scholarly journals Quelques apports de Thomas Schelling à la compréhension des processus sociaux

Author(s):  
Hervé Rayner

Souvent apparenté à la théorie de l’acteur rationnel, à la théorie des jeux et au contexte de la guerre froide, Thomas Schelling n’en a pas moins produit une œuvre iconoclaste et occupé une position originale dans le champ scientifique états-unien, ne serait-ce que par son penchant affirmé pour l’interdisciplinarité. Soucieux de scruter les « impératifs de l’action », ses travaux permettent d’ouvrir des pistes de recherche stimulantes pour peu qu’on les croise avec ceux d’autres auteurs et types de démarche. Son concept de point focal peut par exemple renouveler l’approche du charisme. Enfin, sa théorie de la décision interdépendante et son insistance sur l’importance de la coordination tacite mettent en cause les conceptions exclusives (ascendante ou descendante) de la causalité, nous incitant à penser en termes de causalité spirale et de jeux spéculaires, ces jeux de miroirs dans lesquels sont pris les acteurs et où s’originent les processus d’auto-amplification.

2006 ◽  
pp. 4-21
Author(s):  
A. Belyanin

The paper describes the contributions of T. Schelling and R. J. Aumann, the Nobel Prize laureates of 2005 in economics, to modern economics and social sciences. Their key contributions were in the field of the game theory - a major tool to study human interactions and rational behavior in a wide variety of contexts, from applied industrial organization to labor economics, public policy, international relations and political science. Works by Aumann and Schelling were pathbreaking in this respect, and have paved the way to many modern developments that enhance our understanding of human rationality.


1978 ◽  
Vol 33 (3) ◽  
pp. 602-622
Author(s):  
Serge-Christophe Kolm

Les sciences sociales ne peuvent réussir cet appui mutuel dont nous devons beaucoup attendre qu'au prix d'un minimum de compréhension, par chacune, de ce que sont et font les autres.Toute science, toute création élaborée de connaissance, a trois aspects : son objet, son intention et sa méthode. Pour la science économique, j'ai déjà parlé, dans cette revue, de son objet et de son intention.De l'objet, ce qu'il en faut d'abord savoir est qu'il s'étend à vue d'œil. Rappelons quelques tendances importantes de ce développement. Déjà la science politique est à moitié investie, ou, plus exactement, sa partie la plus théorique est devenue une application de concepts, théories et modes d'idées forges par les économistes, dans la lignée de la théorie du bipartisme électoral de Downs (mauvaise application d'une bonne idée), de l'échange politique de Buchanan et Tullock, de la revue Public Choice et de 1’ « École de Virginie », de Arrow et des développements de la « théorie des choix sociaux », de la théorie des jeux, des analyses logiques des procédures de vote, de la proto-théorie — venue, elle, de la science politique — des « ressources politiques » (Dahl), etc.


1983 ◽  
Vol 1 (3) ◽  
pp. 111-118
Author(s):  
Alain Letourmy
Keyword(s):  

2017 ◽  
Vol 156 (3-4) ◽  
pp. 435-467
Author(s):  
Tony DOBBINS ◽  
Tony DUNDON ◽  
Niall CULLINANE ◽  
Eugene HICKLAND ◽  
Jimmy DONAGHEY
Keyword(s):  

2018 ◽  
Vol 35 (1) ◽  
pp. 77-100 ◽  
Author(s):  
Gerry Mackie

Abstract:The scholarly discourse on social norms in the tradition of Thomas Schelling (1960) often makes a sharp distinction between social norms and social conventions. In attempting to apply that distinction to actual practices and to teach it to practitioners and students I encountered frequent difficulties and confusions, and finally concluded that it is untenable. I recommend a return to some version of Ullman-Margalit’s (1977) distinction between social norms of cooperation and social norms of coordination. Social norms, I say, are distinguished by beliefs in a relevant group that the rule is typical among them and approved of among them. I describe four ways that social norms of coordination, including conventions of social meaning, are influenced by social approval and disapproval. I contend that the effort by Southwood and Eriksson (2011) to show that social conventions and social norms are essentially different breaks down because their conception of social norms is overly moralized. I present a more social conception of social norms that does without the regnant distinction between “social norm” and “social convention” and instead allows for social norms of cooperation, social norms of coordination, and other kinds of social norms.


2020 ◽  
Vol 82 ◽  
pp. 03004
Author(s):  
Quentin Meurisse ◽  
Isabelle De Smet ◽  
Hadrien Mélot ◽  
David Laplume ◽  
Thomas Brihaye ◽  
...  

En vue d'une densification urbaine durable, un outil ayant pour but d'évaluer et d'assister la conception d'îlots urbains compacts pourvus d'une densité de population cible a été créé et testé dans le cadre du projet CoMod. Le concept de compacité spatiale est appliqué ici, à l'échelle architecturale, sur le bâti, le non-bâti et les deux combinés. Cette approche encourage les typo-morphologies économes en terrain et en ressources matérielles tout en étant efficaces d'un point de vue énergétique. Afin d'éviter une potentielle exagération de ce concept divers critères notamment relatifs aux espaces verts, aux ombres ainsi que des distances et surfaces minimales sont considérés. Cependant, viser la compacité urbaine rencontre une conciliation difficile entre les divers critères quantitatifs et qualitatifs. De nombreux outils mathématiques ont déjà été appliqués à des problems urbanistiques (méthodes d'optimisation, aide à la décision, automates cellulaires, ensembles fractals, etc.). L'étude de typo-morphologies compactes avec l'aide de la théorie des jeux ou de la recherche locale peut aider à la gestion des problèmes provenant de critères conflictuels. Dans cet article nous présentons un prototype de programme qui génère des îlots urbains en utilisant la recherche locale et la théorie des jeux.


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