Évolution des cancers ano-génitaux reliés à l'infection au VPH déclarés au Québec - Incidence et survie
Les cancers ano-génitaux (anus, vulve, vagin, verge) associés au virus du papillome humain (VPH) autres que les cancers du col, pour lequel le VPH a été reconnu la cause nécessaire à la cancérogénèse, sont peu documentés en raison de leur incidence plutôt faible. Le but de cette étude est de décrire l'incidence de ces cancers, de 1984 à 2001 et la survie relative qui leur est associée de 1984 à 1998 au Québec (Canada). L'incidence de ces cancers est en augmentation pour le cancer anal chez les femmes et plus récemment (depuis 1993-95) pour le cancer de la vulve. La survie relative à 5 ans a diminué, entre la période 1984-86 et la période 1993-95, chez les hommes de 57 % à 46 % pour le cancer anal et de 75 % à 59 % pour le cancer de la verge. Par contre, pendant la même période chez les femmes, la survie relative à 5 ans s'est améliorée pour le cancer anal, passant ainsi de 56 % à 65 %. Elle est restée stable pour les cancers du col utérin et de la vulve respectivement autour de 74 % et 82 %.