histologique le plus représenté était les Néoplasies Intra-épithéliales modérées (CIN2) avec 42,2%. Conclusion : L'approche moléculaire doit faire partir de l'arsenal des techniques utilisées dans le dépistage du cancer du col pour une meilleure prise en charge.


2012 ◽  
Vol 32 (4) ◽  
pp. 197-206
Author(s):  
A.A. Demers ◽  
B. Shearer ◽  
A. Severini ◽  
R. Lotocki ◽  
E.V. Kliewer ◽  
...  

Objectifs L'objectif de cette étude est l'analyse de la prévalence des infections dues au virus du papillome humain (VPH) dans un échantillon opportuniste de femmes résidant au Manitoba (Canada). Nous avons examiné les facteurs de risque associés aux infections par le VPH et avons établi des liens entre les résultats du typage du VPH et les antécédents de dépistage du cancer du col utérin des participantes. Méthodologie La population étudiée comprenait 592 femmes ayant fréquenté une clinique de dépistage utilisant le test de Papanicolaou (Pap). Après avoir signé un formulaire de consentement, les participantes répondaient à un questionnaire auto-administré sur les facteurs de risque et ont subi un test de Pap classique. Les cellules résiduelles des tests de Pap ont été recueillies et envoyées pour un typage du VPH. Résultats L'âge moyen de la population était de 43 ans. En tout, 115 participantes (19,4 %) étaient infectées par le VPH, 89 d'entre elles ayant obtenu un résultat normal au test de Pap. Parmi celles qui étaient positives pour le VPH, 61 (10,3 %) étaient infectées par un VPH à risque élevé (Groupe 1). Le VPH-16 était le type le plus répandu (15/115 : 13,0 % des infections). Les facteurs de risque d'infection par le VPH les plus fréquents étaient le jeune âge, l'origine autochtone, un nombre plus élevé de partenaires sexuels au cours de la vie et un nombre plus élevé de partenaires sexuels au cours de l'année précédente. Conclusion La prévalence des types de VPH au Manitoba correspond aux distributions signalées dans d'autres provinces ou territoires. Ces données fournissent des renseignements de base sur la prévalence du VPH de chaque type dans une population non vaccinée et peuvent aider à évaluer l'efficacité du programme de vaccination contre le VPH. En outre, ces données permettent d'effectuer une validation de principe du couplage d'un registre de tests de Pap basé sur une population avec les résultats de tests de laboratoire et une enquête sur les comportements à risque en vue d'évaluer les effets précoces et tardifs de l'infection par le VPH. Cette méthodologie pourrait être appliquée à d'autres provinces ou territoires au Canada disposant de ressources similaires.


ONCOLOGIE ◽  
2020 ◽  
Author(s):  
C. Lepage

Les données disponibles concernant l’incidence et les facteurs pronostiques des tumeurs neuroendocrines (TNE) digestives sont souvent fragmentaires. Les TNE digestives sont rares et représentent environ 1 % des cancers digestifs. En France, l’incidence des TNE digestives malignes est estimée à 1,1/100 000 chez l’homme et à 0,9/100 000 chez la femme. L’incidence augmente au cours du temps. Du fait de leur longue survie, les TNE constituent, après le cancer colorectal, le cancer digestif dont la prévalence est la plus élevée. La plupart des TNE sont bien différenciées, les carcinomes neuroendocrines peu différenciés représentent moins de 20 % des TNE digestives. Parmi les TNE bien différenciées intestinales, les localisations les plus fréquentes sont l’intestin grêle et le colorectal. Plus de la moitié des TNE sont diagnostiquées au stade métastatique, principalement au niveau hépatique. Le degré de différenciation, le grade histologique, la localisation du primitif et le stade sont les principaux facteurs pronostiques. Les taux de survie relative à cinq ans étaient de 4,5 % pour les tumeurs peu différenciées versus plus de 55 % pour les TNE bien différenciées.


2003 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 139-140 ◽  
Author(s):  
P.L Giacalone ◽  
J Sobierajksi ◽  
P Benos ◽  
N Giovannini ◽  
F Laffargue ◽  
...  

2017 ◽  
Vol 46 (4) ◽  
pp. 327-332 ◽  
Author(s):  
A. Dumont ◽  
N. Bessières ◽  
A. Benbassa ◽  
G. Razafindrafara ◽  
F. Rabearison ◽  
...  

Author(s):  
C. Charra-Brunaud ◽  
J. Salleron ◽  
I. Menoux ◽  
K. Peignaux ◽  
A. Ducassou ◽  
...  
Keyword(s):  

2004 ◽  
Vol 24 ◽  
pp. 142-143
Author(s):  
S. Haoauam ◽  
F. Khanfri ◽  
Z. Tebbi

2021 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 30-39
Author(s):  
Firdaouss Marzouk ◽  
Aurélie Jalaguier-Coudray ◽  
Rim Villard-Mahjoub

2016 ◽  
Vol 103 (2) ◽  
pp. 164-172 ◽  
Author(s):  
Laurie Monnier ◽  
Emmanuel Touboul ◽  
Emile Daraï ◽  
Jean Pierre Lefranc ◽  
Betty Lauratet ◽  
...  
Keyword(s):  

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