scholarly journals Trématodes hépato-biliaires de divers ruminants sauvages d'Afrique centrale

Author(s):  
M. Graber ◽  
J. Thal

Les auteurs signalent la présence en Afrique centrale (Tchad, République Centrafricaine) de deux trématodes parasites des canaux biliaires et de la vésicule de divers ruminants sauvages. Le premier, Dicrocoelium hospes Looss, 1907, n'a été rencontré que chez le buffle (16 p. 100). Le second, Fasciola gigantica Cobbold, 1855, affecte surtout les Cobs - cob de Buffon et cob defassa - (35 p. 100) et les buffles (32 p. 100), plus rarement les bubales et les hippotragues. Les autres espèces (12) ne sont pas atteintes. Les auteurs donnent quelques renseignements sur la répartition géographique de deux helminthes, ainsi que sur leur rôle pathogène

2019 ◽  
Vol 341 ◽  
pp. 55
Author(s):  
Eric Forni ◽  
Vivien Rossi ◽  
Jean-François Gillet ◽  
Fabrice Bénédet ◽  
Guillaume Cornu ◽  
...  

Gérer durablement les forêts tropicales de production nécessite de connaître leur diversité, leur dynamique et l’impact de l’exploitation sur ces caractéristiques. Cette connaissance peut s’obtenir avec de grands dispositifs de suivi permanents dont les arbres sont régulièrement mesurés. Un seul dispositif de ce type existe en Afrique centrale, M’Baïki, installé en 1982 en République centrafricaine. Il a fait référence pour établir les règles d’aménagement d’un grand nombre de concessions forestières de la région. Plusieurs projets ont permis l’installation de nouveaux dispositifs, en privilégiant des zones situées sur des substrats géologiques différents. Deux dispositifs ont ainsi été installés dans des concessions forestières aménagées au nord de la République du Congo, sur alluvions de l’ère cénozoïque (Loundoungou) et sur grès de Carnot de l’ère mésozoïque (Mokabi). Chaque dispositif est constitué de deux blocs de 400 ha, contenant chacun un sentier d’environ 4 000 arbres d’une vingtaine d’espèces commerciales et deux parcelles de 9 ha suivies en plein. Tous les arbres supérieurs à 10 cm de diamètre sont mesurés. Un bloc sera exploité après quelques années de suivi, l’autre restera en témoin. L’installation et le premier inventaire d’un dispositif ont nécessité en moyenne 34 mois de travail avec une équipe de huit personnes pour un coût total moyen de 94500 €. Les peuplements des deux dispositifs, Loundoungou et Mokabi respectivement, ont les caractéristiques suivantes : 240 et 230 espèces d’arbres, densité de 346,8 (± 5,8) et 426,8 (± 3,6) arbres par hectare, biomasse de 432,6 (± 13,8) et 457,3 (± 9,3) Mg/ha. Les difficultés rencontrées lors de l’installation des dispositifs (emplacement, localisation des parcelles, constitution des sentiers, application du protocole d’inventaire, logistique...) sont analysées. Plusieurs recommandations sont émises pour améliorer l’installation de tels dispositifs et leur protocole d’inventaire.


Author(s):  
Yves Maurice ◽  
Alain Provost

Les auteurs ont effectué une enquête sérologique sur la peste équine à type 9 au Tchad, en République Centrafricaine et au Cameroun. Au terme de celle-ci ils notent la positivité de certains sérums de chevaux, en particulier ceux de la région de Garoua. Dans le contexte régional ce sondage tend à confirmer l'hypothèse d'HOWELL, selon laquelle le type 9 serait un virus peu virulent mais très répandu sur le continent africain


Author(s):  
M. Graber ◽  
Roger Fernagut ◽  
O. Oumatié

Une enquête menée à l'abattoir de Maroua (Nord-Cameroun) et portant sur 409 animaux de boucherie a permis de mettre en évidence sur le bétail autochtone 30 espèces différentes d'helminthes dont les mieux représentées sont: Dicrocoelium hospes (61,3 p. 100), Fasciola gigantica (31,3 p. 100), divers Paramphistomidae de la panse (52 p. 100), cinq Carmyerius (35,3 p. 100), Schistosoma bovis (28,8 p. 100), Cysticercus bovis (21 p. 100), de nombreux Trichostrongylidae (Haemoncus contortus, 52 p. 100; Cooperia pectinata et Cooperia punctata, 21 p. 100) et des Filaires (Artionema labiato-papillosa, 29,5 p. 100; Onchocerca armillata, 29,5 p. 100; Onchocerca gutturosa, 43,2 p. 100). Le parasitisme par Oesophagostomum radiatum, Bunostomum phlebotomum et les grands Cestodes de l'intestion grêle paraît assez modéré. Ces helminthes sont associés entre eux dans la quasi-totalité des cas et les associations sont graves, car elles mettent en jeu souvent six, huit et même neuf espèces dont certaines sont très pathogènes. Les auteurs comparent le parasistisme du zébu adulte nord-Camerounais au parasitisme global des zébus du Tchad et de R.C.A. (Bouar). Ils notent un accroissement sensible du taux d'infestation des animaux des zones sahéliennes (isohyète 300-500 mm) lorsqu'ils descendent pour abattage vers les régions plus humides (isohyète 800-900 mm)


2019 ◽  
pp. 78-84 ◽  
Author(s):  
Cyriaque-Rufin Nguimalet ◽  
Didier Orange

Ce papier revisite l'évolution hydroclimatique de l'Oubangui à Bangui à la faveur d'une nouvelle série hydropluviométrique de 1935 à 2015. Pour cela, les données annuelles pluviométriques et hydrologiques de l'Oubangui à Bangui ont été analysées avec différents tests statistiques (indices pluviométrique et d'écoulement, recherches de ruptures, coefficients de tarissement). La série pluviométrique n'indique toujours qu'une seule cassure en 1970, ce qui confirme l'exceptionnalité de cette rupture climatique en Afrique Centrale. Par contre, la série hydrologique permet d'identifier quatre périodes hydrologiques différentes : 1935-1959, 1960-1970, 1971-1982 et 1982-2013. La dernière période montre un déficit moyen de -22 % (2 893 m3/s) par rapport au débit moyen annuel sur toute la période étudiée (3 700 m3/s.). Les relations moyennes pluie/débit n'ont pas évolué au cours de ces périodes hydroclimatiques, semblant indiquer que le fonctionnement hydrologique de l'Oubangui n'a pas changé du fait de la rupture climatique de 1970. Cela est attribué à la faible anthropisation de ce bassin et la faible évolution de son couvert végétal. Cependant la comparaison de l'évolution annelle du coefficient de tarissement avec le volume mobilisé par l'aquifère pour soutenir les écoulements de l'Oubangui indique clairement un changement de contribution de la nappe avant et après 1970, puis après 2000.


Author(s):  
C. Chartier ◽  
M. Bushu ◽  
D. Kamwenga

Une étude nécropsique réalisée dans onze abattoirs de l'Ituri (Haut-Zaïre) a permis de déterminer la distribution géographique et les prévalences des principaux helminthes des bovins adultes. Les trématodes, à l'exception des paramphistomes, ont une répartition très hétérogène. La prévalence de Fasciola gigantica oscille entre 9 et 72 p. 100 selon les sites mais ces variations ne peuvent être corrélées à des facteurs topographiques ou climatologiques. L'infestation à Schistosoma bovis est également très variable (12,5 à 72 p. 100) et semble absente des zones centrales montagneuses. Dicrocoelium hospes n'existe que dans la partie nord de l'Ituri, avec une prévalence modérée d'environ 35 p. 100. Les nématodes, à l'inverse, ont une distribution relativement homogène sur l'ensemble de l'Ituri. Les prévalences sont élevées pour les strongles digestifs des genres Haemonchus, Cooperia et Oesophagostomum (plus de 60 p. 100). La cysticercose à Cysticercus bovis touche 10 à 14 p. 100 des bovins dans les parties centre et sud de l'Ituri tandis que la zone nord est pratiquement indemne de cette parasitose.


Author(s):  
Yves Maurice

Dans le cadre d'une vaste enquête sérologique sur les rickettsioses en Afrique Centrale, l'auteur présente ici les résultats concernant des sérums d'animaux domestiques de République Centrafricaine, en particulier des sérums de bovins de la région de Bouar et des sérums de bovins, caprins, ovins, équins de la région de Bambari. Il constate au terme de cette étude la forte positivité des sérums de bovins de Bouar vis-à-vis des antigènes murin, boutonneux et épidémique, et l'absence de réaction positive des sérums d'animaux de la région de Bambari vis-à-vis de ces mêmes antigènes. D'autre part, alors qu'un très petit nombre de sérums de bovins de Bouar se montrent positifs vis-à-vis de l'antigène de la fièvre Q et de la souche Q 18 de Néorickettsie, une proportion relativement importante des sérums d'animaux de Bambari réagit positivement vis-à-vis de ces mêmes antigènes. Les résultats sont discutés


Author(s):  
M. Graber ◽  
O. Oumatié

1¼ Les auteurs font le tour de la bibliographie succincte consacrée au problème de la Dicrocoeliose bovine et ovine en Afrique noire. Deux espèces peuvent être mises en cause: Dicrocoelium hospes (LOOSS 1907) et Dicrocoelium dendriticum (RUDOLPHI, 1815). La première, essentiellement africaine, existe sûrement au Soudan, au Nigeria, au Ghana, en Guinée et au Sénégal. Les références concernant la seconde ne sont pas très claires: elles intéressent le Ghana, le Nigeria, et, peut-être la Guinée. 2¼ Au cours d'enquêtes effectuées de 1954 à 1963 en Afrique équatoriale des exemplaires de Dicrocoelium ont été recueillis chez le zébu à Maroua (Nord-Cameroun, 1963) chez le mouton à Fianga (Tchad, 1960-63) et à Brazzaville (Congo) par le Dr ROUSSELOT sur Syncerus caffer nanus. Il s'agit, dans les trois cas, de Dicrocoelium hospes. La comparaison avec D. dendriticum ne laisse subsister aucun doute. Les auteurs donnent une description sommaire des deux Trématodes et une série de mensurations. 3¼ Le foyer de Dicrocoeliose découvert est à cheval sur le Tchad et sur le Cameroun. Vers l'Ouest, il semble se rattacher au foyer Nigérien. Vers l'Est, il est limité par la région de Fianga et, vers le Nord, il ne dépasse pas le 11e paralèle: les grandes régions d'Elevage de la République du Tchad sont, jusqu'à présent indemnes de Dicrocoeliose. 4¼ Les taux d'infestation sont élevés: 58 p. 100 pour les zébus de Maroua et 40 p. 100 pour les moutons de Fianga. 5¼ Chez le bouf, la Distomatose à Fasciola gigantica est moins fréquente que la Dicrocoeliose à Dicrocoelium hospes (36 p. 100 contre 58 p. 100). Les associations entre ces deux Trématodes touchent 27 p. 100 des animaux autopsiés. Chez le mouton, le problème se présente de la même façon, mais il n'y a pas d'associations entre Dicrocoelium et Fasciola. 6¼ Les modifications subies par le milieu, qu'elles soient dues au climat ou à l'homme, jouent un rôle déterminant dans les fluctuations pluriannuelles observées, dans une région donnée, entre Dicrocoelium et Fasciola


Author(s):  
C. Komoin Oka ◽  
Jakob Zinsstag ◽  
V.S. Pandey ◽  
F. Fofana ◽  
A. N'Depo

Une étude épidémiologique du parasitisme des ovins de race Djallonké a été menée en Côte d’Ivoire, dans la zone sud forestière qui bénéficie d’un climat tropical. Six moutons ont été autopsiés tous les mois durant deux années, d’août 1994 à juillet 1996 (n = 145). La faune parasitaire comportait neuf espèces de nématodes qui étaient, par ordre de prévalence, Trichostrongylus colubriformis  (89,7 p. 100), Haemonchus contortus (84,1 p. 100), Strongy- loides papillosus (49,7 p. 100), Cooperia curticei (42,1 p. 100), Oesophago-stomum columbianum (25,5 p. 100), Gaigeria pachyscelis (20,2 p. 100), Trichostrongylus axei (11,7 p. 100), Trichuris globulosa (11,7 p. 100) et Bunostomum trigonocephalum (2,1 p. 100). Elle comportait également trois cestodes (Moniezia benedeni, M. expansa et Cysticercus tenuicollis) et trois trématodes (Paramphistomum spp., Dicrocoelium hospes et Fasciola gigantica). Les autres parasites observés au cours de l’étude étaient des coccidies, des microfilaires, des protozoaires (Babesia ovis, Trypanosoma brucei, T. congolense et T. vivax) et des œstres (Oestrus ovis). Des variations saisonnières du parasitisme ont été mises en évidence, mais sans hypobiose larvaire. Les intensités parasitaires et l’excrétion d’œufs d’helminthes sont restées modérées tout au long de l’année. Les animaux âgés de moins d’un an et les mâles avaient des intensités plus élevées que les autres ovins. Un schéma de prophylaxie antiparasitaire est proposé.


Author(s):  
Alain Provost ◽  
C. Borredon ◽  
C. Fereol

Les auteurs décrivent quelques aspects cliniques de la rhinotrachéite bovine en Afrique centrale et relatent les circonstances des premiers isolements du virus de cette maladie sur le continent africain. Les résultats d'une enquête sérologique restreinte montrent que les anticorps neutralisants spécifiques se rencontrent au Tchad, en République Centrafricaine et au Cameroun sur 30 p. 100 des jeunes adultes. Quelques aspects particuliers de l'épizootiologie sont discutés


Author(s):  
E. O. Dada ◽  
S. O. Jegede

The study was carried out in March-May 2019 to investigate the prevalence of fascioliasis and dicrocoeliasis in cattle slaughtered in parts of Akure abattoir, Ondo State, Nigeria. Two hundred (200) bile samples from cattle were collected from both male and female cattle. The parasitological analysis of the bile sample was carried out by sedimentation technique. Prevalence of Fasciola gigantica was (50.5%) for Dicrocoelium hospes was 16.0% and double infections accounted for (5.5%).  Prevalence of Fasciola gigantica infections was high in female cattle (57.7%) compared to their male counterparts (38.9%). For Dicrocoelium hospes, the infection was higher in male (18.2%) than in the female (14.6%) while the prevalence of double infections was higher in males (7.8%) than in the females (4.07). The high infection rate for Fasciola gigantica (84.0%) and Dicrocoelium hospes (62.0%) was found to be high at Busa abattoir. Double infection was observed to be high at Oke-Odu abattoir (10%) than in other abattoirs while no infection was observed at Bola meat abattoir. Overall age prevalence of fascioliasis and dicrocoeliasis (82.8%) was within the age bracket of 9-10yrs while the least infection (54.2%) fall within the age bracket of 7-8yrs. Prevalence of fascioliasis and dicrocoeliasis in Sannia breed was 90.2% followed by the Ambala breed (84.0%) while the least was 31.2% in the White Fulani breed. This study which revealed a high prevalence of fascioliasis and dicrocoeliasis among cattle slaughtered in the studied abattoir possesses a threat to healthy livestock productions and it is significant public health importance. Adequate measures to improving the veterinary services are needed to put in place to reduce the economic losses accruing to these infections.


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