scholarly journals Differents aspects du fer dans l'organisme

1959 ◽  
Vol 6 (2) ◽  
pp. 231-236 ◽  
Author(s):  
Marcel Bessis ◽  
Janine Breton-Gorius

Des cellules réticulaires remplies de molécules de ferritine et d'hémosidérine se trouvent au centre "d'ilots érythroblastiques." Dans la zone de contact entre la cellule réticulaire chargée de ferritine et les érythroblastes, on voit des invaginations et des petites vacuoles au bord desquelles adhérent des molécules de ferritine. Il est postulé que la ferritine passe de la cellule réticulaire centrale dans les érythroblastes par ce mécanisme, apparenté à la pinocytose (rhophéocytose). Dans tous les érythroblastes normaux, il existe du fer sous forme de ferritine. Celle-ci peut se trouver à l'état dispersé ou agglomérée en amas. Lorsque ces amas sont assez gros, ils sont visibles au microscope optique: ce sont les granules des sidéroblastes. On trouve du fer dans les mitochondries, mais rarement à l'état normal. Il est soit sous forme de granules ferritiniques soit sous forme de micelles ferrugineuses. Dans les thalassémies et d'autres maladies s'accompagnant d'un trouble de l'hémoglobinogénèse, on trouve, en grande quantité, du fer visible au microscope électronique, dans les érythroblastes. Il s'y trouve sous forme de ferritine, en amas ou dispersé. Il existe parfois en grande quantité dans les mitochondries soit sous forme de ferritine, soit sous forme de micelles ferrugineuses. Il semble que soit objectivé ainsi le trouble de la synthèse de l'hémoglobine: le fer inutilisé s'accumule dans des érythroblastes hypochromes. Il est probable qu'à l'etat normal, le fer est métabolisé dans les mitochondries. Dans le thalassémies et les anémies hypochromes hypersidérémiques, il semble souvent bloqué dans ces organites.

Multitudes ◽  
2020 ◽  
Vol n°78 (1) ◽  
pp. 174
Author(s):  
Emmanuelle Cadet
Keyword(s):  

2020 ◽  
Vol 45 (1) ◽  
pp. 7758-7770
Author(s):  
Christophe DJEKOTA ◽  
Mame Samba MBAYE ◽  
Doudou DIOP ◽  
Kandioura NOBA.

Les poils épidermiques et les types stomatiques chez les morphotypes de karité (Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn subsp. paradoxa) ont été étudiés au Tchad en 2010, de Juillet à Septembre. L’objectif est la recherche des caractères micro morphologiques discriminants susceptibles d’améliorer l’identification des morphotypes de cette espèce. En fait, des morphotypes de karité ont été décrits et nommés par les ruraux dans la province du Mandoul au Tchad. Les amandes de karité sont transformées en beurre, ce qui lui confère une importance sur le plan socio-économique. Des fragments de bourgeon apical prélevés sur des jeunes plantes issues de la germination des graines des cinq (5) morphotypes ont permis d’observer les types de poils épidermiques. Aussi, des échantillons de feuilles prélevés distinctement de chaque morphotype ont été préparés selon la méthode de Barfod (1988). Cette méthode a été privilégiée car l’épiderme de la feuille de karité n’est pas facilement détachable. Elle consiste à bouillir les échantillons de feuilles dans de l’eau distillée pendant 10 minutes puis ils sont trempés dans l’acide nitrique à 40% pendant 16 à 20 heures. Cette opération a permis de ramollir le mésophyle et facilite la desquamation de la cuticule. La surface du fragment de la feuille ramollie placée sur une lame de microscope dans une goutte d'eau est grattée délicatement et progressivement à l’aide du bord de ciseaux jusqu'à ce qu'un fragment d'épiderme transparent apparaisse. Les épidermes foliaires ainsi obtenus sont placés dans du Lugol pendant 10 minutes puis montés après rinçage entre lame et lamelle dans la gélatine glycérinée et observés au microscope optique de type MOTIC. Au total 30 dénombrements ont été effectués sur les deux faces soit en moyenne 6 observations par morphotype. Ces dénombrements ont permis de calculer la densité stomatique et l’indice stomatique de chaque morphotype. La densité stomatique est la moyenne des 6 dénombrements par unité de surface (mm²). Les résultats ont montré 4 groupes de morphotypes : 1- des poils épidermiques simples longs observés chez le morphotype A, appelé localement « Bogrombaye » ; 2- des poils simples courts observés Djekota et al., 2020 Journal of Animal & Plant Sciences (J.Anim.Plant Sci. ISSN 2071-7024) Vol.45 (1): 7758-7770 https://doi.org/10.35759/JAnmPlSci.v45-1.1 7759 chez les morphotypes C, E et F « Komane, Mbabète, Ngoïtokoro » ; 3- des poils glanduleux longs observés chez le morphotype D « Meingré » et ; 4- des poils glanduleux courts observés chez le morphotype B « Kiankos ». De plus, des stomates de type anomocytique périgène à subsidiaire dicyclique sont observés chez tous les morphotypes étudiés. La densité stomatique évaluée est 362±5 st/mm² et l’indice stomatique varie de 45,1±0,7% chez les morphotypes de karité étudiés. Ces connaissances pourraient améliorer la systématique des morphotypes et fournir une base pour la sélection du matériel végétal approprié pour les programmes locaux de reboisement et/ou pour la production agronomique, car le beurre de cette espèce est de plus en plus sollicité. Epidermal hair, stomatal types and taxonomy in shea morphotypes (Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn subsp. Paradoxa) ABSTRACT Epidermal hair and stomatal types in shea morphotypes (Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn subsp. paradoxa) were studied in Chad in 2010, from July to September. The objective is the search for discriminating micro morphological characters likely to improve the identification of the morphotypes of this species. In fact, shea morphotypes have been described and named by rural people in the province of Mandoul in Chad. Shea kernels are transformed into butter, which gives it socio-economic importance. Fragments of the apical bud taken from young plants from the germination of the seeds of the five (5) morphotypes made it possible to observe the types of epidermal hair. Also, leaf samples taken separately from each morphotype were prepared according to the method of Barfod (1988). This method was preferred because the epidermis of the shea leaf is not easily detachable. It involves boiling the leaf samples in distilled water for 10 minutes and then soaking them in 40% nitric acid for 16-20 hours. This operation allowed to soften the mesophyle and facilitates the scaling of the cuticle. The surface of the fragment of the softened leaf placed on a microscope slide in a drop of water is gently and gradually scraped off using the edge of the scissors until a transparent epidermis fragment appears. The leaf epidermis thus obtained are placed in Lugol for 10 minutes and then mounted after rinsing between slide and coverslip in glycerol gelatin and observed under an optical microscope of the MOTIC type. A total of 30 counts were made on both sides, an average of 6 observations per morphotype. These counts made it possible to calculate the stomatal density and the stomatic index of each morphotype. The stomatal density is the average of the 6 counts per unit area (mm²). The results showed 4 groups of morphotypes: 1- long single epidermal hairs observed in morphotype A, locally called "Bogrombaye"; 2- short simple hairs observed in morphotypes C, E and F "Komane, Mbabète, Ngoïtokoro"; 3- long glandular hairs observed in the morphotype D "Meingré" and; 4- short glandular hairs observed in morphotype B "Kiankos". In addition, stomata of the perigenic anomocytic type with dicyclic subsidiary are observed in all the morphotypes studied. The stomatal density evaluated is 362 ± 5 st / mm² and the stomatic index varies from 45.1 ± 0.7% in the shea morphotypes studied. This knowledge could improve the system of morphotypes and provide a basis for the selection of appropriate plant material for local reforestation programs and / or for agronomic production, as butter from this species is in increasing demand.


2005 ◽  
Vol 8 (15) ◽  
pp. 5-39 ◽  
Author(s):  
Peter B. Clibbon

Le comté de Terrebonne, situé directement au nord-ouest de la ville de Montréal, enjambe la zone de contact entre les basses terres du Saint-Laurent et le plateau accidenté des Laurentides. Dans la zone des basses terres s'étendent de vastes superficies de sols argileux fertiles dont la plus grande partie fut colonisée pour des fins agricoles dès le début du XIXe siècle. La terre arable de qualité est beaucoup plus rare sur les hautes terres du plateau. Seules les grandes vallées fluviales, particulièrement celles des rivières du Nord et du Diable, en rassemblent des étendues de quelque importance. Ces sols fertiles de vallée furent défrichés et convertis à l'agriculture tout au début de l'occupation du territoire. Quant aux parties du plateau offrant le moins d'intérêt, parce que dotées d'un relief assez rude, de sols sablonneux et d'une courte saison de croissance, elles firent également l'objet, durant la deuxième moitié du XIXe siècle, d'une colonisation vigoureuse sous l'impulsion de l'Eglise et de l'Etat. Les terres défrichées, généralement tout au plus propres à la culture de foin de médiocre qualité et au pâturage des moutons, furent progressivement abandonnées : vers la fin des années 30, la plus grande partie de ces terres étaient en voie d'être réoccupées par la forêt. Durant le dernier demi-siècle, et surtout depuis les années de la seconde guerre mondiale, le comté de Terrebonne s'est considérablement urbanisé. Alors que le plateau s'équipe rapidement de facilités pour la pratique des sports d'été et d'hiver et transforme son habitat villageois en des centres de services pour le tourisme, dans la plaine ont surgi, le long de la rivière des Milles Isles, de nombreuses « villes-dortoirs » où s'écoule le trop-plein de la main-d'oeuvre montréalaise. Ces changements ont transformé l'agriculture du comté : les superficies de terres cultivées ont diminué de 60% depuis 1921 dans l'ensemble du comté tandis que l'exploitation agricole est presque complètement disparue des Laurentides depuis la même époque.


Author(s):  
Jeanne-Sylvine Guédon ◽  
Jean-Louis Durville
Keyword(s):  
A Priori ◽  

L’examen pétrographique des matériaux rocheux utilisés en génie civil (pierres en œuvre, granulats pour béton) permet de mettre en évidence des éléments nuisibles ou des caractéristiques défavorables et, plus généralement, d’évaluer l’aptitude à une utilisation donnée, en complément d’essais pétrophysiques et mécaniques. L’accent est mis sur l’analyse pétrographique de lames minces au microscope optique polarisant, éventuellement complétée par l’examen au microscope électronique à balayage. Cette analyse peut être utilisée a priori, lors d’une recherche de matériaux, ou pour le diagnostic de désordres observés sur ouvrages. Plusieurs exemples sont donnés : dissolution ou gélifraction de calcaires, altération par lessivage des argiles dans un grès poreux, fissuration d’un marbre en œuvre sous l’effet des variations de température, aide au diagnostic de roches siliceuses vis-à-vis de l’alcali-réaction. Quelques normes ou recommandations relatives à l’examen pétrographique sont commentées. On insiste en conclusion sur les compétences, spécifiques aux questions de géologie de l’ingénieur, que doit posséder le pétrographe.


Development ◽  
1968 ◽  
Vol 19 (3) ◽  
pp. 439-450
Author(s):  
Par J. Gallera ◽  
G. Nicolet ◽  
M. Baumann

Chez les Amphibiens le contact direct entre l'inducteur et l'ectoblaste n'est pas indispensable. Des substances inductrices solubles, probablement de nature proteinique, peuvent traverser un filtre millipore et déclencher des inductions neurales (Saxén, 1961; Nyholm, Saxén, Toivonen & Vainio, 1962). Ce filtre constitue pourtant une barrière difficilement franchissable, puisque le pourcentage et la puissance des inductions obtenues sont nettement plus faibles que dans les conditions normales. L'analyse de l'induction primaire chez les Oiseaux est encore lacunaire, la plupart des auteurs se sont limités à l'étude du pouvoir inducteur du nœud de Hensen transplanté sous l'ectoblaste de l'aire pellucide. Cependant, nous pouvons mentionner quelques résultats expérimentaux qui semblent indiquer que chez les Oiseaux, de même que chez les Amphibiens, l'induction est due à des substances diffusibles. Déjà en 1933 et 1934 Waddington a pu obtenir quelques inductions neurales typiques, en utilisant la ligne primitive tuée par une courte immersion dans l'eau bouillante.


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