scholarly journals Enquête parasitologique et sérologique (Elisa-indirect) sur les trypanosomoses des bovins dans la zone de Sidéradougou, Burkina Faso

1999 ◽  
Vol 52 (3-4) ◽  
pp. 223-232
Author(s):  
Marc Desquesnes ◽  
Jean-François Michel ◽  
Stéphane De La Rocque ◽  
Philippe Solano ◽  
Leopold Millogo ◽  
...  

Une enquête parasitologique et sérologique sur les trypanosomoses des bovins a été réalisée dans le secteur nord de la zone de Sidéradougou (Burkina Faso), en novembre et décembre 1997. Partant d'un recensement terrestre exhaustif, un millier de bovins ont été examinés sur la base d'un échantillonnage stratifié aléatoire. L'âge et la race des animaux, la nature et la date du dernier traitement trypanocide ont été enregistrés. Les examens parasitologiques ont été effectués par la méthode du "buffy coat", la mesure de l'hématocrite a été recueillie et les tests Elisa-indirect ont été réalisés dans trois systèmes différents, avec sensibilisation des plaques par les antigènes solubles de Trypanosoma vivax, T. brucei ou T. congolense (type savane). La technique parasitologique a fourni 5,3 % d'échantillons positifs, dominés par l'espèce T. congolense. Les examens sérologiques ont indiqué une séroprévalence de 81,7 % (± 2,4 %) les trois tests confondus et, sur la base des résultats chez les animaux âgés d'un an, une incidence annuelle moyenne de 52 % (± 11 %). L'étude du score maximum de positivité aux trois tests a permis d'estimer les séroprévalences par espèce à 79 % pour T. vivax, 3 % pour T. brucei, et 28 % pour T. congolense. L'analyse des données sérologiques et parasitologiques, selon la date du dernier traitement trypanocide indiqué par l'éleveur, montre que ces traitements ont peu d'effet sur le taux de portage des anticorps et des parasites, ce dernier est présumé assez proche de la séroprévalence observée. La méthode du "buffy coat" est insuffisamment sensible pour mesurer la prévalence des infections dans ce type de situation enzootique, mais, associée à la valeur de l'hématocrite, elle a permis d'estimer l'importance des cas de trypanosomose maladie à environ 15 %. Les trypanosomoses bovines demeurent une préoccupation majeure de l'élevage dans la zone agropastorale de Sidéradougou. elles sévissent de manière enzootique avec une prédominance nette des infections par T. vivax, une prévalence et un impact clinique élevés de T. congolense. Les données générées par cette enquête seront intégrées dans un système d'information géographique (Sig) mis en place dans la zone pour l'évaluation du risque trypanosomien.

1998 ◽  
Vol 51 (3) ◽  
pp. 225-229
Author(s):  
Zakaria Bengaly ◽  
Rafmane Ganaba ◽  
Issa Sidibé ◽  
Gérard Duvallet

Afin d'évaluer la prévalence apparente des infections trypanosomiennes et quelques facteurs de variation chez les bovins dans la zone Sud-soudanienne du Burkina Faso, 1 796 animaux répartis dans cinq provinces ont été prélevés entre 1994 et 1995, pour la recherche de trypanosomes par l'examen microscopique du buffy coat et du frottis sanguin coloré au Giemsa. Dans quatre des provinces prospectées en saison des pluies (juillet-août), la prévalence apparente a varié entre 7,6 % (intervalle de confiance : 4,9-11,3 %) et 12,2 % (IC : 8,9-16,3 %). Celle-ci a été de 4,9 % (IC : 2,7-8,4 %) pour l'unique province où l'enquête a été effectuée en saison sèche (mars). Des facteurs de variation étudiés (province, zone d'encadrement d'élevage, phénotype animal, classe d'âge), seules la zone d'élevage et la classe d'âge semblent avoir eu un effet significatif sur la prévalence des infections chez les animaux. Une diminution en particulier de la prévalence à Trypanosoma vivax avec l'âge, alors que c'était l'inverse pour T. congolense, a été observée. L'espèce T. vivax était prédominante (64 % des infections totales), suivie par T. congolense (46,6 %) et T. brucei (2,5 %). Il y a eu 13 % d'infections mixtes et les infections à T. vivax étaient positivement associées à celles à T. congolense.


Author(s):  
B. Dao ◽  
Guy Hendrickx ◽  
I. Sidibé ◽  
Adrien Marie Gaston Belem ◽  
Stéphane De La Rocque

Logé dans l’aire de transition entre les zones semi-aride au Nord et humide au Sud, le bassin versant de l’Oti (BVO) a subi durant les décennies 1970 - 1990 de très fortes pressions anthropiques et climatiques. La sécheresse, l’avancée du désert et les activités économiques reposant essentiellement sur l’agriculture et l’élevage ont contribué à la dégradation de ce bassin. En outre, de par sa position, le BVO accueille chaque année pendant la saison sèche du bétail transhumant venant du Burkina Faso et du Niger. Ce mouvement saisonnier des bovins transhumants a été source de maintien et de transmission de plusieurs maladies transfrontalières et des trypanosomoses animales. Des données de synthèse bibliographique et d’enquêtes de terrain effectuées en fin de saison sèche en avril et mai 2006, traitées dans un système d’information géographique (SIG), ont permis d’évaluer l’impact des facteurs anthropiques et climatiques sur l’épidémiologie des trypanosomoses animales dans le BVO. Les résultats de l’étude ont montré que le BVO était fortement dégradé ; les grands mammifères sauvages et les glossines ont quasiment disparu de la réserve de faune de la Fosse aux lions. Glossina tachinoides a été la seule espèce capturée au nord du 10e parallèle de latitude N. Trypanosoma vivax a été classé comme le principal parasite responsable des trypanosomoses bovines. Il a été conclu que l’homme par son action sur l’environnement et les changements climatiques ont provoqué un recul vers le sud de l’aire de répartition des glossines.


1997 ◽  
Vol 50 (3) ◽  
pp. 209-213
Author(s):  
Philippe Solano ◽  
Marc Desquesnes ◽  
Issa Sidibé

Trypanosoma (Duttonella) vivax est un parasite des ruminants domestiques en Afrique et en Amérique latine. Les souches en Amérique latine, transmises mécaniquement par divers insectes piqueurs, ont perdu la capacité d'infecter les glossines qui les transmettent cycliquement en Afrique subsaharienne. Les auteurs ont passé en revue diverses techniques de diagnostic utilisées pour détecter T. vivax sur le terrain, allant des examens parasitologiques classiques aux techniques moléculaires (PCR), en passant par les tests sérologiques. La PCR, qui offrait une sensibilité et une spécificité non égalées, a été utilisée au CIRDES, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso, et les résultats obtenus par cette technique pour identifier T. vivax sur les bovins et sur les pièces buccales des glossines ont été comparés aux résultats parasitologiques de plusieurs études récentes en Afrique de l'Ouest. Le fait le plus marquant concernait, dans certaines régions, une proportion non négligeable de mouches infectées seulement dans le proboscis (cycle de T. vivax) ne donnant aucun signal PCR avec les amorces T. vivax. Les auteurs ont envisagé plusieurs hypothèses pour expliquer ces résultats, la plus probable semblant être la circulation de souches du sous-genre Duttonella non reconnues par les marqueurs utilisés. Des études de variabilité génétique et de pathogénicité des souches locales seraient intéressantes à mener.


1994 ◽  
Vol 47 (3) ◽  
pp. 295-297 ◽  
Author(s):  
A.D. Daniel ◽  
R.A. Joshua ◽  
J.O. Kalejaiye ◽  
A.J. Dada
Keyword(s):  

La prévalence de la trypanosomose a fait l'objet d'une étude menée d'avril à juin 1991 sur des moutons et des chèvres dans les régions administratives d'Alkaleri et de Gombe (Etat de Bauchi, Nord-Nigeria). Six cent quinze animaux (258 moutons et 357 chèvres) ont été examinés au plan de l'infection trypanosomienne. Dans cet effectif, 19 moutons (7,4 %) et 18 chèvres (5,0 %) se sont révélés positifs, soit 37 animaux infectés parmi lesquels 22 par Trypanosoma vivax, 9 par T. congolense et 6 par T. brucei. Pour connaître la méthode la mieux adaptée au contrôle de la maladie chez les petits ruminants dans les conditions habituelles de leur élevage au Nigeria, les auteurs ont recherché la sensibilité de 4 méthodes couramment utilisées pour son diagnostic parasitologique. Les méthodes de concentration-centrifugation pour l'étude de l'hématocrite et la technique de l'interface leucocytaire ou "buffy coat" se sont révélées plus précises que les méthodes standard, à savoir sang frais entre lame et lamelle, et frottis mince. Etant donné la prévalence de la maladie, les moutons et les chèvres doivent être soignés aussi bien que les bovins dans la région.


2021 ◽  
Author(s):  
Robert Eustache Hounyèmè ◽  
Jacques Kaboré ◽  
Geoffrey Gimonneau ◽  
Martin Bienvenu Somda ◽  
Ernest Salou ◽  
...  

Background: Animal African Trypanosomosis (AAT) is a parasitic disease of livestock that has a major socio-economic impact in the affected areas. It is caused by several species of uniflagellate extracellular protists of the genus Trypanosoma mainly transmitted by tsetse flies: T. congolense, T. vivax and T. brucei brucei . In Burkina Faso, AAT hampers the proper economic development of the southwestern part of the country, which is yet the best watered area particularly conducive to agriculture and animal production. It was therefore important to investigate the extend of the infection in order to better control the disease. The objective of the present study was to assess the prevalence of trypanosome infections and collect data on the presence of tsetse flies. Methods: Buffy coat, Trypanosoma species-specific PCR, Indirect ELISA Trypanosoma sp and trypanolysis techniques were used on 1898 samples collected. An entomological survey was also carried out. Results: The parasitological prevalence of AAT was 1.1%, and all observed parasites were T. vivax . In contrast, the molecular prevalence was 23%, of which T. vivax was predominant (89%) followed by T. congolense (12%) and T. brucei s.l. (7.3%) with a sizable proportion as mixed infections (9.1%). T. brucei gambiense, responsible of sleeping sickness in humans, was not detected. The serological prevalence reached 49%. Once again T. vivax predominated (86.2%), but followed by T. brucei (9.6%) and T. congolense (4.2%), while 34.6% of positive samples tested positive for at least two trypanosome species. Seven samples, from six cattle and one pig, were found positive by trypanolysis. The density per trap of Glossina tachinoides and G. palpalis gambiensis was about three flies. Conclusions/Significance: Overall, our study showed a high prevalence of trypanosome infection in the area, pointing out an ongoing inadequacy of control measures.


2018 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 425
Author(s):  
Alessandra Snak ◽  
Arielle Aparecida Lara ◽  
Felipe Gustavo Garcia ◽  
Euclides Mario Pieri ◽  
Júlia Angélica Gonçalves da Silveira ◽  
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In Brazil, Trypanosoma vivax is present in several states. The disease is endemic in Pantanal and Minas Gerais. In Paraná there is still no report of the parasite, but due to the state borders with Mato Grosso do Sul, São Paulo, Paraguay and Argentina, it is believed that the protozoan circulates in the region without diagnosis. The objective of this study was to investigate the prevalence of T. vivax in dairy cattle in the western region of Paraná. For this purpose, 600 blood samples and 400 serum samples were collected from dairy cattle, distributed in 60 and 40 properties, respectively. While buffy coat smears were performed on blood samples, serum samples were used in Indirect Immunofluorescence Reaction. All samples, in both techniques, presented negative results for T. vivax. These results indicate that the studied hemoprotozoan is not circulating among the cattle in the western region of Paraná. However, future work evolving beef cattle must be carried out and preventive measures should be adopted in order to avoid the entry of the parasite in the State of Paraná.


Author(s):  
Wagari Tafese ◽  
Achenef Melaku ◽  
Tewodros Fentahun

Trypanosomosis is a parasitic disease that causes serious economic losses in livestock, especially in sub-Saharan countries. This study was conducted from October 2010 to March 2011 in the Diga and Sasiga districts of the East Wollega zone in western Ethiopia to determine the prevalence of bovine trypanosomosis and its vectors. A total of 386 blood samples were collected from randomly selected animals. Packed cell volume (PCV) was determined and samples were examined for the presence of trypanosomes using the buffy coat technique. Out of 386 blood samples, 8.55% tested positive for trypanosomes. The majority of the infections were caused by Trypanosoma congolense (72.73%), followed by Trypanosoma vivax (27.27%). There were no statistically significant differences (p > 0.05) between districts, altitudes, sexes and ages, but the prevalence was significantly higher (p < 0.05) in cattle which were in poor body condition. The mean PCV value of infected animals (21.45 ± 3.62 s.d.) was significantly lower (p < 0.05) than that of non-infected animals (26.60 ± 4.60 s.d.). A total of 1151 flies were caught by deploying 21 monoconical shaped traps. Of these flies, 822 (71.42%) were Glossina, whilst the remaining flies were either Stomoxys (17.20%) or Tabanus (11.38%). The overall apparent densities of tsetse and biting flies were 1.45 and 0.58 flies per trap per day, respectively. In conclusion, this study confirmed that trypanosomes and their vectors are prevalent and still pose a threat to cattle production in the area. Therefore, proper strategies have to be designed and implemented to minimise their effect on livestock production.


1996 ◽  
Vol 49 (4) ◽  
pp. 322-327
Author(s):  
Marc Desquesnes ◽  
Laurent Tresse
Keyword(s):  

Vingt deux échantillons sanguins contenant des nombres déterminés de trypanosomes/ml, allant de 1 à 1 767, ont été constitués à partir de sang de mouton infecté par T. vivax, dilué dans du sang d'animal non infecté. La sensibilité de la réaction de PCR a été évaluée sur plusieurs types de préparation du sang : sang total hépariné, plasma, interface globules blancs/plasma de tubes à hématocrite (buffy coat), sang lysé, culot de centrifugation de plasma, et ADN purifié à l'aide d'un kit commercial à base de résine échangeuse d'ions. Le sang total inhibe presque toujours la PCR. La réaction sur plasma et sang lysé possède une faible sensibilité, de l'ordre de 450 parasites/ml. La PCR sur buffy coat a une meilleure sensibilité, les produits de la réaction sont parfois peu visibles. Le culot de centrifugation de plasma est une préparation originale, rapide et économique, dont les produits de PCR sont bien visibles, et qui a présenté une bonne sensibilité : 100 % des échantillons étaient positifs au-delà de 9 parasites/ml. La purification de l'ADN est une technique un peu plus longue et coûteuse, puisqu'elle procède de plusieurs manipulations et de l'utilisation d'un kit commercial, mais elle apparaît comme la plus sensible des techniques éprouvées : 100 % des échantillons étaient positifs au-delà de 2 parasites/ml.


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