Capital social, capital humain et sortie de l'aide sociale pour des prestataires de longue durée

2001 ◽  
Vol 26 (2) ◽  
pp. 167 ◽  
Author(s):  
Maurice Lévesque ◽  
Deena White ◽  
Maurice Levesque
2009 ◽  
Vol 52 (2) ◽  
pp. 195-207 ◽  
Author(s):  
Miu Chung Yan ◽  
Ching Man Lam

English For youths to seek employment, social capital is as important as human capital. This article conceptually examines how guanxi, a form of social capital in Chinese culture, may be instrumental in helping young people access jobs. Suggestions of alternative services for helping unemployed youths in Mainland China, Taiwan and Hong Kong are offered. French Pour les jeunes à la recherche d’un emploi, le capital social est aussi important que le capital humain. Cet article examine comment la notion de guanxi, une forme de capital social dans la culture chinoise, peut aider concrètement les jeunes gens à avoir accès à un emploi. Il propose aussi des suggestions de services alternatifs pour aider les jeunes chômeurs en Chine, à Taïwan et à Hong-Kong. Spanish Para la juventud que busca empleo, el capital social es tan importante como el capital humano. Este artículo examina conceptualmente cómo guanxi, forma de capital social en la cultura China, puede ayudar instrumentalmente a la gente joven para acceder al trabajo. Se ofrecen recomendaciones de servicios alternativos para ayudar a la juventud desempleada en Mainland China, Taiwán y Hong Kong.


Author(s):  
Vincent Lorant ◽  
Isabelle Thomas ◽  
Ann Verhetsel

La Politique Scientifique Fédérale a récemment financé (2004-2006) un projet de recherche nommé ATLAS qui a pour but principal l’exploitation des données issues du dernier «recensement» de 2001. A l’heure de la sortie des monographies et atlas, il nous semble important d’insister sur le fait qu’il s’agit des dernières images géo-statistiques complètes de la Belgique. En effet, à l’instar de bien des pays voisins, le recensement exhaustif de la population et des logements sera remplacé en 2011 par d’autres modes de collectes des données : enquêtes, micro-recensements et bases de données administratives. Si ces autres bases de données pourront à terme remplacer certaines statistiques produites par les recensements, de nombreuses réalités statistiques et surtout spatiales seront définitivement perdues et – surtout – ignorées. L’objectif de ce numéro de Regards économiques n’est pas d’en faire un tour exhaustif, mais bien d’illustrer sur base d’un certain nombre d’exemples l’importance du recensement tant pour le scientifique que pour le décideur. Les exemples sont issus des domaines de recherche des trois signataires de cet article, en particulier ceux de l’économie géographique, du transport et de la santé. A titre d’illustration, voici deux exemples de réalités statistiques où le recensement procure des résultats incomparables dans tous les sens du terme : En 2001, le recensement inclut pour la première fois des questions à propos de la santé subjective des habitants, des affections chroniques, des limitations fonctionnelles de longue durée, ainsi que sur le problème des aidants naturels (c’est-à-dire des personnes prestant des soins ou des services à titre bénévole pour des malades ou personnes dépendantes). Grâce à ces données récoltées à un niveau de désagrégation spatial très fin, le recensement a permis des analyses contextuelles de la santé, c’est-à-dire d’étudier des facteurs environnementaux (telle la pollution) ou macro-sociétaux (tels le capital social ou la mixité sociale) qui, au-delà, des caractéristiques des individus, peuvent affecter l’état de santé des individus. Certes de nombreuses études contextuelles sont réalisées avec des données d’enquête (échantillon, sondage), mais leur conception ne permet pas vraiment d’appréhender les effets contextuels car le plan d’échantillonnage de ces enquêtes n’est pas conçu au départ pour une analyse spatiale. Le recensement est ici indispensable. Avec la disparition du recensement, on ne disposera plus d’information exhaustive sur les navettes (leur longueur, les modes de transport utilisés, etc.). Les «enquêtes de mobilité» peuvent compléter de façon très intéressante les recensements, mais elles ne les remplaceront jamais. En supprimant le recensement, on se prive définitivement en matière de déplacements d’une vision spatiale complète des différences locales. Or, nous savons que la situation est bien plus complexe qu’une simple «opposition Flandre-Wallonie» : certaines communes flamandes ont un profil statistique proche de communes wallonnes, et inversement ! La réalité statistique belge se décline en plus de «3 moyennes régionales»; les disparités observées à l’échelle méso-géographique (communes) peuvent aussi être nuancées à l’échelle micro-géographique (quartiers et secteurs statistiques) : telle est la richesse de l’analyse géographique multi-échelle, qui n’est possible qu’avec des données telles que celles issues d’un recensement. La suppression programmée du recensement décennal va ainsi nous priver d’un outil d’observation et de décision capital, en tous cas en matière de navettes (aucune autre banque de donnée ne peut remplacer le recensement), mais également dans d’autres domaines tels les logements ou la satisfaction des ménages.


Author(s):  
Vincent Lorant ◽  
Isabelle Thomas ◽  
Ann Verhetsel

La Politique Scientifique Fédérale a récemment financé (2004-2006) un projet de recherche nommé ATLAS qui a pour but principal l’exploitation des données issues du dernier «recensement» de 2001. A l’heure de la sortie des monographies et atlas, il nous semble important d’insister sur le fait qu’il s’agit des dernières images géo-statistiques complètes de la Belgique. En effet, à l’instar de bien des pays voisins, le recensement exhaustif de la population et des logements sera remplacé en 2011 par d’autres modes de collectes des données : enquêtes, micro-recensements et bases de données administratives. Si ces autres bases de données pourront à terme remplacer certaines statistiques produites par les recensements, de nombreuses réalités statistiques et surtout spatiales seront définitivement perdues et – surtout – ignorées. L’objectif de ce numéro de Regards économiques n’est pas d’en faire un tour exhaustif, mais bien d’illustrer sur base d’un certain nombre d’exemples l’importance du recensement tant pour le scientifique que pour le décideur. Les exemples sont issus des domaines de recherche des trois signataires de cet article, en particulier ceux de l’économie géographique, du transport et de la santé. A titre d’illustration, voici deux exemples de réalités statistiques où le recensement procure des résultats incomparables dans tous les sens du terme : En 2001, le recensement inclut pour la première fois des questions à propos de la santé subjective des habitants, des affections chroniques, des limitations fonctionnelles de longue durée, ainsi que sur le problème des aidants naturels (c’est-à-dire des personnes prestant des soins ou des services à titre bénévole pour des malades ou personnes dépendantes). Grâce à ces données récoltées à un niveau de désagrégation spatial très fin, le recensement a permis des analyses contextuelles de la santé, c’est-à-dire d’étudier des facteurs environnementaux (telle la pollution) ou macro-sociétaux (tels le capital social ou la mixité sociale) qui, au-delà, des caractéristiques des individus, peuvent affecter l’état de santé des individus. Certes de nombreuses études contextuelles sont réalisées avec des données d’enquête (échantillon, sondage), mais leur conception ne permet pas vraiment d’appréhender les effets contextuels car le plan d’échantillonnage de ces enquêtes n’est pas conçu au départ pour une analyse spatiale. Le recensement est ici indispensable. Avec la disparition du recensement, on ne disposera plus d’information exhaustive sur les navettes (leur longueur, les modes de transport utilisés, etc.). Les «enquêtes de mobilité» peuvent compléter de façon très intéressante les recensements, mais elles ne les remplaceront jamais. En supprimant le recensement, on se prive définitivement en matière de déplacements d’une vision spatiale complète des différences locales. Or, nous savons que la situation est bien plus complexe qu’une simple «opposition Flandre-Wallonie» : certaines communes flamandes ont un profil statistique proche de communes wallonnes, et inversement ! La réalité statistique belge se décline en plus de «3 moyennes régionales»; les disparités observées à l’échelle méso-géographique (communes) peuvent aussi être nuancées à l’échelle micro-géographique (quartiers et secteurs statistiques) : telle est la richesse de l’analyse géographique multi-échelle, qui n’est possible qu’avec des données telles que celles issues d’un recensement. La suppression programmée du recensement décennal va ainsi nous priver d’un outil d’observation et de décision capital, en tous cas en matière de navettes (aucune autre banque de donnée ne peut remplacer le recensement), mais également dans d’autres domaines tels les logements ou la satisfaction des ménages.


Author(s):  
Kunle Akingbola

ABSTRACT This article examines three related questions about unincorporated social economy organizations (USEOs): What are the characteristics of these social economy organizations? What is the unique bundle of resources that gives rise to and sustains their operations? Is there evidence of bricolage in these organizations? The findings suggest that USEOs are driven foremost by a social mission. USEOs provide diverse services and products including economic and specialized social activities, which are integral to the social fabric of society. The results also show that they combine and leverage two core resources – social capital and human capital – to support the operations of their organizations. Moreover they appear to draw on whatever resources are at their disposal to support the activities of the organization. This suggests that USEOs are involved in bricolage activities, which could explain the longevity of many of the organizations. RÉSUMÉ Cet article répond à trois questions étroitement liées sur les organismes d’économie sociale non constitués en société : Quelles sont les caractéristiques de ces organismes? Quelles sont les ressources particulières qui leur permettent de fonctionner? Ces organismes ont-ils recours au bricolage (dans le sens que Claude Lévi-Strauss prête à ce mot)? Les résultats indiquent qu’une mission sociale est ce qui motive les organismes d’économie sociale non enregistrés. Ces derniers fournissent une diversité de produits et services, y compris des activités économiques et sociales spécialisées qui sont essentielles pour la solidarité sociale. Les résultats montrent aussi que ces organismes combinent deux ressources clés – le capital social et le capital humain – afin d’appuyer le bon fonctionnement de leurs organisations. En outre, pour ce faire, ils ont apparemment recours à toute ressource qui soit à leur portée. Cette dernière pratique indique que les organismes d’économie sociale non constitués en société mènent vraisemblablement des activités de bricolage, ce qui pourrait expliquer pourquoi bon nombre de leurs organisations ont si longue vie.


2010 ◽  
Vol 194 (6) ◽  
pp. 1045-1069 ◽  
Author(s):  
Jacques Bazex ◽  
Emmanuel Alain Cabanis ◽  
Mmes Brugère-Picoux ◽  
Moneret-Vautrin ◽  
M.M. Ardaillou ◽  
...  

2020 ◽  
Vol 108 (2) ◽  
pp. 207
Author(s):  
Yassine Ennaciri ◽  
Mohammed Bettach ◽  
Ayoub Cherrat ◽  
Ilham Zdah ◽  
Hanan El Alaoui-Belghiti
Keyword(s):  

La production de l’acide phosphorique au monde engendre l’accumulation d’une grande quantité d’un sous-produit acide appelé phosphogypse (PG). La grande partie de ce PG est rejetée sans aucun traitement dans l’environnement, ce qui forme une source significative de contamination à longue durée. Le PG Marocain est principalement formé par le sulfate de calcium, à côté de diverses impuretés telles que les phosphates, les fluorures, les matières organiques, les métaux lourds et les éléments radioactifs. Cet article détaille en particulier les différentes propriétés physico-chimiques du PG Marocain. La compréhension de ces propriétés permet en générale d’identifier les différents agents de contamination de l’environnement contenus dans ce résidu. De plus, les facteurs affectant la présence des différentes sortes d’impuretés dans le PG sont aussi discutés.


2010 ◽  
Vol 41 (2) ◽  
pp. 131-143 ◽  
Author(s):  
Moussa Djaouda ◽  
Moïse Nola ◽  
Serge H. Zébazé Togouet ◽  
Mireille E. Nougang ◽  
Michel Djah ◽  
...  

2019 ◽  
Vol 49 (194) ◽  
pp. 119-135
Author(s):  
Axel Anlauf
Keyword(s):  

Phosphor ist ein nicht ersetzbarer Nährstoff in Düngemitteln, die essentiell für die Produktion günstiger Nahrungsmittel sind. Der vorliegende Artikel analysiert die Veränderungen in der globalen Phosphatindustrie in einer longue-durée-Perspektive und geht besonders auf Entwicklungen seit den plötzlichen Preisanstiegen 2007 und 2011 ein. Zwar wird seitdem eine langfristig durchaus relevante geologische Erschöpfung des Rohstoffs Phosphatgestein diskutiert (peak phosphorus), derzeit kommt es aber eher zu einer politisch regulierten Verteuerung von Phosphatprodukten für importierende Länder (USA, Europa, Brasilien, Indien). Der Rohstoff liegt stark konzentriert in China und Marokko, die zunehmend eigene Interessen gegen die alten Zentren des Weltsystems (USA, Europa) durchsetzen können.


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