Influence de l’avulsion de prémolaires d’indication orthodontiques sur l’évolution des troisièmes molaires : une revue systématique de littérature

2019 ◽  
Vol 53 (1) ◽  
pp. 37-50
Author(s):  
V. Fau ◽  
D. Brezulier ◽  
O. Sorel

Introduction : Le pronostic de l’éruption des troisièmes molaires est un élément pouvant influencer la décision lorsque l’indication de l’avulsion de prémolaires est discutée dans un plan de traitement orthodontique. L’objectif de cette revue systématique de la littérature est d’évaluer l’influence que peuvent avoir ces avulsions sur l’évolution des troisièmes molaires maxillaires et mandibulaires. Matériel et méthode : La revue a été entreprise à partir des bases de données Pubmed et Web of Sciences afin d’identifier les études de meilleure qualité disponibles comparant l’évolution des troisièmes molaires entre un groupe avec extractions de prémolaires et un groupe avec traitement sans extraction. Résultats : Onze études de cohortes comparatives rétrospectives répondaient à l’ensemble des critères d’inclusion. Les 5 études comparant le taux d’éruption des troisièmes molaires retrouvaient des résultats significativement supérieurs dans le groupe avec extractions. Les 5 études comparant l’évolution de l’espace rétro-molaire retrouvaient des résultats significativement supérieurs dans le groupe avec extractions. Enfin, concernant le redressement de l’axe de la troisième molaire au cours du traitement, seules 2 études retrouvaient des différences significatives entre les 2 groupes, à chaque fois en faveur du groupe avec extractions. Conclusion : La littérature actuelle sur le sujet étudié repose sur des études rétrospectives de qualité moyenne. L’avulsion des prémolaires améliore significativement les chances d’éruption des troisièmes molaires mais le niveau de preuve des études de cohortes comparatives rétrospectives est faible. Des études prospectives avec des protocoles standardisés et des méthodologies plus détaillées sont requises pour obtenir des niveaux de preuve supérieurs.

2018 ◽  
Vol 89 (3) ◽  
pp. 259-277 ◽  
Author(s):  
Gabriel Lietz ◽  
Sarah Gebeile-Chauty

Introduction : L’objectif de cette revue de la littérature est d’évaluer le rapport bénéfice/risque de la distraction osseuse symphysaire. Materiels et methodes : Les essais cliniques randomisés, les séries de cas s’intéressant à la distraction osseuse symphysaire, dont l’échantillon de patients est supérieur ou égal à dix, ont été recherchés sur Pubmed/Medline et Cochrane sur les vingt dernières années. Resultats : Sur les 92 articles trouvés, 25 articles répondaient aux critères d’inclusion. Un essai contrôlé a été retenu, mais aucun essai contrôlé randomisé. Les autres études sont toutes des séries de cas, seize de nature rétrospective, huit de nature prospective. Les distracteurs à ancrage osseux ou hybrids entraîneraient davantage de complications d’ordre parodontal et infectieux, ceci s’expliquant par la position vestibulaire du vérin. Les complications présentent, pour la plupart, un caractère bénin, la plus difficile à gérer restant la fracture du dispositive de distraction. La distraction osseuse symphysaire accroît la dimension transversal de façon efficace, fiable et durable et, paraît-il, sans effets délétères démontrés sur les ATM, et ce pour les trois types de distracteurs. Discussion : Le dispositif à appui dento-porté est à préconiser dans la majorité des cas, compte tenu de son ratio bénéfice/risque. De plus, il ne nécessite pas de seconde intervention chirurgicale pour son retrait. Conclusion : La distraction osseuse symphysaire serait une thérapeutique fiable, dont les limites exactes et la reproductibilité restent encore à définir à la lumière de futures études prospectives.


2014 ◽  
Vol 28 ◽  
pp. S186-S187
Author(s):  
P. Fassier ◽  
P. Latino-Martel ◽  
M. His ◽  
T. Norat ◽  
D. SM Chan ◽  
...  

2017 ◽  
Vol 88 (2) ◽  
pp. 165-178 ◽  
Author(s):  
Victor Fau ◽  
Dany Diep ◽  
Gérard Bader ◽  
Damien Brézulier ◽  
Olivier Sorel

Introduction : Les publications scientifiques concernant l’accélération du traitement orthodontique, et plus particulièrement les techniques chirurgicales de corticotomies alvéolaires ont vu leur nombre croître exponentiellement au cours de ces dernières années. L’objectif de cette revue systématique de la littérature était d’évaluer l’efficacité de ces corticotomies en se basant sur des études réalisées chez l’Homme. Matériel et méthode : La revue fut entreprise à partir des bases de données Medline et Web of Science Core Collection afin d’identifier les essais cliniques prospectifs contrôlés ayant pour critère de jugement principal la durée du traitement orthodontique ou la vitesse du déplacement dentaire. Résultats : Onze études répondaient à l’ensemble des critères d’inclusion. Six analysaient la durée du traitement et trouvaient des valeurs plus courtes dans le groupe expérimental que dans le groupe contrôle, avec un gain variant de 8 à 34 semaines. Cinq analysaient la vitesse du déplacement dentaire et trouvaient des valeurs 2,3 fois supérieures en moyenne au cours du premier mois dans les groupes expérimentaux et 1,9 fois au cours du deuxième et du troisième mois, enfin 1,3 fois au cours du quatrième mois. La technique semblait par ailleurs diminuer le risque de résorption radiculaire et améliorer l’ancrage molaire. De plus, elle présentait une bonne tolérance parodontale. Conclusion : La littérature actuelle met en exergue l’efficacité des décortications chirurgicales pendant les trois à quatre premiers mois post-opératoires. Des études prospectives plus longues devront être menées afin d’évaluer leurs effets sur le long terme.


2019 ◽  
Vol 90 (3-4) ◽  
pp. 343-370
Author(s):  
Philippe Amat ◽  
Éric Tran Lu Y

Introduction : Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une affection très répandue et insuffisamment diagnostiquée, ce qui en fait un problème majeur de santé publique et de sécurité. La rééducation myofonctionnelle orofaciale (RMO) a été montrée efficace dans le traitement multidisciplinaire des SAOS de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte et elle est prescrite à plusieurs étapes de ces prises en charge. Objectifs : L’objectif principal de cette revue systématique de la littérature était d’évaluer l’efficacité de la rééducation myofonctionnelle orofaciale (RMO), active ou passive, dans le traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil chez les enfants, les adolescents et les adultes. Matériel et méthodes : La revue systématique de la littérature fut entreprise à partir des trois bases de données électroniques : Medline (via PubMed),Cochrane Library, Web of Science Core Collection, et complétée par une recherche limitée de la littérature grise (Google Scholar) afin d’identifier les études évaluant l’efficacité de la RMO sur le SAOS. Le critère de jugement principal était une diminution de l’indice d’apnées/hypopnées (IHA) d’au moins cinq épisodes par heure par rapport à l’état initial. Les critères de jugement secondaires étaient une amélioration de la qualité subjective du sommeil, de la qualité du sommeil mesurée par polysomnographie nocturne et de la qualité de vie mesurée subjectivement. Résultats : Seulement dix études répondaient à tous les critères d’inclusion. Huit étaient des essais cliniques contrôlés randomisés, une était une étude de cohorte prospective et une autre était une étude de cohorte rétrospective. Six études étaient consacrées au SAOS de l’adulte et quatre au SAOS pédiatrique. Toutes les études incluses ont été évaluées à « faible risque de biais » d’après les douze critères de risque de biais du Cochrane Back Review Group. D’après les données probantes disponibles, la RMO permet une réduction significative de l’IAH, jusqu’à 90,6 % chez l’enfant et jusqu’à 92,06 % chez l’adulte. Elle permet une diminution significative de l’intensité et de la fréquence du ronflement, participe à une réduction de la somnolence diurne, limite la réapparition des symptômes d’apnée obstructive du sommeil (AOS) après adénoamygdalectomie chez l’enfant et améliore l’adhésion au traitement par ventilation en pression positive continue (PPC). La RMO passive, avec l’assistance apportée au patient par le port d’une orthèse sur mesure à bille, augmente l’observance à la rééducation, permet une réduction significative de l’intensité du ronflement, de l’IAH et un accroissement significatif des voies aérifères supérieures. Conclusions : Les données publiées montrent que la rééducation myofonctionnelle orofaciale est efficace dans les traitements multidisciplinaires des SAOS de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte et devrait être largement prescrite à plusieurs étapes de ces prises en charge. La RMO passive, avec l’orthèse d’avancée mandibulaire à bille conçue par Michèle Hervy-Auboiron, aide à pallier les fréquents défauts d’observance observés lors des traitements par RMO active.


2019 ◽  
Vol 53 (2) ◽  
pp. 147-156
Author(s):  
Damien Brézulier ◽  
Olivier Sorel

Introduction : La prévalence des agénésies des incisives latérales supérieures est de l’ordre de 2% dans la population. De diagnostic souvent précoce, elles peuvent inquiéter par le préjudice esthétique occasionné en secteur antérieur avec des répercussions sur le sourire. L’objectif de cette revue systématique de littérature est d’évaluer les modifications à apporter au positionnement des canines et prémolaires lorsqu’une thérapeutique de fermeture d’espace est planifiée. Matériel et méthode : La revue a été entreprise à partir de la base de données Medline afin d’identifier les articles précisant les paramètres de modifications des formes et des positions des canines et prémolaires maxillaires. Résultats : Vingt et une publications ont été retenues : 5 revues narratives de la littérature, 3 descriptions de protocoles cliniques, 9 présentations de cas et 4 essais cliniques. Elles préconisent une égression, une augmentation de l’angulation corono-vestibulaire et une plastie par soustraction et addition sur les canines, accompagnée d’une ingression avec une augmentation de l’angulation corono-palatine sur les prémolaires. Conclusion : La littérature actuelle semble faire consensus sur les informations de positionnement pour les canines et les prémolaires. Cependant, les plasties par addition sont bien plus discutées. Leur indication relevant en fait de l’anatomie initiale, il semble délicat de les standardiser.


Author(s):  
Simon-Decap Mabakutuvangilanga-Ntela ◽  
Daniel Ishoso Katwashi ◽  
Mathieu Ahouah ◽  
Félicien Tshimungu Kandolo ◽  
Monique Rothan Tondeur ◽  
...  

Introduction :L’utilisation des arts comme méthode de changement des comportements dans les soins est d’actualité. Cette revue systématique de la littérature vise à comprendre les effets des interventions théâtrales sur le changement de comportement en matière de santé.Méthode :La stratégie de recherche consistait à répertorier les articles traitant des interventions théâtrales dans le cadre de maladies chroniques dans sept bases de données bibliographiques (Medline, Cochrane, Cairn, Eric, Isidore, Base santé Psy et CINAHL) à partir de la combinaison de mots clés. La qualité des articles inclus a été évaluée à travers la double expertise, et une autoévaluation de la revue systématique a été réalisée en respectant les principes décrits dans la grille AMSTAR 2.Résultats :619 articles ont été identifiés sur l’ensemble des bases de données, parmi lesquels, 23 ont été retenus. Il s’agissait des études interventionnelles publiées en anglais entre 1988 et 2017 sur les maladies chroniques. Les résultats qualitatifs révèlent que l’utilisation du théâtre génère des effets positifs sur l’amélioration : des connaissances, des compétences, de l’interaction soignant-patient-famille, du rappel de souvenirs, de la prise de conscience de soi, de la qualité de vie et des déficits sociaux.Conclusion :Le théâtre reste une stratégie prometteuse dans le cadre de l’éducation thérapeutique des patients et peut être encouragée afin de favoriser le changement de comportement.


2018 ◽  
Author(s):  
E Perez-Cuadrado-Robles ◽  
L Quénéhervé ◽  
W Margos ◽  
TG Moreels ◽  
H Piessevaux ◽  
...  
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