scholarly journals Les conséquences géomorphologiques de l’occupation du sol et des changements climatiques dans un bassin-versant rural sahélien

Sécheresse ◽  
2009 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 145-152 ◽  
Author(s):  
Ibrahim Bouzou Moussa ◽  
Oumarou Faran Maiga ◽  
Jean-Marie Karimou Ambouta ◽  
Benoit Sarr ◽  
Luc Descroix ◽  
...  
2013 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 33-38 ◽  
Author(s):  
Faiza Hallouz ◽  
Mohamed Meddi ◽  
Gil Mahe

Résumé Une modification des pluies va probablement entraîner une modification de la disponibilité des ressources en eau. Les impacts pour la population humaine devraient donc être importants. Les ressources en eau font aussi l’objet d’une pression anthropique qui ne cesse de croître : changement d’occupation des sols, construction de barrages, prélèvements d’eau souterraine. Le bassin versant de l’oued Mina, de 6 000 km2 environ, situé au nord-ouest d’Algérie et affluent de l’oued Cheliff, présente une variabilité spatiale et temporelle importante des pluies et des débits. Une régionalisation de la pluviométrie annuelle de ce bassin a été réalisée à partir des données de 26 stations pluviométriques ayant 77 années d’observation (1930-2007). Grâce aux tests statistiques de détection des ruptures sur les séries chronologiques, nous avons détecté une diminution des pluies annuelles de 19 à 20 % sur le bassin de l’oued Mina, vers 1976 le plus souvent, et une rupture dans les séries de débits mensuels et annuels de cinq postes hydrométriques, à partir du milieu des années 1970 et jusqu’au cours des années 1980. Sur l’ensemble du jeu de données de débits, tous les mois présentent des ruptures, et c’est durant les mois de février, mars et avril, de fin de saison humide, qu’elles sont les plus significatives. Durant les années récentes, aucun changement de tendance ne peut être observé sur les séries étudiées. À cette échelle, les pluies diminuent effectivement de manière importante et abrupte depuis 1960. Les changements climatiques qui affectent actuellement le bassin méditerranéen sont susceptibles d’avoir des conséquences importantes sur les régimes hydrologiques des fleuves côtiers.


2005 ◽  
Vol 18 (4) ◽  
pp. 521-539 ◽  
Author(s):  
P. Constant ◽  
L. Poissant ◽  
R. Villemur

Le but de la présente étude était d'étudier l'impact de la variation des niveaux d'eau d'un marais d'eau douce (Baie Saint-François, Québec) sur l'évolution des concentrations et des flux d'hydrogène, monoxyde de carbone, méthane et dioxyde de carbone. Une approche originale impliquant l'association d'un gradient de concentration de ces composés sur un profil vertical de 1,5 m au transfert de flux turbulent micrométéorologique fut utilisée pour la détermination des flux. L'étude démontre qu'une hausse du niveau d'eau d'un bassin versant alimentant une zone humide influence les flux de méthane, de monoxyde de carbone d'hydrogène et de dioxyde de carbone. En conditions submergées, le marais émettait du méthane et du monoxyde de carbone et consommait moins d'hydrogène troposphérique. Ainsi, cette étude démontre que des mesures in situ peuvent servir à inférer des scénarios d'impacts possibles des changements climatiques et des variations des niveaux d'eau sur les émissions des gaz à effets de serre dans l'écosystème du fleuve Saint-Laurent.


2008 ◽  
Vol 21 (2) ◽  
pp. 129-133
Author(s):  
Claude Villeneuve

Résumé Les prévisions globales du GIEC tendent vers une augmentation des précipitations dans le nord-est de l’Amérique du Nord, une augmentation des températures moyennes annuelles et de la quantité de précipitations neigeuses, mais une diminution de la durée de la couverture de neige au sol. Si les modèles régionaux et les observations de terrain nous permettent de confirmer cette tendance dans le centre et le nord du Québec, la tendance est moins claire dans le bassin versant des Grands Lacs / Saint-Laurent dont dépend la majeure partie de la population québécoise. Sachant que les impacts d’un changement climatique ne peuvent se prévoir de façon déterministe, sans tenir compte de la capacité d’adaptation d’une population et de sa capacité d’anticiper et d’investir, les nouvelles tendances dans la nature, l’abondance et la répartition des précipitations et surtout, l’équilibre entre les précipitations et l’évaporation à l’échelle de grands bassins versants constituent une grande inconnue des changements climatiques à venir. Nous tenterons dans ce court article de caractériser les impacts et les pistes d’adaptation envisagées pour le sud du Québec face aux modifications anticipées du régime hydrologique.


2005 ◽  
Vol 5 (2) ◽  
pp. 179-195 ◽  
Author(s):  
G. Morin ◽  
M. Slivitzky

Les résultats du modèle de circulation générale (MCG) à haute résolution du Centre climatologique canadien (CCC) sont utilisés pour estimer l'ampleur des impacts d'éventuels changements climatiques sur le régime hydrologique d'une rivière de la côte nord du Saint-Laurent. Pour le Québec, le MCG du CCC prévoit des augmentations annuelles de l'ordre de 0 à 15 % pour les précipitations et de 4 à 5° C pour les températures, tandis que les variations saisonnières seraient beaucoup plus importantes, les températures hivernales (décembre à février) augmentant de 6 à 9° C et les précipitations 15 à 20 %. Le modèle hydrologique CEQUEAU est appliqué au bassin versant de la rivière Moisie, pour simuler les débits dans le contexte climatique actuel et dans ce nouveau contexte climatique. Pour ce bassin versant, les précipitations annuelles seraient pratiquement inchangées alors que les températures annuelles augmenteraient de 4° C. En appliquant, aux 24 dernières années (1986-1989), les changements mensuels de précipitation et température découlant du MCG, le débit annuel moyen serait réduit d'environ 5 % et l'écart-type augmenterait de 15 %. La probabilité des années humides serait pratiquement inchangée alors que pour les années les plus sèches enregistrées au cours de ces 25 dernières années soit 600 mm, la probabilité de non dépassement dans ce nouveau contexte climatique passerait de 0,12 à 0,28 ; les débits annuels, d'occurence décennale, diminueraient d'environ 10 %. On assisterait à une modification plus importante dans la distribution mensuelle des écoulements. Les débits moyens des mois d'été (juillet à septembre) seraient réduits d'environ 35 % tandis que pour les mois d'hiver les écoulements moyens seraient plus soutenus.


1999 ◽  
Vol 11 ◽  
pp. 163-182 ◽  
Author(s):  
S. Senoussi ◽  
A. Agoumi ◽  
M. Yacoubi ◽  
A. Fakhraddine ◽  
E. H. Sayouty ◽  
...  

Author(s):  
Fréderic Saha ◽  
Mesmin Tchindjang ◽  
Jean-Guy Dzana ◽  
Djasrabé Nguemadjita​​​​​​​

Abstract. Le système Chari-Logone est principal cours d'eau drainant l'Extrême-Nord du Cameroun. À l'image des autres parties du bassin versant de ce cours d'eau, cette région a connu plusieurs inondations catastrophiques. Cet article examine la dynamique des extrêmes hydrologiques du Logone et du Chari à travers les stations de Bongor et N'Djamena en prenant en compte le contexte des changements climatiques et l'occurrence des risques hydro-climatiques. Les analyses portent essentiellement sur les données journalières maximum (Qmax) et minimum (Qmin) sur la période 1960–2015. Les logiciels XLStat et ChronoStat ont permis de calculer un ensemble d'indices. Il en ressort que les Qmax présentent une rupture en 1971 aux deux stations marquant la fin de la période humide. Les Qmin de Bongor ont connu deux ruptures successives en 1994 et en 2007. Les Qmin de N'Djamena par contre ont connu une rupture en 1986. Le coefficient de tarissement est globalement faible (0,020/jour en moyenne). L'occurrence des inondations catastrophiques est très contrastée, car seulement 30 % s'inscrivent dans les années excédentaires. Cela témoigne du rôle important que jouent les autres facteurs de construction du risque comme la pédologie, la pluviométrie et la vulnérabilité socioéconomique.


Author(s):  
B. Dao ◽  
Guy Hendrickx ◽  
I. Sidibé ◽  
Adrien Marie Gaston Belem ◽  
Stéphane De La Rocque

Logé dans l’aire de transition entre les zones semi-aride au Nord et humide au Sud, le bassin versant de l’Oti (BVO) a subi durant les décennies 1970 - 1990 de très fortes pressions anthropiques et climatiques. La sécheresse, l’avancée du désert et les activités économiques reposant essentiellement sur l’agriculture et l’élevage ont contribué à la dégradation de ce bassin. En outre, de par sa position, le BVO accueille chaque année pendant la saison sèche du bétail transhumant venant du Burkina Faso et du Niger. Ce mouvement saisonnier des bovins transhumants a été source de maintien et de transmission de plusieurs maladies transfrontalières et des trypanosomoses animales. Des données de synthèse bibliographique et d’enquêtes de terrain effectuées en fin de saison sèche en avril et mai 2006, traitées dans un système d’information géographique (SIG), ont permis d’évaluer l’impact des facteurs anthropiques et climatiques sur l’épidémiologie des trypanosomoses animales dans le BVO. Les résultats de l’étude ont montré que le BVO était fortement dégradé ; les grands mammifères sauvages et les glossines ont quasiment disparu de la réserve de faune de la Fosse aux lions. Glossina tachinoides a été la seule espèce capturée au nord du 10e parallèle de latitude N. Trypanosoma vivax a été classé comme le principal parasite responsable des trypanosomoses bovines. Il a été conclu que l’homme par son action sur l’environnement et les changements climatiques ont provoqué un recul vers le sud de l’aire de répartition des glossines.


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