scholarly journals Cartographie des aires prioritaires pour la restauration des paysages forestiers et l'amélioration des moayens de subsitance ruraux sur l'Altiplano de San Marcos au Guatemala

2012 ◽  
Vol 313 (313) ◽  
pp. 73
Author(s):  
Felipe Veluk Gutierrez ◽  
Ronnie De Camino ◽  
Alejandro Imbach

Le projet de recherche a été mené au sein de trois petits bassins versants localisés dans l'altiplano du département de San Marcos, dans la région Sud-Ouest du Guatemala. L'objectif principal était d'analyser les attributs spatiaux du territoire et de cartographier les aires prioritaires pour aider les parties prenantes aux prises de décision de mise en oeuvre de futurs efforts régionaux de développement, d'aménagement et de conservation des ressources naturelles. Ce travail a pris en compte différents outils et approches techniques tels que: la restauration du paysage forestier (Rpf), les milieux de vie durables, les services écosystémiques, le système d'information géographique (Sig) et l'analyse décisionnelle avec de multiples critères spatiaux. Cette cartographie a identifié et mis en exergue trois lignes stratégiques de Rpf en accord avec chaque modèle spatial ainsi créé, qui sont par ordre d'importance croissante, l'aménagement et la conservation des résidus forestiers, le reboisement ou la régénération de terres dégradées et, surtout, la mise en place de systèmes agroforestiers. Chaque modèle a été établi à partir d'attributs géographiques spécifiques en accord avec les besoins élémentaires des moyens de vie et aussi à partir des données spatiales disponibles. En outre, différents services écosystémiques ont été mis à profit pour orienter la construction de la structure cartographique, parmi lesquels: l'approvisionnement en bois énergie et bois d'oeuvre, la régulation hydrique, la protection des sols et la réduction des risques de glissement de terrain et le gel, la production/sécurité alimentaire et la conservation de la biodiversité. Le Sig s'est avérée être un outil assez puissant et innovant pour comprendre et intégrer le large et complexe réseau de facteurs et/ou lignes de force (mosaïque d'usage du sol, moyens de vie locaux, relations et enjeux sociaux, parmi d'autres caractéristiques géographiques) qui définissent le paysage et ses habitants et consolident ainsi les futurs efforts ou plans régionaux de Rpf. L'analyse spatiale et l'identification d'aires prioritaires à choisir pour la Rpf constituent ainsi les éléments clés d'appui auprès des responsables locaux et des décideurs en vue de l'usage optimal de leurs ressources techniques et financières afin d'élaborer un avenir le plus durable possible vis-à-vis des communautés et de leur environnement.

2017 ◽  
Vol 21 (6-7) ◽  
pp. 665-669
Author(s):  
G. Brusadin ◽  
M.S. Bour ◽  
E. Deutsch ◽  
N. Kouchit ◽  
S. Corbin ◽  
...  

2017 ◽  
Vol 329 (329) ◽  
pp. 29
Author(s):  
José Carmen García Flores ◽  
Jesús Gastón Gutiérrez Cedillo ◽  
Miguel Ángel Balderas Plata ◽  
Maria Raimunda Araújo Santana

Cette étude vise à analyser les percep- tions des agro-écosystèmes sur le plan socioculturel et environnemental parmi les propriétaires de vergers familiaux situés dans la zone de transition écolo- gique de l’État de Mexico. La méthodo- logie comporte trois étapes : 1) carac- térisation  géographique  des  localités et des agro-écosystèmes ; 2) analyse  des bénéfices sociaux des vergers ; 3) potentiel des vergers et problèmes ren- contrés. L’enquête s’est déroulée sur douze localités situées dans trois munici- palités de l’État de Mexico, à l’aide d’en- tretiens semi-structurés complétés par des observations directes sur le terrain. Les vergers familiaux sont une source de nombreux bénéfices sociaux, environne- mentaux, écologiques et culturels : ils contribuent au bien-être des familles par la production de fruits, de condiments et de plantes utilisées dans diverses céré- monies, récoltées pour l’autoconsomma- tion, la vente ou le troc. Ces vergers sont également une source de bois de feu,  de bois de construction, de piquets et d’ornements. Ils sont ainsi à considérer comme des agro-écosystèmes de grande importance et dont le fonctionnement repose sur des relations complexes entre l’ensemble de leurs composantes. Les bénéfices socioculturels et environne- mentaux de ces agro-écosystèmes pro- ductifs aux fonctions multiples peuvent être un atout considérable pour la réus- site de stratégies de cohésion sociale et de sécurité alimentaire en milieu rural, tout en contribuant à la préservation des ressources naturelles de la région.


2021 ◽  
Vol 17 (9) ◽  
Author(s):  
Kone Bouréma ◽  
Dembele Bandiougou ◽  
Nientao Abdoulaye ◽  
Sidibe Moumoune ◽  
Kergna A. Oumar

Le maïs à cause de sa forte productivité est parmi les céréales sèches qui occupent une place importante dans la stratégie de la sécurité Alimentaire au Mali. Vue cette place de ce produit dans l’économie des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en général et dans celle du Mali en particulier, le Conseil Ouest et Centre pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) a signé en 2014 avec ces pays, une convention pour la mise en œuvre d’un programme collaboratif sur la filière maïs. Il s’agit pour cette étude d’analyser les déterminants de l’adoption des variétés améliorées de maïs dans la région de Sikasso Mali. Ainsi, des données ont été collectées auprès de 200 producteurs de maïs dans deux cercles (Yanfolila et Koutiala) de la région de Sikasso. Les méthodes économétriques Probit, Logit avec l’approche contrefactuelle basée sur basée sur l’effet moyen de traitement (ATE) ont été utilisés. Il ressort des résultats que les facteurs déterminants dans l’adoption de la variété DEMBAYUNA sont le prix de vente et la participation à une formation. Par contre pour la variété SOTUBAKA, ce sont le nombre d’actif dans le ménage, l’appartenance à un groupement, le contact avec au moins un projet, le prix de vente et la participation à une formation qui sont déterminants. Le Taux commun d’adoption et d’exposition (JEA) est de 39% pour la variété DEMBAYUMA et 64% pour la variété SOTUBAKA. L’amélioration des conditions des producteurs passe par une vulgarisation poussée des variétés performantes.


2020 ◽  
Vol 73 (3) ◽  
pp. 169-177
Author(s):  
Erwann Fillol ◽  
Frédéric Ham ◽  
Alex Orenstein

L’élevage pastoral au Sahel est extrêmement dépendant des irrégularités climatiques, et particulièrement de la qualité de la saison des pluies qui conditionne la repousse des pâturages et le remplissage des points d’eau. Les éleveurs nomades et transhumants adaptent leurs stratégies de déplacement à l’état et à la disponibilité de ces ressources. Les outils de suivi de la sécurité alimentaire de ces territoires pastoraux doivent donc intégrer, en plus des données spatialisées sur la biomasse, des informations sur ces mouvements pastoraux et sur les facteurs qui les conditionnent. Pour accompagner les systèmes d’alerte locaux au Sahel, l’organisation non gouvernementale Action contre la Faim propose un modèle de vulnérabilité pastorale basé sur des données satellitaires acquises en temps réel et sur la connaissance des pratiques pastorales. Ce modèle permet d’alimenter en informations un système d’alerte précoce en identifiant les zones d’intérêt pastoral déficitaires en ressources plusieurs mois avant la période de soudure potentiellement problématique. La confrontation avec l’information concomitante collectée sur le terrain par des relais sentinelles permet une surveillance de la situation pastorale, contribuant au développement des infrastructures ou au déploiement de l’aide humanitaire.


2013 ◽  
Vol 26 (4) ◽  
pp. 347-362
Author(s):  
D. MORGAVI ◽  
W.J. KELLY ◽  
P.H. JANSSEN ◽  
G.T. ATTWOOD

La viande et le lait produits par les ruminants sont d'importants produits agricoles qui représentent une source importante de protéines pour les humains. La production des ruminants a une valeur économique considérable et un impact sur la sécurité alimentaire de nombreuses régions du monde. Cependant, le secteur fait face à des défis majeurs en raison de la diminution des ressources naturelles et de la conséquente hausse des prix, mais également en raison de la prise de conscience grandissante de l'empreinte écologique laissée par les ruminants d'élevage. Une particularité des ruminants est la digestion prégastrique des aliments par les microbes du rumen. Une meilleure connaissance du microbiome du rumen et de ses fonctions aura pour conséquence une amélioration de l'efficacité de la digestion des aliments et une réduction de la production de méthane entérique, contribuant ainsi à relever les défis  de la durabilité. Le progrès des technologies de séquençage d'ADN et de la bioinformatique accroît notre connaissance des écosystèmes microbiens complexes, y compris du tractus gastro-intestinal des mammifères. L'application de ces techniques à l'écosystème du rumen a permis d'étudier la diversité microbienne sous différentes conditions alimentaires et de production. Par ailleurs, le séquençage des génomes de différentes espèces bactériennes et d’archées isolées du rumen fournit des informations détaillées sur leur physiologie. La métagénomique, utilisée principalement pour comprendre les mécanismes enzymatiques impliqués dans la dégradation des polyosides structurels des végétaux, commence à offrir de nouvelles connaissances en permettant de contourner les limitations imposées par la culture des espèces microbiennes et ainsi de permettre l’accès à la totalité de la communauté. Ces approches permettent non seulement de caractériser la structure de la communauté microbienne du rumen, mais aussi d'établir un lien entre celle-ci et les fonctions du microbiome du rumen. Les premiers résultats obtenus grâce à ces technologies à haut débit ont également montré que le microbiome du rumen est bien plus complexe et diversifié que le caecum humain. Par conséquent, le catalogage de ses gènes exigera des efforts de séquençage et bioinformatiques considérables, mais constitue néanmoins un objectif réaliste. Un catalogue des gènes microbiens du rumen est nécessaire pour comprendre la fonction du microbiome et son interaction avec l'animal hôte et ses aliments. De plus, il fournira une base pour les modèles d'intégration microbiome-hôte et bénéficiera aux stratégies cherchant à diminuer l'action polluantes des ruminants et à les rendre plus robustes et rentables.


2020 ◽  
Vol 14 (1) ◽  
pp. 37-45
Author(s):  
Cortni Borgerson ◽  
Jean F. Randrianasolo ◽  
Toky R. Andraina ◽  
Evelin J. G. Anjaranirina ◽  
Hervet J. Randriamady ◽  
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Conservation officials work to manage complex and interacting human-environmental systems, where balancing needs between the two systems can become a source of tension. This study presents information on the use of natural resources by, and the health and welfare of, rural  communities within and near Ankarafantsika National Park (ANP) in northwestern Madagascar. We focus on behaviors that are difficult for natural resource managers to measure themselves, including the hunting of threatened and protected wildlife and on sensitive information about humanwealth, health, and food security. We surveyed 41 9 households and measured the health of 1 860 individuals in 1 8 communities adjacent to or within the boundaries of ANP. We found a very high prevalence of child malnutrition, illness, and food insecurity and a heavy reliance on natural products to meet subsistence needs. More than 90% of the population reported that they hunted wildlife and harvested wild vegetables at least one day during the prior week as a direct means to cope with their food insecurity. Further, we found a high reliance on the forest for both healthcare and the building of adequate shelter. Efforts to improve overall food security would likely improve both human welfare and the long-term conservation of the threatened wildlife and habitat of Ankarafantsika. These data can help both conservation and community livelihood programs to find integrated solutions to the shared challenges of improving the well-being of human populations and the protection of Madagascar’s unique, endemic, and highly threatened biodiversity.   Les gestionnaires oeuvrant pour la protection de la nature sont généralement confrontés à des systèmes socio-écologiques complexes et interactifs dans lesquels la recherche de l’équilibre entre les besoins de ces deux systèmes peut s’avérer être une source de tension. Cette étude présente des informations sur l'utilisation des ressources naturelles par les communautés rurales riveraines du parc national d'Ankarafantsika (PNA) dans le nord-ouest de Madagascar, ainsi que sur la santé et le bien-être de ces communautés. L’étude s’est en particulier orientée sur les comportementsdifficiles à mesurer pour les gestionnaires de ressources naturelles, à savoir la chasse d'animaux sauvages menacés et protégés et les informations portant sur l’opulence, la santé et la sécurité alimentaire des gens. Une enquête a été réalisée auprès de 41 9 ménages et l’état de santé de 1 860 personnes a été mesuré dans 1 8 communautés vivant à la périphérie ou à l’intérieur des limites du PNA. Une très forte prévalence de la  malnutrition infantile a été observée ainsi que diverses pathologies, une insécurité alimentaire et une dépendance importante à l'égard des produits naturels pour répondre aux besoins de subsistance. Plus de 90% de la population a déclaré qu'elle avait chassé des animaux et récolté des plantes sauvages au moins un jour au cours de la semaine précédente, à titre de moyen direct pour faire face à l' insécurité alimentaire. Une forte dépendance à l'égard des forêts a également été notée pour les produits destinés à la santé et la construction de maisons. Les efforts visant à améliorer la sécurité alimentaire dans son ensemble pourraient vraisemblablement améliorer le bien-être humain aussi bien que la conservationà long terme de la faune et des habitats menacés de l'Ankarafantsika. Ces données peuvent aider les programmes de conservation et de subsistance de la communauté à trouver des solutions intégrées aux problèmes communs de l’amélioration du bien-être des populations humaines et de la protection de la biodiversité unique, endémique et hautement menacée de Madagascar.


2020 ◽  
pp. 31-44
Author(s):  
A. HUSSON ◽  
Y. LE GAT ◽  
A. VACELET ◽  
A.-E. STRICKER ◽  
E. BRÉJOUX ◽  
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À la demande du ministère français de la Transition écologique et solidaire (MTES) et de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) pour contribuer à la conduite des politiques publiques de l’eau, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) a mené une étude pour mettre en place un dispositif national de connaissance du patrimoine des réseaux d’eau potable à l’échelle des agences de l’eau. La méthode mise en oeuvre repose sur la construction de modèles statistiques qui relient les caractéristiques des réseaux, collectées pour un échantillon de services, à des données géographiques et démographiques disponibles à l’échelle communale de façon exhaustive sur le territoire français. La base de données Sispea (Système d’information des services publics d’eau et d’assainissement) et les données SIG (système d’information géographique) recueillies auprès d’un échantillon de services qui représentent environ la moitié du réseau français, ont été utilisées pour caler des modèles multilinéaires des longueurs de canalisation par diamètre, période de pose et matériau. Ils permettent d’estimer la longueur des canalisations d’eau potable de la France métropolitaine à 875000 km, dont moins de 40% ont été posées avant 1970. 70% des conduites sont d’un diamètre au plus égal à 100 mm et les canalisations en PVC sont très majoritaires dans les bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne tandis que celles en fonte dominent dans les autres bassins.


Author(s):  
Gaëlle Breton-Le Goff

SommaireAlors que les effets de la crise asiatique s’étendent à l Amérique latine, et que les États empruntent largement pour soutenir leurs économies vacillantes, les ressources naturelles, ressources économiques fondamentales, sont de plus en plus menacées par les nécessités du remboursement de la dette. Dette et environnement restent aujourd’hui encore, quatorze années après la proposition du vice-président de WWF, Thomas Lovejoy, profondément interdépendants. Les échanges dette-contre-nature de la première génération dans les années 1984-90 ont inévitablement rencontré des difficultés. Mais la technique a convaincu, les État et les États s’en sont alors emparés pour la transposer aux problèmes du règlement de la dette dans les relations bilatérales. Peu à peu, la technique des échanges s’est affinée, s’est structurée et s’est diversifiée. Repensé et corrigé, le mécanisme des échanges dette-contre-nature apparaît à la fois comme un instrument utile de gestion et de protection de la ressource naturelle, et comme une source de financement pour la mise en œuvre du droit international de l’environnement. Enfin cet article met en lumière l’importance du rôle des organisations non gouvernementales dans le développement du droit international de l’environnement et plaide pour le maintien de la participation de la société civile au mécanisme qu 'elles ont inventé.


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