scholarly journals LO06: Évolution du rythme en fonction du délai avant l'initiation des manœuvres de réanimation chez des patients souffrant d'un arrêt cardiaque extrahospitalier

CJEM ◽  
2019 ◽  
Vol 21 (S1) ◽  
pp. S8-S9
Author(s):  
A. Cournoyer ◽  
S. Cossette ◽  
R. Daoust ◽  
J. Morris ◽  
J. Chauny ◽  
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Introduction: Les patients dont l'arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) n'a pas été témoigné sont généralement exclus des protocoles de réanimation par circulation extracorporelle puisque le délai avant l'initiation de leur réanimation est inconnu. Il a été proposé que la présence d'un rythme initial défibrillable (RD) est fortement suggestif une très courte période avant l'initiation des manœuvres de réanimation. La présente étude vise à décrire l'association entre la durée avant l'initiation de la réanimation et la présence d'un RD chez des patients souffrant d'un ACEH. Methods: Cette étude de cohorte a été réalisée à partir des bases de données collectées de la Corporation d'Urgences-santé dans la région de Montréal entre 2010 et 2015. Les patients dont l'arrêt était témoigné, mais dont les témoins n'ont pas entamé de manœuvres de réanimation, ont été inclus. Nous avons également inclus les patients dont l'arrêt était témoigné par les paramédics comme groupe contrôle (durée avant l'initiation de la réanimation = 0 minute). Les patients avec un retour de circulation spontanée avant l'arrivée des services préhospitaliers ont été exclus, tout comme ceux dont le rythme initial était inconnu. Nous avons décrit l’évolution de la proportion de chacun des rythmes et construit une régression logistique multivariée ajustant pour les variables sociodémographiques et cliniques pertinentes. Results: Un total de 1751 patients (1173 hommes et 578 femmes) d'un âge moyen de 69 ans (±16) ont été inclus dans l'analyse principale, parmi lesquels 603 (34%) avaient un RD. Un total de 663 autres patients ont vu leur ACEH témoigné directement par les paramédics. Un plus court délai avant l'initiation des manœuvres est associé à la présence d'un RD (rapport de cotes ajusté = 0,97 [intervalle de confiance à 95% 0,94-0,99], p = 0,016). Cependant, cette relation n'est pas linéaire et la proportion de RD ne diminue pas avant notablement jusqu’à ce que 15 minutes s’écoulent avant le début de la réanimation (0 min = 35%, 1-5 min = 37%, 5-10 min = 35%, 10-15 min = 34%, +de 15 min = 16%). Conclusion: Bien que la proportion de patients avec un RD diminue lorsque le délai augmente avant l'initiation des manœuvres, cette relation ne semble pas linéaire. La baisse principale de la proportion de patients avec RD semble se produire suite à la quinzième minute de délai avant le début de la réanimation.

CJEM ◽  
2019 ◽  
Vol 21 (S1) ◽  
pp. S73
Author(s):  
A. Cournoyer ◽  
S. Cossette ◽  
R. Daoust ◽  
J. Chauny ◽  
B. Potter ◽  
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Introduction: La réanimation par circulation extracorporelle (R-CEC) permet potentiellement d'améliorer la survie de patients souffrant d'un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) réfractaire aux traitements habituels. Cette technique, se pratiquant généralement en centre hospitalier (CH), doit être réalisée le plus précocement possible. Un transport vers le CH en temps opportun est donc nécessaire. Cette étude vise à décrire la durée nécessaire des manœuvres de réanimation préhospitalières afin d'optimiser le moment du départ vers le CH dans le but d'obtenir un maximum de retour de circulation spontanée (RCS) préhospitalier. Methods: La présente étude de cohorte a été réalisée à partir des bases de données collectées de la Corporation d'Urgences-santé dans la région de Montréal entre 2010 et 2015. Les patients éligibles à une R-CEC selon les critères locaux ont été inclus (<65 ans, rythme initial défibrillable, arrêt témoigné avec réanimation par un témoin). Les patients ayant eu un arrêt devant les paramédics ont été exclus, tout comme ceux avec un RCS avant l'arrivée des services préhospitaliers. Nous avons calculé la sensibilité et la spécificité à différents seuils afin de prédire un RCS préhospitalier et une survie au congé hospitalier. Une courbe ROC a également été construite. Results: Un total de 236 patients (207 hommes et 29 femmes) d'un âge moyen de 52 ans (±10) ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 93 (39%) ont survécu jusqu’à leur congé hospitalier et 136 (58%) ont obtenu un RCS préhospitalier. Le délai moyen avant leur RCS était de 13 minutes (±10). Plus de 50% des survivants avaient eu un RCS moins de 8 minutes après l'initiation des manœuvres de réanimation par les intervenants préhospitaliers, et plus de 90% avant 24 minutes. Plus de 50% de tous les RCS survenaient dans les 10 premières minutes de réanimation et plus de 90% dans les 31 premières minutes. La courbe ROC montrait visuellement que le délai avant le RCS maximisant la sensibilité et la spécificité pour prédire la survie chez ces patients était à 22 minutes (Sensibilité = 90%, spécificité = 78%; aire sous la courbe = 0,89 [intervalle de confiance à 95% 0,84-0,93]). Conclusion: Le départ vers le CH pourrait être considéré pour ces patients entre 8 et 24 minutes après l'initiation des manœuvres. Une période de réanimation de 22 minutes semble être le meilleur compromis à cet égard.


CJEM ◽  
2019 ◽  
Vol 21 (S1) ◽  
pp. S9-S10
Author(s):  
A. Cournoyer ◽  
S. Cossette ◽  
R. Daoust ◽  
J. Chauny ◽  
B. Potter ◽  
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Introduction: Les patients ayant un retour de circulation spontanée (RCS) durant la phase préhospitalière de leur réanimation suite à un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) ont un meilleur taux de survie que ceux n'en ayant pas. La durée des efforts de réanimation avant l'initiation d'un transport ne varie généralement pas en fonction du rythme initial observé. Cette étude vise à comparer la durée des manœuvres de réanimation nécessaire afin de générer la majorité des RCS préhospitaliers et des RCS préhospitaliers menant à une survie en fonction du rythme initial. Methods: La présente étude de cohorte a été réalisée à partir des bases de données collectées de la Corporation d'Urgences-santé dans la région de Montréal entre 2010 et 2015. Les patients avec un ACEH d'origine médicale ont été inclus. Les patients dont l'ACEH était témoigné par les paramédics ont été exclus, tout comme ceux dont le rythme initial était inconnu. Nous avons comparé entre les groupes (rythme défibrillable [RD], activité électrique sans pouls [AESP] et asystolie) les taux de RCS préhospitalier et le temps nécessaires pour obtenir une majorité des RCS préhospitaliers et des RCS préhospitaliers menant à une survie. Results: Un total de 6002 patients (3851 hommes et 2151 femmes) d'un âge moyen de 52 ans ( ±10) ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 563 (9%) ont survécu jusqu’à leur congé hospitalier et 1310 (22%) ont obtenu un RCS préhospitalier. Un total de 1545 (26%) patients avaient un RD, 1654 (28%) une AESP et 2803 (47%) une asystolie. Les patients avec un RD ont obtenu plus fréquemment un RCS préhospitalier et un RCS préhospitalier menant à une survie que les patients avec une AESP qui eux même avaient un meilleur pronostic que ceux avec une asystolie initial (777 patients [55%] vs 385 [23%] vs 148 [5%], p < 0,001; 431 [28%] vs 85 [5%] vs 7 [0,2%], p < 0,001, respectivement). Les RCS survenaient également plus rapidement lorsque le rythme initial était un RD (13 minutes [ ±12] vs 18 [ ±13] vs 25 [ ±12], p < 0,001). Cependant, une période de réanimation plus longue était nécessaire afin d'obtenir 95% des RCS préhospitaliers menant à une survie pour les patients avec un RD (26 minutes vs 21 minutes vs 21 minutes). Conclusion: Les patients avec un rythme initial défibrillable suite à leur ACEH sont à meilleur pronostic. Il serait envisageable de transporter plus rapidement vers l'hôpital les patients avec une AESP ou une asystolie que ceux avec un rythme défibrillable si l'arrêt des manœuvres n'est pas envisagé.


CJEM ◽  
2019 ◽  
Vol 21 (S1) ◽  
pp. S8
Author(s):  
A. Cournoyer ◽  
S. Cossette ◽  
R. Daoust ◽  
J. Morris ◽  
J. Chauny ◽  
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Introduction: Parmi les patients souffrant d'un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH), ceux ayant un retour de circulation spontanée (RCS) durant la phase préhospitalière de leur réanimation ont un meilleur taux de survie. Il est plausible que les patients ayant un RCS plus précocement durant leur réanimation préhospitalière aient de meilleur taux de survie que les patients ayant un RCS plus tardif. Cette étude visait à décrire l'association entre la survie et la durée de la réanimation par les paramédics avant le RCS préhospitalier. Methods: La présente étude de cohorte a été réalisée à partir des bases de données collectées de la Corporation d'Urgences-santé dans la région de Montréal entre 2010 et 2015. Tous les patients adultes avec un RCS préhospitalier suite à un ACEH d'origine médicale ont été inclus. Les patients ayant eu un arrêt devant les paramédics ont été exclus, tout comme ceux avec un RCS avant l'arrivée des services préhospitaliers. L'association entre la survie et le temps de réanimation avant le RCS a été évaluée à l'aide d'une régression logistique multivariée ajustant pour les variables sociodémographiques et cliniques pertinentes (âge, sexe, rythme initial, heure de l'appel initial, arrêt témoigné, manœuvre par témoin, présence de premiers répondants ou de paramédics de soins avancés, délai avant l'arrivée des intervenants préhospitaliers). Results: Un total de 1194 patients (818 hommes et 376 femmes) d'un âge moyen de 64 ans ( ±17) ont été inclus dans l’étude, parmi lesquels 433 (36%) ont survécu jusqu’à leur congé hospitalier. Le délai moyen avant leur RCS était de 17 minutes ( ±12). Nous avons observé une association indépendante entre la survie au congé hospitalier et le délai avant le RCS préhospitalier (rapport de cotes ajusté = 0,91 [intervalle de confiance à 95% 0,89-0,92], p < 0,001). Plus de 50% des survivants avaient obtenu un RCS moins de 9 minutes après l'initiation des manœuvres de réanimation par les intervenants préhospitaliers, et plus de 95% avant 26 minutes. Aucun (0%) des 17 patients ayant eu un RCS plus de 56 minutes après l'initiation de la réanimation préhospitalière n'a survécu. Conclusion: Un RCS précoce semble être un facteur de bon pronostic parmi les patients souffrant d'un ACEH. La majorité des patients avec un RCS préhospitalier allant survivre à leur hospitalisation ont obtenus leur RCS dans les 9 minutes suivant l'initiation des manœuvres de réanimation.


CJEM ◽  
2018 ◽  
Vol 20 (S1) ◽  
pp. S51-S51
Author(s):  
A. Cournoyer ◽  
E. Notebaert ◽  
S. Cossette ◽  
L. Londei-Leduc ◽  
J. Chauny ◽  
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Introduction: Les patients souffrant dun arrêt cardiaque extra hospitalier (ACEH) sont fréquemment traités à laide de soins avancés en réanimation cardiovasculaire (SARC). Dans ce contexte, des bicarbonates de sodium sont parfois administrés à des patients en arrêt cardiaque réfractaire chez qui une acidose métabolique importante, une hyperkaliémie ou une intoxication est suspectée. Puisquil ny a que peu dévidences quant à cet usage, lobjectif de la présente étude est dévaluer lassociation entre le traitement à laide de bicarbonate de sodium (une dose ou plus) et le devenir (retour de circulation spontané et survie au congé) chez les patients souffrant dun ACEH. Methods: La présente étude de cohorte a été réalisée à partir des bases de données de la Corporation dUrgences-santé dans la région de Montréal entre 2010 et 2015. Les patients adultes ayant souffert dun ACEH dorigine médicale traités en préhospitalier par des paramédics de soins avancés prodiguant des SARC ont été inclus. Les associations dintérêt ont été évaluées initialement à laide de régressions logistiques univariées, puis à laide de régressions logistiques multivariées ajustant pour les variables sociodémographiques et cliniques pertinentes. Results: Un total de 1973 patients (1349 hommes et 683 femmes) dun âge moyen de 66 ans (±17) ont été inclus dans cette étude, parmi lesquels 77 (3,8%) ont reçu une dose de bicarbonate, 763 (37,5%) ont retrouvés un pouls en préhospitalier et 222 (10,9%) ont survécu jusquà leur congé de lhôpital. Sans ajustement, il y avait une association négative entre le traitement à laide de bicarbonates et le retour de circulation spontané (rapport de cotes [RC]=0,46 [intervalle de confiance {IC} 95% 0,27-0,79], p=0,005) et la survie au congé (RC=0,21 [IC 95% 0,05-0,86], p=0,030). Cependant, ces associations nétaient plus significatives suite à lajustement pour les autres covariables (RC ajusté=0,63 [IC 95% 0,34-1,18], p=0,15 et RC ajusté=1,69 [95% IC 0,29-10,01], p=0,56). Conclusion: Il ny a pas dassociation indépendante entre le traitement à laide de bicarbonates et le devenir chez les patients souffrant dun ACEH. Dans ce contexte, il serait adéquat de réaliser un essai clinique afin de trancher définitivement sur cette question.


Author(s):  
Anja Bilandzic ◽  
Laura Rosella

Introduction Notre objectif était d’estimer les coûts de santé directs liés au traitement du diabète au Canada sur 10 ans, à l’aide de données de sondages nationaux et d’un outil de prévision du risque de diabète, ainsi que les coûts par personne. Méthodologie Nous avons utilisé le Diabetes Population Risk Tool pour estimer le nombre de nouveaux cas de diabète chez les personnes âgées de 20 ans et plus sur 10 ans (jusqu'en 2022) à l’aide des données de 2011 et de 2012 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Nous avons évalué les coûts liés au diabète à partir d’une étude de cohorte faisant appel à l’appariement par score de propension, en utilisant la base de données sur le diabète de l’Ontario ainsi que d’autres données administratives. Nous avons calculé les coûts totaux en utilisant les coûts associés aux nouveaux cas, en tenant compte du sexe, de l’année du diagnostic et des taux de mortalité annuels dus à la maladie. Résultats D'après nos calculs, le risque de développer le diabète sur 10 ans s’élevait pour la population canadienne en 2011-2012 à 9,98 %, soit 2,16 millions de nouveaux cas. Les coûts totaux en soins de santé imputables au diabète pendant cette période sont de 15,36 milliards (7,55 milliards pour les femmes et 7,81 milliards pour les hommes). Ce sont les hospitalisations de courte durée qui constituent la majeure partie de ces coûts (43,2 %). Des interventions menées au sein de la population entraînant une perte de poids de 5 % au sein de la population permettraient de réduire les coûts des soins de santé de 2,03 milliards de dollars. Une réduction du risque de 30 % obtenue grâce à des interventions auprès des personnes à plus haut risque de développer le diabète (c.-à-d. les 10 % au sommet du groupe à risque le plus élevé) entraînerait des économies de l’ordre de 1,48 million de dollars. Conclusion D'ici 2022, le diabète va constituer un lourd fardeau financier pour le système de santé canadien. Notre méthode de calcul des coûts à venir offre aux décideurs et aux planificateurs un outil accessible et clair susceptible de leur permettre de prévoir les dépenses imputables à la maladie et les économies potentielles de coûts associées aux interventions.


Author(s):  
Caitlin McArthur ◽  
Mehdi Rostami ◽  
Olli Saarela ◽  
Mohammad Owais Suria ◽  
Cindy Feng ◽  
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RÉSUMÉChez les résidents en soins de longue durée (SLD), l’hospitalisation peut amener des complications telles que le déclin fonctionnel. L’objectif de notre étude était d’examiner l’association entre les données démographiques et de santé et le taux d’hospitalisation des résidents nouvellement admis en SLD. Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective incluant tous les centres de SLD de six provinces et d’un territoire du Canada, à l’aide des données de la RAI-MDS 2.0 et de la Discharge Abstract Database. Nous avons inclus les résidents nouvellement admis ayant eu une évaluation entre le 1er janvier et le 31 décembre 2013 (n = 37 998). Les résidents de sexe masculin avec une santé plus instable et une déficience fonctionnelle de modérée à grave présentaient des taux d’hospitalisation plus élevés, tandis que les résidents avec une déficience cognitive de modérée à grave avaient des taux moindres. Les résultats de notre étude pourraient contribuer à l’identification des résidents nouvellement admis qui seraient plus à risque d’hospitalisation et à l’élaboration de stratégies préventives plus ciblées, incluant la réadaptation, la planification préalable de soins, les soins palliatifs et les services gériatriques spécialisés.


2017 ◽  
Vol 88 (4) ◽  
pp. 319-332 ◽  
Author(s):  
Marco Rosa ◽  
Patrizia Lucchi ◽  
Simona Ferrari ◽  
Bjørn U. Zachrisson ◽  
Alberto Caprioglio

Introduction : Les objectifs de cette étude sont d'évaluer, sur une période de 10 ans, chez des sujets présentant les agénésies d'une ou de deux incisives latérales maxillaires, l'éventuelle association entre la fermeture de l'espace orthodontique (avec, pour des raisons esthétiques, ingression de la première prémolaire et égression de la canine) et une éventuelle atteinte parodontale et/ou l'apparition d'une symptomatologie articulaire (troubles temporomandibulaires : DTM). Méthodes : Il s'agit d'une étude de cohorte rétrospective concernant des patients traités par le même orthodontiste. Le groupe expérimental avec agénésie comporte 26 sujets adolescents et jeunes adultes (9 hommes, 17 femmes), traités consécutivement par fermeture d'espace. Le groupe contrôle est composé de 32 patients orthodontiques (12 hommes, 20 femmes) présentant une denture complète et pas d'indication d'extractions. Dans le groupe expérimental, les profondeurs de poche et les saignements au sondage sont enregistrés à six endroits pour chacune des 657 dents (3942 sites parodontaux). Des données comparatives sont recueillies pour le groupe témoin au niveau des premières molaires, des prémolaires, canines et incisives latérales maxillaires, soit un total de 264 dents (1584 sites parodontaux). Mobilité et récession gingivale sont également évaluées. Nous avons demandé aux patients des deux groupes de remplir des questionnaires concernant la symptomatologie articulaire. Résultats : L'évaluation de la cavité buccale dans sa globalité dans le groupe « agénésie » montre une bonne santé parodontale, avec des profondeurs de poche au sondage inférieures à 4 mm, de rares sites de saignement et une mobilité normale des premières prémolaires substituées aux canines. On note quelques petites récessions, principalement sur les molaires et les secondes prémolaires. Les comparaisons entre les deux groupes concernant l'augmentation de profondeur de poche (supérieure ou égale à 4 mm) ou l'accroissement de mobilité ne montrent pas de différences statistiquement significatives au niveau des dents maxillaires. On note moins de saignement au sondage au niveau des sites interproximaux dans le groupe expérimental que dans le groupe contrôle, et ce de façon statistiquement significative. Les dents antérieures du groupe expérimental ne présentent pas plus de récession gingivale que dans le groupe contrôle. En outre, nous n'avons observé aucune différence de symptomatologie articulaire entre les deux groupes. Cela pourrait être dû à la petitesse de l'échantillon et/ou aux inconvénients liés à un protocole basé sur des enquêtes. Ainsi, à long terme, la santé des tissus parodontaux et l'incidence des dysfonctionnements ou des signes de DTM sont similaires dans le groupe de fermeture d'espace d'agénésie et dans le groupe témoin des patients bénéficiant de traitement orthodontique sans extraction. Conclusions : La fermeture orthodontique d'espace d'agénésie d'incisive latérale avec ingression de la première prémolaire et égression de la canine ne génère pas de risque de détérioration du tissu parodontal ou de DTM sur le long terme.


Author(s):  
Philip St. John ◽  
Patrick Montgomery

RÉSUMÉNous avons analysé une étude de cohorte prospective afin de déterminer (1) si l’auto-évaluation de son propre état de santé (AES) prédit la mortalité chez les personnes plus âgées, avec et sans symptômes dépressifs, et (2) de déterminer s’il y a une interaction entre l’AES et les symptômes dépressifs sur la mortalité. Nous avons suivi pendant cinq ans 1 751 adultes âgés de 65 ans qui habitaient dans les communautés. Les mesures comprenaient l’âge, le sexe, le niveau d’éducation, Center for Epidemiological Studies-Depression (CES-D), the Modified Mini-Mental State Examination (MMS), et le questionnaire Older Americans’ Research Survey (OARS). Notre indicateur de résultats était la duree de vie avant le décès. Les analyses ont été faites sur des sujets avant ou non des symptômes dépressifs. Nous avons construit des modèles de régression de Cox avec un terme d’interaction pour la CES-D et l’AES. L’indice de risque pour la mortalite était de 1,63 pour les sujets atteints de symptômes dépressifs ; il était de 1,68 pour les sujets sans symptômes. Aucune interaction significative n’a été trouvée entre les symptômes dépressifs et l’A-ES pour la mortalité.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 103-104
Author(s):  
C.H. Le Mouton ◽  
A. Sauvage ◽  
S. Bulteau ◽  
P. Valrivière ◽  
A. Pichot ◽  
...  

IntroductionLa TMS est utilisée comme traitement des états dépressifs majeurs (EDM) depuis plusieurs années, le taux de répondeurs variant entre 20 et 60 %. Nous avons voulu confronter ces données avec des patients en conditions naturalistiques. L’objectif principal de ce travail est de déterminer le pourcentage de répondeurs à une première cure de TMS chez des patients présentant un épisode dépressif majeur (EDM). L’objectif secondaire est de déterminer le profil des patients répondeurs.MéthodeIl s’agit d’une étude de cohorte rétrospective dont les critères d’inclusion sont : EDM isolé (MADRS  >  20), ou intégré dans un trouble dépressif récurrent (TDR) ou bipolaire (TB), avec mauvaise réponse ou intolérance aux antidépresseurs. Les critères d’exclusion sont : cure de TMS antérieure, contre-indication. Le protocole de TMS était : 15 séances de stimulation sur le cortex dorso-latéral gauche, fréquence 10 Hz, dix trains de 40 chocs et durée inter-trains de 28 s. L’efficacité et la tolérance du traitement ont été évaluées par comparaison de la variation des scores des échelles MADRS, CGI, et MOCA à j1, puis à j31 après la cure. Une diminution de 25 % à 50 % du score MADRS est une réponse partielle, de 50 % minimum une réponse, un score MADRS inférieure à 10 est une rémission.RésultatsDe 2011 à 2013, 54 patients ont été inclus. L’analyse a porté sur 37 patients. La moyenne d’âge était de 57 ans et 60 % étaient des femmes. Vingt-sept pour cent sont en rémission, 16 % en réponse, 30 % en réponse partielle. Cinquante pour cent présentaient un TDR, 26 % un TB, et 14 % un 1er EDM. Le profil des répondeurs sera détaillé.ConclusionLes résultats sont conformes aux données de la littérature. De nouvelles études sont nécessaires pour mieux définir le profil de répondeurs.


2021 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 47-51
Author(s):  
D Samaké ◽  
M Coulibaly ◽  
M Kéita ◽  
O Guindo ◽  
M Dembélé ◽  
...  

Introduction : La COVID-19 est une pandémie ayant occasionné une morbi-mortalité importante. L'hôpital Sominé DOLO (HSD) a été le principal site de prise en charge des cas dans la région de Mopti. Objectif : décrire les caractéristiques épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutive de l'infection par le SRAS-Cov-2. Méthodes : Il s'agit d'une étude de cohorte prospective et descriptive entre Avril et Septembre 2020. Ont été inclus : les patients prélevés et testés positifs au SRAS-CoV-2, et les patients testés positifs ailleurs puis transférés à l'hôpital Sominé DOLO. Résultats : sur 345 personnes, 125 ont été testées positives au coronavirus soit 36,2% des cas. Les hommes étaient majoritaires avec 68%. Les tranches d'âge de 31-40 ans et 41-50 ans étaient les plus affectées. L'âge moyen était de 44,84 ans. Les formes asymptomatiques ont représenté 50,4% des cas. Les symptômes pulmonaires et de la sphère ORL ont été les plus fréquents. Les cas de comorbidité ont été de 8%. Deux cas d'infection sont survenus sur grossesse. Nous avons rapporté 8 cas (6,4%) de contamination parmi le personnel soignant. La durée moyenne de séjour était de 11 jours, le taux de guérison 94,3% tandis que la létalité était de 5,7%. Conclusion : la mise en place d'un laboratoire de proximité sur le site en vue d'un diagnostic rapide des cas contribuerait à améliorer le taux de dépistage et la prise en charge précoce des cas. La baisse de la létalité quant à elle reste tributaire d'une prise en charge efficace des formes sévères. Ce ci passe par la dotation de la structure en équipements de réanimation et la formation continue du personnel.


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