scholarly journals Apports lipidiques pendant la période périnatale ; relation avec l’obésité de l’enfant et du futur adulte

OCL ◽  
2018 ◽  
Vol 25 (3) ◽  
pp. D307 ◽  
Author(s):  
Marie Françoise Rolland-Cachera

Après une augmentation rapide suivie d’une stabilisation, l’obésité infantile reste élevée dans un grand nombre de pays. L’évolution des apports nutritionnels explique difficilement l’épidémie d’obésité, puisque lorsque l’obésité augmentait, les apports caloriques et lipidiques diminuaient. L’alimentation au début de la vie peut expliquer ce paradoxe. Il est maintenant bien établi que des facteurs environnementaux agissant au début de la vie auront des conséquences sur la santé à long terme (période des « 1000 premiers jours »). Le rebond d’adiposité précoce relevé chez la plupart des obèses suggère une telle programmation. Des apports élevés en protéines et faibles en lipides sont relevés chez les enfants de nombreux pays industrialisés. Ce déséquilibre est très éloigné de la composition du lait maternel, ainsi que des recommandations officielles indiquant que les lipides ne devaient pas être restreints avant l’âge de 3 ans. Des hypothèses sont proposées pour expliquer l’association entre faibles apports en lipides et obésité. En particulier, la restriction des lipides au début de la vie pourrait programmer un métabolisme adapté aux apports insuffisants (« métabolisme économe »), devenant néfaste lorsque les apports augmenteront (« mismatch »). Ces observations soulignent l’importance d’adapter les apports nutritionnels aux besoins spécifiques à chaque étape de la croissance.

2001 ◽  
pp. 39-45
Author(s):  
Thierry Chiappa ◽  
Jean-Loup Deniau
Keyword(s):  

2020 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 80-87
Author(s):  
R. Enaud ◽  
C. Tétard ◽  
T. Lamireau

Même si la physiopathologie des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) fait encore l’objet de nombreuses études, il est admis qu’elle implique une interaction inadaptée entre le microbiote intestinal et le système immunitaire digestif. L’incidence croissante des MICI durant les dernières décennies, en lien avec l’occidentalisation du mode de vie, souligne le rôle des facteurs environnementaux dans cette interaction. Ces facteurs seraient notamment impliqués dans les perturbations du microbiote intestinal ou dysbioses, maintenant bien décrites dans les MICI. Parmi ces facteurs, l’alimentation suscite beaucoup d’intérêt. Symbole de nos changements de mode de vie, elle a un impact bien démontré sur la composition du microbiote, dès la naissance puis tout au long de la vie. Des études épidémiologiques ont permis de montrer des associations entre l’alimentation et le risque de survenue de MICI. Certains de ces liens ont également pu être mis en évidence chez l’animal ou en culture cellulaire, renforçant l’hypothèse d’une relation étroite entre l’alimentation, le microbiote et l’inflammation intestinale. L’alimentation bénéficie également d’une attention croissante ces dernières années dans la prise en charge des MICI. Au-delà de l’utilisation de la nutrition entérale exclusive dans la maladie de Crohn pédiatrique, dont l’efficacité est maintenant bien démontrée, de nouvelles approches émergent. Parmi elles, des régimes d’exclusion spécifiques pourraient constituer les prochaines avancées majeures dans la prise en charge de MICI au cours des prochaines années.


1965 ◽  
Vol 20 (6) ◽  
pp. 1118-1127 ◽  
Author(s):  
J. C. Russell
Keyword(s):  

La féodalité a fait l'objet d'un grand nombre d'essais, trop connus et trop nombreux pour que je puisse les mentionner ici. Toutefois, certains aspects démographiques, qui ont leur importance, ont à peine été abordés. Au cours de ces dernières années, l'histoire démographique du Moyen Age a fait davantage de progrès pour sa période tardive que pour celle qui vit les débuts de la féodalité.La féodalité est essentiellement le système de Charlemagne sans Charlemagne, un système dérivé en grande partie des précédents, mérovingien et même romain. Bien entendu, on trouve de nouveaux traits dominants — au moins quatre. Le premier est l'importance nouvelle accordée à la force, plutôt qu'à l'héritage ou à l'ascendance divine, comme base de la possession. Le pape Zacharie n'a-t-il pas écrit qu'il valait mieux que soit roi celui qui avait la force plutôt que celui qui poscédait le titre ?.


2001 ◽  
Vol 56 (4-5) ◽  
pp. 881-901
Author(s):  
Christine Métayer
Keyword(s):  

RésuméDans la France partiellement alphabétisée des XVIe-XVIIIe siècles, la coexistence des maîtres écrivains jurés et des écrivains publics reflète les tensions vécues par une société toujours plus soumise à l’écrit conquérant, connaissant de ce fait un besoin accru et diversifié de l’écrit, lors même que l’aptitude à écrire demeurait largement déficiente, aussi limitée qu’anarchique, particulièrement dans les franges inférieures de la population. La corporation des maîtres écrivains, experts en calligraphie, vit le jour en 1570 et jouit dès lors du double monopole des écoles publiques d’écriture et des expertises judicaires en matière manuscrite. Les maîtres œ uvraient à normaliser, consacrer et promulguer les graphies, entretenant à cette fin une certaine religiosité du corps écrit. Étrangers à l’art et à la dignité des maîtres, les écrivains publics évoluaient librement dans la rue, où ils offraient leurs services aux personnes qui ne savaient pas ou trop peu écrire, mais qui, en diverses circonstances, avaient recours à un texte écrit. Leurs champs de compétences s’inscrivaient dans deux espaces irréductibles de la lettre — le savoir peindre avec art et beauté, et le savoir dire par écrit — où, dans une lutte silencieuse, se livrèrent concurrence la lettre calligraphique et la graphie du commun, la norme souhaitée et l’usage déviant, le talent d’une minorité et la capacité d’expression élémentaire du plus grand nombre.


1984 ◽  
Vol 39 (2) ◽  
pp. 286-300 ◽  
Author(s):  
Jean-Claude Schmitt
Keyword(s):  

La floraison, dans les toutes dernières années, des études sur le culte des saints et l'hagiographie au Moyen Age témoigne du dynamisme de ce chantier d'histoire et de la conscience qu'ont les historiens de son importance pour la compréhension des sociétés médiévales. Je voudrais ici moins dresser un bilan de tous ces travaux que proposer quelques réflexions nécessairement partielles, et volontairement partiales puisque centrées sur deux livres ou mieux deux œuvres : d'une part les derniers travaux de Peter Brown sur l'Antiquité tardive et les premiers siècles du christianisme ; d'autre part, pour les trois derniers siècles du Moyen Age, la belle thèse et un recueil d'articles d'André Vauchez. Ces deux ensembles de publications guideront ma réflexion, nourrie par ailleurs d'un grand nombre de travaux récents, souvent eux aussi d'une très grande richesse, qu'il s'agisse de colloques internationaux, de recueils collectifs ou de travaux individuels.


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