scholarly journals Intelligence clinique et intelligence artificielle

2019 ◽  
Vol 35 (10) ◽  
pp. 797-803 ◽  
Author(s):  
Claude Matuchansky

L’intelligence artificielle (IA) actuelle en médecine peut se prévaloir de grandes performances, particulièrement en analyse d’images à visées diagnostique et pronostique, mais, en pratique clinique quotidienne, les résultats de l’IA fondés sur des données probantes restent peu nombreux. Dans cet article, sont analysés les caractéristiques de l’intelligence clinique en pratique médicale, puis les succès et promesses de l’IA, de même que les limites, réserves et critiques apportées à l’introduction de l’IA en clinique de première ligne. Est soulignée l’importance de certains aspects éthiques et de régulation, notamment une « garantie humaine » à l’IA, telle que celle suggérée par le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE). L’intelligence clinique pourrait être cette garantie humaine de l’IA en médecine, leur complémentarité pouvant conduire à une qualité de décisions largement supérieure à celle fournie séparément par chacune d’elles.

2019 ◽  
Vol 53 (3) ◽  
pp. 281-294
Author(s):  
Jean-Michel Foucart ◽  
Augustin Chavanne ◽  
Jérôme Bourriau

Nombreux sont les apports envisagés de l’Intelligence Artificielle (IA) en médecine. En orthodontie, plusieurs solutions automatisées sont disponibles depuis quelques années en imagerie par rayons X (analyse céphalométrique automatisée, analyse automatisée des voies aériennes) ou depuis quelques mois (analyse automatique des modèles numériques, set-up automatisé; CS Model +, Carestream Dental™). L’objectif de cette étude, en deux parties, est d’évaluer la fiabilité de l’analyse automatisée des modèles tant au niveau de leur numérisation que de leur segmentation. La comparaison des résultats d’analyse des modèles obtenus automatiquement et par l’intermédiaire de plusieurs orthodontistes démontre la fiabilité de l’analyse automatique; l’erreur de mesure oscillant, in fine, entre 0,08 et 1,04 mm, ce qui est non significatif et comparable avec les erreurs de mesures inter-observateurs rapportées dans la littérature. Ces résultats ouvrent ainsi de nouvelles perspectives quand à l’apport de l’IA en Orthodontie qui, basée sur le deep learning et le big data, devrait permettre, à moyen terme, d’évoluer vers une orthodontie plus préventive et plus prédictive.


2019 ◽  
Vol 58 (1) ◽  
pp. 50-55
Author(s):  
Florian Houssier
Keyword(s):  

Freud cesse toute tentative de théorisation approfondie de l’adolescence après 1905 alors que sa clinique des « jeunes gens » infiltre une grande part de sa pratique clinique. Nous soutenons l’hypothèse que le mythe de la horde primitive résulte notamment d’une persistance de la question de l’adolescence à travers l’articulation entre Histoire, théorie psychanalytique et l’adolescence de Freud lui-même. Il relie ainsi mémoire individuelle et collective.


1989 ◽  
pp. 254-257 ◽  
Author(s):  
Robert Dunand ◽  
Fabienne Dravers ◽  
Jacques Guillermard

2018 ◽  
pp. 31-33

Qu’appelle-t-on intelligence artificielle ? Aujourd’hui beaucoup de technologies, souvent proches des mathématiques sophistiquées, se présentent sous cette appellation. L’« IA » se positionne au croisement de l’informatique et des mathématiques appliquées. Plus précisément, il s’agit d’un ensemble d’algorithmes conférant à une machine des capacités d’analyse et de décision qui lui permettent de s’adapter intelligemment aux situations en faisant des prédictions à partir de données déjà acquises.


1989 ◽  
Vol 44 (3) ◽  
pp. 275-289 ◽  
Author(s):  
F. Bessis ◽  
C. Pochard ◽  
J. Hamburger

2019 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 333-338
Author(s):  
G. Penven ◽  
L. de Saint Blanquat ◽  
F. Bordet ◽  
S. Dray ◽  
M. Série ◽  
...  

Une prophétie autoréalisatrice (PAR) [self-fulfilling prophecy] désigne le fait que la croyance en une situation entraîne sa réalisation, renforçant alors la croyance initiale. D’abord décrite en sociologie, la notion de PAR a également une pertinence en médecine, car la pratique clinique se fonde en grande partie sur le pronostic des patients et de leurs maladies. Ainsi, la croyance en un pronostic péjoratif peut être à l’origine d’une prise en charge médicale qui aboutira à une évolution défavorable ou ne l’empêchera pas. Ce risque est particulièrement aigu en médecine intensive-réanimation où les pratiques de limitation ou d’arrêt des thérapeutiques (LAT) conduisent fréquemment au décès du patient. Il est d’autant plus prégnant que les grandes séries de données à partir desquelles le pronostic d’un patient est évalué incluent des malades ayant fait l’objet de décisions de LAT. Cela peut aboutir à un raisonnement circulaire, difficile à interrompre. Les patients de neuroréanimation, victimes d’accidents vasculaires cérébraux, d’encéphalopathies anoxo-ischémiques postarrêt cardiaque, ou de traumatismes crâniens, sont particulièrement sujets au risque de PAR, car la perspective de séquelles neurologiques sévères motive souvent une décision de LAT. Prendre le contre-pied des PAR nécessite de trouver un compromis entre le temps d’observation indispensable pour établir un pronostic le plus précis possible et la prolongation de traitements invasifs qui s’avérerait a posteriori inutile chez des patients sans espoir d’amélioration neurologique.


2018 ◽  
Vol 27 (3) ◽  
pp. 228-238
Author(s):  
F. Bruneel ◽  
A. Raffetin ◽  
A. Roujansky ◽  
P. Corne ◽  
C. Tridon ◽  
...  

En France, le paludisme grave d’importation concerne environ 12 à 14 % des accès palustres et implique très majoritairement Plasmodium falciparum. À partir de la définition du paludisme grave de l’Organisation mondiale de la santé utilisée en zone d’endémie palustre, la définition française du paludisme grave d’importation de l’adulte a été adaptée aux données et au contexte européens. La prise en charge du paludisme grave est une urgence diagnostique et thérapeutique qui doit être réalisée initialement en réanimation. Le traitement curatif du paludisme grave d’importation repose maintenant sur l’artésunate intraveineux (IV) qui doit être disponible dans chaque hôpital susceptible de recevoir ces patients. Dès lors, la quinine IV devient un traitement de seconde ligne réservé à quelques circonstances. La prise en charge symptomatique des défaillances d’organes est primordiale, notamment au cours des formes les plus sévères. Enfin, aucun traitement adjuvant n’a prouvé, à ce jour, son efficacité en pratique clinique.


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