Lignes directrices éclairées par des données probantes sur l’activité physique à l’intention des Canadiens adultesCet article est tiré d’un supplément intitulé Advancing physical activity measurement and guidelines in Canada: a scientific review and evidence-based foundation for the future of Canadian physical activity guidelines (Favoriser les lignes directrices et la mesure de l’activité physique au Canada: examen scientifique et justification selon les données probantes pour l’avenir des lignes directrices de l’activité physique canadienne) publié par Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme et la Revue canadienne de santé publique. On peut aussi mentionner Appl. Physiol. Nutr. Metab. 32 (Suppl. 2F) ou Can. J. Public Health 98 (Suppl. 2).
Cet article fait le tour des dernières études scientifiques sur les fondements biologiques et psychosociaux du Guide d’activité physique canadien pour une vie active saine et porte une attention particulière à l’effet de l’activité physique sur la santé des adultes âgés de 20 à 55 ans. Nous exposons brièvement les directives provenant d’un peu partout dans le monde en matière d’activité physique à l’intention des adultes et nous les comparons aux directives canadiennes. Nous présentons l’épidémiologie descriptive de l’activité physique et de l’inactivité physique et nous analysons l’importance de la relation entre l’activité physique et certaines répercussions sur la santé en mettant l’accent sur les quantités minimale et optimale requises à cette fin. En conclusion, nous mentionnons des pistes de recherche particulières. En bref, les directives canadiennes et la plupart des directives issues des autres pays recommandent la pratique d’activité physique d’intensité modérée presque tous les jours de la semaine. L’activité physique diminue fort probablement le risque de souffrir de plus de 25 conditions chroniques, notamment la maladie coronarienne, l’accident cérébrovasculaire, l’hypertension, le cancer du sein, le cancer du côlon, le diabète de type 2 et l’ostéoporose. D’après les études recensées, si la population canadienne entière adhérait aux recommandations du Guide, on éviterait environ un tiers des décès associés à la maladie coronarienne, un quart des décès associés à l’accident cérébrovasculaire et à l’ostéoporose, un cinquième des décès associés au cancer du côlon, à l’hypertension et au diabète de type 2 et un septième des décès associés au cancer du sein. Il semble aussi que la prévention du gain de poids et le maintien de la perte de poids exigent de plus gros efforts que ne l’indiquent les recommandations actuelles.