scholarly journals Dépistage de la tuberculose bovine chez les vaches laitières dans le district d’Antanifotsy, Madagascar

Author(s):  
Tantely Randriamparany ◽  
Tommaso Petregnani ◽  
René Rabenarivahiny ◽  
Peter Fenozara ◽  
Antonio Barbario

Avec cinq litres par habitant et par an, la consommation de produits laitiers à Madagascar reste faible. Toutefois, diverses campagnes de communication sont actuellement menées pour inciter la population à consommer davantage de produits laitiers et pour motiver les producteurs à améliorer la qualité du lait et les quantités produites (3). La majeure partie de la production nationale (90 p. 100) provient de la zone du triangle laitier situé sur les hauts plateaux de Madagascar dans les régions d’Antsi­rabe, d’Antananarivo et de Tsiroanomandidy.Toutefois, l’état sanitaire du cheptel laitier reste peu documenté et les maladies zoonotiques telles que la tuberculose demeurent négligées. La tuberculose bovine est une maladie animale chro­nique due à la bactérie Mycobacterium bovis. Elle peut être contractée par l’homme par voie aérienne ou par la consomma­tion de lait cru provenant de vaches infectées (1).En l’absence de données sanitaires récentes sur le niveau d’in­fection des cheptels laitiers par M. bovis et afin d’élaborer des stratégies de contrôle, une étude épidémiologique a été réalisée dans 15 communes (Fokontany) du district d’Antanifotsy dans la région du Vakinankaratra.Un dépistage a été effectué sur 429 vaches laitières par intra­dermo-tuberculination selon la méthode recommandée par l’Organisation mondiale de la santé animale (2) pour la détec­tion de la tuberculose bovine. Une dose de 0,1 ml (2 000 UI) de tuberculine bovine a été injectée par voie intradermique au niveau du cou de la vache. Lorsque la réaction est positive, un épaississement du pli de la peau est observé après 48 heures. La réaction est considérée comme négative quand le gonflement de la peau mesure moins de 2 mm avec un cutimètre. Elle est douteuse si aucun signe clinique n’est observé et si l’augmenta­tion de l’épaississement du pli de la peau mesure plus de 2 mm et moins de 4 mm. En revanche, Elle est positive si des signes cliniques sont observés ou s’il y a une augmentation de 4 mm ou plus de l’épaisseur du pli de la peau.Le diagnostic a été douteux pour seulement quatre vaches (0,9 p. 100) après la deuxième lecture (tableau I). Les 425 autres tests ont été négatifs.Alors qu’une très petite quantité du lait produit dans le district d’Antanifotsy est transformée localement, la grande majorité est collectée, souvent mélangée avec des laits d’origine inconnue, et acheminée vers la capitale. Sans traçabilité ni contrôle sanitaire le long de la chaîne de commercialisation, les laits crus vendus sur les marchés finaux présentent un risque de contamination pour les consommateurs et, même si nos résultats indiquent une faible prévalence de la tuberculose dans la population bovine laitière d’Antanifotsy, la pasteurisation du lait produit à Madagascar reste donc nécessaire.

2003 ◽  
Vol 16 (4) ◽  
pp. 275-278 ◽  
Author(s):  
J.B. COULON ◽  
E. ROCK ◽  
Y. NOËL

Au cours des dernières années de nombreux travaux ont été réalisés sur les caractéristiques sensorielles des fromages d’AOC, dans le cadre général de l’objectivation de leur liaison à leur terroir (voir Martin et al 2003, dans ce même dossier). De plus en plus, et au-delà des produits AOC, les consommateurs sont à la recherche d’information sur les caractéristiques nutritionnelles des aliments qu’ils consomment, et des produits laitiers en particulier. Les fromages d’AOC sont particulièrement concernés par cette question, dans la mesure où les conditions de leur production peuvent conduire à des caractéristiques nutritionnelles spécifiques. Celles-ci relèvent schématiquement de deux domaines distincts, d’une part les caractéristiques liées à la microbiologie des laits et des fromages et d’autre part celles liées à leur teneur en macro ou micro-constituants d’intérêt nutritionnel (protéines, lipides, vitamines, minéraux…).L’objectif de ce texte est de fournir quelques points de repères sur le rôle des micronutriments et de la microflore sur la santé, sur les liens entre la microflore digestive de l’Homme et son système immunitaire, et sur les actions déjà engagées ou en projet pour identifier et comprendre le rôle de la consommation de fromages au lait cru sur la santé humaine. Voir la suite de l'article à l'adresse :https://www6.inrae.fr/productions-animales_eng/content/download/3821/39526/version/1/file/Prod_Anim_2003_16_4_05.pdf


2020 ◽  
Vol 147 ◽  
pp. 15081-15090
Author(s):  
Guillaume B. Gragnon ◽  
Benjamin K. M’Bari ◽  
Youssouf B. Kanouté B. Kanouté ◽  
Emmanuel Couacy-Hymann

Objectif : Contribuer à l’amélioration de la lutte contre la tuberculose humaine à travers une évaluation des connaissances et des pratiques des consommateurs de lait cru et une évaluation du taux de contamination par Mycobacterium spp du lait de vache mis sur le marché dans la région du Poro. Méthodologie et résultats : Deux enquêtes ont été réalisées dans le cadre de cette étude. La première qui a porté sur les connaissances, aptitudes et perception a été réalisée à l’aide de questionnaires auprès de 800 consommateurs de lait cru de vaches résidant dans 4 départements de la zone d’étude, à raison de 200 personnes par département. Les participants étaient composés de 540 hommes et 260 femmes avec un âge médian de 30 ans (intervalle : 15 à 70 ans). La seconde enquête a consisté quant à elle, à soumettre au test de Ziehl-Neelsen 304 échantillons de lait cru de vache collectés au pis des mamelles de vaches produisant du lait commercialisé dans les 4 départements d’étude. Sur des personnes interviewées, seul 4,5% (36/799) de consommateurs de lait cru de vaches savaient que le lait cru pouvait transmettre la tuberculose et connaissaient les symptômes de cette maladie chez l’homme. Par ailleurs, 36,20% (289/799) des personnes enquêtées ont déclaré consommer le lait cru quotidiennement et seulement 4,50% des consommateurs ont indiqué soumettre le lait à un traitement thermique avant sa consommation. Au niveau du lait analysé, environ 22,4% (68/304) des échantillons testés étaient positifs à Mycobacterium spp. Conclusion et recommandations : Cette étude a révélé que les connaissances de la population d’étude sur la transmission de la tuberculose via le lait cru sont insuffisantes alors que 22,4% du lait de vaches locales commercialisé dans la région est contaminé par Mycobacterium spp. Par conséquent, il est recommandé aux autorités sanitaires notamment au programme national de lutte contre la tuberculose de renforcer ses interventions au niveau de l’information et de la sensibilisation des populations locales sur les voies de transmission et les pratiques à risque. Aussi, pour une lutte plus efficace contre cette zoonose, ce programme devra intégrer la dimension santé animale en se basant sur l’approche « one health ». Mots-Clés : Tuberculose, lait de vache, consommateur, nord Côte d’Ivoire, Mycobacterium spp ABSTRACT Objective : Contribute to reducing the impact of Mycobacterium bovis infections on humans and animals health and well-being in the Poro region. Methodology and results : Surveys were carried out using questionnaires administered to 800 consumers of raw cow milk in northern Côte d’Ivoire. These consumers consisted of 540 men and 260 women with median age of 30 years (from 15 to 70). Additionally, three hundred four (304) cow's milk samples were tested by Ziehl Neelsen staining method. About 36.20% of the participants consumed milk daily, whilst only 4.50% of them knew the most common symptoms of human tuberculosis. Few respondents knew that tuberculosis contaminated raw milk could transmit tuberculosis to humans. Of 304 milke samples tested 22,4% were positive for Mycobacterium spp. Conclusion : The study found major lack of awareness on the transmission of tuberculosis from cattle to humans through the consumption of contaminated cow milk. The authors recommend the national tuberculosis control program authorities in Côte d’Ivoire to focus more on public education and awareness campaigns in northern Côte d’Ivoire. Keywords: Tuberculosis, cow's milk, consumer, northern Côte d’Ivoire, Mycobacterium bovis


2019 ◽  
Vol 90 (3-4) ◽  
pp. 273-287 ◽  
Author(s):  
Laurianne Coutier ◽  
Patricia Franco

Introduction : Chez l’enfant, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) constitue un trouble du sommeil fréquent dont la prévalence est d’environ 3 % entre trois et huit ans. Matériels et méthodes : Son origine est multifactorielle (hypertrophie de tissus mous pharyngés, étroitesse des voies aérifères osseuses, atteinte du tonus neuromusculaire). Les symptômes et les signes cliniques diurnes et nocturnes à rechercher sont directement en rapport avec l’obstruction des voies aérifères supérieures (VAS) ou avec la mauvaise qualité de sommeil. Après une évaluation anamnestique et clinique complètes, incluant une nasofibroscopie, le spécialiste ORL s’orientera vers une adéno-amygdalectomie ou vers un enregistrement nocturne par polysomnographie ou polygraphie pour confirmer le diagnostic chez l’enfant. Chez l’adolescent, la prévalence du SAOS serait entre 0,5 et 6 %. Les facteurs de risque principaux sont l’obésité, le sexe masculin et les antécédents d’amygdalo-adénoïdectomie. Outre les symptômes classiques du SAOS de l’enfant, ce syndrome peut, chez l’adolescent, se manifester par une sémiologie trompeuse à type de dyssomnie, somnolence diurne excessive et/ou troubles de l’humeur. Les diagnostics différentiels à type de conduites à risque, retard de phase ou narcolepsie doivent être systématiquement évoqués. L’enregistrement de la respiration pendant le sommeil s’impose. Même si l’index d’apnées/hypopnées obstructives est faible, il doit être considéré. Conclusion : Chez l’enfant comme chez l’adolescent, la prise en charge multidisciplinaire (ORL, orthodontiste, kinésithérapeute maxillo-facial, pneumologue) doit être précoce afin d’éviter les complications neurocognitives, comportementales, cardiovasculaires et métaboliques. Une chirurgie maxillo-faciale pourra être discutée à partir de l’âge de 15 ans. Il ne faudra pas oublier de veiller aux règles d’hygiène de vie et de sommeil ainsi qu’à la prise en charge de l’obésité.


2018 ◽  
Vol 52 (1) ◽  
pp. 9-20
Author(s):  
C. Goubron ◽  
M. Le Gall ◽  
C. Philip-Alliez ◽  
V. Monnet-Corti

Parodontologie et orthodontie sont deux disciplines odontologiques intimement liées, l’une et l’autre agissant sur le parodonte de nos patients. Si dans la majeure partie des cas l’orthodontie n’a pas d’effet néfaste sur le parodonte, en cas de parodonte dont le phénotype est fragile (faible hauteur ou absence de tissu kératinisé, tables osseuses fines, fenestrations ou déhiscences osseuses), le traitement orthodontique peut, selon les mouvements effectués, entraîner ou aggraver des récessions parodontales inesthétiques et douloureuses pour le patient et compromettre les résultats. Au travers d’un cas clinique, nous verrons comment prévenir et traiter ces cas afin de rendre possible le traitement orthodontique et maintenir ses résultats dans le temps.


2019 ◽  
Vol 58 (1) ◽  
pp. 13-20
Author(s):  
Yoann Loisel
Keyword(s):  

La pathologie limite est considérée comme organisée autour du psychotraumatisme. En effet, à côté de facteurs traumatiques récents dans l’anamnèse des adolescents présentant ces troubles de personnalité, la sémiologie est le plus souvent post-traumatique depuis l’enfance, elle renvoie à une continuité de l’instabilité relationnelle et identitaire chez les parents eux-mêmes. L’hypothèse d’un complexe traumatique rend compte de cette construction transgénérationnelle du fonctionnement limite, également du lien avec les récurrences traumatiques. Elle décrit comment le psychotraumatisme est toujours à l’intérieur de la pensée, puissamment activé à la puberté par la maturation sexuelle qui va provoquer les signes cliniques les plus extériorisés.


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