Acceptabilité visuelle de coupes forestières pour la pessière noire : comparaison de la coupe à blanc traditionnelle et de différents types de rétention végétale chez divers groupes d’intérêt issus d’une région ressource forestière
En pessière noire, le procédé de récolte habituel est celui de la coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS), un procédé de coupe totale. Socialement, ce type de pratique est mal perçu principalement pour ses impacts visuels. Toutefois, il existe pour les écosystèmes boréaux, d’autres procédés de récolte adaptés, issus de l’aménagement écosystémique. Cette étude présente une comparaison de l’acceptabilité visuelle des traitements sylvicoles permettant une plus grande rétention végétale par rapport à la CPRS (coupe avec protection de la haute régénération (CPHRS), coupe avec protection des petites tiges marchandes (CPPTM) et CPRS avec rétention de bouquets). Elle vérifie aussi si des différences dans les jugements d’acceptabilité existent selon l’appartenance à une région ressource forestière et à certains groupes d’intérêts, tels les environnementalistes, les amateurs de plein-air et d’intérêt général. Il en ressort que la qualité et la quantité de la régénération laissée après coupe influencent le jugement et que les traitements permettant de conserver une structure résiduelle parviennent à mitiger, partiellement, les impacts visuels des méthodes de coupe rase traditionnelles. Finalement, l’appartenance à une région forestière n’influence pas le jugement en ce qui a trait à l’acceptabilité visuelle des coupes. Les différences entre les groupes d’intérêts laissent plutôt croire que ce sont les connaissances reliées au milieu forestier qui influencent le plus le jugement.