scholarly journals Observations sur un essai préliminaire de lâchers de mâles stériles de Glossina palpalis gambiensis (Haute-Volta)

Author(s):  
M. Clair ◽  
H. Politzar ◽  
Dominique Cuisance ◽  
A. Lafaye

Durant la saison des pluies 1975, 5 556 mâles de G. p. gambiensis irradiés à 15 000 rads, ont été lâchés pendant 4 mois, au cours de 25 séances, dans un bois sacré proche de Bobo-Dioulasso. Les pertes enregistrées à l'envol sont faibles (6,7 p. 100). Des sondages réguliers au moyen du piège Challier indiquent un rapport moyen de 1 mâle stérile pour 1 mâle sauvage pendant cette période d'observation, fluctuant suivant les quantités lâchées et selon l'évolution de la densité naturelle du gîte. La dispersion est bonne dès le 4e jour suivant le lâcher et la longévité 50 p. 100 est de 6,2 jours tandis que la longévité enregistrée est en moyenne de 21,2 jours. Les mâles ainsi lâchés, dont le nombre est limité et qui subissent une forte dose stérilisante, ont cependant provoqué une absence de larviposition chez 25 p. 100 des femelles sauvages mises en observation après capture. Cet essai préliminaire a permis d'étudier le comportement de mâles stériles de l'espèce G. palpalis gambiensis lâchés sur le terrain et de roder matériel et personnel avant des lâchers prochains à plus grande échelle

Author(s):  
E. Sellin ◽  
Yves Tazé ◽  
M. Clair ◽  
Dominique Cuisance ◽  
H. Politzar

Les auteurs ont observé dans leur élevage de G. p. gambiensis que de faibles variations de température sont sans effet sur la durée de la pupaison. Par contre, à température constante, de faibles variations de l'humidité relative entraînent d'assez importantes modifications du temps de nymphose. Ils en concluent que la production maximale en laboratoire de glossines de cette espèce implique le maintien dans les locaux de pupaison d'une humidité relative élevée, entre 85 et 90 p. 100 et aussi constante que possible


1991 ◽  
Vol 44 (4) ◽  
pp. 437-442
Author(s):  
J.M.L. Kazadi ◽  
J. Van Hees ◽  
M. Jochems ◽  
P. Kageruka

Sur 440 mouches ténérales de Glossina palpalis gambiensis nourries une fois sur cobaye infecté chroniquement avec Trypanosoma brucei brucei EATRO 1125, le taux d'infection procyclique s'élève à 2,32 %, tandis que celui de l'infection métacyclique est de 11,29 %, dont 13,19 % chez les mâles et 9,55 % chez les femelles. Aucune différence significative sur la capacité vectorielle n'est observée entre les mâles et les femelles. Le degré de la parasitémie et le pourcentage des formes courtes au moment du repas infectant, combinés aux conditions de maintenance, semblent influencer l'infection chez les mouches.


Author(s):  
E. Sellin ◽  
H. Politzar ◽  
Dominique Cuisance ◽  
M. Clair

En vue de tester sur le terrain la technique de lutte génétique par lâchers de mâles stériles, une colonie de G. p. gambiensis a été créée en mars 1975 au Centre de Recherche sur les Trypanosomiases animales de l'I.E.M.V.T. à Bobo-Dioulasso (Haute-Volta), à partir de 5 333 pupes provenant du laboratoire d'entomologie de l'I.E.M.V.T. à Maisons-Alfort (France). Les auteurs, après avoir décrit le dispositif technique mis en place pour réaliser un tel élevage, font état des résultats obtenus depuis l'origine jusqu'en avril 1976. Après une première phase d'adaptation, de mars à décembre 1975, la souche a été en phase d'expansion de janvier à avril 1976 avec un coefficient naturel d'accroissement moyen de 0,0067. La progression constante de l'effectif a permis d'atteindre la moyenne de 25 505 femelles par jour en avril 1976 avec une production mensuelle de 46 445 pupes, soit 1,82 pupes par femelle en 30 jours. Ces résultats ont pu être obtenus, malgré les nombreuses difficultés rencontrées, grâce aux bons critères biologiques de la souche élevée (-taux d'insémination des femelles: 98,7 p. 100, poids moyen des pupes supérieur à 25 mg, pourcentage d'éclosion supérieur à 90 p. 100). La colonie de glossines ainsi constituée a permis de commencer, douze mois après sa création, les premiers lâchers de mâles stériles (5 655 en mars 1976, 8 669 en avril) et d'entamer ainsi le principal objectif du Centre de Recherches de Bobo-Dioulasso.


Author(s):  
E. Sellin ◽  
G. Bourdoiseau ◽  
M. Clair ◽  
Dominique Cuisance ◽  
Jacques Février ◽  
...  

Le projet franco-allemand (I.E.M.V.T.-G.T.Z.) de Bobo-Dioulasso (Haute-Volta) avait pour objectif de créer et de maintenir un élevage de cinquante mille femelles de Glossina palpalis gambiensis dont la production permettrait d'assurer, à des fins expérimentales, des lâchers de mâles irradiés couvrant 32 km de galeries forestières; cet objectif a été atteint malgré de nombreuses difficultés matérielles et techniques. Cinq cents lapins et cinq cents cobayes ont assuré l'alimentation de ces glossines, réparties en deux insectariums. Cette note établit le bilan de 4 années d'observations (1975-1979). Elle permet de dégager les caractéristiques des deux modes d'élevage (sur lapins et sur cobayes) et d'en tirer quelques données pratiques, dont la plus importante réside dans le fait que l'utilisation du lapin est techniquement plus facile et économiquement plus rentable que celle des cobayes, en dépit des difficultés rencontrées en zone tropicale pour son élevage


Author(s):  
Yves Tazé ◽  
Dominique Cuisance ◽  
H. Politzar ◽  
M. Clair ◽  
E. Sellin

Les auteurs ont cherché à déterminer la dose d'irradiation optimale en vue d'essais de lâchers de mâles irradiés de Glossina palpalis gambiensis, en Haute-Volta. Deux expériences successives leur ont permis de définir la dose optimale (11 000 rads) induisant un taux de stérilité élevé sans amoindrir de façon trop considérable la compétitivité des mâles. Les différents critères permettant d'évaluer la stérilité et la compétitivité des mâles irradiés à la dose de 11 000 rads font ensuite l'objet d'une étude plus approfondie


2018 ◽  
Vol 18 (S1) ◽  
Author(s):  
Vangelis Doudoumis ◽  
Antonios Augustinos ◽  
Aggeliki Saridaki ◽  
Andrew Parker ◽  
Adly M M Abd-Alla ◽  
...  

1996 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 113-116
Author(s):  
J. van den Abbeele ◽  
E. van Driessche ◽  
Y. Claes ◽  
D. Le Ray ◽  
M. Coosemans

2005 ◽  
Vol 71 (12) ◽  
pp. 8941-8943 ◽  
Author(s):  
Anne Geiger ◽  
Gérard Cuny ◽  
Roger Frutos

ABSTRACT Genetic diversity among Sodalis glossinidius populations was investigated using amplified fragment length polymorphism markers. Strains collected from Glossina palpalis gambiensis and Glossina morsitans morsitans flies group into separate clusters, being differentially structured. This differential structuring may reflect different host-related selection pressures and may be related to the different vector competences of Glossina spp.


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